Les Crimes de Snowtown
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 911 abonnés 8 281 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2012
Le cinéma Australien nous aura réservé de très belles perles cinématographiques en 2011, après Animal Kingdom (2011) & Sleeping Beauty (2011), c’est au tour de Justin Kurzel de nous prouver ses talents avec un premier long-métrage d’une rare intensité. Les Crimes de Snowtown (2011) relate un sordide fait divers survenu en Australie dans les années 90 où un serial killer a sévit (assassinant brutalement une dizaine de personnes). On y découvre une famille défavorisée, où une mère célibataire tente d’élever seule ses enfants dont l’un est victime de viols répétés par l’un de ses voisins (et par son propre frère !). Leur vie va alors changer lorsqu’ils feront la rencontre de John Bunting, un homme charismatique, véritable gourou où tous absorbent ses paroles comme si elles étaient divines alors que ce dernier cache en réalité une toute autre facette. Jamie, l’adolescent victime de viols répétés va alors voir en lui un père de substitution, se prenant d’affection pour lui, ce dernier va se retrouver aspirer dans une spirale infernale, mais hélas pour lui, lorsqu’il s’en rendra compte, il sera déjà trop tard. Justin Kurzel nous bluffe littéralement avec son premier film, il parvient à nous immiscer dans cette famille, au cœur d’une société laissée à l’abandon, au cœur des laissés pour compte, où l’impressionnant Daniel Henshall en impose dans le rôle du serial-killer charismatique qui d’un simple regard, nous hypnotise en retenant notre attention quoi qu’il puisse se passer. Tout est dans le regard, que ce soit avec Daniel Henshall ou Lucas Pittaway (l’adolescent), Justin Kurzel est parvenu à nous restituer avec une telle véracité et une telle vigueur ce terrible fait divers, que ce premier film est assurément à ne pas laisser entre toutes les mains (le film y traite à la fois de la pédophilie, de l’homophobie et n’hésite pas à insister sur les quelques scènes de violences rarement suggérées, rendant l’atmosphère pesante).
cineccita
cineccita

64 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2021
Un thriller glaçant, troublant, on remarque la performance de l'acteur Australien Daniel Hendhall.
orlandolove
orlandolove

176 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2012
Mieux vaut savoir où vous mettez les pieds avant d'aller voir "Les Crimes de Snowtown". Soyez donc avertis : c'est glauque de chez glauque. Cela dit, personnellement, j'ai pris une bonne claque, l’œuvre est très aboutie cinématographiquement. Je vous conseille donc l'expérience. Si ca vous plombe le moral, retournez voir "Intouchables" juste après !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 janvier 2012
Jour de pluie. Jour d'hiver. Enfin libéré de mes obligations étudiantes, je me décide à voir un film. La liste du moment est courte et peu alléchante. Je choisis finalement, en consensus avec mon amoureuse, les crimes de Snowtown. Film australien, les critiques sont plutôt élogieuses...Allons-y.

Disons sans aucune vantardise que j'ai vu beaucoup de films au cours de ma courte vie, BEAUCOUP, ce qui en plus d'avoir restreint mon cercle social m'a rendu exigent.

Ce film est sans doute le pire film depuis "Plan 9 from outer space" de Ed Wood et "Batman & Robin" de Joël Schumacher. Une sorte de carte postale de l'Australie du plus mauvais goût, qui fait autant de bien au tourisme du pays que Hostel n'en a fait à la Slovaquie. Ah mais j'oubliais, la phrase magique "inspiré de faits réels" a été dégainée donc tout ce qui est mis en oeuvre n'est dû qu'à un souci de réalisme.

Je ne comprends pas quel précepte stupide peut dire que l'imagination du spectateur est inutile et qu'il faut tout montrer sans retenue. Un barbu qui tire sur un chien et qui s'amuse à étrangler un type dans une baignoire en gros plan, ne me captive pas et ne me donne pas envie de crier au génie.
Ensuite "tiré de faits réels" n'a d'intérêt que si le montage et le sénario ont un sens, le fait est que les trois quart du film ne mènent nulle part.

Il faut une certaine dose de perversité pour apprécier un tel spectacle !

Ce n'est pas une preuve de puritanisme que de penser que sur le plan artistique cela n'apporte rien, et encore moins sur le plan du divertissement. En plus de n'être pas visuellement novateur, les dialogues sont presque au niveau zéro.

Ce film n'est pas à recommander, ni même recommandable !
ARGOL
ARGOL

35 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2012
Quelle sera ma condamnation ? Car je suis coupable d’avoir regardé « Les crimes de Snowtown » sans avoir réagi. Ces crimes ne sont pas tout à fait imaginaires. Ils ont eu lieu en Australie à la fin des années 1990. Et je n’ai rien fait, en dehors de ces quelques mouvements de tête me permettant de croiser le regard de ma voisine et d’échanger avec elle les émotions puissantes dont j’étais saisi, la bouche bée, le corps alourdi creusant mon fauteuil pour y trouver un peu de sécurité. Je pense tout à coup à ces pays qui, par la censure, veillent à ce que l’esprit ne vienne pas racler le vernis qui recouvre leur image. Et voilà l’Australie qui, de film en film, développe l’idée qu’on y serait tout simplement en danger. Ce qui sauve cette contrée incroyable, c’est le génie de ses détracteurs. Acteurs, décors, mise en scène, musique (je la veux !)… Effectivement, la remarque de cette amie était juste : on pense au cinéma indépendant anglais. Il faut des artistes bagarreurs dans ces pays un peu oublieux de la culture. Et du coup, vainqueur sur le ring, l’auteur visionnaire et rigoureux, armé d’un projet sans faille, dont chaque minute est ciselée, lève le poing. Quels acteurs bon sang ! L’impression est si profonde en soi qu’on n’en sort pas tout de suite. Du coup, un long rêve étrange est sorti de mon esprit cette nuit : un réveil douloureux s’en est suivi. Coupable ! Combien d’enfants autour de nous sont-ils des victimes ? Pourquoi, entendant mes voisins hurler sur les leurs, ne suis-je jamais intervenu ? Que faisons-nous pour les sauver alors que nous savons ? Ce film va me hanter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2012
A voir absolument ! Une claque !!! Âmes sensibles s'abstenir ...
Tire d'une histoire vraie ! Un condensé de multitudes de faits divers dignes du journal détective
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 janvier 2012
LE SANG SANS LE SENS : Film d'une noirceur totale, accaparante en tout point, « Les Crimes de Snowtown » plonge dans un abime et nous y entraine avec lui, refusant les concessions et les euphémismes quelque qu'ils soient. Le film a ses défauts, des longueurs, un réalisme pas toujours facile à accepter et une violence que certains qualifieront de gratuite, certes, et c'est peut être le cas sur quelques scènes mais au-delà ça, et même au-delà du simple fait divers que constitue la base du scénario – c'est à-dire ce tueur en série qui a sévit en Australie entre 1992 et 1999 – le film développe et approche des sujets bien plus profonds et importants qu'un simple fou avide de sang et de meurtre. Les thèmes foisonnent donc ; l'homosexualité, la pédophilie, l'éducation, l'influence des adultes, la transmission des pensées, la reproduction pour parler en terme davantage sociologique et c'est d'ailleurs quelque chose qui marque immédiatement, John Bunting ( le tueur ) a une facilité étonnante à capter l'attention de son auditoire et à les rallier à ses causes plus ou moins directement. Demandez-vous, vous même si, au début du moins, lors de ces premières prises de paroles, vous n'avez pas été tenté de le considérer comme le sauveur de la ville, qui venge les gentils et débarrasse la terre de la vermine, insignifiante. Là est une des forces du déroulement de l'action, le crescendo est lent mais certain, puissant, frappant, saisissant ( choisissez tous les mots en -ant que vous connaissez ) si bien que plus les évènements s'enchainent et s'ajoutent à eux-mêmes, plus l'atmosphère devient pesante, noire et d'un pessimisme latent tout à fait atroce. Cette apparence de 'justicier' du début perd ainsi vite de son attrait et de sa vérité ; nous voici confronter au monstre, là où les limites se dépassent seules, où elles n'existent plus. Arrivent alors la véritable noirceur avec des scènes chocs, crues, choquantes ne faisant en rien l'apologie d'une quelconque violence mais démontrant justement le caractère irrépressible et incontrôlable de celle-ci : tout va trop loin, idée par ailleurs parfaitement servie par la mise en scène, assez 'sale', primitive ( ceci est voulu ), parfait reflet de l'âme humaine et de sa complexité. C'est certainement une authenticité qui est recherchée et le but est atteint. Cependant, à souligner que le film ne s'en cantonne pas à la simple exposition des meurtres d'un tueur en série acharné ; ici aussi la réflexion est poussée bien plus loin que l'on pourrait le penser et le problème de l'éducation ou au moins de l'influence néfaste pour les faibles esprits que les enfants détiennent encore est abordée avec une finesse singulière ; Jamie, tout d'abord accablé par cette violence démesurée, vomissant cela, l'honnissant de toute sa force, se retrouve bientôt dans le vif de l'action, incapable de discerner le bien du mal, le bon du mauvais, le juste de l'injuste, en somme inapte à faire la part des choses, à fonder ses idées sur un mécanisme intérieur construit par lui-même. Le drame empire ainsi et porte, soulève d'autres questions qu'il nous est compliqué d'aborder ici, tout comme il est compliqué de parler de ce « Les Crimes de Snowtown », singulièrement sombre, violent, presque méphitique qu'il faut voir, sans doute, car les mots ici s'heurtent à un obstacle que l'image et les acteurs franchissent avec une relative réussite. Et pour parler des acteurs, la surprise est de taille tant ils sont tous excellent et parviennent à rendre palpable une tension déjà fortement présente du fait de certaines situations étriquées et dangereuses. Au final le seul grand défaut de ce long métrage est sa longueur ; il aurait gagné en efficacité et persuasion avec une bonne vingtaine de minutes en moins.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2012
Attention, là on ne rigole plus du tout. Qu’est ce qui est belle gueule, homophobe, l’ami de la famille et qui fait des cadeaux aux enfants ? j’ai nommé un dangereux psychopathe, son regard est d’acier, son calme renferme tout le vice que l’on peut imaginer. Cet odieux personnage va entraîner toute sa joyeuse bande d’abrutis (les tarés du villages, très bien représentés ici) dans son délire pervers. Cette histoire est véridique et c’est là le plus effrayant. On ne fait pas dans la dentelle ; une ville fantomatique au fin fond de l’Australie, peuplée de prolos incultes qui se laissent embarqués par un détraqué, pervers, psychopathe (tout ce qu’on veut), celui-ci va se farcir tous les pédophiles du quartier pour assouvir ses pulsions meurtrières et les transformer en cadavres que l’on va trouver dans tous les tiroirs une fois la police alertée, le tout sous prétexte de défendre les enfants contre ces mêmes pédophiles. Le pompon est attribué au génie de la famille dans laquelle s’est immiscé cet ignoble personnage, j’ai nommé le jeune Jamie, incapable de faire trois pas sans tomber de sa chaise, et qui se prend les pattes dans la toile intelligemment tissée par notre héros, malgré son dégoût pour cet homme. Jamie ne se sortira pas de ce piège. On a même droit à une scène de torture. Bref, un film charmant ! Paradoxalement tout cela est joué admirablement et filmé comme il se doit, avec quelques ballades en voiture dans une campagne toute aussi fantomatique que la ville. Ceux qui ont le cœur bien accrochés peuvent s’y coller, les autres, gens normaux, pourront quand à eux s’en passer sans avoir l’impression d’avoir loupé quelque chose. Trois étoiles.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 janvier 2012
très bon film sortant des film saignant mais extrêmement violent dans les propos et les situations. Propos fascisant xénphobe et homophobe préfigurant l’extrémisme exterminateur. peinture d'une société qui craque. Hard hard! A voir en étant averti.
cylon86

2 844 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2012
"Les crimes de Snowtown", présenté comme la nouvelle bombe australienne après "Animal Kingdom" n'a pas l'intensité de ce dernier. Certes les deux en commun un sujet sur le crime, un personnage principal avec une sale gueule confronté à la violence et dans les deux films il y a toujours un barbu. La comparaison s'arrête là. En prenant comme sujet le pire serial-killer d'Australie, Justin Kurzel ne fait que signer un film d'auteur où la caméra à l'épaule et les longs plans sont ennuyeux. L'ensemble traîne franchement en longueur, la narration n'est pas claire et la photographie est dégueulasse. Malgré ça on se prend parfois au jeu surtout en s'accrochant à la prestation impressionnante de Daniel Henshall et on se demande où tout ça va mener pour découvrir que finalement on aurait pu s'en passer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2011
C'est un film absolument superbe qui m'a beaucoup marqué. En effet l'histoire est très sombre et je peux comprendre que certains ne l'on pas aimée (de nombreuses personnes sont partis en plein milieu du film, sachant qu'on devait être maximum 10 dans la salle). Moi je l'ai trouvé très intéressante. Comme le disent certaines critiques, on semble être un peu perdu, on ne voit ni l'avant, ni l'après, mais c'est en ça que je trouve ce film superbe. On entre dans le sujet en même temps que Jamie, on n'en sait pas plus que lui. De plus, j'aime le fait qu'il n'y ai pas réellement de jugement, le réalisateur se focalise sur la personne de Jamie et pas plus.
Il y a certes des scènes violentes, mais n'abusons pas, il n'y en a pas profusion (ou suis-je insensible à ces scènes, je ne sais pas). Elles sont vitales au récit, pour comprendre les choix et les actions de Jamie. Il nous guide tout le long du film ce qui est parfois très dure notamment à travers sa passivité qui est parfois incompréhensible. Mais pire que de la passivité, c'est de la peur, de la peur quotidienne qui lui empêche tout mouvement. D'ailleurs j'applaudis encore et encore la prestation de cet acteur, Lucas Pittaway dont c'est le premier rôle et qu'il l'interprète mieux qu'a la perfection (ce qui rajoute au malaise).

PS: Je ne comprend pas l'obsession de comparer ce film avec Animal Kingdom.. Ce n'est ni le même réalisateur, ni les mêmes acteurs. Ok ils sont tout les deux Australiens mais comme d'autres films...

Bref je n'en dirais pas plus et vous laisse découvrir ce film surprenant. /!\ Mais âmes sensibles s'abstenir /!\ (malgré l'absence d'interdiction) !!!!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2012
Une plongée impressionante dans la vie et la pensée du plus grand tueur en série d'Australie ! Sous fond de misère social et moral, dans un quartier déshérité, on ne sort pas indemne de ce film .. Même si la violence est plus suggérée que montrée malgré quelques scènes terribles
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 décembre 2011
Le réalisateur nous met dans la peau d'un gamin de 16 ans. Il réussit à nous faire sentir ses peurs, son dégoût devant des atrocités, ses doutes et surtout son impuissance à se révolter contre son mentor. Fort par son réalisme, la salle a été quitté par plusieurs spectateurs; je n'en déduis pas qu'ils ont pas aimé le film, mais c'est juste qu'ils n'arrivaient plus à supporter d'assister à des scènes morbides. Effectivement c'est atroce et c'est ce qui fait la réussite du film: On est tellement dans le personnage que ça en devient insupportable. Certains critiques ont fait constater la redondance des scènes violentes et leur inutilité, Personnellement je trouve qu'au contraire, ces scènes avaient une grande importance dans la narration de l'histoire vraie de ce tueur en série, et elles étaient les seules scènes auxquelles le personnage principal a assisté.
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2011
Sur un sujet casse-gueule et dérangeant, les crimes de Snowtown , sans éviter une certaine complaisance, préfère la suggesion à la débauche d'effets sanguinolants. Pour autant, le film réussit à distiller à malaise durable à travers une mise en scène lancinante et quelques scènes d'une violence très réaliste et perturbante. Pédophilie, inceste, homophobie , crimes et tortures: tout est abordé de manière frontale mais si le traitement du sujet est valable, il est dommage que le réalisateur ait voulu donné une résonnance aussi autorisante à son film. A trop suggérer, il finit par perdre le spectateur et même à l'ennuyer. Le non-dit rend même le film plus ennuyeux que dérangeant. La fin s'étire en longueur pour rien et on ne sait pas vraiment, au final, ce qu'a réellement voulu démontrer le réalisateur. Ce côté minimaliste et abstrait empêche les crimes de Snowtown de s'élever au rang des films chocs qui marquent durablement les spectateurs. Tous les ingrédients y étaient pourtant mais à trop rester en surface, Justin Kurzel rate une bonne partie de son film. Reste une ambiance étouffante, une musique angoissante, des interprètes convaincants et quelques scènes chocs indéniables qui font d'autant plus regretter la fadeur de l'ensemble.
traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2011
Il n'est pas nécessaire d'expliquer aux australiens qui est John Bunting. Le plus "grand" tueur en série que le pays ait connu, auteur au moins de 11 meurtres à la fin des années 90 du côté d'Adelaide. Bunting, entouré de plusieurs complices, hait les pédophiles, les homosexuels, les camés, toutes populations qui, pour lui, ne méritent pas de vivre et qu'il doit donc éliminer. Dans son premier film, qu'il a également écrit, Justin Kurzel montre ou suggère ces exactions auxquelles la presse a donné le nom de "The Bodies in the Barrels." Pour autant, Les Crimes de Snowtown n'est pas un énième portrait de Serial Killer, pas seulement. Kurzel colle à l'existence de prolétaires d'une banlieue sinistre, et suit le cheminement de Jamie, le fils de la compagne de Bunting et son attachement/répulsion à l'endroit de ce père de substitution qu'il lui arrive d'assister dans son atroce croisade. Le film frappe par son réalisme, son extrême violence (bien en-dessous de la vérité tellement le criminel prenait plaisir à torturer ses victimes), son côté sordide. Même sans comprendre toujours ce qui se passe sur l'écran, le spectateur est tétanisé par son climat létal, insupportable pour certains, et par une intensité qui fait penser, avec une mise en scène moins stylisée, à Animal Kingdom. Les crimes de Snowtown n'a pas été fait pour plaire à tout le monde et joue parfois, non sans complaisance, sur le malaise qu'il ne peut qu'inspirer. Ce qui est certain c'est qu'un cinéaste, doublé d'un scénariste, est né.
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