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Un visiteur
3,0
Publiée le 3 janvier 2014
Il est des lieux si soumis à l'emprise de la rouille que même la mort y ressemble à un lambeau grisâtre qui tombe en silence. Il est, là-bas, des vies si ternes que l'éclat d'une larme suffit à les illuminer pour le reste des jours, et des visages si lisses que la moindre fossette devient un puits de joie. Présenté comme ça, passer un week-end à Mittelkerk relève de la tentative de suicide par omission et c'est sans doute se qui serait arrivé à Henri sans la présence d'une handicapée dont le cœur a heureusement conservé la générosité enfantine malgré une connexion synaptique bas-débit, il est vrai nettement plus touchante que celle à peine plus rapide des taxis parisiens. Géant italien perdu sous ce ciel si bas qu'il faut lui pardonner, Henri tente de rester à flot en noyant son deuil dans la bière, ce qui est une double performance linguistique, surtout quand l'aimée a fini dans une urne. Coincée entre deux piliers de comptoir de type néo-prolétaire dont l'amitié se mesure en chopines, sa masse imposante a bien du mal à exprimer la délicatesse des sentiments qui le submergent quand Rosette, sa nouvelle fille de salle, aussi empruntée de ses bras qu'un sémaphore par temps de brouillard, lui annonce, avec l'impudeur d'une Cassandre encore vierge, « Monsieur, il n'y a plus de savon. » La scène est bouleversante d'intimité refoulée et nul n'est besoin d'être versé dans le symbolisme cosmétique pour y sentir la naissance d'un grand amour encore platonique, que le cafetier plein de réserve va nier dans le cagibi du même nom sous le prétexte fallacieux d'y puiser une savonnette. Il faudra attendre la deuxième réplique culte du film «Il n'y a plus de terrine » pour qu'il fasse enfin montre de virilité, tranchant dans le lard, enfin, dans le pâté, avec la décision d'un Salomon d'arrière-cuisine. On comprend alors que les choses sérieuses vont commencer, du moins sur le plan amoureux. C'est à ce genre d'ellipse élégante qu'on reconnaît les grand cinéastes, de ceux qui peuvent aborder les sujets délicats sans troubler le sommeil des psychiatres pudibonds ni passer pour des pervers. [...] La suite sur le blog ad-absurdum.
Mauvais scénario pour ce film qui se traîne lamentablement en longueur avec des plans interminables pour pousser la durée à 1h45.
Pourtant, le rapport entre les 2 protagonistes principaux du film est plutôt sincère mais les idées pour les faire se rapprocher très ambiguës.
Je ne vais pas dévoiler le déroulement de l'histoire mais j'ai trouvé la fin très moyenne.
Dommage, Yolande Moreau vaut sans doute mieux que ça à la réalisation.
A noter le passage éclair en figurante de Lio qui franchement aurait pu être remplacée par une anonyme tellement son rôle n'a aucun intérêt en tant que "guest star".
Henri, la cinquantaine bien enrobée, exploite avec sa femme Rita, un petit café-restaurant dans les environs de Charleroi : « LaCantina ». Le soir, quand les clients sont partis, il reste dans le café deux compères : Bibi et René, véritables piliers de comptoirs. Henri partage quelques bières avec ses amis, échangeant des plaisanteries, les dernières nouvelles, et les actualités de leur passion commune : les pigeons voyageurs, avec les concours organisés dans le village. Rita meurt subitement, et Henri se retrouve seul et désemparé. Il y a dans les environs une institution accueillant des jeunes légèrement handicapés mentaux, ou plutôt retardés, mais capables de remplir des taches répétitives, et surtout de travailler à l’extérieur. On les appelle les « papillons blancs ». La fille d’Henri, Laeticia, lui conseille de se faire seconder par un de ces « papillons ». Ce sera Rosette. Avec elle, Henri, qui se laissait aller, va être obligé de la suivre, de lui apprendre les rudiments du service aux clients, et les taches habituelles. Peu à peu une complicité se développe entre Henri et Rosette, sous l’œil de leur entourage et, bien sûr, de Bibi et René. Ce qui fait le charme du film, c’est cette approche du bon Henri, et de celle qui pourrait être sa fille. Il y a le coté famille, et l’environnement du borinage, des usines, le crassier, les familles de mineurs, la découverte de la mer. Il naît une attirance ,réciproque malgré la tentation qui peut toucher Henri, mais qui va surtout venir de Rosette. Elle découvre la coquetterie, retrouve les souvenirs de Rita, et le désir de prendre sa place. Cette situation – les contacts de cet homme et d’une fille vulnérable – pouvait être pleine de risques. Yolande Moreau parvient à les éviter et, avec beaucoup de délicatesse, cerne l’évolution de ce couple hors norme, où chacun a tant de chemin à faire, Henri qui sait « qu’il est trop vieux », Rosette qui s’éveille à la vie… Et puis il y a la fête à l’institution, la visite du frère de Rosette, les lâchers de pigeons, une virée à la fête foraine, une intimité qui permet d’envisager un nouveau départ. Tout se met en place sans heurts, on pourrait dire sans problèmes. Pris par cette belle histoire, on est amené à leur souhaiter, tout simplement, d’être heureux.
Un film remarquable par la simplicité de sa forme mais qui dans son fond, nous montre la réalité des choses de la vie et par conséquent, nous interpelle sur les points suivants : - La maladie alcoolique - Le deuil - Le sens de notre vie - Les valeurs humaines - Le handicap intellectuel À ne pas manquer ! (Avec peu de paroles, un film peut transmettre énormément de ressentis à ceux qui veulent comprendre)
Vu Henri en avant première il y a 15 jours, et j'ai été très déçue, pas de rythme, cela peine à avancer et nous à entrer dans le film. Cette fois Y Moreau loupe son film, son regard sur les handicapés dérange plus qu'il ne séduit. On ne croit pas du tout à cette histoire d'amour et pourtant j'ai essayé ! Un univers dont on a fait le tour avec en arrière un goût de ratage. Dommage...
Allez zou, la live Elle est belle. ,et sans le vouloir, ou pas. il mous le montre Les personnages. sont attachants, émouvants,et tu sort de la séance bras dessus bras dessous. avec ce p'tit monde avec tout plein de p'tit bonheur !
Magnifique, tout est juste,délicat, Yolande Moreau d'un naturel déconcertant passe derrière la caméra et réussit un très joli film. A voir et à savourer
Film divertissant mais j'ai cependant été déçue par un scénario un peu trop simple à mon goût, des personnages légèrement clichés et quelques longueurs sur la fin.