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Un visiteur
3,5
Publiée le 6 juillet 2013
Un film sur un être humain sur fond de drogue et de caricature de déchéance, Alex Villeret et Aymeric de Heurtaumont ont peut être quelques années de retard sur l'écriture de ce scenario qui fait plus penser à un premier film d'un réalisateur à vif en pleine rebellion à l'apogée de sa vingtaine, on s'attendrait à un traitement un peu plus réfléchi et moins bordélique avec un fond un peu plus philosophique. Mais chapeau et respect, il est dur de faire un film, de faire un premier film, surtout en autoprod comme celui la. En Pays Cannibale trouve largement sa place, la réal est réussi, le montage est efficace, l'image est très belle, le son est parfait, on regrette l'enchainement de certaines scenes ovni qui n'ont pas de place dans le scénario et n'apportent pas grand chose, mais au final on est emballé !!! Bravo à tous les acteurs, et les non acteurs, ils sont parfait !! un grand bravo à Villeret, Heurtamont, Philippon, Saracino et Cori ! une tre belle team ! Longue vie à toute l'equipe !
"En pays Cannibale" est un film qui ne m'a pas laissé indifférente c'est sûr. Il m'a transportée dans un univers parallèle que je ne connais pas vraiment mais que je peux sentir intuitivement très proche de ce que je vis de là où je vis. Une sorte de monde alternatif avec ses habitants, ses activités, ses règles, ses valeurs. Et ce n'est pas de la science fiction, c'est un monde qui existe vraiment un peu partout et surtout à Paris avec des personnes. Cela semble si facile d'y basculer. On peut être amené à croiser ou on côtoyer les personnes qui y vivent mais ce film est une immersion une traversée à la brasse coulée de cet univers une invitation au voyage. J'ai adoré le découvrir par curiosité et vice :). Je pense alors à l’invitation au voyage de Baudelaire : "Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté."
Pour moi Alexandre Villeret et Aymeric De Heurtaumont ont réécrit leur invitation au voyage à prendre au 3ème voire 4ème degrés ...
En pays cannibale, c’est un peu le mélange entre les cinémas de Gaspar Noé (la drôlerie en plus, celle des dialogues à la fois vulgaires et très bien écrits, mais aussi celle des situations qui tournent parfois à l’hystérie), le Mathieu Kassovitz de La Haine et le Danny Boyle de Trainspotting. Alors, évidemment, sur le fond, c’est exubérant et politiquement très incorrect. On peut être choqué et détester ça, ce qui prouverait alors que le manque d’humour rend aveugle, aveugle à la beauté des images filmées dans un noir et blanc fantomatique, à la précision mouvante de certains cadrages et surtout à une virtuosité de montage ahurissante qui contribue largement à une étrange impression, celle que la fin du monde est proche, que son équilibre ne tient plus qu’à un fil, que le chaos est déjà là. Soutenu par une bande-son hyper travaillée où du coté musical on retrouve pas mal de musique électro (Mighty Metronoms, Vitalic, Burnie et son Bâtard) - mais pas que -, ces 48 heures de vie déjantées et absurdes accouchent d’un film choc (mais jamais insoutenable) qui, malgré les apparences, est la mise en image d’un vrai discours sur un monde individualiste qui va mal. En pays cannibale n’est certes pas parfait (c’est rappelons-le un premier long réalisé avec un budget modeste) mais on ressort KO de ce délire visuel et auditif aux images électriques et aux sons électros. Alexandre Villeret et Aymeric de Heurtaumont (producteur et co-auteur du scénario) auraient d’ores et déjà quatre ou cinq projets en commun. On s’en réjouit d’avance !
C'est la critique de Christophe Hachez chez qui a terminé de me convaincre de traverser la moitié de Paris pour voir ce film intriguant, exclusivement diffusé au Reflet Médicis tous les soirs à 22h. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu du voyage ! Bien au contraire ! Un film sur les bas-fonds de Paname, sexe, drogue & rock'n roll (ou devrais-je dire sexe, drogue et électro) comme on les aime, où le sujet, assez trash, est fortement contrasté par l'esthétique léchée d'un beau noir et blanc. Une technique très maîtrisée donc, mais qui laisse de la place, non sans humour, à des personnages hauts en couleurs avec de vraies gueules (mention spéciale à Axel Philippon_qui n'hésite pas à nous dévoiler ses charmants attributs_que je découvrais pour la première fois au cinéma). La bande originale est exceptionnelle (Vitalic, MightyMetronoms, etc.) et le sound design ferait pâlir plus d'un blockbuster américain. A découvrir donc, surtout que nous avons eu la chance de voir le réalisateur (qui sera, si mes souvenirs sont bons, présent samedi prochain au Reflet Médicis).
Magnifique de noirceur, avec une galerie de tronches épatantes et belle réalisation, parfois assez "clipesque" mais la musique y est pour beaucoup. Une réussite ! (film vu hier soir)
Film audacieux osant tout à travers un travail d’écriture et de cinéaste maitrisé, En Pays cannibale trouve son salut dans un humour jubilatoire. Alexandre Villeret est, en tout cas, en un seul film, un cinéaste à suivre dont on attend beaucoup. A déconseiller aux « culs-serrés » mais si vous avez l’âme rock’n roll, foncez ! Planète ciné