Belle photo, beaux costumes, belle musique de Gabriel Yared... Et so british, malgré un matériau de Zweig et Leconte aux commandes. Mais on reste sur notre faim, deux décennies après les meilleurs Ivory sur le même thème. Le style un peu lisse est cependant compensé par le jeu intense du lumineux Richard Madden, une révélation.
Tiré d’une nouvelle de l’écrivain Stefan Zweig, le nouveau film de Patrice Leconte est loin d’avoir trouvé son public, même s’il a d’indéniables qualités, et ce peut-être parce qu’elles sont tempérées par un certain manque de créativité. La première d’entre-elles est une réalisation soignées à laquelle on ne pourra reprocher qu’un classicisme un peu formel. Ensuite, l'interprétation est solide, mais sans génie et l’absence de vraie tête d’affiche a sûrement contribué au relatif anonymat dans lequel est sorti le film. Enfin, l’histoire, bien que prenante et je me suis laissé volontiers embarqué par ce drame romantique, est un peu prévisible et dès la rencontre entre Friedrich et Charlotte on sait immédiatement ce que va être l’intrigue. Or, Stefan Zweig est un auteur qui sait donner au romantisme son véritable sens : celui d’un amour éternel, mais au final impossible et malheureusement Patrice Leconte et Jérôme Tonner ont eu la fâcheuse idée de modifier la conclusion du roman en l’adaptant à l’écran et en en faisant une quasi happy-ending qui achève de rendre l’histoire encore plus déjà-vue. Encore une fois le film est intéressant et on ne s'ennuie jamais, mais la propreté de sa facture ne peut cacher son manque d’ambition et une certaine fadeur qui empêche de goûter la puissance des sentiments et le romantisme de l’histoire. Beau à regarder, mais finalement bien conventionnel.
Un film magnifique, à l'instar de son actrice principale Rebecca Hall. La mise en scène est élégante l'alchimie entre les comédiens est évidente, le tout fonctionne parfaitement et on est sous le charme tout le long. Alan Rickman réussit même à être touchant avec un rôle peu évident pour susciter l'empathie. Un petit bijoux de Patrice Leconte.
Adapté d'une nouvelle de Stefan Zweig, le film nous plonge en 1912 dans l'univers très compassé d'un riche industriel vieillissant, de sa jeune épouse et de leur jeune enfant. De santé fragile, le vieux patron engage un secrétaire particulier qu'il installe à demeure afin de pouvoir travailler plus tranquillement. Evidemment, le secrétaire et la jeune épouse vont se côtoyer, se frôler, s'apprécier, s'aimer... Ce triangle amoureux est filmé avec grâce par Patrice Leconte. Il ne manque aucun bouton de guêtre, aucune voilette, même pas une porcelaine de Saxe à cette reconstitution minutieuse de l'univers de cette grande bourgeoisie allemande. Si la toile de fond historique est juste esquissée, la réalisation s'attarde sur les trois protagonistes,cherchant à donner du signifiant au moindre regard, à chaque demi-sourire, à faire ressentir la passion ou la jalousie qui nouent les personnages. C'est pas mal fait, mais finalement pas vraiment passionnant. Entre le convenu des situations, assez prévisibles, qui s'écoulent lentement, sans l'ombre d'une fièvre et le couple pas vraiment assorti des deux acteurs principaux, le film peine à séduire. Richard Madden (issu de la fameuse série "Games of thrones") n'est guère convaincant en amoureux transit, son manque d'expression flagrant étant de ceux qui enlèvent pas mal de pouvoir de séduction. Rebecca Hall s'en sort beaucoup mieux, jonglant habilement entre bourgeoise hautaine et femme séduite. Je reconnais par contre que le fait que les deux acteurs soient peu connus, du moins de ma part, apporte une certaine fraîcheur au film et une vague capacité d'identification. Malgré une image délicate, jouant sur les profondeurs de champ, cadrant les interprètes au plus près, " Une promesse" reste un film très académique et peut être trop fidèle à la nouvelle (sauf la fin plus rose...). A vouloir trop respecter cet univers, on a parfois l'impression que la reconstitution minutieuse nuit à sa portée. C'est joli, ça prend le temps de regarder les personnages vivre mais cela n'a pas plus d'intérêt qu'un bon téléfilm d'Arte. Un peu plus sur le blog
Film pas mal dans sa globalité. Un duo d'acteurs plutôt charmant. L'histoire est plus que classique et d'ailleurs c'est le problème du film. Une terrible impression de déjà vu ce qui le rend banal malheureusement.
Une belle reconstitution de l'ambiance de la bourgeoisie allemande et de ses codes avant guerre en 1912 . Une belle histoire d'amour tout en retenue vue l'époque . Un film parfois long mais c'est peut-être ce qui en fait son charme . Un ton juste . J'ai aimé et je le recommande car les films en costumes sont rares .
Waouh !! Quel beau film d'amour ! Il me faisait de l'oeil depuis des années et hier soir j'ai craqué et je l'ai regardé avec mon amoureux et on a adoré ça ! C'est tendre, c'est beau et romanesque et la fin m'a ému comme c'est pas possible ! Je me suis mis à la place de la dame sans nouvelles de l'homme de sa vie pendant tant d'années à cause de la guerre et je m'en suis rendu malade ! A voir absolument si on a l'âme romantique et fleur bleue !
Patrice Leconte filme l’histoire d’amour avec beaucoup de pudeur. La reconstitution de l’Allemagne de cette époque est très soignée. L’amour intense entre le jeune secrétaire et la femme de son patron est racontée de façon intimiste. Tout se joue dans les regards, les jeux (une odeur sur le piano, les mains qui se frôlent…). Même si le roman de Stefan Zweig perd de son intensité, le film est tout de même intéressant. Le côté un peu convenu et très sage donne un côté romantique et un peu gauche au film. L’amour qui se noue sous nos yeux est incroyable et touchant
Les acteurs semblent "coincer" dans leur rôle. Certainement à cause de la mise en scène, dommage, celà manque un peu de spontanéité. Rebecca Hall est Lotte, Elle joue tout en retenue, romantique, émue par cet amour. Richard Madden est Friedrich Zeitz, il est un peu "rigide" mais joue parfaitement ce jeune homme ambitieux qui s’enflamme pour cette très belle femme. Alan Rickman (je suis fan) arrive à faire passer parfaitement ses émotions.
Il manque une dimension à ce film. Romantisme absolu, une quasi définition du genre et pourtant on ne ressent aucune fièvre, aucune exaltation. L'histoire nous est contée sans passion. Les faits se déroulent, les sentiments naissent, existent, voilà tout. Patrice Leconte aurait dû être entièrement fidèle au roman et ne pas transformer la fin. Au moins, cela aurait donné l'ampleur dramatique qui manque furieusement à son film. Je n'ai pas trouvé les acteurs extraordinaires. Pour un film d'époque, j'ai largement préféré La veuve St Pierre.
3 étoiles pour cette promesse de nous raconter cette belle histoire d'amour contrariée du début du 20ème Siècle. Décors,costumes,cadrages et personnages jouent à l'unisson , la rencontre et le désir de la Passion dévorante de deux êtres qui vont traverser le temps et le temps d'une Guerre. Un mari malade, diminué mais digne joué à merveille par A. Rickman. D'une manière adroite,juste et sans excès, Patrice Leconte nous livre sa propre vision des écrits de Zweig en retenant sa caméra d'un Académisme volontaire ,en restituant le bien séant de l'époque , où ce désir se perd dans des luttes intérieures que l'Homme ne sait pas gagner.
Adaptation d’une nouvelle écrit par Stefan Zweig, Une promesse est aussi un film français puisque c’est notre cher Patrice Leconte qui tient ici la caméra. Les premiers instants sont un peu déstabilisants en raison des nombreuses ellipses transformant ainsi Friederich de nouvel employé à grand patron en moins de 5 minutes. Des sauts dans le temps qui ponctueront le film du début à la fin mais qui se montreront moins confus par la suite pour se concentrer sur la relation naissante entre Rebecca Hall & Richard Madden. Voici un couple charmant à l’écran auquel on s’attache rapidement, le seul souci c’est qu’on se retrouve avec une histoire un peu trop lisse pour réellement nous emporter.