Simple portrait d'une famille à voir les derniers mois de vie du père atteint d'une tumeur au cerveau. Il ne se passe pas grand chose à part la dégradation du malade. L'émotion n'est même pas au rendez-vous pour la fin. Pas intéressant...
J’y vois un beau témoignage d’amour et de douleur sur la façon dont on réagit à la maladie. Continuer à vivre comme avant. Et même faire comme si la maladie n’existait pas. C’est filmé comme un reportage et le style est très réaliste. Dur, touchant et bouleversant.
Film bouleversant !! Hyper réaliste sur la maladie et la souffrance des gens qui accompagnent les malades !! Certaines scènes sont très dures et on a hâte que ca se termine !! Les acteurs sont très bons et touchants !! Une belle surprise que ce film allemand !! Âmes sensibles s'abstenir !
Fran, la quarantaine, marié, deux enfants néo propriétaire d’une belle maison apprend qu’il est atteint d’un cancer au cerveau à l’issue fatale, rapide et douloureuse. Sa femme va décider de l’assister et lui permettre de finir ses jours chez lui. La première scène dans le bureau du médecin qui doit annoncer la maladie et la mort proche est la plus prenante du film. Les plans longs sur les visages se décomposant montre bien la gêne face à la fin inéluctable ; une scène d’une justesse incroyable. Après, la suite est tout aussi frontal et cru. Le titre « Pour lui » laissait à penser une famille unie et dévouée derrière le père mourant. Mais non, seule la mère se dévoue ; le film montre la réalité crue d’enfants portés par des préoccupations de leurs âges ; le très jeune fils y va même de sa demande de récupérer son Iphone à son père une fois qu’il sera décédé. Absence de sentimentalisme et réalité brute sont les voix suivies par ce film ; la déchéance et la fin de vie sont montrées ici de manière quasi documentaire et sans pathos. On n’est donc pas dans un mélodrame obscène mais pas non plus dans un film de cinéma. Cette contemplation morbide n’a en fait guère d’intérêt cinématographiques, voire guère d’intérêt tout court. Tout voir et tout montrer, mais pour quel objectif ; on ne sait pas trop. Et pour terminer, l’image est particulièrement laide. Auréolé du Prix Un certain regard à Cannes, le résultat est en fait pragmatique et juste, mais obscène et peu intéressant.
Un film qui sonne juste. Montage enlevé. Une belle réussite, qui semble s’appuyer sur des dialogues spontanés et des comédiens non professionnels. Pas trop de pathos.
Le film Le cinéma c'est aussi montrer ces instants de vie en sursis , autour desquels chacun réagit selon son tempérament. Celui du cinéaste est résolument attentionné et plein d'amour pour ses proches. Il réussit à nous communiquer cette vérité première, avec simplicité et réalisme. Les comédiens lui emboîtent le pas. Les bonus Un petit entretien avec le réalisateur.... Pour en savoir plus
Un film de grande qualité ! Les acteurs jouent leurs rôles à la perfection. Pas un brin de superflu, comme on pourrait le voir dans un film Américain. Une histoire certainement très proche de la réalité.
De l'annonce du diagnostic, au long cheminement dans la lutte contre la maladie, le film suit le combat d'un homme comme un autre victime d'une maladie qui menace tout un chacun. On est pas là pour s'amuser, on le comprend très rapidement. L'approche se veut clinique, froide, réaliste. Voilà ce qu'il se passe lorsque cela arrive à l'improviste. Le réalisateur évite le pathos, plongeant le spectateur dans le combat avec les espoirs et les déceptions. Le film remue et dérange, il n'est pas forcément agréable à regarder mais correspond à une certaine réalité que l'on ne peut refouler. Une épreuve dont il faut prendre la mesure avant de s'y atteler.
Du diagnostic, une tumeur cérébrale inopérable, à la fin, quelques petits mois plus tard. Pour lui est un film qui ne triche pas, c'est la mort en face, les yeux dans les yeux, et cela passe par un réalisme parfois insupportable (l'agonie est longue), dans un quotidien qui se poursuit, malgré l'ombre noire qui plane. Andreas Dresen, né en RDA, est le meilleur représentant du cinéma allemand actuel, avec Christian Petzold. Ses films refusent le sentimentalisme (Un été à Berlin, Septième ciel), traquent les êtres dans leurs failles et leurs faiblesses. Sans en rajouter, avec sobriété, lucidité, humanité. Aborder le thème d'une mort annoncée n'est pas une mince affaire, il n'y aucun espoir à attendre, aucune rémission à espérer. Dresen traite de la fin de vie, comme 'd'une chose naturelle, qui ne doit pas se cacher derrière les tabous habituels. Il le fait avec honnêteté, une touche d'onirisme (la tumeur prend visage humain), exprime la colère, l'injustice, la révolte, la douleur, la résignation, l'apaisement comme autant de sentiments qui se mélangent dans des ruptures de ton qui déconcertent et coupent le souffle. On ne peut pas parler de beau film devant un tel spectacle, mais de film juste, ça, oui.
Bon, j'avoue, je ne vais pas être objective. J'avoue, ce film m'a fait pleurer (un peu). En voyant les premiers plans, je me suis demandé ce que je foutais là. Ce film, pourtant, m'a presque fait du bien. Je me suis sentie moins seule. Non, je ne suis donc pas la seule à avoir vécu cela : le cancer de mon jeune époux, père de mes deux enfants. Oui, c'est ignoble de filmer cela. Oui, le cancer est ignoble. Oui, le corps cancéreux est lâche. Il lâche de partout. Ce film, malgré sa mise en scène un peu foutraque, a le mérite d'éviter tout tabou. Non, il n'en dit pas trop. Le cancer, c'est bien ça. Juste ça : le corps qui s'en va.
Pour lui (2011) nous plonge dans la dure réalité auquel est confrontée une petite famille où du jour au lendemain, le père apprend qu’il est atteint d’une tumeur incurable au cerveau. Ses jours sont comptés, il sait que son état va empirer, Andreas Dresen nous fait vivre avec eux leurs angoisses, leur désarroi, leur impuissance face à cette terrible maladie. Ce qui frappe en premier les esprits ici, c’est la véracité avec laquelle le réalisateur est parvenu à retranscrire et à nous faire ressentir toutes ces émotions. Une fiction à travers laquelle le voyeurisme n’a pas lieu, on subit simplement de plein fouet les désagréments que subit le personnage principal, face à sa famille impuissante. De la lente dépression qui s’installe sournoisement à l’affaiblissement total, de la perte de repères en passant par les douleurs ressenties, Milan Peschel est parvenu à rendre son personnage crédible avec beaucoup de volonté et de force, on regrettera simplement que le film puisse être aussi long à se mettre en place (et qu’il puisse s’enliser dans une certaine routine). Malgré cela, le Prix "Un Certain Regard" lors du 64ème Festival de Cannes lui est amplement mérité.
Je suis un peu trop gentil avec 3,5/5 car c'est long ça manque de rythme. Mais c'est quand même une très belle histoire. Très très bien interprété et émouvant.
Comment dire? Ce n'est même pas gênant, c'est voyeur et déplacé. Le malade a mal, le malade vomit, le malade est grincheux, le malade perd la tête....allez dans un hôpital, vous aurez les mêmes sensations fortes. Aucun suspens, aucune tension. Ajoutez à cela une image très mauvaise...et c'est l'ennui total.