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acgaltie
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2,0
Publiée le 11 mars 2012
France Inter, lundi 21 novembre, 18H45 : "(...) tous les gens qui ont vécu ça ont été extrêmement émus parce que le Larzac, c'est vrai, réduire ça aux hippies qui rigolent, c'est tout petit", dit l'animateur France Inter. "C'est le discours de l'ennemi, ça !", coupe Christian Rouaud presque colère. Et d'enchaîner : "Les hippies, les chèvres, les communautés, tout ça, c'était des conneries. (...) On a fabriqué une image négative qui fonctionne encore aujourd'hui (...) Ya des gens qui croient encore aujourd'hui que c'était des histoires de hippies !" Emission Down Town de Philippe Collin et Xavier Mauduit, avec Christian Rouault et Léon Maillé (qui approuvait).
Des "hippies", quelle incongruité, quelle horreur ! Peut-on imaginer plus négatif, plus petit ?!
"Des conneries"... Mais quelle conscience a Christian Rouault des hippies ? Ne sait-il pas que le mouvement Hippie étaient l'un des courants révolutionnaires des sixties ? Comment le réalisateur d'un film sur l'une des luttes exemplaires de la nouvelle gauche peut-il dénigrer l'une des composantes de la nouvelle gauche américaine et internationale ? Je crois l'entendre demander : "C'était quoi la nouvelle gauche américaine ?"
Et, de ce côté de l'Atlantique, ces "hippies", qui semblent considérés comme une pollution par Môsieur Christian Rouault (comme les communautaires), qui étaient-ils ? Des écologistes, des anarchistes, des pacifistes, des autogestionnaires, des féministes, des régionalistes occitans et d'autres régions, des communautaires (le combat de Lanza del Vasto et de ses amis, d'ailleurs implantés en deux endroits dans la région, aurait-il été oublié ?)... peut-être même quelques purs hippies du déjà vieux mouvement, d'ailleurs. Et alors ? N'ont-ils pas pesé dans la lutte hautement symbolique du Larzac – une lutte qui dépassait de très loin les limites du Plateau ?
Tous étaient unis dans un même mouvement : la nouvelle gauche façon Murray Bookchin, comme l'évoquait Fournier avant même l'ouverture des hostilités au Larzac. Ce que nous allions bientôt appeler le mouvement alternatif. Sans cet élan général de l'alternative au système dominant, ici méprisé au travers des hippies, la résistance du Larzac serait restée confidentielle.
On reconnaît là la bêtise, souvent instrumentalisée, qui consiste à stigmatiser les autres, les différents, ceux que l'on ne comprend pas, que l'on ne comprend plus. Pour se rassurer contre ce qui, désormais, inquiète, et s'éviter de penser ?
Quarante ans après, tous des notaires ?
A quoi sert Christian Rouault ? Dans quelle mesure son révisionnisme est-il involontaire ? ACG planetaryecology
Tous au Larzac n'a rien d'un documentaire génial et créatif. Une succession de témoignages, sans effets supplémentaires, quelques images d'archives, rien de plus classique. Pourtant une force indescriptible ce dégage du film de Christian Rouaud. Sans doute en grande partie par le choix du sujet et des témoins. Le Larzac c'est une histoire extraordinaire un peu oubliée, incroyable et utopique, de ces 103 paysans qui se sont battus 10 ans entre 1971 et 1981 pour ne pas être expropriés de leurs terres agricoles par les gouvernements de Pompidou puis Giscard qui souhaitaient y agrandir un camp militaire. Par succession de témoignages de personnalités à l'humanité débordantes, on retrace les événements par ordre chronologique de cette lutte incroyable où des paysans, imprégnés de leur vision assez étroite et conservatrice du monde, catholiques et de droite, vont 4 ans après vivre leur mai 1968 qui ne s'est depuis lors jamais éteint. On découvre cette lutte incroyable non-violente ou presque (y'a quand même des petits agitateurs qui prennent le nom de José Bové par exemple) débordante d’inventivité, se basant sur des principes d'autogestion, de partage des richesses, de solidarité époustouflante (les 103 paysans au service du groupe et aucun individualisme à signaler, voir plus avec une année de récolte dédié au Sahel). Une véritable leçon, surtout dans les temps qui cours où les droits de nombreux sont bafoués au profit d'un libéralisme incontrôlé (le film est a l'évidence produit dans cette optique). Plus, on comprend la gêne du gouvernement français d'évoquer ce combat pourtant exemplaire tant l'attitude des personnes au pouvoir à l'époque fût scandaleuse, avec un refus de voir la contestation énorme de l'époque (plus de 100.000 personnes réunis pour le Larzac), jusqu'aux tentatives de dissuasions par l'expropriation de force voir la tentative d'assassinat. Une histoire incroyable pleine d'espoir qui débouchera sur les débuts de l'altermondialisme, dotée d'une force de persuasion rarement rencontré dans un documentaire politique. A voir absolument.
A partir de documents d'archive et d'entretiens avec les acteurs des évènements, Christian Rouaud construit un doc passionnant sur onze ans de lutte entre les paysans du Larzac et l'état souhaitant les exproprier afin d'élargir leur camp militaire. En résultera un mouvement de solidarité sans précédent, transformant le conflit en véritable symbole politique pour tout ceux souhaitant remettre en cause le pouvoir en place, brossant les prémices de ce qui deviendra le mouvement altermondialiste. Efficace et pertinent, mais avant toute chose humain, un film qui laissera un goût un peu amer dans la bouche quand on voit l'état des choses actuel.
Excellent documentaire qui revient sur une époque sans nulle autre pareille en France depuis. L'évolution de ce long combat pour la défense de leur terre est bien expliquée et on apprécie tout particulièrement l'entraide, la gratuité, la non-violence, la détermination qui va leur donner la victoire in extremis. Nous replongeons avec une certaine nostalgie dans ce woodstock à la française. Cette cause méritait d'être gagnée, nous partageons leur bonheur !
Excellent film documentaire retraçant l'histoire véridique une volonté de s'emparer du terrain des agriculteurs par le gouvernement de l'époque. Une opposition extraordinaire de toute une population qui s'est battu jusqu'au bout. Les interviews sont excellents , le spectateur rentre complètement dans le déroulement de cette histoire. Bravo
Un vrai régal. La salle était pleine. Tout le monde a applaudi car c'était un vrai plaisir de voir autant d'humanisme, d'actions pacifistes, de malice et d'intelligence dans ce combat et cette osmose entre tous ces gens si différents. Je retournerai le voir tellement ce film est revigorant.
Tres bon documentaire qui fait echo encore de nos joursBelles resistance pacifique , belle lecon de courage pour les futurs indignes...A montrer le plus possible , surtout au gouvernement actuel ou futur...
Si un conflit aura prouvé que la lutte paie, c'est bien celui des paysans du Larzac. C'est surtout un exemple de détermination, de solidarité et de lutte que nous ont montré les "Larzac". Ce film restitue bien les faits et donne un peu d'espoir dans cette période de rouleau compresseur antisocial!
Quelle leçon de solidarité et de ténacité démontrées par ces paysans sincères et convaincus qui ont fini par réussir à couper l’herbe sous le pied aux politiques et à leurs sbires, les militaires (plus de dix ans quand même …) ! Une condensation des témoignages aurait peut-être gagné à rendre le propos plus percutant. Très belles images de cette région.
Le Larzac, vous connaissez ? Non ? Et bien venez avec nous ! Outch', belle surprise que ce film qui, dans un humour parfois, une tristesse d'autres fois, nous amène à nous expliquer les pourquoi du comment dans cette révolution de paysans ! Moi qui n'avait jamais entendu parlé de ces manifestations, je suis servi !Une façon de filmer fort sympathique, un documentaire bien mené et des interviews poignants.... Bref, on l'a compris, faites labours, pas la guerre !
Rappelant des souvenirs aux plus anciens et apprenant bon nombre de choses aux plus jeunes. Tous au Larzac, c'est ça. Un documentaire très intéressant qui vise n'importe quel public. Raconter dix ans de résistance acharnée dans un film de deux heures, tel était l'enjeu largement respecté par Christian Rouaud, le réalisateur. (La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/)
Tous dans les salles qui passent ce film ! On y trouve tout ce qu'il faut pour passer un très bon moment : des plans sublimes du Larzac, un récit captivant, des témoignages savoureux et des images d'archives de la France pompidolienne puis giscardienne qui apporteront aux gens de ma génération une certaine nostalgie joyeuse. Nostalgie aussi, et moins joyeuse celle-là, il se dégage du film un sentiment de solidarité et de force collective qui paraît aujourd'hui daté. Il y a eu en France une époque où des gens d'origines diverses, ayant leur propres rêves et leurs propres objectifs dans la vie se sont rassemblés autour d'une cause certes commune mais qui ne concernait en vérité qu'une partie d'entre eux directement... Les différents intervenants nous font partager avec beaucoup d'humour leur lutte, leurs doutes et les bénéfices qu'ils ont tirés à tous les niveaux de cette expérience (enrichissement personnel au contact des autres...). On aurait bien aimé quand même avoir le point de vue de l'armée et des politiques sur tous ces évènements parce que, vraiment, ils ont dû s'arracher les cheveux ! Voilà donc un documentaire très enthousiasmant et qu'on espère inspirateur de vocations... Sinon, j'ai comme envie d'aller boire un lait de chèvre en écoutant du Graeme Allwright, moi...
Un vrai bijou sur toute une époque ... révolue ! Car ce genre de situations, d'affrontements et de solidarité entre différentes branches de la société me semble impossible en 2015.