Guilty of romance
Note moyenne
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Dicidente
Dicidente

52 abonnés 691 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 mai 2013
Izumi, femme au foyer timide et soumise au volonté de son mari écrivain et frigide, se décide à trouver du boulot afin de mettre un terme à sa triste routine et de gagner son indépendance. Alors qu'elle travaille dans une épicerie où elle promouvoie des saucisses-apéro, une femme l'aborde et lui propose d'être mannequin pour des nt peu à peu dans la pornographie, elle devient ami avec une enseignante d'université qui se prostitue.
"Guilty of Romance" est un film original, mais lassant, avec des scènes et des evènements qui partent dans tous les s'y perd.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2012
« Vous avez 16 ans ? Tout juste l’âge requis, donc. Je préfère vous prévenir, c’est souvent proche du porno », me dit la dame du guichet, avec un petit rictus pour le moins explicite. Guilty of Romance était, pour moi, l’occasion tant attendue de découvrir le cinéma de Sono Sion… Envahie par l’espoir d’une vie fantasmatique et passionnelle, Izumi épousa un célèbre auteur de romans bas de gamme pour ménagères – dont la célébrité n’a d’égal qu’une extrême mégalomanie presque risible. Son corps, elle n’a le droit d’y toucher que lors de certains élans de bonté. Loin d’elle l’idée de pouvoir s’abandonner à ce plaisir qu’on dit charnel. Par cet infini manque d’épanouissement commence à grandir en elle une envie d’inconnu. Bouleverser sa routine de femme au foyer et cesser de n’être qu’une esclave. Elle a désormais un but : séduire son époux. Tandis qu’elle se trouve à vendre des saucisses dans un supermarché, une femme lui propose de poser nue dans un studio de professionnels. Son arrivée dans le monde des idols japonaises est le début d’une dépravation des plus radicales. Au fil du long-métrage, la métamorphose psychologique se retrouve dans la performance physique même de Megumi Kagurazaka, tout simplement brillante dans ce rôle de femme déboussolée et incessamment dépassée par les évènements. Malgré sa courte filmographie constituée de trois rôles (dont un autre chez Sono Sion), son jeu d’acteur demeure très intense : elle vit son personnage de prostituée plus qu’elle ne l’interprète. Par ailleurs, Guilty of Romance porte un regard tout à fait troublant sur la prostitution. Comme si les partis pris par le réalisateur passaient parfois d’une misogynie pure et dure à un féminisme bluffant. Cependant, c’est le film tout entier qui demeure véritablement troublant. La simple présence parallèle d’une enquête sur des assassinats sordides parvient à créer le malaise. Par ailleurs, on suit avec grand intérêt les quelques scènes policières du long-métrage dans la mesure où le montage se met amplement au service de la fascination déjà puissante qu’exerce l’intrigue de base – l’initiation d’Izumi aux bas-fonds des love-hotels. De par ce scénario qui inspire de nombreux questionnements pendant et après le visionnage, Guilty of Romance s’avère aussi brillant sur le fond que sur la forme. Sur la forme parce que le travail effectué sur le long-métrage est d’une beauté visuelle éblouissante. Les lumières, les couleurs et les décors deviennent alors les fondements d’un nouvel espace temps quasi-cauchemardesque, qui serait le théâtre de bien des horreurs. En effet, il ne faut pas nier cette certaine affinité envers le cinéma de genre japonais. Pas de scènes d’épouvante mais plutôt des scènes éprouvantes. On se retrouve parfois piégé à l’intérieur d’un monde terrifiant, où l’on serait volontiers partant pour sortir la protagoniste des galères qui lui tombent dessus. Que de termes qui pourraient alors définir cet excellent film qu’est Guilty of Romance. Fascinant, éprouvant, terrifiant, éblouissant… Néanmoins, un point commun s’offre à toutes ces impressions de visionnage : elles sont toutes accentuées avec brio par une bande-originale brillamment orchestrée où chaque note est un frisson supplémentaire, où chaque note impose une ambiance plus ou moins angoissante. Une chose est sûre, Guilty of Romance n’est pas un film à mettre entre toutes les mains. Si l’on oublie les scènes à caractère érotique, qui permettent la mise en valeur des superbes corps de japonaises, il y a parfois quelques excès d’hémoglobine à l’écran. En d’autres termes, nous ne sommes jamais à l’abri de quelques boyaux sauvagement tranchés, lors des scènes d’autopsie plutôt crues… En conclusion, Guilty of Romance est une très grande réussite pleine de trouvailles en tous genres, tant sur le plan visuel que narratif. Une œuvre souvent dérangeante qui nous plonge au cœur de la prostitution dans tout ce qu’elle a de viscéral… Les codes du cinéma de genre s’en trouvent joliment exploités.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 août 2012
Guilty of romance explore les méandres de la chair, dans ce qu'elle a de malade, aux frontières de la folie et du fantasme, à travers un monde putride, noir, perverti et détaché de toute morale ; moralement, physiquement violent et malgré quelques longueurs, le film est un choc à oser et à subir...
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2013
Érotisme, thriller, horreur... On est dans la tradition du "roman porno" japonais. Sono Sion, réalisateur prolifique mais dont les films sont restés jusque-là inédits en France, cuisine les codes du genre à sa sauce contemporaine, pop, kitsch, trash, avec quelques touches surréalistes (notamment une curieuse utilisation de poches de peinture rose qui explosent sur les corps...). Il apprécie aussi manifestement la littérature : sont évoqués ou cités Le Château de Kafka, les poèmes de Tamura... L'histoire n'est pas sans piquant, sur fond de fascination malsaine, de libération et de déchéance sexuelles, entre Éros et Thanatos. Mais le cadre narratif déçoit par son manque d'originalité : scène d'exposition avec découverte d'un corps mutilé, flash-back et enquête policière, résolution finale qui tient de la psychanalyse de bazar et du grand-guignolesque. Bref, un canevas de thriller classique qui ne répond pas à une inspiration parfois détonante du cinéaste. Ce dernier aurait pu aller plus loin dans sa fantaisie, sur un mode moins narratif, plus abstrait, plus mystérieux. On regrette aussi tant d'outrance dans l'expression des névroses sexuelles : une hystérie démonstrative et bruyante, bizarrement accompagnée d'une BO classique et lyrique, omniprésente. Si l'on ajoute l'esthétique clinquante, on obtient un mélange un peu écoeurant sur la longueur.
LUET M
LUET M

58 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juillet 2012
Comme Tarantino ou les réalisateurs coréens Kim Jee Woon et Park Chan Wook, Sono Sion sait filmer la violence avec un esthétisme rare - beaucoup moins présent dans son précédent 'Suicide Club'. Avec une mise en scène géniale, le film dépeint différents thèmes - l'ennui, la routine, la prostitution - à travers une enquête de meurtre et la vie d'une femme soumise en quête d'avenir.
Lil Sprite
Lil Sprite

68 abonnés 783 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2023
Un très bon film de Sono Sion, un classique dans sa filmographie. Un formidable mélange de plusieurs genres, très bien mis en scène et interprété par des acteurs formidables ! Un film dérangeant, qu'il faut voir absolument !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 août 2012
Voici le sixième film de Sion Sono que j'ai visionné (on peut dire que je suis fan de lui, donc), et on peut dire qu'il est toujours aussi choquant. Troisième film de la trilogie de la haine, commencée par le monument "Love Exposure", continuée par le moyen "Cold Fish" et terminée par "Guilty of Romance". Comment parler de ce film? Très dur. Il est assez politique, porte sur des thèmes aussi divers que la famille, le sujet tabou "le SEXE!" ou encore des comportements sociaux. Certes il y a des scènes limites "pornographiques" mais ne montrant rien. Pour comprendre les sentiments que veut nous montrer le film, il faut déjà voir la version longue (144 minutes) qui s'arrêtent plus sur les détails de l'enquête et sur la vie privée de l'officier mais pas sexuelle et où le thème de la famille est plus développé. Deuxièmement, il ne faut pas s'arrêter aux scènes d'amour. Il faut savoir passer ces scènes qui dépeignent le Japon qui est en décadence. Pour la technique du film, on peut dire que c'est parfait: musique classique qui colle parfaitement bien, qui attriste le film. La caméra est de meilleure qualité que tous ses autres films (surtout les premiers jusqu'à "Hazard") et les couleurs sont excellentes (surtout la partie des peintures). Il aurait dû enlever quand même la nudité qui est beaucoup trop présente à certains moments.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 février 2013
Mauvais ou chef-d'oeuvre : chacun fera son choix. Même si le coté esthétique est réussi, je reproche à ce film son manque de vraisemblance ey son scénario confus
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 août 2012
Izumi est mariée à un écrivain qui ne la touche pas. Vendeuse de saucisses (on ne saurait trouver une métaphore phallique plus crétine), elle va devenir modèle, actrice porno et prostituée. Elle croisera en route une prof de fac nymphomane obsédée par son père et un mac ayant un goût prononcé pour la peinture rose. Dans ce portrait de petite bourgeoise découvrant les plaisirs et les déplaisirs de la chair, il y a un peu de « Belle de jour » de Bunuel et surtout beaucoup de n'importe quoi.
Complètement foutraque, « Guilty of romance » peut séduire par son mélange de genres : la tragédie (une descente aux enfers) s'y mêle constamment à l'ironie et au grotesque (voir la scène hilarante où la mère de l'universitaire lui fait part, avec le sourire, de toute sa haine), et le film prend la forme d'un film érotique passablement pervers (Sion ne filme pas ses actrices, il les exhibe) soupoudré de quelques scènes médico-légales bien gores mais totalement gratuites. Ce grand pot-pourri cinématographique pourrait convaincre totalement si le réalisateur japonais ne se forçait pas à intellectualiser artificiellement son propos en citant Kafka à tout bout de champ et en déclamant de la poésie toutes les cinq minutes.
Derrière son vernis provocateur et ses ambitions visuelles et thématiques, « Guilty of romance » s'avère assez dénué d'idées, Sion ne semblant pas souhaiter réfléchir véritablement sur la sexualité et s'en tenant aux clichés de base (frustration pour Izumi, complexe d'Electre pour son amie). Pas terrible mais pas mauvais non plus, juste vain et épuisant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2014
Sion Sono plaide coupable d'atteinte aux bonnes mœurs avec ce film dans lequel le fantasme vire au cauchemar. Terrifiant et brillant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 septembre 2014
Ce film de Sion Sono est le dernier de sa trilogie de la haine comprenant "Love Exposure" et "Cold Fish". L'enfant terrible anti-conformiste du cinéma japonais, pourfendeur de la société et des valeurs familiales, s'attaque, ici, à l'image de la femme mariée, théoriquement docile et soumise, et nous livre, encore une fois, une œuvre forte qui, comme la plupart de ses réalisations, nous laisse abasourdis de par son haut degré d'intensité.Il n'y a qu'à regarder un making-of de ce prolifique auteur d'aujourd'hui 25 films, pour se rendre compte de son sérieux et de la grande exigence dont il fait preuve envers ses comédiens, ce qui nous vaut toujours, de leur part, des prestations ahurissantes dans la peau de personnages tout d'abord fades et anodins mais qui, peu à peu poussés à bout, entrent, par la suite, dans de violentes colères prélude à des passages à l'acte extrêmes. Dans "Guilty of Romance", le chamboulement débute par les hésitations d'une femme mariée d'exprimer ses désirs et phantasmes à l'égard de son mari qu'elle estime trop pur et sage pour accepter ce genre de latitude. Aimante mais insatisfaite, elle tombe, au hasard de ses rencontres, sur une sorte de "mentor" qui va "l'aider" à exprimer ses pulsions réfrénées et enfouies.Un fabuleux portrait de femme magistralement interprété par Megumi Kagurazaka, muse et épouse de Sion Sono (au corps de rêve, cela dit-en passant... haa, la fameuse scène devant le miroir...) doublé d'une intrigue passionante, émaillé de réflexions introspectives kafkaïennes et ponctué de phrases poétiques qui nous rappelle que l'auteur est aussi un brillant représentant de ce genre littéraire. En aparté, s'il m'apparait impossible de qualifier les réalisations de Sion Sono de chef-d'œuvres, son ton flirtant avec la démesure étant très peu consensuel, son expression n'en demeure pas moins l'une des plus jouissive que je connaisse toute matière confondue
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 février 2015
Il y a quelque chose de beau et de brillamment représenté dans la descente aux enfers du personnage principal. Et quelque chose d'extrême et d'insoutenable dans certaines scènes par lesquelles passe cette descente aux enfers. Certaines autres scènes, cependant, sont surprenantes ( spoiler: pour moi le twist avec le mari est vachement bien foutu par exemple
) et je dirais que le film vaut le coup d'oeil.
alexis942
alexis942

3 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2012
Les acteurs sont excellents, l'ambiance est là, mais c'est trop long. Je me suis un peu ennuyé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 août 2012
ça ne plaira pas à tout le monde, on est pas sur de ce que ç veut dire, mais j'ai trouvé ça bien !
Raphaëlle Gr
Raphaëlle Gr

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 septembre 2022
Victim of romance…

Hier soir je me rends à l’avant-première de Guilty of Romance, de Sono Sion, Japon. Le pitch annonçait une floppée d’adjectifs qui me plaisaient : baroque, iconoclaste, lyrique, corrosive… Je n’ai vu que 35 minutes du film (sur 143min)… C’est très rare, mais oui il m’arrive de quitter la salle dans les cas extrêmes !!

Au départ je ne voulais rien écrire d’autres que ces quelques lignes mais je vais quand même faire l’effort d’une courte argumentation…

Si ce que j’en ai vu est juste, il s’agit d’un Belle de jour à la japonaise. L’héroïne : une femme dénuée de toute personnalité et totalement soumise à son mari, célèbre auteur de romans érotiques, extrêmement maniaque, casanier et qui ne la touche jamais. A l’approche de ses 30 ans, cette parfaite femme au foyer sans but décide de faire quelque chose de sa vie. Vendeuse de saucisses en supermarché dans un premier temps (waou !), elle tombe dans le piège d’une offre de mannequinat qui l’amènera à poser nue et à tourner dans une vidéo érotique (pas maline maline…). Forte de ces nouvelles sensations, elle se prend au jeu et commence à se promener habillée en bimbo vulgaire pour se laisser tripoter par les premiers venus… Le tout en parallèle d’une affaire de meurtre, une inspectrice enquête sur la découverte d’un corps de femme sectionné et greffé à un mannequin de plastique. J’ai abandonné le film quand on découvre que l’inspectrice à la vie a priori bien rangée, est elle aussi assujettie au pouvoir d’un amant sadique…

Inutile de préciser que le public masculin riait beaucoup… Pour ma part avec de tels personnages et une ambiance de dingue dans la salle : les gens criaient... J’ai fini par assumer que je détestais ce film et son encore plus son effet sur le public…
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