Oslo, 31 août
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3,9
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244 critiques spectateurs

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Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2013
Un an après avoir vu le film, je l’ai toujours en tête. Un très grand moment de cinéma, des scènes à couper le souffle. Impossible de ne pas s’attacher à l’acteur principal et à cette journée particulière.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2012
« Oslo, 31 Août », où comment un film sélectionné au Festival de Cannes dans une section parallèle s’avère être de qualité nettement supérieure à bon nombre de films présentés dans le cadre de la compétition officielle. Issu d’une classe sociale a priori privilégiée, Anders n’a cependant pas échappé à la tentation ni à l’accoutumance de certaines substances illicites. A l’approche de la fin de sa cure de désintoxication, désormais trentenaire et sans véritable point d’appui, Anders, dont le destin va se profiler en cette fin d’été norvégien le temps d’une journée complète, se verra confronté aux fantômes de son passé, ceux qu’il reverra et ceux qui l’éviteront. Le réalisateur, Joachim Trier, en abordant le sujet délicat de la drogue, a choisi de ne pas nous montrer les aspects sordides de cette dérivation de la réalité mais au contraire de privilégier l’émotion à travers le prisme d’une certaine nostalgie liée à l’environnement géographique (le cadre de la ville d’Oslo a une grande importance) et celui d’un enfermement sur soi-même qui contribue à faire ressentir pleinement le sentiment de perdition qui habite le personnage principal. A fleur de peau, déstabilisé, touchant, l’acteur principal Anders Danielsen Lie porte magnifiquement ce film de bout en bout aidé en cela par l’écriture et la mise en scène d’un jeune réalisateur particulièrement inspiré et prometteur. Les derniers plans, sous forme de rapide flash-back, subjuguent et achèvent de hisser le film parmi les plus belles réussites cinématographiques de ce début d’année.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2016
Oslo, 31 août est une adaptation au cinéma du roman Le feu follet de Pierre Drieu la Rochelle. Joachim Trier s’inspire évidement de l'adaptation faite de ce roman par Louis Malle en 1963 mais aussi de Cléo de 5 à 7, film réalisé par Agnès Varda en 1962.
Remarquablement écrit et réalisé, le deuxième long métrage de Joachim Trier saisit subtilement les souffrances d'Anders face à ses désillusions et ses échecs. Remémorations dans le flux d'une journée de déambulations dans Oslo, ville qu'Anders ne reconnaît plus et qui ne lui propose pas plus de repères que ses amis qui lui sont devenus étrangers.
Anders Danielsen Lie incarne le rôle principal et pousse son interprétation à plusieurs reprises jusqu’au bord de l'abîme. Une très grande, rare et bouleversante performance d’acteur.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2012
Oslo, 31 août est un film très étrange. Je m'explique. Superbe d'un point de vue plastique, très bon niveau mise en scène, le long-métrage norvégien a pourtant une saveur très atypique : on sait qu'il est loin d'être exempt de qualités mais malgré tout, Oslo ne laisse aucune séquelles post-visionnage. Aucun défaut, mais pas assez de qualités pour être parfait, c'est donc uniquement sur l'instant présent que le film fait son effet. Ca débute par une ouverture "caméra à l'épaule" très mobile qui, instantanément, nous plonge dans le quotidien d'un toxico (Anders) qui vient tout juste juste de sortir d'une cure. Lors de sa tentative de réinsertion, Anders devra faire face aux fantomes de son passé et à bien d'autres facteurs qui semblent vouloir faire barrage à ce nouveau départ. Avec l'habileté d'un Gus Van Sant, Joachim Trier s'empare de sa caméra pour dépeindre le quotidien d'une jeunesse désoeuvrée, perdue. Abordée sans tabou, la drogue est ici la source de bon nombre de scènes incroyablement puissantes (la scène finale, particulièrement) où le silence urbain parle bien plus que les dialogues, procurant une âme très poétique au long-métrage. Dans le rôle d'Anders, Anders Danielsen Lie maîtrise l'art des émotions avec maestria dans un personnage très fort psychologiquement, dont on se sent proche dès la première demie-heure avec plus ou moins un aspect pathétique, provoqué par des (...) La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/article-oslo-31-aout-critique-101177869.html !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2025
Désarroi existentiel et tentation du suicide. Ce film norvégien est la libre adaptation d’un roman français de Pierre Drieu la Rochelle, Le Feu follet, publié en 1931. Louis Malle avait déjà porté ce livre à l’écran en 1963, en gardant le titre original et en offrant à Maurice Ronet l’un des rôles les plus marquants de sa carrière. Le résultat était d’une noirceur oppressante : un abîme de désespoir, rarement montré avec autant d’acuité au cinéma. Oslo, 31 août, second film de Joachim Trier (après Nouvelle Donne en 2006), n’est pas plus gai. Mais il adopte un style différent. Dans le film de Louis Malle : ambiance lourde, noir et blanc plombant, beaucoup de gros plans et voix off littéraire. Dans le film de Joachim Trier : mélancolie et tristesse diffuses, couleurs douces d’une fin d’été, réalisation plus aérée et parti pris moins verbal. Il y a une approche plus sensitive (ouïe, vue), qui donne lieu à de belles scènes de captation de l’environnement du personnage principal. Notamment celle où il écoute des conversations autour de lui, dans un café. Scènes de rue et scènes nocturnes sont aussi très réussies, sous influence (revendiquée) de la Nouvelle Vague française, façon Agnès Varda, dans Cléo de 5 à 7, par exemple. Joachim Trier a un joli style, gracieux. Le travail de la lumière et le montage sont au diapason, inspirés.
Sur le fond, l’ancrage sociologique change évidemment par rapport au livre d’origine et au film de Louis Malle. Nous sommes à Oslo, dans une société plutôt aisée et aseptisée, ronronnant dans un certain conformisme. Le personnage central, ancien drogué, est plus commun que celui incarné par Maurice Ronet, dandy marginal. C’est un trentenaire qui a derrière lui une adolescence débridée et devant lui une vie d’adulte à laquelle il ne se voit pas prendre part. En quelques heures, il confronte son passé et son avenir, dans un entre-deux où dominent un sentiment de décalage, une très grande solitude et un questionnement sur l’intérêt de la vie. La tonalité touche au romantisme noir.
Avec son côté évanescent, ce film est probablement moins profond que Le Feu follet de Louis Malle, moins direct, moins explicite dans sa façon d’aborder l’inaptitude à vivre, mais il témoigne d’une sensibilité fine et d’un art maîtrisé.
MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2014
Cette production Norvégienne est une poésie morbide mais tellement magique!On est embarqué dans la solitude et la tristesse de l'acteur principal!Je me suis nourri de chaques scènes et conversations!Ce film fait partie du genre de film qui reste gravé.Aucun message du film n'est pessimiste c'est l'histoire qui est pessimiste et étalée avec brillo avec une scène de fin coup de poing!Je n'étais pas loin de mettre 5 mais une chose est sur il y a de l'avenir dans le cinéma Scandinave 4,5/5.
So_Koo
So_Koo

27 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2012
Ce film, non dénué de cruauté, montre énormément de beauté. Une beauté simple des choses, suffisante pour apprécier la vie, mais qui échappe à certains pour diverses raisons. Le réalisateur arrive à nous faire ressentir parfaitement les choses et ce, sans artifice. La scène où Anders est assis dans le café seul et écoute tous ces gens autour vivant leur vie en est un exemple. Les scènes où Anders se laisse embarquer dans la nuit dans différents lieux jusqu'à l'aube m'ont aussi marquées par leur réalisme: les techniques de tournage utilisés montrent des images, des visions nous mettant facilement à la place d'Anders.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2012
sorti pour un entretien d'embauche de sa cure de désintoxication , un jeune intellectuel retrouve ses anciens amis , sa ville , et le monde de la nuit jusqu'au matin du 31 août... encore un film qui nous met en présence d'une humanité perdue qui cherche le sens à la vie... c'est dans l'air du temps tous pauvres hères errants ... et ça se laisse voir entre deux anti-dépresseurs
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2012
Un film lucide, très voire trop, filmé avec fluidité dans une lumière de fin d'été. Les errances d'un trentenaire sur le retour, après les excès, entre ses amis, sa famille (présente et absente) et ses incertitudes. Parfois un peu lent et contemplatif, une seule journée résumée en 1h30 de film, entre hauts et bas, les silences et le bruit. Toutes les questions d'une génération sont là...
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2012
Quelques jours après "martha, marcy-may etc", encore un film dont on ne sort pas indemne....
Pourquoi ? Parce qu'on se sent concerné par le "mal-être" de cet homme encore jeune, qui ne trouve pas sa place dans ce monde de "brutes".

La justesse des dialogues, qui touchent à l'intime, résonnent en nous comme en Anders, qui lorsqu'il est touché, réagit brutalement.
Malgré ses efforts et parfois aussi, ceux de ses interlocuteurs, il n'est nulle part, à sa place. Il est toujours, "à côté".

De grands moments: le dialogue avec le mari de sa soeur, l'entretien d'embauche...
Bien sûr, Anders sort à peine de sa cure de désintoxication mais il pourrait aussi bien, être dépressif.....

Anders est serré de près par la caméra; on comprend ses tourments, son manque de "goût à la vie, à aimer"; il est nulle part, chez lui !!!

Sa personnalité, différente de celle de Maurice Ronet, dans le Feu follet, est une sorte de transposition dans nos années 2010...

Beau et profond= TOUCHÉ !
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2014
Une nouvelle variation contemporaine sur la thématique du "Feu follet", roman de Drieu La Rochelle, déjà adapté au ciné par Louis Malle en 1963.
Ici, le récit se déroule en Norvège, et le héros désabusé sort d'une cure de désintoxication à l'héroïne : convoqué à un entretien d'embauche, il en profite pour revoir ses anciennes fréquentations.
Le film de Joachim Trier ne pouvait que me parler, car le cheminement de son héros a de fortes résonances dans mon parcours personnel. Cet état d'esprit désabusé et ce vide existentiel sont des symptômes partagés par la plupart des personnes dans sa situation, désappointé par ses anciens amis de débauche, frustré face aux succès de ceux qui ont su avancer, et sans espérance ni projets pour s'imaginer un futur...
Pas très euphorisant donc, mais nettement moins sombre que la version de Louis Malle, grâce aux magnifiques paysages de la capitale norvégienne en cet été finissant, saison hautement métaphorique.
"Oslo, 31 août" (2011) est aussi moins désespéré que le roman original, dans le sens où l'auteur laisse une fin ouverte, où chacun pourra imaginer la suite selon son interprétation.
Une oeuvre contemplative et mélancolique que je recommande.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2015
Je suis toujours un peu mitigé face à ce type de cinéma, d'une part il y a des choses que j'adore parce que c'est très vrai, il y a un certain rythme, les personnages sont bien complexes comme il faut, c'est relativement contemplatif, et d'autre part je n'aime pas du tout ces longs dialogues, on a l'impression que les personnages sont psychologisés même si pas complètement. Enfin voilà mais j'ai l'impression du peu que je connais que c'est typique du cinéma nordique. Alors du coup oui j'adhère mais pas complètement. Après le film en lui-même est très chouette, je m'attendais pas à ça, je pensais qu'on allait nous parler des attentats qui avaient eu lieu à l'époque, en fait j'étais à la masse, enfin c'est pas non plus totalement hors de propos parce qu'on parle clairement d'une jeunesse perdue, paumée et c'est vachement beau en fait. Alors je pensais qu'avec cette scène d'intro on serait purement et simplement dans le contemplatif mais passé ça on entre tout de suite dans les dialogues et des dialogues à n'en plus finir, après c'est très bien écrit c'est très juste, je dois dire que l'état dépressif est particulièrement bien rendu même si on a plus l'impression qu'il s'en sort plutôt qu'il est en plein dedans. Quant au discours sur la drogue c'est très subtil, c'est pas lourd, on fait pas du Requiem for a Dream là, c'est pas choc mais c'est tout aussi coup de poing. Ensuite j'ai adoré, vraiment, la scène dans le café où il écoute les conversations des clients c'est tellement vrai, tellement juste, que ce soit le type de conversations où la manière dont il les observe, dont il les écoute et on comprend très bien ce qui se passe dans sa tête sans qu'on ait besoin d'explications et c'est ça que j'attendais, montrer sans démontrer mais les dialogues démontrent, ils psychologisent le personnage. Mais je suis déçu au niveau de la mise-en-scène j'aurais espéré qu'on soit toujours dans le flou autour de lui, pourquoi des fois on voit leur visage et des fois non, j'aurais préféré qu'on ne les voit jamais, je pense qu'on aurait beaucoup plus gagné au niveau du personnage. Après il faut dire que la mise en scène est pas dingue non plus, enfin c'est pas facile de faire des trucs vraiment balèze avec que du dialogue c'est pour ça que la scène d'intro est beaucoup plus intéressante que bien d'autres passages du film. Quoi qu'il en soit c'est un très bon film mais voilà je reste mitigé.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 mars 2014
Un film mystérieux, très lent, beaucoup trop de longueurs et des dialogues sans grand intérêt. Très étrange ce cinéma norvégien, j’ai pas accroché du tout.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2013
La vie est dure, complexe et terrifiante, où tout ne s'arrange pas avec le temps. Anders, un norvégien de 34 ans, va bientôt terminer sa cure de désintoxication et a l'autorisation de retourner à Oslo pour passer un entretien d'embauche. Récit contemplatif, existentialiste et doté d'un profond pessimiste, le film de Trier choisit un point de vue poétique pour suivre ce personnage instable en recherche permanente de réponses.
D'abord pessimiste parce que l'homme ne semble pas avoir la volonté de se relever ni d'avancer vers une vie meilleure, mais aussi parce qu'il a la fâcheuse impression de penser que tous ses proches prennent de la distance vis à vis de lui, alors que c'est évidemment plus compliqué que cela. En effet, il n'y a ni bon ni méchant dans ce genre de situation, seulement des êtres qui font comme ils peuvent pour se protéger.
Poétique ensuite car la mise en scène est légère et pleine de fluidité, où la caméra, volontairement tremblante, arrive à entrer au plus profond d'Anders. On sent aussi dans Oslo, 31 août un goût assumé pour la nostalgie, comme nous le montre la séquence introductive cadrée en 4 / 3. La voix off participe également à cette poésie, en ce sens où ces monologues nous présentent des quartiers, une ville ou des gens que nous ne connaissons pas, mais qui arrive avec sa puissance narrative à nous émouvoir.
Enfin, un magnifique plan-séquence nous attend à la fin de cette oeuvre, laissant Anders Danielsen Lie montrer toute l'étendue de son talent d'acteur. Un véritable fragment de réalité vient flirter avec cette scène, où l'homme a l'air d'être habité par une sensation simple, pure, comme si tout devenait plus clair. Un très beau moment de cinéma.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2012
C'est le temps, plus que la drogue, qui à mon sens est au cœur d'Oslo, 31 août. Déjà dans le titre, puis par les interventions de voix anonymes et par les plans sur et dans la ville. C'est un film teinté de mélancolie plus que de nostalgie, comme l'exprime une des voix. Poétique, pessimiste, parfois drôle, très référencé, Oslo, 31 août nous hypnotise pendant 24 heures de la vie d'Anders - j'aime beaucoup les films qui établissent une narration de ce genre -, mais aussi dans l'universalité de nos vies, ce qui n'est pas toujours facile à accepter. Le film est très juste pour montrer la beauté qui se dégage des imperfections de la vie, des visages, des musiques, de la littérature, des paroles, des mots. Il m'a donné envie de lire Le Feu follet de Pierre Drieu La Rochelle, preuve que l'adaptation de Joachim Trier est réussie. Petit malus, le norvégien n'est définitivement pas une langue musicale ...
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