Un film réalisé par un français, en anglais qui se passe en Allemagne avant la première guerre mondiale. Au delà de ces faits un peu bizarre, Une Promesse sait éviter les poncifs des films traitant de cette époque, se centrant sur 3 personnages principaux, Severus Rogue, Vicky, et Robb Stark, et leurs relations. Tout est prévisible mais heureusement bien filmé ce qui fait de ce film un bon petit moment, pas vraiment mémorable? certes.
Je voulais savoir ce qu'était le romantisme allemand au début du XXe siècle. Hormis les costumes et l'ambiance feutrés du domicile, pas romantique pour deux sous, ce film m'a mortellement ennuyée. Ces regards intenses, ces frôlements de mains, ces lettres à n'en plus finir qui arrivent puis n'arrivent plus, que de longueur et un scénario plein de non-dit inintéressant.
La bande annonce nous "promettait" un film plein de grâce et de passion. Pourtant, la déception est à son comble à la fin du film. Malgré une photo léchée, le cadre est bancal et énervant, les scènes "d'amour" gâchées par l'inexistence d'une alchimie entre les deux personnages. Alan Ricman sort son épingle du jeu, mais nous fait du "Rogue" tout le long. Rebecca Hall, maginifique au demeurant, manque d'honnêteté et alterne entre l'ignorance du prétendant et le souffle coupé d'une femme amoureuse. Bi-émotion. Quant au fameux prétendant, zéro émotion dans son visage. Pour finir, toutes les scènes qui auraient pu être de grandes scènes d'amour révélé sont râtées. A cause du cadre, à cause du jeu, à cause de mauvaises décisions prise par Leconte, à mon avis. Moi qui attendait tellement de ce film, j'en sors frustrée et presque un peu en colère.
Patrice Leconte filme l’histoire d’amour avec beaucoup de pudeur. La reconstitution de l’Allemagne de cette époque est très soignée. L’amour intense entre le jeune secrétaire et la femme de son patron est racontée de façon intimiste. Tout se joue dans les regards, les jeux (une odeur sur le piano, les mains qui se frôlent…). Même si le roman de Stefan Zweig perd de son intensité, le film est tout de même intéressant. Le côté un peu convenu et très sage donne un côté romantique et un peu gauche au film. L’amour qui se noue sous nos yeux est incroyable et touchant
Les acteurs semblent "coincer" dans leur rôle. Certainement à cause de la mise en scène, dommage, celà manque un peu de spontanéité. Rebecca Hall est Lotte, Elle joue tout en retenue, romantique, émue par cet amour. Richard Madden est Friedrich Zeitz, il est un peu "rigide" mais joue parfaitement ce jeune homme ambitieux qui s’enflamme pour cette très belle femme. Alan Rickman (je suis fan) arrive à faire passer parfaitement ses émotions.
C'aurait pu être un très bon film. L'histoire imaginée par Zweig, et la question qu'elle soulève, celle de la survivance du désir, sont presque aussi belles que Rebecca Hall, incandescente et toute en délicatesse. L'ensemble du casting est convaincant même si Richard Madden est plutôt agaçant. Le problème ne vient pas non plus de l'esthétique, qui est réussie et cohérente ; je pense que ce sont les dialogues qui font tout capoter. Il n'y en avait aucun dans le texte de Zweig et ils ont donc été écrits pour le film... malheureusement. Les paroles des personnages viennent presque à chaque fois rompre le charme présent dans les scènes, transformant un film qui aurait dû être à la fois délicat et poignant en une sorte de mélodrame absolument pas attendrissant. Cependant, Une promesse conserve étonnamment une certaine beauté et un certain charme qui le rendent agréable malgré tout.
Un beau film tout en sensibilité sur un amour quasi impossible entre un jeune ingénieur brillant et doué, et la femme de son patron, beaucoup plus âgé qu'elle et en mauvaise santé, le tout dans l'Allemagne industrielle de 1912. Pour des raisons un peu obscures, le maître de forge vieillissant "laisse le loup entrer dans la bergerie". Devenu jaloux, il l'en éloignera ensuite. Mais survient la guerre de 14 qui rend les choses plus compliquées... Le film est lent, mais pas ennuyeux pour deux sous : on sent naître, grandir et mûrir une relation qui deviendra amoureuse entre ces deux personnes et on se prend à espérer qu'ils vont finalement se retrouver. Sans déflorer le sujet, on peut préciser que la fin du film est pleine d'espoir pour eux deux. C'est assez simple, bien joué, plein de retenue et, j'allais dire, de grâce. Acteurs sobres et justes. A voir pour découvrir le talent de conteur de Stefan Zweig.
Depuis Les bronzés en 1978, la filmographie de Patrice Leconte alterne le bon (Tandem, Ridicule, Monsieur Hire...) et le moins bon, depuis quelques années maintenant (Les bronzés 3, Le magasin des suicides...). Sur le papier, Une promesse avait tout pour séduire : une adaptation de Stefan Zweig, un beau casting... Au final, c'est une...
Bien que ce soit plutôt soigné, il y a bien trop de défauts pour faire d’Une promesse un film au moins correct : un scénario bancal, une mise en scène bien trop illustrative, une musique omniprésente. Et, surtout, le fait de ne jamais croire à cette histoire d’amour, ce qui est encore plus embêtant…
Très beau film, Patrice Leconte a su parfaitement rendre l’atmosphère du livre de Stefan Zweig. Et c’est tout en finesse qu’il déroule cette histoire que l’on vit comme une cruelle désillusion. Mise en scène très soignée, peu de mots, tout est dans le non-dit, les expressions. C'est parfaitement filmé. Alan Rickman est criant de vérité, et Rebecca Hall, tout en délicatesse, nous transmet une sincère émotion. Cependant il me semble que la langue allemande aurait été plus adaptée, le texte ayant été pensé et écrit dans cette langue. A quand l’adaptation de « La pitié dangereuse » ? Quatre étoiles.