Golden Eighties
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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 723 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2024
Heureusement pour nous, Christophe Honore a sublimé la nouvelle comédie musicale avec les biens aimés ou les chansons d’amour.
Le problème ici c’est que dans comédie musicale il y a musique et là c’est quand même assez navrant…….
Le reste, c’est du bavardage de comptoir.
Globalement pas terrible
Clntra
Clntra

40 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Film qui sous son apparence gentillet est en fait corrosif. L'amour est peu convaincant, les personnages hésitant dans leurs choix ou plus déterminés par leur réussite que par leurs sentiments. Fort bien réalisé, les personnages apparaissent à l'écran semble t il un peu sans llogique mais en fait une réalisation fort bien maîtrisée. Une comédie en apparence, chantée qui plus est, maïs en fait un drame tant les personnages sont l'expression d'une époque détruisant les sentiments.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2017
Un genre de comédie musicale qui ressemble aux pubs kitch des années 80. Le casting est un mélange bizarre composé d' excellents acteurs et d' amateurs aux jeux exécrables. Évidemment certains vous parleront de chef d'oeuvre pour se faire mousser.
ferdinand75

723 abonnés 4 455 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 décembre 2024
Un film soporifique, on pourrait même le qualifier de navet. On sent l’envie de s’initier au style « comédie musicale » moderne, l’influence de Jacques Demy, et de son chef d’œuvre « Une chambre en ville », réalisé 5 ans auparavant, mais on va se situer 3 catégories au-dessous. L’action se situe dans un centre commercial où plusieurs commerces se font face : magasin de vêtement tenu par le couple Denner / Delphine Seyrig , salon de coiffure par Fanny Cotencon, à l’accueil il y a Myriam Boyer et Dennis Berry ( son mari à la ville). Il y a des amours croisés, des néo- romances, et des retrouvailles d’anciens amours. Les acteurs professionnels, ne sont pas à l’aise, ils sont mauvais, voire très mauvais, ( la palme revient à Lio, horrible, on comprend pourquoi elle n’a pas fait carrière au cinéma) car la comédie musicale n’est pas un travail naturel, et là où Demy, Honoré et Damien Chazelle pour les plus récents, ont réussis avec brio, Ackerman se plante. Beaucoup de petits rôles sont tenus par des amateurs, horribles, on dirait des acteurs de films X , qui ne savent pas réciter un texte. La musique est insipide, ce qui est un comble pour une comédie musicale, rien à retenir, on s’ennuie. Et les paroles qu’a voulu écrire Chantal Ackerman , sont de la soupe au lait . Ce qui n’est pas tout à fait étonnant, car le cinéma de Ackerman n’est pas réputé pour des dialogues ciselés ou littéraires, ils sont très souvent quasiment muet. Un fiasco.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 394 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2024
La ressortie en salle d'un premier volet de huit titres de la cinéaste belge Chantal Akerman (décédée en 2015) , permet de voir ou de revoir " golden eighties" (1986), sans doute l'opus le plus facilement accessible de la sélection par le grand public.

Présenté comme une comédie musicale, l'aspect comédie est à relativiser lorsque se termine le film.

Akerman fait prononcer par un de ses personnages, ce qui affleure de beaucoup de ses réalisations " partout la vie est la même".

Il y a tout de même un côté joyeux, mais simplement, en apparence dans la partition musicale ( on pense beaucoup à Jacques Demy et à Michel Legrand).

La bipolarité de la cinéaste joue un rôle majeur dans son regard sur la vie et constitue ( à mes yeux) le prisme par lequel il faut voir son cinéma.

Référence pour Haneke et Van Sant, le travail d'Akerman n'a pas que des aficionados.

On lui a reproché son intellectualisme, mais la réserve majeure qu'on pourrait lui opposer (selon moi) repose sur le fait que de nombreux de ses réalisations nécessitent " un commentaire" ou " une explication" ( ce n'est pas le cas ici).

Ce parti pris amoindrit la part hédoniste que le spectateur peut simplement attendre de la vision d'un film.

On pourra relever que les paroles des chansons ont été écrites par Akerman elle-même. Le casting fait la part belle aux femmes ( Delphine Seyrig, Lio, Fanny Cotanson ) et souligne la pertinence du choix du titre.
Jeremy Ho
Jeremy Ho

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2024
Ce film est effectivement un chef d'oeuvre et le pire c'est que je l'ai vu presque par hasard ce qui augmente encore plus son degré de chef d'oeuvre tant je n'attendais rien de lui.
Je ne me rappelle rien de ce film à part qu'à la fin, par un élan égoïste, j'avais souhaité que soit moi qui l'ai réalisé.
soulman
soulman

140 abonnés 1 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2025
Très loin de l'univers ascétique des premiers films de la réalisatrice, "Golden Eighties" est une comédie musicale aussi inattendue que désuète. Tournée dans des tons acidulés, l’œuvre est une sorte de déclaration d'amour aux actrices (toutes épatantes), qui interprètent ici des personnages qui prennent leur vie en main, opposés à des figures masculines plus passives (Denner et Balmer sont remarquables).
Les mouvements de caméra sont fluides et élégants et on ne peut s'empêcher de penser à Demy, dans la filmographie duquel ce film n'aurait pas fait tache.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

141 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2025
Œuvre étonnante dans la filmographie de Chantal Akerman, Golden eighties se déroule quasi intégralement dans un centre commercial dans lequel on ne perçoit pas une once de lumière naturelle. Pop, légère, kitsch, cette comédie musicale à l’artificialité assumée raconte les déboires sentimentaux des patrons et des employés de cette galerie marchande. Même si, au coin d’une phrase, le sujet peut se faire plus grave, l’ensemble prend la forme d’une bluette qui raconte l’asymétrie du désir amoureux, entre ceux qui s’aiment mais ne peuvent pas se permettre d’aimer, ceux qui aiment mais ne sont pas aimés en retour, ceux qui attendent le retour d’un amour qui ne reviendra plus, malgré ce que l’on se fait croire. L’ensemble est inégal, parfois un peu long, mais les fans de Jacques Demy et de kitsch assumé devraient y trouver leur compte.
Cadreum
Cadreum

58 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2025
Qui est le film ?
En 1986, Chantal Akerman, déjà reconnue pour Jeanne Dielman et News from Home, surprend en réalisant Golden Eighties, une comédie musicale pop tournée dans une galerie marchande bruxelloise. Le contraste avec l’austérité de ses œuvres précédentes est saisissant : décors colorés, chansons légères, personnages frivoles. Le film met en scène les amours, les rivalités et les errances de vendeuses, clients et coiffeurs qui se croisent dans ce centre commercial. En surface, il promet le divertissement sucré du musical.

Que cherche-t-il à dire ?
Golden Eighties est d’abord une comédie musicale « plaisante ». Mais c’est aussi un dispositif critique qui utilise la forme la plus décorative du cinéma (la comédie musicale-pop, le mélodrame chromé) pour penser la mutation du social à la fin du xxe siècle : consumérisme, visibilité publique, et la performativité des identités (de genre, de classe, professionnelles). Les boutiques deviennent l’agora d’une modernité où le privé et le public se confondent, où le travail se confond avec la performance. L’ambition est double : faire ressentir le plaisir du musical tout en exposant sa fonction idéologique.

Par quels moyens ?
La galerie marchande, saturée de néons et de vitrines, fonctionne comme un huis clos. Aucune ouverture vers l’extérieur, aucune lumière naturelle : l’amour se joue dans un espace artificiel, presque clinique. Ce choix spatial traduit l’idée que les personnages évoluent dans un monde clos, où les désirs circulent mais ne s’échappent jamais.

Les grandes baies vitrées exposent les corps comme des marchandises. Les personnages se regardent, s’épient, se désirent à travers le verre. Le spectateur devient lui-même voyeur, pris dans ce dispositif qui confond commerce et sentiment. La vitrine n’est pas seulement décorative : elle matérialise la condition des personnages, toujours visibles, jamais libres.

Les numéros musicaux, loin de suspendre l’action, révèlent son artificialité. Les mélodies légères recouvrent des paroles souvent mélancoliques, comme si la musique servait de voile à une vérité plus sombre.

Car ici, chanter n’est pas rêver, mais dire l’état des choses. Les chansons expriment des attentes amoureuses, des déceptions, des frustrations économiques. Leur répétition crée une mémoire collective : chaque refrain revient comme un diagnostic social.

Costumes criards, chorégraphies approximatives, humour parfois potache : Akerman joue du kitsch comme d’un langage critique. Ce mauvais goût revendiqué empêche toute idéalisation. L’amour n’est pas sublimé, il est montré dans sa trivialité, sa banalité, sa répétition.

Les cabines d’essayage ou de massage deviennent des espaces de transgression. Derrière le rideau, les personnages échappent un instant au regard collectif. Mais ces échappées sont fragiles, vite rattrapées par la logique du décor. Le film souligne ainsi la difficulté d’inventer un espace intime dans un monde saturé de visibilité.

Si les hommes apparaissent souvent prisonniers de leur rôle (le mari jaloux, l’amant éconduit), les femmes, elles, trouvent des failles. Lili qui crie « je veux vivre ! », la cliente qui refuse de plaire à quiconque : ces éclats de voix fissurent la mécanique. Akerman filme ces résistances comme des gestes minuscules mais essentiels.

Contrairement à ses films antérieurs où le temps s’étirait, ici il s’emballe. Les intrigues s’enchaînent, les amours se font et se défont à toute vitesse. Ce rythme frénétique traduit l’idée que l’amour, dans ce monde, est consommable, interchangeable. Le temps n’est plus celui de la durée, mais celui de la circulation.

Où me situer ?
Pour moi, Golden Eighties est une véritable masterclass de cinéma. Akerman y démontre qu’elle peut détourner un genre codifié pour en faire un espace critique, sans jamais perdre la jubilation du spectacle. C’est un film qui réussit à conjuguer analyse et plaisir, rigueur et facétie, et qui s’impose comme l’une des plus grandes réussites du genre. Je le place sans hésiter dans mon top 3 des “comédies musicales”. Admirable dans sa précision, drôle et bouleversant dans ses éclats de vérité, il me semble être l’une des démonstrations les plus éclatantes de ce que peut le cinéma lorsqu’il ose penser et danser en même temps.

Quelle lecture en tirer ?
Golden Eighties n’est pas une parenthèse légère dans l’œuvre d’Akerman : c’est une autre manière de dire la même chose. Derrière les chansons et les paillettes, on retrouve ses obsessions : l’enfermement, le temps, la condition féminine.
Michele C
Michele C

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4,0
Publiée le 28 juillet 2018
Au bonheur des couleurs dans une galerie commerçante dans un Bruxelles gentiment obsolète. Dans ce lieu clos, dans lequel l'amour rime avec toujours et malgré tout-le temps qui passe, la puissance de l'argent et le rappel des camps nazis jamais absent des films de Chantal-virevoltent clientes, vendeuses et coiffeuses. Avec grâce, élégance, humour et langue bien pendue. Une dynamique et bienvenue pause cinématographique dans une filmographie souvent empreinte de gravité et de mélancolie. Le talent de la réalisatrice soutenu par l'allant de ses actrices, complices autant que complémentaires, apporte au film ce grain de folie, de nostalgie et d'espoir qui fait du spectateur un spectateur heureux et reconnaissant d'un bon moment dialogué et chanté avec un entrain imperméable, comme toute comédie musicale, à la raison et à la vraisemblance. Qui s'en plaindra fors les esprits chagrins ?
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