Les Crimes de Snowtown
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Cine vu
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163 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2017
Quand la cruauté prend du plaisir

" Les Crimes de Snowtown » est un film dérangeant, effrayant dont on détourne les yeux plus d’une fois. On navigue dans la misère d’une banlieue australienne gangrénée par la drogue et le chômage.

Elizabeth, mère divorcée, peine à faire vivre ses quatre garçons, mais elle semble déterminée à les protéger.
Voilà qu’elle s’entiche d’un bon gars, celui qui pourrait presque ressembler au beau-père idéal. Il encourage le plus grand, joue avec le plus petit.

Jamie, adolescent de 16 ans, est maltraité et abusé sexuellement. Il va rapidement développer pour John de la fascination; il est à la recherche d’un modèle paternel.

On découvre que John traque les prédateurs sexuels, il en fait une mission obsessionnelle. Il a deux acolytes, deux paumés qui ne font qu’appliquer les ordres.
Dans le quartier, John organise des réunions où chacun dénonce son voisin ou un pédophile du coin. La justice est appliquée dans un salon miteux entre bières et gâteaux secs. Puis s’organise une mise à mort dirigée et décidée par John Bunting. Il s’imagine justicier seulement mais il met un peu trop le coeur à l’ouvrage et on découvre le plaisir sadique qu’il prend à torturer et tuer ses proies. Il va manipuler Jamie. Le gamin perturbé n’est pas forcément convaincu par les sanctions de son mentor, mais il est piégé et va le suivre dans ce cauchemar pour ne pas le décevoir. La colère ne gronde pas chez lui et il suit avec effroi et désespoir.

Rien ne nous est épargné; les images sont crues, la lumière est glaciale et la haine est palpable. Un sale film qui nous remue et que l’on voudrait vite oublier. L’histoire est vraie, Justin Kurzel nous fait naviguer dans les eaux troubles de la folie meurtrière.

J’ai pensé à « Animal Kingdom » de son homologue australien David Michôd. Faut-il tout montrer au cinéma ? Un film à ne pas exposer aux moins de 16 ans sans aucun doute, mais pas que, car les âmes sensibles risquent de ressortir bouleversées. Une réalisation trash mais sans détour, l’intégrité d’une certaine réalité pointe son nez.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2016
Inspiré de l’abominable histoire de John Bunting, tueur en série australien condamné en 2003, Justin Kurzel pénètre dans l’intimité de sa vie de « famille » avec autant de noirceur glacée que de chaleur familiale. Personnage aux multiples facettes, l’homme parvient à soutenir et aimer une famille de Snowtown, banlieue populaire d’Adelaïde, composée d’une mère vivant en déni vis-à-vis de ses enfants violés et déstructurés par son ancienne vie. Séducteur et paternel, il entreprend de construire l’éducation et le sens de la justice au fils ainé en se débarrassant de tout ce qu’il considère comme tares de la société. Après ses viols et traumatismes passés, l’ado se partage entre l’apprentissage ambigu, malsain et complice des tours de moto et des bons petits plats d’un coté, et des mises en scènes meurtrières, des supplices étudiés et des condamnations de pédophiles, toxicomanes, sdf et malades mentaux de l’autre. Quelle horreur devient la plus pire entre les excès de pédophilie ou ceux d’homophobie ?
Film qui choque et bouleverse, dont la mise en scène très intimiste adopte un style bien à lui. Il insiste autant sur les longueurs, les tortures et les repas entre amis, qu’il ne subit de raccourcis volontaires, d’amputations chronologiques et de changements de cadences. Insister autant sur les non-dits, la suggestion et l’arythmie du jeu finit hélas par faire perdre une partie du film.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2016
Un peu vain et sans propos véritable, ce Snowtown est très difficile à appréhender. Il m'est difficile de voir autre chose qu'une simple envie de préserver tout son potentiel dérangeant dans ce refus de trouver une direction à cette histoire de déshumanisation et de meurtres répétés. C'est pourquoi je suis progressivement sorti de ce premier film de Justin Kurzel, un peu dubitatif sur la légitimité de l'ensemble et de moins en moins choqué à mesure que je comprenais que ces images, même inspirées de faits réelles, ne servaient ici que la carrière d'un jeune metteur en scène plutôt que sa réelle envie de nous chuchoter, le temps d'un cauchemar, l'universalité du sordide de sa banlieue white trash. C'est dommage, parce que la mise en scène de l'australien respire le cinéma. Certains plans extérieurs font même l'effet assez hypnotique d'un monde en stase, hébété, qui se conjugue à l'autisme et à la paralysie des personnages pour donner aux yeux qui le regardent une sensation d'entrave qui empêche le spectateur de fuir. Malade, l'Australie de Snowtown n'en demeure pas moins, pendant une bonne partie du film, le seul endroit existant au Monde, un univers méprisable mais inévitable, avec lequel il faut bien apprendre à composer. Si Kurzel avait téussi à faire tenir tout ça sur la longueur, j'aurais pu ressortir de Snowtown lessivé. Hélas, on est assez loin du compte, cette fable sur la violence ordinaire ratant quelque peu le coche de maintenir son crescendo jusqu'au bout, en dehors d'une ultime scène qui ouvre de façon horrible la porte sur les meurtres réels qui s'en sont suivis. Symboliquement, bien sûr, par un plan d'une porte qui se referme, celle de l'humanité et de la simple possibilité d'agir sur la suite de l'histoire, qu'on ne peut qu'aujourd'hui regarder avec perplexité et dégoût. Dommage, on n'est à mon avis pas passé loin d'un grand film.
elriad

529 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 décembre 2014
au delà d'une complaisance pesante sur la violence, d'une volonté assumée de misérabilisme sans subtilité portée par un casting lourd de gueules de demeurés, le film pêche terriblement par un scénario mal construit, une dramaturgie aussi faible que la psychologie des personnages. la volonté clinique de la violence agace plus qu'elle ne bouleverse, la faute à un scénario mal écrit du début à la fin , rendant le film long et finalement laborieux. un ratage réussi...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 novembre 2017
Snowtown manque un peu de conviction quand même, on nous parle d'une histoire qui s'inspire de faits réels mais on ne va pas jusqu'au bout des choses. Pour ma part, je ne trouve pas qu'il y ait plus de violences dans cette réalisation que dans d'autres... J'aurais voulu que l'on aille beaucoup plus dans la subtilité des crimes évoqués, que l'on détaille plus la souffrance de Jamie et surtout que l'on montre plus les ravages de la pauvreté (drogues, viols, chomages,...) car une Australie moche avec des gens laids ne suffit pas. Pas convaincu ! A éviter.
FaRem

10 618 abonnés 11 772 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2014
Un film australien inspiré de faits réels qui raconte l'histoire d'un des plus grand sérial killer du pays. Ce film m'a fait penser à beaucoup d'autres par son ambiance froide, son cadre ou la pauvreté règne d'ailleurs avec un cadre comme ça on pouvait s'attendre à un énième film sur la violence des ados ce qui n'est pas le cas, c'est un film qui aborde des thèmes grave comme la pédophilie et qui est violent mais on reste la plupart du temps dans des scènes qui sont suggérées.
Le début du film est très bon avec ces trois enfants très calmes qui sont victimes d'abus par le voisin du moins c'est ce que l'on croit mais tout va aller mieux à l'arrivée de John Bunting superbement interprété par Daniel Henshall, John à l'image du paternel parfait, très à l'aise avec les enfants mais petit à petit il va montrer un tout autre visage celui d'un être violent et très manipulateur.
Comme je l'ai dit la première partie du film est vraiment bien mais on s'enfonce petit à petit dans quelque chose de déjà vu, en plus on est pas aidé par un rythme pas toujours soutenu et de nombreuses longueurs ce qui fait que la dernière demi heure semble interminable et ça m'a gâché vraiment l'ensemble du film que je trouve au final juste moyen.
timM32
timM32

16 abonnés 331 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2014
Nul. Une succession de violences balancées comme ça au spectateur sans vraiment qu'on comprenne ce que le réalisateur à voulu dire... Bref, un film aussi vide qu'un reportage NRJ12, je me suis littéralement fait chier devant ce film (et je pèse mes mots).
moonboots
moonboots

76 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2014
le film est prenant, dans la veine d'un Henry Portrait of a Serial Killer, en tant que portrait réaliste et dérangeant de l'horreur
S M.
S M.

42 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2013
Film absolument éprouvant et insoutenable, tiré d'une histoire vraie. Ici, l'histoire du plus grand tueur en série australien. L'image est sombre et poisseuse, la mise en scène remarquable, les plans intéressants et les acteurs, bien que pas connus, sont très justes. Un film à ne pas mettre entre toutes les mains. Pour sa première réalisation, Justin Kurzel a fait fort. Un artiste à suivre.
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 361 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2013
Le cinéma des antipodes nous réserve souvent d'agréables surprises, les deux dernières en date étant "Animal Kingdom" (David Michôd 2010) et "Les crimes de Snowtown". A partir de l'histoire un peu remaniée de John Bunting le pire serial killer qu'ait connu l'Australie, Justin Kurzel dont c'est le premier long métrage dresse un portrait sans concession des banlieues des grandes villes australiennes qui nous projette bien loin des clichés du bush et des chercheurs d'or véhiculés par "Crocodile Dundee". John Bunting petit homme replet d'allure rassurante et inoffensive jette son dévolu sur une femme en détresse dont il extrait les fils des pattes d'un voisin pédophile devenu son compagnon suite à son divorce. A priori rien à redire si ce n'est la manière expéditive dont Bunting règle l'affaire mais dans cette banlieue où la violence est quotidienne la pratique semble adaptée aux mœurs locales. Le bonhomme semble malgré tout obsédé par la traque des pédophiles qu'il voit partout et dont on comprend assez vite qu'il lui permettent à bon compte de satisfaire ses instincts sadiques et meurtriers en compagnie de deux sbires ramassés dans la fange environnante. C'est alors une véritable descente aux enfers que nous fait vivre Justin Kurzel, s'appuyant sur le jeu très convaincant d'un jeune acteur inconnu Daniel Henshall confondant de cruauté pateline. Dans sa folie meurtrière Bunting entraine le fils de sa nouvelle compagne victime de viols incestueux réguliers par son frère. On se demande alors qui n'est pas sexuellement perverti dans le quartier, certain dès lors que le ministère du tourisme australien ne fera pas appel à Kurzel pour ses films de promotion. Le terrible constat du film en filigrane d'une trame cauchemardesque rondement menée est l'abandon des populations défavorisées suburbaines par les administrations des pays ultra libéraux comme l'Australie ou les Etats-Unis. John Bunting semble l'avoir bien compris, agissant en toute impunité à peu près sûr que personne ne recherchera très longtemps ses victimes. Ce phénomène n'est-il pas en train de rattraper à grande vitesse la vieille Europe où l'on parle depuis une quinzaine d'années sans que cela ne choque plus grand monde de zones de non droit ? "Les crimes de Snowtown" est un film sans concession profondément noir et pessimiste qui en dit long sur les ravages de la désindustrialisation qui condamne des populations démunies à l'oisiveté dont certains disent qu'elle est mère de tous les vices. A noter enfin que Kurzel parvient à nous faire entrevoir entre deux expéditions punitives les magnifiques ciels australiens.
Shékiinä .
Shékiinä .

73 abonnés 678 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 novembre 2013
Mouais, un peu facile quand même la voie que prend ce drame australien durant sa durée injustifiée (2h) pour ne montrer toujours la même chose : des crimes, des crimes, et encore des crimes (il porte bien son nom celui-là !). On peut dénoncer la violence et la cruauté humaine venant d'esprits détraqués (une espèce jamais en voie de disparition mais toujours en voie d'apparition curieusement...) sans faire dans le sensationnel. Ce n'est pas un concours de qui saura le plus choquer, il faut qui y ait un propos cohérent derrière cette violence, surtout que le propos était intéressant : à partir du moment où un homme subit/ou s'engage (prenons des exemples) dans un gang, une armée, une secte, une relation destructrice ou tout autre organisation secrète ; l'homme est pris dans un tel engrenage que pour en sortir il est plus difficile que d'y entrer (le cas de Jamie, 16 ans). Ce que je reproche au Crimes de Snowtown c'est de ne pas avoir de fond dénonciateur vu son sujet pourtant dur (préférez-lui Animal Kingdom). Cet ado qui est témoin des faits, je n'ai pas compris ses émotions, on nous le fait pas clairement comprendre, c'est assez flou. Il chiale souvent mais la fois d'après, il semble accepter son sort, comme si c'était le destin qui lui était destiné. C'est sa passivité face à tout ce qui lui arrive que je n'ai pas compris et qui m'a irritée durant le film.
Benoist R.
Benoist R.

8 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2013
Malsain, choquant, une vérité qui fait tousser ! Mais que c'est bien réalisé, on voit la différence avec les productions Américaines. Les crimes de Snowtown ne vous laisseront pas indifférent c'est sûr !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juillet 2013
Le scénario inspiré de faits réels est original et surtout déconcertant. Même si certaines scènes dans la dernière partie du film sont plutôt crues et gores, la violence est souvent suggérée. En effet, le déroulement de Snowtown suit l’évolution même de Jamie. spoiler: D’abord comme adolescent perdu, victime d’abus sexuels par son frère et son voisin ; puis on découvre un Jamie influençable qui voit ses fléaux disparaître après la rencontre avec John Bunting. L’effet de ce seul homme sur une communauté déchirée, remplie de préjugés et de paranoïa, est impressionnant. Finalement, venger les victimes par le meurtre deviendra la meilleure solution aux problèmes. L’horreur des crimes suit son cours avec une banalité de plus en plus déconcertante. L’attitude de Jamie deviendra aussi ambigüe partagée entre peur et admiration.


La réalisation et la mise en scène sont très bien réussies. Les dialogues sont examinés, épurés d’une façon subtile et efficace. Les paysages sonores qui encadrent le film sont d’une beauté rare.
La musique est significative de la descente aux enfers de Jamie : minimaliste, tendue, lancinante, elle confère une atmosphère encore plus sinistre au film. La bande originale est l’une des meilleures réussites de Snowtown.

Le film souffre malheureusement de quelques longueurs et de quelques confusions…

A certains moments le spectateur pourrait se sentir mal : d’une part par la cruauté de certaines scènes, et d’autre part par l’ambiance générale du film. Eclairage minimaliste, décors sombres avec de nombreuses nuances de gris et de noir : tous les éléments qui portent des scènes parfois dérangeantes.

Snowtown nous plonge dans un univers sombre et sinistre, nous montrant un monde qu’on souhaiterait loin du notre… et pourtant, les images frappantes à l’écran semblent si réelles… Malgré quelques longueurs, le travail de mise en scène est recherché et le résultat est plutôt intéressant.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

46 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2013
Un bon film dur et réaliste, il faut rester attentif car on peux facilement se perdre avec les personnages... Ce qui a été mon cas, j'ai pas tout suivis et il y a quelques longueurs mais a part ça, c'est tout bon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2013
Pas de neige, pas de ville, de drôles de gens allumés, perdus... la réalité quoi, celle qui fait peur. Les acteurs sont criants de vérité. Enfin un fait divers montré au tréfonds du sordide qui fait qu'on s'interroge. On est loin des envols de flamants roses, des paysages époustouflants de beauté, loin des jolies filles aux jambes superbes, loin des mecs rigolos au portefeuille bien garni, loin d'une littérature stylisée, d'images léchées, on est dans le bourbier, dans la mouise, au pays du diable - de Tasmanie, on est du côté des milices vengeresses, de ceux qui torturent au nom de l'ordre, on est en enfer et ça c'est insupportable de laisser filer le temps à subir l’innommable.
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