Bâti sur un rude héritage paternel mâtiné de tendance suicidaire qui n’est forcément pas innocent, En pays cannibale est un film destroy, une sorte de Trainspotting parisien riche d’un plaisant festival de tronches. Collection attendrie par un agréable noir et blanc qui ramène aux films d’auteurs et aux dialogues ciselés. De fait, nos gaillards s’offrent des conversations décalées souvent réjouissantes. Dans le rôle de Max, Axel Philippon fait un ange déchu convaincant, surtout escorté par David Saracino dans le rôle de Lenny et Ivan Coriu dans celui de Yoann, tous deux épatants. Parmi la joyeuse brochette de tronches qui vient garnir le pèlerinage de Max à « défonceland », on a beaucoup de plaisir à retrouver Jo Prestia, incontournable dans le rôle de Angelo. Assumant sa fascination pour le marginal et le monstrueux, pour ne pas dire le glauque, En pays cannibale souffre parfois de longueurs sur certains personnage, notamment Joséphine la psychopathe, assez délicate à amener dans l’histoire. Mais faire partager l’ivresse de la nuit qui n’en finit pas, la dimension de la défonce et de la folie, c’est toujours très délicat. Le film y parvient cependant à plusieurs reprise, limitant la lassitude du foutraque grâce à sa direction d’acteur. Conçu, réalisé, produit et distribué de façon originale, ce drôle d’objet filmique revendique un nihilisme sans concession, plutôt rare à une époque où la timidité de caractère amène trop souvent au consensuel. À voir, à supporter pour certains, mais à découvrir de toute façon pour faire connaissance avec une équipe prometteuse.
j'ai vu ce film et la, que dire .... et bien je suis déçu...je m'explique: je trouve que les images défilent à une vitesse folle, ensuite le film sent un peut la copie d'autre films, on pense à fincher, tarantino etc... mais en beaucoup moins bon ( j'avoue que c'est son premier film aussi) la violence ( gratuite par moment) est un peu pfffff histoire de dire , bon les mecs je vais faire de la violence histoire qu'on parle de moi! le problème vient aussi des dialogues, n'est pas Tarantino qui veux!!! bref le film vaut le coup d'oeil, mais ne restera certainement pas un film qui cartonne donc à voir ( à la rigueur) et à oublier de suite!
je met cette note la, car Mr le producteur du film aymeric de heurtemont à mit une note à son propre film largement haute !!!!
Bonjour, tout d'abord c'est la première fois que je me permets de poster un retour sur un film sur allociné, je ne me prétends pas "critique", juste spectateur dont la subjectivité cinématographique n'a pas plus de valeur qu'un rail de cock au festival de Cannes ou qu'une tête de beuh à l'époque de woodstock !!! Bref, tout cela étant,je vais essayer d'être bref justement, concis, synthétique et aussi direct (du gauche), ne passant par quatre chemin pour arrêter de tourner autour du pot : donc dire l'essentiel !!!
Ca va vous à gaver de lire toutes ces circonvolutions... et bien c'est un peu dans le même état que je suis sorti de la séance de hier... mais pas gaver dans le sens à s'en faire vomir, plus repus de trop d'images,de trop de son, de trop d'excès et mais pas assez de narration fluide, d'un fil, plus que d'une paille, sniff, sniff, conducteur global avec un véritable enjeux dramatique. Sans dévoiler l'histoire pour ceux qui irons le voir, et je le conseille fortement mais j'y reviendrais après, ni faire mon spoiler à deux francs, la réalisation et la narration nous propose un enjeux intéressant, avec une très bonne mise en abîme cinématographique (comme disait le poête le cinéma parle de deux choses : l'amour ... et... et... le cinéma !!) mais malheureusement dans le fond on ne nous laisse pas le temps d'en profiter que déjà on est reparti sur un autre trip, etc, etc...trips dont certain sont stylisées cherchant souvent à "choquer la ménagère" dans les excès, mais c'est comme tout, on s'en lasse et l'effet recherché je pense de claque dans la gueule devient plus une poignée ferme !!
Je ne fais pas mon pudibond, il m'en faut d'autre pour me faire sortir mes tripes et la liste est longue des réals qui y sont arrivés des Rémi Bellevaud, aux Gaspard Noë, en passant par des Fincher et autres guy ritchie mais vous me direz ils avaient plus de moyens, mais ceci est un autre débat.
Re-bref, tout cela étant deux le retour, je vais passer au côté positif tout de même car j'ai pu discuter avec une partie de l'équipe, réal, prod et comédienne, pour un premier long, c'est prometteur. On sent que ce film a été une belle aventure. Mais surtout actuellement en tant que film ondé, il propose autre chose que l'éternel crise de la trentaine, et autres provincialités où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !! On sent tout de même un engagement dans le film, et je vous le conseille donc vivement histoire de vous faire votre propre avis. Après, d'après l'équipe, c'est du tout ou rien, soit on adore soit on déteste !!! bon moi je suis plus in the middle (aaaahhh, bipolarité quand tu ous tiens !!!) et donc rien qu'avec 7€ vous pourrez permettre d'avoir les moyens d'en produire un autre, puis un autre et bis et repetitas !!! Allociné(ne)s, suivez l'actu du flim qui n'est pas un flim sur le cyclisme, et allez le voir !!!
Un film péchu, un montage énergique, un scénario qui tient la route, des acteurs qui crèvent l'écran, un image en noir et blanc maîtrisée. Un final qui laisse des traces. Que demander de plus?
De l'anthropophagie et autres considérations futiles.
Il me vient donc quelques réflexions que je n'ordonnerai pas à la française, malgré mon amour profond des symétries, tant il est vrai que votre film, quoique méticuleusement pensé, construit et empruntant des formes classiques l'ordonnance, se veut l'image d'une modernité chaotique. Qu'il soit écrit:
Que vos emprunts Kubrickiens, des mélopées stridentes de Shining à votre gestion des accélérations pour illustrer les débauches amnésiques, me firent grand plaisir.
Que votre trio d'acteurs, s'il voulait être quelque variation moderne des Trois Mousquetaires, en saisirait fort bien les caractères : La franche, plébéienne et fruste bonhomie d'un Porthos, la juvénile candeur, voire la préciosité d'un Aramis y sont déjà bien tracées. Votre Max a pour lui un assemblage improbable du calcul froid d'un Athos et des velléités brusques d'un d'Artagnan,
Que ce paladin des causes perdues se fait dévorer de son vivant par un mort. Il est assez emblématique de ces enfants toujours en quête de mimétisme par rapport à leurs aînés, jamais dans la guerre, jamais dans la conquête. Les Chronos qui leur tiennent lieu de père les ingèrent alors sans coup férir. Mais comment remplacer ce qu'on ne peut tuer, le géniteur ayant pris le soin de le faire lui-même ?
Que votre instructive et drolatique variation de Pulp Fiction et de ses "tasty burgers" manque une chose : La mondialisation ne recycle pas la merde, elle la crée ex nihilo,
Que votre caméra se fait à tour de rôle abrasive ou enjôleuse, éreintée ou sereine, qu'elle se veut somme, peut être trop mais qu'elle n'est jamais relâchée,
Que vous direz à ce petit con gauchisant affublé de la coiffure du jouvenceau dans le Lagon Bleu qu'il est un Acteur,
Que vous avez su saisir l'instable nature de vos actrices: Les emportements tendres et enfantins dans cette scène à la Intervista, haut-de-forme et robe de soirée, les tourments d'un esprit dangereusement précaire, la hargne meurtrière et surtout le serpent tapi à l'intérieur, dont les yeux jaillissent par alternance dans cette superbe scène où les stroboscopes révèlent par flashs le visage de la folie. Vous en faites une Nemesis expressionniste, vous avez du goût,
Que votre Barnum, ce cortège de Freaks escortant le cercueil invisible nimbant Max, cet aréopage qui nous fait une version tordue du Déjeuner sur l'herbe dans sa dernière apparition sur un toit, donne un picaresque divertissement,
Que vos facilités de langage et de syntaxe vous seront tout de même pardonnées, même par un réactionnaire tel que moi,
Que votre dernier plan, où le chœur ignore ce qui n'est déjà plus de ce monde (mais l'a t-il jamais été ?), fait bel écrin à votre paraphe de sang qui coule à n'en point douter vers un nouveau chapitre.
Le film commence très fort et il tient la route ! On a une très belle dynamique, des images sublimes, et du TRASH ! Des personnages bien écrits et une histoire simple. On suit Max et ses potes, tous aussi barjos les uns que les autres, pendant le tournage de leur docu. En gros 48H de déglingue totale ! Des scènes drôles, d'autres émouvantes, du choc, du violent ! Bravo à tous les acteurs, et chapeau à Alexandre Villeret qui nous offre un très très bon premier long-métrage ! Un film décalé, élégant et subtil à voir et pas qu'une fois !
Percutant, juste, cash, grinçant, esthétique et sans concessions, ce film retrace 48 heures d'un dealer parisien et de ses amis, clients, fournisseurs, amours... "En pays cannibale" est une petite pépite cinématographique ! Belles images, beaux cadrages, belles lumières, le tout en noir et blanc, on voit que ce film n'a été ni réalisé ni produit ni joué par des kékés qui se la jouent. Ce film a tout d'un grand et il peut rappeler plusieurs grosses productions par son histoire et par la manière dont il a été conçu. Les premières qui me sont venues à l'esprit : "Trainspotting" (la drogue c'est maaaaal), "C'est arrivé près de chez vous" (le N&B et le grinçant) ou encore "Berlin Calling" et "Fight Club" (le ton général). Rien que ça ! Et oui, mais ne vous méprenez pas, "En pays Cannibale" a, malgré ces grandes références, sa propre identité et son propre esprit à parts entières. C'est ce qui fait qu'on accroche vraiment à ce film : il n'y a pas de chichis ou de fioritures, c'est cash et rentre-dedans sans pour autant surjouer ou se la raconter. Les acteurs sont justes et naturels pour des personnages attachants, dangereux ou complètements barrés (ou tout ça à la fois) dont la belle Magdalena Malina en jolie psychopathe.
Comme quoi, on a de sacré talents en France, que malheureusement on ne voit pas assez et/ou dont la diffusion reste rare... Donc, courrez le voir en salle, likez la page FB, parlez-en et devenez vous aussi un cannibale ! Car c'est grâce au public que ce film vit !
Avant d'y aller j'étais un peu sceptique mais ma curiosité a gagné. J'ai adoré le mélange d'humour noir et de portraits atypiques. Ici la violence n'est jamais gratuite ni débordante comme dans d'autres films du même "genre". J'ai découvert un univers que je ne connaissais pas. Bravo pour les images et la musique. Un très bon moment passé en pays cannibale. J'y retournerai bien !
Voila un film audacieux, aux partis-pris esthétiques et scénaristiques clairement assumés. Le sujet est sombre et la mise en scène nerveuse. Les références se laissent reconnaitre ici ou là; des effluves de Tarantino,de Blier....du bon. De la poésie noire à l'état brut. Malgré quelques maladresses dues à son jeune âge le filme emballe largement l'affaire notamment grâce à ces acteurs, pour beaucoup peu ou pas connus dont l'engagement et la sincérité transpirent dans chaque plan. Au final, une bonne claque qu'on souhaite partager avec les amateurs d'images marquantes et sincères.
Ce film est a voir au moins deux fois (plus c'est mieux). La première le film est un OVNI, ou les images,les dialogues, le jeux des acteurs ne vous laissent pas indifférents! La seconde fois, comme l'histoire est déjà connue, on s'attarde plus sur le fond du sujet et les détails du film. Les premiers rôles prennent une autre dimension et les seconds rôles se révèlent importants. Joe, gros Louis, Dexter et Lady Fanta apportent beaucoup a la compréhension de la dérive dramatique de Max. Marie, personnage entre rêve et réalité dans la vie de Max est une sorte de Jimminy Cricket pour le sauver.....je ne raconte pas la suite, réussira t'elle ou pas a sauver Max de cette dérive suicidaire??? Une très belle réussite, avec quelques maladresses ( mais la perfection n'est pas de ce monde, heureusement sinon cela serait chiant). Enfin et pour finir les yeux de Joséphine...( mais son utilité dans le film ne se limite pas qu'a cela, bien au contraire) Kim Carnes chantait "Bette Davies Eyes" la version 2013 sera Magda Malina Eyes!!! Voilà, ça c'est fait, jusque la tout va bien dit le mec qui saute d'un gratte ciel. BRAVO A VOUS TOUS
Vous êtes végétarien, mais exceptionnellement, devenez cannibale dans un pays aux répliques décalées et humoristiques. Les personnes voyagent vers une recherche d'espoir sous une musique électro envoûtante. Les comédien(nes) vont au-delà des limites, toujours proches de la rupture. Les plans sont soignés, la mise en scène avance, parallèle à la réalité. Vous en ressortirez comme un steak bleu par les yeux de Joséphine, mais quitte a être "grille", autant que ce soit agréable !
Pour ceux qui le connaissent, ce ne sera pas une surprise... Alexandre Villeret a sous sa casquette ce petit démon de la perdition qui lui donne le courage de foncer sans se retourner dans des terres aussi lointaines qu'En Pays Cannibale. Les tripes mises à nues d'une autopsie haute en couleurs de la fange parisienne servie par l'esthétique d'un noir et blanc aussi léché ne font que confirmer la précision du détail et l'exigence dont il est empreint.
Pour ceux qui l'ignorent encore, c'est une jolie bulle de talent que l'on espère voir grossir pour avoir le plaisir de la sentir nous éclater au visage.
Les idées et les dialogues sont riches et parfois drôles et il est indéniable que tel un shoot en préparation, le duo Villeret-Heurtaumont bouillonne et c'est tant mieux!
Voilà un film qu'il faut avoir vu ne serait-ce que pour avoir l'audace de se targuer de le détester ou, au contraire, pour pouvoir se réjouir de continuer à espérer que le cinéma peut encore nous éclabousser un peu!
Alors, allez donc faire une halte En Pays Cannibale, le voyage n'est pas si cher et rassurez-vous, on en revient... Mais avec un p'tit truc en plus!