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Hastur64
268 abonnés
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2,5
Publiée le 18 mars 2015
Tiré d’une nouvelle de l’écrivain Stefan Zweig, le nouveau film de Patrice Leconte est loin d’avoir trouvé son public, même s’il a d’indéniables qualités, et ce peut-être parce qu’elles sont tempérées par un certain manque de créativité. La première d’entre-elles est une réalisation soignées à laquelle on ne pourra reprocher qu’un classicisme un peu formel. Ensuite, l'interprétation est solide, mais sans génie et l’absence de vraie tête d’affiche a sûrement contribué au relatif anonymat dans lequel est sorti le film. Enfin, l’histoire, bien que prenante et je me suis laissé volontiers embarqué par ce drame romantique, est un peu prévisible et dès la rencontre entre Friedrich et Charlotte on sait immédiatement ce que va être l’intrigue. Or, Stefan Zweig est un auteur qui sait donner au romantisme son véritable sens : celui d’un amour éternel, mais au final impossible et malheureusement Patrice Leconte et Jérôme Tonner ont eu la fâcheuse idée de modifier la conclusion du roman en l’adaptant à l’écran et en en faisant une quasi happy-ending qui achève de rendre l’histoire encore plus déjà-vue. Encore une fois le film est intéressant et on ne s'ennuie jamais, mais la propreté de sa facture ne peut cacher son manque d’ambition et une certaine fadeur qui empêche de goûter la puissance des sentiments et le romantisme de l’histoire. Beau à regarder, mais finalement bien conventionnel.
J'ai adoré. Tout en finesse, tout en douceur, un rythme parfait du début à la fin, du beau travail, loin des bêtises que la tv nous donne à regarder....et qui nous tire vers le bas.
Il manque une dimension à ce film. Romantisme absolu, une quasi définition du genre et pourtant on ne ressent aucune fièvre, aucune exaltation. L'histoire nous est contée sans passion. Les faits se déroulent, les sentiments naissent, existent, voilà tout. Patrice Leconte aurait dû être entièrement fidèle au roman et ne pas transformer la fin. Au moins, cela aurait donné l'ampleur dramatique qui manque furieusement à son film. Je n'ai pas trouvé les acteurs extraordinaires. Pour un film d'époque, j'ai largement préféré La veuve St Pierre.
Ma plus grande peur avec ce film c'était que la fin soit triste, et heureusement ça ne l'a pas été. Le casting est incroyable, le jeux des 3 principaux acteurs est juste; l'histoire d'amour est passionnante. Les décors, costumes et l'ambiance sont sublimes !
Adapté d'écrits, cette romance dramatique signée Patrice Leconte est, malgré un manque d'originalité et de timides cadrages, pourvue d'un bon scénario, des décors et costumes fidèles à l'époque et interprétée par une distribution de premier choix. Un bon divertissement.
Patrice Leconte est capable du pire comme du meilleur. Avec "Une promesse" il atteint incontestablement le sommet de son talent. Dans la lignée des grands mélos hollywoodiens et français des années 40-50 mais dépoussiéré d'une certaine lourdeur. Un petit bijou pour amateurs du genre...
Une énième histoire d'amour contrariée, rien de bien tentant et au final, un film attrayant car les acteurs sont attachants et dans leur rôle. Reste une réalisation et des mouvements caméras un peu incompréhensibles donnant au film un aspect bâclé, dommage !
Un film magnifique, à l'instar de son actrice principale Rebecca Hall. La mise en scène est élégante l'alchimie entre les comédiens est évidente, le tout fonctionne parfaitement et on est sous le charme tout le long. Alan Rickman réussit même à être touchant avec un rôle peu évident pour susciter l'empathie. Un petit bijoux de Patrice Leconte.
3 étoiles pour cette promesse de nous raconter cette belle histoire d'amour contrariée du début du 20ème Siècle. Décors,costumes,cadrages et personnages jouent à l'unisson , la rencontre et le désir de la Passion dévorante de deux êtres qui vont traverser le temps et le temps d'une Guerre. Un mari malade, diminué mais digne joué à merveille par A. Rickman. D'une manière adroite,juste et sans excès, Patrice Leconte nous livre sa propre vision des écrits de Zweig en retenant sa caméra d'un Académisme volontaire ,en restituant le bien séant de l'époque , où ce désir se perd dans des luttes intérieures que l'Homme ne sait pas gagner.
La bande annonce semblait plus prometteuse, en fait elle résume le film qui est beaucoup trop long pour le propos et pas assez transgressif..............
J'ai eu le bonheur d'avoir quelques scène comme figurante dans ce film... et je suis impatiente de le voir, de m'y voir. Merci à l'équipe de Patrice Leconte.
Adaptation d’une nouvelle écrit par Stefan Zweig, Une promesse est aussi un film français puisque c’est notre cher Patrice Leconte qui tient ici la caméra. Les premiers instants sont un peu déstabilisants en raison des nombreuses ellipses transformant ainsi Friederich de nouvel employé à grand patron en moins de 5 minutes. Des sauts dans le temps qui ponctueront le film du début à la fin mais qui se montreront moins confus par la suite pour se concentrer sur la relation naissante entre Rebecca Hall & Richard Madden. Voici un couple charmant à l’écran auquel on s’attache rapidement, le seul souci c’est qu’on se retrouve avec une histoire un peu trop lisse pour réellement nous emporter.
Friederich Zeitz est un jeune diplômé brillant, il est embauché dans une usine de sidérurgie. Le patron de cette usine, Karl Hoffmeister, remarque son talent et le prend sous son aile comme conseiller. Mais Hoffmeister est gravement malade du cœur, il installe donc son conseiller chez lui ou met le loup dans sa tanière sans s’en rendre compte car sa femme, Lotte, est jeune et belle, elle tombera sous le charme de ce jeune homme…
Le fait que ce film soit une adaptation du Voyage dans le passé de Zweig m’a tout de suite attiré. Etant l’un de mes auteurs fétiches, je ne pouvais que visionner ce film, en plus, je n’avais pas lu le texte d’abord, ce qui m’a permis de ne pas être trop dur avec l’adaptation.
Le film est lent mais c’est une lenteur loin d’être désagréable, c’est le temps qu’il faut pour rapprocher ce couple et que les sentiments se mettent petit à petit en place. Cela reprend dans une moindre mesure, la description des sentiments que Zweig fait si précisément. Les jeunes tentent de se rapprocher, Lotte s’immisce dans sa vie secrètement (quand elle va voir son logis) et Friedrich est de suite sous le charme et tactile, on sent son désir qu’il n’arrive pas à refouler.
Mais cette relation est impossible, d’abord dans ce lieu qui est tout de même à Monsieur Hoffmeister avec qui Lotte est mariée et dont elle a un enfant. Hoffmeister voit ce rapprochement et décide que Friedrich dirige un gisement au Brésil. Cette distance pense-t-il va les séparer. Avant son départ, Lotte et Friedrich se font la promesse d’être ensemble à leur retour. Pendant cette absence, ils s’écrivent mais la guerre arrive, 14-18, et coupe tout contact entre l’Europe et l’Amérique.
Leurs retrouvailles sont intenses, le temps les a-t-il trop changé ?
Un beau panel d’acteurs : Alan Rickman (Rogue dans Harry Potter) et Richard Madden (Robb Stark dans Game of Thrones !).
Bref un joli film dont il me tarde de lire le livre original !