Sleeping Beauty
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ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2011
Avant même sa sortie le film défrayait la chronique. Interdiction aux moins de 16 ans (injustifiée à mon sens, les jeunes voient bien pire tous les jours à la télé ou sur internet), projection cannoise houleuse, affiches enlaidies d’un laconique « censuré » ou d’un inutile « à vous de juger ». Tout cela ne fait que de la publicité gratuite au film, tant mieux. Le bouche à oreille négatif allant de « nul » à « porno chic » n’arrangeant pas les choses, je me suis donc déplacé plus par curiosité que par envie. Résultat : une excellente surprise, j’ai adoré...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 novembre 2011
Que penser de ce film vraiment troublant et parfois dérangeant qui montre tout avec une crudité étonnante ? La mise en scène de Julia Leigh, faite surtout de plans fixes, est statique mais souvent fascinante par son esthétisme épuré. Par contre le scénario semble être ce qu'il manque aux nouveaux auteurs qui se démarquent de toute dramatisation, de toute narration claire et de toute identification aux personnages ce qui tue le plus souvent l'adhésion au film comme c'est le cas ici. Il ne suffit pas de miser sur la forme pour faire un bon film même si certains grands y sont parvenus et "Sleeping Beauty" souffre de son scénario. Reste Emily Browning, troublante dans un rôle éprouvant qui n'a pas du être facile à jouer.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 novembre 2011
C'est sous le titre heureusement non traduit de "La belle au bois dormant" que sort ce premier film australien d'une réalisatrice inconnue du monde cinématographique, et qui risque de ne pas tarder à se faire un nom... à fuir. C'était pourtant l'une (la plus belle?) des promesses du dernier festival de Cannes, où le film s'est retrouvé par un très curieux hasard en compétition. Cela tient à l'apparition d'un nom féminin derrière la caméra, du label australien (cinéma rare s'il en est), et de celui de premier film. Et en réalité peu importe tout ça, "Sleeping Beauty" dont le titre se réfère à l'image de cette jeune fille endormie et non pas au conte (car ce n'en est pas un malgré toute volonté de mystère, de codes et de décors), est une vaine tentative de produire de la matière contemporaine, rebutante, singulière, alors même que le film est d'une platitude et d'une sagesse hors normes. Certes l'absence d'intrigue peut éventuellement révéler un rejet du consensus habituel (notamment celui qui voudrait nous faire croire qu'un film réalisé par une femme est un film forcément féministe), mais rien d'autre que l'ennui ne peut nous atteindre ici dans cette vidéo poseuse pour galerie d'arts. L'enchaînement hasardeux de plans-séquences sinistres et sans âme, appliqués par une science de la lumière qui tend à démontrer un quelconque savoir-faire du cadre (mais la beauté d'un cadre ne saurait se réduire à cela), noie le film dans un rythme abscons de petite mort dont on ne parvient jamais à savoir ce qu'il signifie. Julia Leigh tourne un film d'auto-égérie où seule la présence d'une équipe technique bien formée peut faire valoir son talent (qui n'est rien d'autre que celui d'être bien entourée), car son auteur n'a strictement rien à dire, ni à montrer, ni à faire ressentir. On dirait ici qu'il faut louanger la capacité de la cinéaste à être hors-sujet - audace? singularité? onirisme? - , à construire des séquences qui ne viennent de nulle part et qui ne savent pas où elles vont. Même les personnages, les attitudes et les dialogues affichent cette obscurantisme de la forme et cette structure du hasard. Le langage du film est raidi par ce détournement du sujet au point qu'on ne sait plus du tout de quoi parle le film. D'un rêve? D'une parenthèse? D'un fantasme? Mais il y a dans tous les cas une matière vivante qui témoigne d'un temps, d'un espace. Ici il n'y a rien d'autre que l'effrontée répétition, la déshumanisation (peut-être le véritable sujet du film), la langueur métamorphosée en ennui. Et malheureusement quand un film se déjoue de toutes ses volontés - de n'importe quelles sortes : énigmatiques, esthétiques, narratives - ou pire encore quand la volonté est absente au-delà du fait que la caméra tourne pour le plaisir de tourner, on ne peut le prendre tout à fait au sérieux. Et c'est pourtant avec une rigidité glaciale que le film continue, apparemment maîtrisé mais incertain de son destin, naviguant on ne sait où dans une tambouille d'inspirations très mal digérées (la nudité violente de Pasolini, le flou Lynchien, la sensualité des personnages de Campion), dont les finalités restent mystérieuses. Il y a une scène tout à fait ridicule qui caricature toute seule l'ambiance et le style faussement surréaliste du film : le meilleur ami de Lucy mange ses corn-flakes dans un bol rempli de vodka. On se demande bien pourquoi, si ce n'est que cette posture 'pas comme les autres' dénote bien une envie de faire tout l'inverse de ce que le cinéma comme la raison impose. Concluons en vain sur cette impasse cinématographique : ou bien le film nous parle de la mort de l'amour et du sexe, de la mort du sentiment et du désir, de la mort du fantasme et du coeur, de la disparition éternelle des corn flakes plongés dans un bol de lait, auquel cas l'auteur peut encore se justifier de l'insoutenable ennui de la forme et des images (mais ça serait être bien peu exigeant que d'accepter une telle défaite), ou bien il n'y a ni point de vue ni idée dans cette oeuvre aléatoire déconnectant par une prétentieuse obsession de joliesse le plaisir du regard, de l'esprit, du cul et de l'âme.
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2011
Nous ne serons peut-être pas si nombreux à défendre Sleeping beauty.



C'est tellement facile de le descendre que je ne me livrerai (pour une fois) que très brièvement à l'exercice du lance-flamme. C'est très lent, sans musique, cela prend souvent les aspects d'une succession de vignettes auteurisantes prétentieuses et glaciales, le scénario est sybilin, le film ne propose aucune résolution aux rares tensions qu'il propose. Voilà, c'est fait.



Pour ma part, j'ai regardé cette moderne Belle au bois dormant avec fascination. Evidemment, l'actrice Emily Browning, vue récemment dans Sucker Punch, est pour beaucoup dans cette fascination, et je le tiens à le dire, pas uniquement par la grâce de sa carnation délicate et de sa plastique avantageuse. Son jeu distille une sorte de malaise flottant, amplifié par la mise en scène de Lulian Leigh, à la fois sage et recherchée.



Le film paraît comme anesthésié, sorte de lévitation improbable, quelque part entre une rêverie de Ruiz empesé et un Lynch assagi des antipodes.



A ne conseiller qu'aux pervers lunatiques et cinéphiles.
D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Remy S
Remy S

67 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2011
Bref. Aujourd'hui J'ai Vu "Sleeping Beauty" Un film Australien, meconnu du grand public et des multiplexes, de Julia Leigh avec Emily Browning, . Oui dans un petit Cinéma Art et Essais en centre ville et en VOST, s'il vous plait! ;) Un film Indépendant aux allure de film d'auteur présénté en compétition au festival de Cannes qui parle (Enfin je crois) de la jeunesse qui essaye de survivre dans la société et qui va cotoyer la prostitution qui n'à plus aucune limite. Là on fait dans l'intello comme film hein?! ;)
Un Film marqué d'une Interdiction -16 Ans!! Mais rassurez vous pas de scènes de sexe explicites montrées, mais juste des corps charmant dénudé notament celui d'Emily Browning (BabyDoll de Sucker Punch) qui n'a pas froid au Yeux et n’hésite pas a fracturé les notres en arborant ses jolie petites formes de poupée. Un film lent et spirituel, avec une réal pas trop mauvaise qui parfoit subjugue par sa faute de gout mais c'est un style, qui pourrait se rapprocher par moment a un Sofia Coppola.
A voir pour les Amateur de Film Indé et du Corps d'Emily Browning
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 novembre 2011
D’un film au sujet sensible et intéressant, Julia Leigh nous porte à l’écran un travail d’une mollesse incroyable et d’une lenteur qui nous endormirait aussi facilement que notre Emily Browning en étudiante dans le besoin. Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 novembre 2011
Qu’il me paraît étonnant, cet accueil presque glacial qui a été réservé à ce film, a fortiori du point de vue du public ! J'ai pu lire çà et là "pervers", "choquant", "écœurant"... comme termes désignant « Sleeping Beauty ». Je me demande alors légitimement à quoi s'attendaient les émetteurs de telles critiques en prenant place devant ce film ; il suffit de lire les quelques lignes du synopsis pour comprendre que ce n'est pas une bluette ou une comédie à la française - entendez ici cette expression comme il vous plaira - que Julia Leigh entendait produire. Critiquer un long-métrage d’un point de vue moral, n’est-ce pas étonnant par les temps qui courent ?
« Sleeping Beauty », La belle endormie, renvoie tant à la « Belle au bois dormant » qu'à « Cendrillon ». Or, il est de notoriété publique que Perrault n'a pas écrit ses Contes qu'à l'intention des enfants, loin s'en faut, et que tous ou presque contiennent perversion, sexualité et fétichisme ; renvoyons ceux qui en doutent à l'analyse qu’en a faite Bruno Bettelheim,"Psychanalyse des contes de fées".
Mais plus avant, l’idée même de perversion est discutable ; car il semble que nous voyions bien pire dans nos mondes contemporains. La violence est évidemment omniprésente, parce que la vie de Lucy est violente, parce que son quotidien suppose une certaine violence, parce qu’elle se vend les yeux fermés, littéralement, pour peut-être ne plus voir la violence. L’ambivalence entre la jeune fille évadée d’un tableau de la Renaissance, rousse diaphane au visage poupin, et le commerce qu’elle fait sciemment de son corps, ou encore la consommation effrénée qu’elle fait des hommes, semble être le point névralgique du mal-être ; et c’est en ce sens que Julia Leigh aura sans doute proposé une relecture moderne du conte, relecture et réécriture des plus audacieuses, réussies et épurées, sans faire appel à de trop explicites références sinon celle, superbement jouée, à l’œuvre d’Ingeborg Bachmann « La trentième année ». Le personnage qui évoque cet ouvrage devient saisissant, et sert l’idée sous-jacente d’un désespoir véritable, d’une douleur de vivre devenue insupportable, et d’une fin romantique au sens propre du terme, endormi à mort aux côtés d’une belle endormie. En ceci réside la violence du film : la solitude et le désespoir, aujourd’hui.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2011
Film tres pervere, je ne sait pas si ces choses la existe, mais c'est du grand n'importe quoi.2 etoiles pour la grande performance de la jeune actrice qui a du courage pour faire ca. bravo.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 novembre 2011
Film intéressant, troublant, et dur par moments : dommage que la forme prenne trop souvent le pas sur le fond.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 novembre 2011
Un film vraiment particulier, troublant, choquant, sans véritable histoire et intrigue, qui ne sait pas trop où aller si ce n'est nous décrire la vie dissolue d'une jeune étudiante sans le sou qui multiplie les petits boulots dans lesquels elle doit souvent donner de sa personne. Serveuse, employée de bureau, cobaye de laboratoire, autant dire qu'entre ses sorties solitaires et ses visites chez le birdman, Lucy est une hyperactive calme et courageuse qui a du sommeil à rattraper. Ironie de la situation, elle va se laisser embarquer dans un "job" des plus sordides où, sans vraiment le savoir, elle va mettre son corps totalement endormie à disposition de vieux bourgeois impuissants au sein d'un club privée où la moyenne d'âge oscille autour des 70 ans. Quand au début on découvre Lucy, on pense avoir affaire à une jeune candide qui fait des efforts pour s'en sortir. On découvre vite que cette petite espiègle à la peau claire est tout sauf une oie blanche. Faussement introvertie, cette lolita n'a vraisemblablement pas froid aux yeux et le manque d'argent la pousse à contre cœur à de nombreux sacrifices. Cependant, la réalisatrice Julia Leigh ne nous décrit pas un personnage dans la souffrance et le déchirement mais une femme plein d'aplomb, presque imperturbable malgré quelques moments de fragilités pour le moins touchant. Plutôt que de se concentrer sur la psychologie de son héroïne et d'approfondir ses failles et ses espérances, je trouve qu'elle ne fait que trop répéter les mêmes scènes, dans des ambiances toujours plus malsaines et glauques.
Au sein de toute cette bizarrerie, Emily Browning livre une performance des plus osée là où les plus grandes actrices ne seraient sans doute pas aller. A plusieurs reprises dans le plus simple appareil, elle se transforme en femme-objet dans des scènes destinées à nous mettre mal à l'aise où on ne peut pas dire qu'elle soit à son avantage. On espère vite maintenant qu'elle mettra son talent, sa candeur et sa jolie frimousse au service de films plus conventionnels, plus rythmés et plus romantiques....la belle au bois dormant manquait ici cruellement d'un prince charmant.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2011
Il y a beaucoup d’étrangeté et d’ellipse dans Sleeping Beauty, mais pas forcément dans la succession des prestations de la belle endormie, obéissant aux mêmes rituels empesés, donc rapidement ennuyeux. C’est davantage la bizarrerie de la vie quotidienne de Lucy qui intrigue. Étudiante par intermittence, elle se livre à diverses activités dont certaines demeurent mystérieuses ou évasives. Le film joue également des contrastes entre le monde contemporain dans lequel évolue la jeune fille et l’ambiance hors d’âge qui règne dans la belle maison dont les murs abritent et cachent aux yeux du monde des pratiques peu avouables – même si elles peuvent être considérées comme bénignes eu égard à la règlementation qu’elles doivent respecter. Le trouble naît aussi de l’ambivalence de Lucy, tour à tour adolescente fragile et femme fatale façon Lolita.
Néanmoins, l’étrangeté ne suffit pas à cacher la minceur du scénario ni la méticulosité appuyée de la mise en scène à l’élégance chichiteuse. La réalisatrice n’innove en rien pour ce qui concerne les scènes ternes et répétitives des cérémonials nocturnes qui finissent par recycler les sempiternels fantasmes.
Parfois mélancolique et douloureux, rarement fascinant, Sleeping Beauty vaut surtout par le jeu d’Emily Browning, son héroïne diaphane et innocemment perverse. Hélas, son potentiel d’érotisation vient se briser sur l’impuissance de Julia Leigh à proposer un traitement novateur et moins glacial.
Enfin, rien ne justifie ici l’interdiction aux moins de 16 ans, surtout quand on pense que le film autrichien Michaël n’a lui subi aucune censure. Déroutant, sinon absurde.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 novembre 2011
Un film qui film qui devrait plaire à DSK ,sinon rien de bien glorieux .Reste la fraîcheur et la beauté d'E.Browning .N'est pas Bunuel qui veut !.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 novembre 2011
Franchement mais quel est l'intérêt de ce film ?! Mais quelle déception !... Ce film donnait pourtant vraiment envie ; un mixte entre "Eyes wide shut" de Kubrick et "Belle de jour" de Bunuel avec le côté "chaste" de la pute endormie. Mais très vite le scénario se dévoile comme le point faible du film. Un "ami" dont on ne sait rien, l'héroïne qui se prostitue de façon "classique" bien avant son job de belle endormie... Le problème c'est que jamais la réalisatrice ne choisit un point de vue... problème de finance des études ?! Juste effleuré, la jeune étudiante qui prendrait goût à la prostitution ?! Jamais il en est question, Perversité ou autres ?! Aucune réflexion ne vient étailler quoi que ce soit... Jamais le film ne se penche sur des questionnement ou interrogation soit de l'héroïne soit du spectateur... Bref il ne se passe pas grand chose et tout le monde s'en fout. Emily Browning joue à la bombe sexuel mais malgré son charme et son talent on cherche encore pour la femme fatale (pas de poitrine, menue, joli minois mais rien d'extraordianire). Cependant le film ne coule pas à pic grâce à elle car elle s'offre corps et âmes à son rôle pour un film qui se veut un écrin magnifique mais qui en a oublié d'y ajouter le joyau. Une coquille vide en sommes...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2012
Vu à Cannes. C'est le meilleur film de la sélection.
On pense à un mélange de Kubrick et de Bunuel. En même temps la réalisatrice a son propre style -une sorte de perfection tant au niveau du cadrage, de la lumière, des acteurs, des dialogues.
Ce film est encore meilleur que "L'apollonide", "Tree of life", "Melancholia", This must be the place", "Polisse" ou "We need to talk about Kevin".
Emily Browning méritait amplement le prix d'interprétation -d'ailleurs ça s'est joué à un cheveu, le jury a révélé, dans la conférence de presse-bilan, avoir beaucoup discuté de ce film.

Bref, allez le voir, c'est le film de l'année !

Une critique plus complète sur le blog où j'officie :

http://mavieestunmagazineculturel.blogspot.com/2011/11/pourquoi-sleeping-beauty-est-un-chef.html
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 novembre 2011
Ce qu'il ressort de ce film, c'est que le spectateur a le plus souvent tendance a accompagner l' héroïne dans ses siestes.
C'est très lent, difficile de saisir tous les éléments, et de résister au sommeil.
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