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4,5
Publiée le 15 mai 2020
Joachim Trier a coché toutes les cases avec ce drame d'une sensibilité indéniable, mettant en scène un impeccable Anders Danielsen Lie dans le rôle d'un addict en permission de cure de désintoxication. Le film s'appuie sur des dialogues finement écrit et une mise en scène subtile faisant la part belle aux jeux de regards et aux silences de ses protagonistes. L'histoire prend de l'épaisseur au fur et à mesure des rencontres d'un Anders à fleur de peau, extrêmement touchant de par sa détresse et sa vulnérabilité, et le dénouement, noir, finit d'enfoncer le clou et conclue de façon poignante ce long-métrage sans faille.
L'acteur est tout simplement fantastique! Le malaise, le mal-être omniprésent qui transcende le film, c'est lui qui nous le fait vivre. La mise en scène, la bande son, est tout autant belle que captivante. C'est un drame haletant et authentique qui plonge dans de profonds sentiments de solitude avec l'espoir de sortir l'esprit sain. spoiler: Et alors que dire de ce dernier plan-séquence qui porte une charge émotionnelle terrible! wouaw!
Le film entre tout de suite dans le vif du sujet avec une tentative de suicide. Au moins les choses sont claires... Nous suivons la trajectoire d'un trentenaire qui s'apprête à sortir d'un centre de réhabilitation pour toxicomanes. Quelques jours avant la sortie officielle, il profite d'un entretien d'embauche pour faire le tour de ses connaissances. A travers différentes rencontres, c'est un homme tourmenté au destin incertain qui apparait. L'acteur principal est talentueux : le personnage qu'il incarne diffuse un mal-être permanent, que de furtifs sourires viennent plus renforcer qu'infirmer. Toutefois, son introversion, ajoutée à la sécheresse des rapports avec les autres personnages, m'ont rendu le visionnage du film un peu pénible. C'est un long métrage âpre, forcément sinistre, qui ne plaira pas à tout le monde.
Le film est pas mal, mais assez déprimant, sur les errance d'un jeune homme mal dans sa peau qui a essayé de lutter contre son addiction, à ne pas voir si vous avez le blues...
Sentiments antagonistes sur ce film. Il est très bien fait, j'ai adoré certaines scènes (par ex spoiler: dans le café quand il écoute les conversations des autres tables ) les acteurs sont excellents et le scenario bien écrit. En revanche, quelle tristesse, quel désespoir!!! spoiler: Je me sentais très bien avant le film et TRES MAL après. Alors qu'en penser? Oui c'est un bon film... mais dans le genre "vous allez en prendre plein la tête et vous sentir totalemnt déprimés après" . Donc si je résume, j'ai aimé ET détesté (donc 2,5/5)
Cette journée passée dans la peau d’un ex-toxicomane en balade en ville est pour le réalisateur Joaquim Trier l’occasion idéale de réunir tous les éléments scénaristiques pour nous dépeindre une superbe crise existentielle. C’est donc à travers un drame introspectif très pesant que va se construire cette rude épreuve qu’est le retour en ville de ce trentenaire, sa tentative de recommencement et de rédemption. La voix-off nous accompagne de bout en bout et créé une empathie poignante entre le personnage tiraillé et le spectateur suivant ses errances et sa recherche de nouvelles bases. Alors que se l’on en vient à lui espérer une sortie de l’impasse, c’est une interrogation sur le destin et le sens de la vie qui nait de cette excellente captation des mouvements et des sentiments de ce homme sans repères. Une œuvre oppressante mais dont la narration, avant son dénouement final, a peut-être tendance à donner l’impression de tourner en rond.
Oslo, 31 août... Film triste comme la fin d'un été, dans une lumière ouatée, magnifique et précise. Anders : pivot déchirant de ce film s'étalant sur 24 heures, les siennes. Ce poème bouleversant imprimé sur pellicule n'est pas sans rappeler La 25eme Heure de Spike Lee, autre film relatant la journée d'un héros reprochable. Mais là où le cinéaste américain s'attardait sur une échéance, une fatalité, Joachim Trier préfère montrer un nouveau départ, un re-commencement, une vie en devenir : celle d'Anders, donc. Peu de films ont abordé la question du sevrage de la sorte. Modestement, constamment dosé et intelligent Oslo, 31 août parle avant tout d'un homme seul entouré de tous et de n'importe qui. Anders souffre, s'abstient parfois, se dévalorise souvent, cherche la paix et l'harmonie tout en fuyant comme la peste la pitié dangereuse de ses ( vrais ? faux ? ) proches. Il y a les amis, le projets de toutes sortes, l'envie de vivre et son dégoût, les femmes, les lieux que le commun des mortels occupe sans vraiment s'en soucier, la jeunesse que l'on aimerait éternelle, les fêtes qui explosent et qui exposent, les confidents, les gens qui avancent des idées plein la tête... Oslo, 31 août, en un lieu doublé d'une date parle tout simplement de la vie, et de ce que tout un chacun peut en tirer. Certaines scènes sont d'une rare puissance émotionnelle... Boy A n'est pas loin non plus, au détour d'une scène electro-stroboscopique. Un poème inductif qui permet de susciter la reconnaissance avec élégance. C'est à voir absolument.
Le cinéma est sans doute à l'image de la période que nous traversons : morose et sans espoir. Voilà un film qui ne déroge pas à la tristesse ambiante. Ce n'est ni un grand film ni un navet mais un objet intermédiaire profondément dérangeant.
Film à l'ambiance froide, triste et réaliste qui m'a beaucoup touché par son réalisme. L'histoire d'un toxico qui retrouve la vie en société. Le mec a du boulot pour retrouver goût à la vie après ce qu'il a traversé et malheureusement, il ne reçoit pas beaucoup d'aide ni de soutien. Dur dur de s 'en sortir seul dans ces conditions. On s'aperçoit comme souvent de nos jours, que tout le monde fait face à ses propres problèmes, doutes et n'a pas la force, le temps, le mental pour aider cet ancien copain que tout le monde a plus moins zappé...IL cherche tant bien que mal à trouver une issue, notamment auprès de son "ex" pensant à un nouveau départ loin de sa ville, mais en vain..... Un film au scénario poignant, bien mis en scène qui m'a beaucoup ému.... Un peu triste mais réaliste...
Rien que le titre me donnait envie d'aller le voir. S'intéresser à une journée particulière, qui marque la fin de l'été vacancier (faudrait-il que je vois Fin août, début septembre d'Assayaas ?) ça me donnait vraiment envie. Le film parle d'un junkie mais n'est pas centré sur ça. Il est plutôt focalisé sur le temps qui passe, sur la vie, sur les opportunités manquées. En ça c'est un film émouvant et qui en plus surprend par moment par des petites scènes pleines de poésie. Tout n'est pas réussi dans le long-métrage, et certains écueils ne sont pas évités (une certaine tendance à en faire trop), mais Oslo, 31 Août vaut le détour.
Un jeune homme sort le temps d'une journée d'un centre de désintoxication pour passer un entretien d'embauche. Il en profite pour revoir ses proches, famille, amis. Mieux vaut vous prévenir, ce n'est pas joyeux joyeux. Autour du personnage principal, Anders, largué par la vie et déstructuré, les autres protagonistes, derrière une façade en apparence heureuse, laissent percevoir au fil d'échanges brillamment dialogués leur propre mal être. Une véritable analyse des tourments profonds de la vie : la solitude, le temps qui passe... C'est passionnant et terrifiant à la fois, d'autant que l'on peut trouver quelques echos de son propre parcours. En plus d'être remarquable sur le fond, "Oslo, 31 août" bénéficie d'une mise en scène qui monte peu à peu en puissance jusqu'à réserver dans le dernier tiers du film une série de moments de grâce cinématographique. Ajoutons à cela une interprétation parfois exceptionnel (l'acteur principal) et une bande originale à tendance éléctro particulièrement efficace. On sort un peu avec le moral dans les chaussettes mais quel film !
Après la tourmente et le chaos dans une vie, voici l'après. "Oslo, 31 août" c'est l'histoire d'un mec qui a plongé sévère dans les méandres de la drogue. On sent la souffrance et l'amertume, le vide et la culpabilité. Anders Danielsen Lie incarne un gars qui fait tout pour s'en sortir, en sachant obstinément qu'il ne le fait plus pour lui. Il cherche le bon regard, le bon discours, la bonne écoute, mais personne n'arrivera à le dévier. Une lutte sans fin pour éviter d'étouffer dans une vie qu'il ne désire plus. Joachim Trier dresse un portrait noir et amer d'un homme éteint et résigner. Emprunt d'une solitude qu'il a provoqué, il se laisse dévorer par son mal intérieur.
Libre adaptation du Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle – le roman avait déjà été porté à l’écran par Louis Malle en 1963 – Oslo, 31 août nous fait suivre les pérégrinations d’Anders (sublime Anders Danielsen Lie), un jeune homme en fin de cure de désintoxication qui a la permission de passer quelques heures en ville. En croisant plusieurs de ses anciennes connaissances, échangeant parfois longuement sur la vie et ses renoncements, il s’enlisera davantage dans sa mélancolie. Se laissant tenter à nouveau par les excès de la fête et de la nuit, spoiler: il retombera dans les affres de la drogue qui précipiteront son inéluctable effondrement. Joachim Trier filme avec maestria les errances intérieures de ce garçon si touchant, victime d’un spleen oh combien contemporain, distillant à son long-métrage ce qu’il faut de littéraire pour rendre hommage à son œuvre originale, et ce qu’il faut de cinématographique pour en faire un film maîtrisé et passionnant. Brillant.
Oslo, 31 août est un drame sur les effets néfastes de la drogue. En cure de désintoxication un jeune suicidaire vit un enfer pour ce film fin et sensible.