Quelle claque. Une très très grosse surprise. Un mélange d'animation et de stop motion hyper bien fusionnés et parfaitement réalisé. L'approche de cet homme qui respecte et suit à la lettre les consignes d'état est un pamphlet très violent sur l'aveuglement absurde de la population face aux événements qui sont devant eux. Un film militant qui dénonce les dangers des armes nucléaires (on est en plein dans les années 80 pour la réalisation) tout en détaillant étape par étape les conséquences des radiations suite à un bombardement. C'est à la fois instructif et glaçant, derrière une direction artistique légère et des dialogues à contre courant. Un film à découvrir absolument et qui reste fusieusement d'actualité aujourd'hui en 2025. Incroyable !
En Grande-Bretagne, Jim & Hilda, un couple de retraités, vivent paisiblement dans un cottage isolé en pleine campagne, lorsqu’ils apprennent à la radio qu’une nouvelle guerre se prépare…
On n’imagine pas un seul instant retrouver Jimmy T. Murakami aux commandes de ce film d’animation. On lui doit tout de même le space-opera Les Mercenaires de l'espace (1980), qui n’est rien d’autre qu’un nanar dont le seul intérêt pour son producteur (Roger Corman) était de surfer sur l'engouement du public pour Star Wars.
Quand souffle le vent (1986) est l’adaptation éponyme de la bande-dessinée de Raymond Briggs et nous entraîne au coeur d’un huis clos où pendant près de 85 minutes, toute l’intrigue va se dérouler dans la petite bicoque du couple. Une seule unité de lieu et de temps, avec uniquement deux protagonistes qui se préparent à l’inéluctable avec un tel détachement que l’on finit rapidement par comprendre que, de la guerre nucléaire, ils n’y connaissent rien et qu’ils vont en subir les conséquences sans trop s’en rendre compte.
En effet, ces derniers restent confiant envers leur gouvernement (qui avait jusque-là gagné deux conflits mondiaux), ne s’attendant pas à vivre de plein fouet les effets de la radiation. Pensant être à l’abri en suivant les instructions fournies par le gouvernement, on suit pas à pas leur lente agonie, ressentant au fil des minutes et des heures qui s’écoulent les premiers effets de la radioactivité. Le film y dépeint avec réalisme l’atrocité de la situation dans laquelle se retrouvent les protagonistes, avec ce flegme britannique immuable qui les anime et l’absurdité de cette guerre et de l'armement nucléaire.
La mise en scène est soignée, alternant habillement l’animation et les prises de vues réelles. Le tout, magnifié par une BO composée (en partie) par David Bowie et Roger Waters (des Pink Floyd). Difficile de ne pas faire de lien avec La Bombe (1966) de Peter Watkins ou le téléfilm Threads (1984) de Mick Jackson.
Près de 40 ans plus tard, ce film hyper-réaliste a encore un fort impact et n’a absolument rien perdu de sa vigueur.
"Quand souffle le vent" est un film britannique sorti en 1986 et adaptation de la bande dessinée éponyme du dessinateur anglais Raymond Briggs. L’histoire se focalise sur Jim et Hilda Bloggs, un couple de personnes âgées qui habitent à la campagne et se retrouvent confrontés à une guerre nucléaire et à ses retombées. Si le message du film est de nous montrer les horreurs et l'absurdité de la guerre à travers les yeux de gens crédules qui font preuve d'un optimisme à toute épreuve alors que les effets des radiations sont létaux, le visuel laisse, en revanche, parfois à désirer avec ce mélange peu subtil entre éléments en prises de vue réelle et de l’animation 2D. De plus, on pourra trouver le rythme de cette oeuvre bien trop lent, d'autant que les deux principaux protagonistes ne font pas preuve d'un dynamisme incroyable ! Toutefois, "When the wind blows" (c'est le titre original) offre une réflexion intéressante sur comment se préparer à une guerre nucléaire et ses conséquences et justifie son visionnage malgré son caractère complétement déprimant et sa monotonie pesante !
En général, les films d’animation de science-fiction sont plutôt à chercher du côté du Japon. En effet, les Japonais ont montré depuis longtemps un goût pour la technologie à travers ces métrages, qu’ils soient fictifs ou réalistes. Mais, dans le cas des films post-apocalyptiques, il s’agit surtout d’un rapport à l’histoire. Par exemple, le manga Gen d’Hiroshima qui a été adapté en film d’animation, relate le bombardement d’Hiroshima et ses conséquences désastreuses plusieurs années après. Dans le reste du monde, les films post-apocalyptiques abondent, dans les années 1970 et surtout 1980 après le succès de Mad Max. Cependant, dès qu’on parle de films d’animation, l’Occident est un peu plus frileux. On pourra citer le cas du très bon Wizards en 1977 – Les sorciers de la guerre – de Ralph Bakshi. Et surtout, nous pourrons évoquer et analyser l’excellent Quand souffle le vent – When the wind blows dans sa version d’origine –, film d’animation britannique réalisé en 1986 par Jimmy T. Murakami, qui obtint le Grand prix du long-métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy en 1987.
Ceci est le début de ma chronique. SI vous souhaitez lire la suite, je vous invite à vous rendre sur mon site larenedairain.fr :)
Je ne peux mettre de lien direct vers l'article en question car il contient des spoils et cela est contraire aux règles d'allociné.
Un bon travail d'animation pour un film de 1986 mais on reste un peu sur sa faim, on aurait aimé sortir un peu du huis clos de la maison et une fin un peu plus franche ... A voir mais pas inoubliable.
Super film, super émouvant. Dés que j'ai vu le film et le couple, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé a mes grands parents et je les ai associés a ces personnages. Voir des personnes sombrer et arriver dans une lente descente aux enfers alors qu'ils sont gentils et ont toutes les qualités possibles, le seul problème étant leur naiveté. Je reccomande