Oslo, 31 août
Note moyenne
3,9
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244 critiques spectateurs

5
38 critiques
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86 critiques
3
66 critiques
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32 critiques
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14 critiques
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8 critiques
Trier par :
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DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2012
Le film est lent, pas très explicatif, parfois poseur, souvent empreint d'une poésie mélancolique. Le réalisateur compte sur le spectateur pour débusquer au détour des conversations et des rencontres le parcours passé du héros. Une vie grillée qu'il a du mal à assumer. C'est au spectateur de faire l'effort de comprendre l'aspiration de ce road movie urbain. On salue la démarche de ne pas tout expliquer à tout bout de champs, comme si on était incapable de comprendre sans surligner. Le héros renoue avec des connaissances, plus ou moins indulgentes à son égard, dans un périple nocturne parfois heureux. Des lueurs d'espoir qui lui sont tendues alors qu'il s'enfonce dans le renoncement. Ceux qui lui jettent la pierre se posent en moralisateurs vertueux, mais sont incapables d'essayer de sauver une vie. C'est magnifiquement interprété et très bien réalisé. Un poème triste, mais apaisé.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2025
C’est un film qui s'ouvre sur un temps suspendu entre la nuit et l’aube. « Oslo, 31 août » ne commence pas sur une action mais sur une absence : celle de l’élan vital, de la croyance en un avenir qui serait autre chose qu’une simple répétition.

Anders, homme miné, revient dans en ville comme on revient dans un souvenir auquel on aurait cessé de croire. Il n’a pas tant une journée devant lui qu’un sursis, et tout dans la mise en scène de Joachim Trier travaille à maintenir ce fil tendu entre le déjà-perdu et le jamais-advenu.

Le film s’avance comme une lente déambulation dans l’ombre portée d’une vie qui aurait pu avoir lieu. Mais c’est justement dans cette potentialité morte que réside son cœur battant.

La journée du 31 août n’est pas un carrefour mais un précipice. Chaque rencontre, chaque lieu visité par Anders, ressemble à un miroir déformant qui lui renvoie l’image d’une normalité inaccessible. Les discussions d’amis, les entretiens, les retrouvailles, tout résonne en vide.

Non que les autres soient hostiles : au contraire, ils tendent des mains, mais des mains qui ne saisissent rien. Il n’y a pas d’exclusion violente, seulement une distance infranchissable, une forme de douceur qui désarme toute possibilité de bonheur. Anders est trop lucide pour être en colère, trop fatigué pour supplier.

La ville elle-même est filmée comme une mémoire dissociée : chaque rue semble familière mais indéfini, chaque café, chaque appartement, chaque parc est traversé comme on traverse un rêve.

Le film épouse cette logique de la soustraction. La caméra ne dramatise jamais. Elle observe. Elle retient. Elle écoute. Et surtout, elle laisse entendre ce que les silences recouvrent : le bruit d’un monde qui continue sans vous, le brouhaha d’une modernité saturée de discours, de régimes alimentaires, de parcours professionnels, d’applications pour mieux dormir ou mieux jouir.

Mais rien de cela n’atteint Anders. Il écoute ces conversations comme on écouterait une langue morte, ressuscitée par automatisme. La vie parle, mais elle ne s’adresse plus à lui.

Le film touche alors à une vérité terrible, celle d’un désajustement fondamental entre la conscience et le monde. Ce n’est pas l’addiction qui a brisé Anders : elle n’est qu’un symptôme, une échappée provisoire face à l’indigence d’un présent sans promesse.

La guérison n’a pas lieu, non parce que le traitement échoue, mais parce que le réel ne suit pas : il laisse entendre une époque qui n’a plus les mots pour consoler, ni les structures pour accueillir ceux qui doutent.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 mars 2012
C'est sûr, il est vraiment temps d'en finir. Mais quel besoin d'être aussi barbant ? Quitte à se perdre, autant foutre le feu à Rome, non ? (Non, à part ça, le film ressemble à Mélancholia : froid et désespéré. Même si la rencontre avec l'étudiante (toute fin du film) pourrait consituer un très petit moment de grâce, est-ce qu'il n'y vraiment rien d'autre à voir en ce moment ?)
Biloba63
Biloba63

68 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2016
Un sujet si délicat méritait d'être traité avec cette humanité et surtout cette sobriété. Les personnages sont simples et touchants ce qui fait la force de ce film qui ne se noie pas dans le superficiel, l'excès ou des dialogues qui alourdiraient le rendu final.
Le cinéma nordique regorge de belles œuvres et celle ci en fait partie.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2012
"Le Feu Follet" de Louis Malle n'est pas un de mes films préférés et cette nouvelle adaptation du roman de Drieu La Rochelle ne trouvera pas sa place dans mon Panthéon cinématographique. Non pas que je me sois ennuyée, mais le réalisateur étire son propos jusqu'à plus soif. Et comme il ne se passe pas grand chose...
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2012
Quelle desesperance inutile… le film est plutot bien fait, bien joué, mais pfffff… so what ???
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2023
Un film qui est réussi mais a éviter absolument lorsque l'on est mélancolique. En effet, l'ensemble du film nous emporté dans le mal être d'Anders, ancien toxico qui tente de ce suicider dès les premières minutes du film. Joaquim Trier livre également sa vision d'Oslo, prenant pour modèle des cinéastes comme Woddy Allen. Sa réalisation est d'ailleurs brillante, belle dans sa simplicité et qui laisse vraiment les acteurs déployés leur jeu. Anders Danielsen Lie brille dans ce rôle très touchant et devient instantanément un de mes acteurs nordiques préférés après son retour dans Julie en 12 chapitres. Notre attachement au personnage omniprésent du film porte que plus d'effets sur la fin spoiler: dramatique alors que nous avions peu à peu envisagé comme lui une note d'espoir
. Ça fait mal mais c'est beau !
arnaud1972
arnaud1972

42 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 février 2012
Malgré quelques belles scènes (bien dans l'air du temps, esthétisme épuré, ambiance boîte de nuit enfumée mais pas trop) et les références cinématographiques pléthoriques du réalisateur (bresson, antonioni, louis malle, varda, gus van zant...), le film s'essouffle rapidement passé la première demi-heure et l'errance urbaine alors de ce feu follet norvégien (pas très sympathique ni touchant au demeurant) tourne à l'exercice de style propret et trop stylisé typique d'un étudiant en dernière année de cinèma, dommage...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2015
Avec "Oslo, 31 août", le jeune cinéaste norvégien Joachim Trier signe son deuxième film et raconte une journée de la vie d'un ancien toxico dépressif. La subtilité du film réside dans son ton, grave mais jamais austère, toujours traversé par une légèreté mesurée, qui peut passer soit à travers de brèves touches d'humour, soit à travers une sophistication formelle qui refuse l'austérité. Le film vaut également pour l'interprétation très juste de ses comédiens, avec en particulier celle de Anders Danielsen Lie, qui parvient à jouer une fragilité contenue et apparente. Malgré beaucoup de très bonnes idées, "Oslo, 31 août" donne l'impression d'être inabouti, que ce soit dans la façon dont son propos est mené (le parcours du personnage, même si son aboutissement est clair, est parfois mené avec trop de libertés narratives) ou dans son aspect formel (hésitations entre un style documentaire et un autre plus lyrique). Un film ambitieux mais pas toujours très rigoureux, parfois trop froid mais qui aura au moins révélé un auteur incontestablement talentueux.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 mars 2012
Je suis resté froid devant "Oslo, 31 août", déprime norvégienne sans héroïne.
Ce n'est pourtant pas la mise en scène, élégante et gracieuse, ni les interprètes, touchants et sensibles, mais les états d'âmes en manque du livide Anders nous ennuie poliment jusqu'au soporifiquement et légèrement chiant. Si je n'avais pas été shooté au sirop pour la toux, aurais-je été plus convaincu par le charme norvégien ? Pas sûr...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 février 2017
On peut louer la réflexion autour du malheur qu'apporte Oslo 31 août, il peut être dû au manque d'amour, au mal d'amitié, au rejet du système et des milliers d'autres raisons. Par contre, ce que je reproche c'est la manière, trop de blabla, une réalisation minimaliste et un manque de punch. Dommage.
svtlben
svtlben

31 abonnés 617 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 juillet 2012
Je ne comprends pas les bonnes critique de ce film. Tout est lent, on s'ennuie, on s'endort. Je n'ai pas aimé du tout
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2013
Au mieux peut être diffusé dans Arte en tant que reportage de société avec en titre : « Le repenti pas fini », mais certainement pas une salle de cinéma et être nominé dans un festival ; ce film n'en a pas la prétention. Pour commencer : le personnage. Un paumé qui à lui seul incarne la définition du défaitisme : il ne croit en rien, ni en lui ni en l'avenir (c'est déjà mal barré...) et laisse s'envoler les opportunités qui s'offrent à lui ( spoiler: l'entretien d'embauche
). Bon ok c'est un ex-toxicomane qui manque de confiance en lui ; cependant, le synopsis (trompeur) laisse penser que sa cure l'a revigorer. Moi qui m'attendais à un film plein de poésie sur cette journée où tout change dans la vie de ce personnage. Et bien tout change, mais pas comme je me l'imaginais, et on vague avec lui dans les rues « oslonnienne » sans but précis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2012
Les films totalement noirs, sans le moindre espoir, sont finalement assez rares. "Oslo, 31 août" est de cette trempe. Un film de crise sorti en temps de crise. Crise existentielle d'un jeune homme paumé. Un type largué par le présent. Plutôt beau mec, mais rattrapé par un passé de toxico. Des trous noirs sur son CV comme dans sa vie. Des trous si noirs qu'ils lui empêchent d'envisager l'avenir autrement qu'en noir. On aurait envie de l'aider. D'être à ses côtés pour l'épauler. Et lui dire ces quelques mots de Prévert, récemment cités par Trintignant : "Et si on envisageait d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple ?"
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2024
L’homme erre dans Oslo comme s’il cherchait des réponses. Comme s’il souhaitait qu’on le sauve. Il parle aux gens pour être sous leur aile.
Mais est-il prêt à entendre les bonnes réponses.
Le réalisateur cerne bien la complexité de l’homme qui se sent différent des autres de par sa fragilité énorme mais également sa difficulté à faire comme si….
Austère malgré tout mais pas mal du tout.
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