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Eldacar
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4,0
Publiée le 24 juillet 2012
Ken Loach est décidément un de ses réalisateurs qui maîtrise parfaitement le mélange des genres. A la fois drame social, film de casse et comédie, "La part des Anges" marque sur tout les tableaux. Encore et toujours marxiste, Loach oppose (comme souvent) une société inefficace à une jeunesse défavorisée et perdue. Dés la première scène, cette idée est mise en avant. Mettant en scène de jeunes gens passant en procès pour des délits plus ou moins importants, la réalisation est entièrement centrée sur les accusés, avec de toute la séquence seulement un contre-point sur la juge, symbole de l'autorité. Ces jeunes sont livrés à eux-mêmes et ne trouvent aucun soutien chez ses adultes « invisibles ». De même, quand Robbie, le « héros », rend visite à son amie venant d'accoucher, aucun médecin ou infirmière n'est visible. Idem pour le médiateur présent lors de la confrontation (déchirante) entre Robbie et une de ses anciennes victimes, puisqu'on ne l'aperçoit qu'au tout début. Ne reste que le bienveillant Harry, figure paternelle pour Robbie, à qui il enseignera l'amour du whisky (dans le bon sens). Quelle tendre ironie que l'alcool qui détruit tant de couples de cinéma soit ici ce qui va sauver Robbie et Léonie. L'hallucinante scène de vente aux enchères pendant laquelle un fût de whisky atteint des sommes colossales au cours d'un véritable duel entre deux acheteurs potentiels est traitée avec ironie et une pointe de mépris pour ses riches « connaisseurs » qui ne s'y connaissent pas vraiment. Pour notre plus grand plaisir, Ken Loach met de côté son pessimisme quasi constant pour une fin beaucoup plus positive. Abandonnant pour l'occasion un peu de réalisme car qui peu croire que dans la vraie vie Robbie deviendrait aussi rapidement un vrai connaisseur de whisky ou que cet improbable braquage d'une distillerie réussirai. Mais c'est vrai que c'est l'apanage du cinéma de nous faire croire à l'impossible
Enfin un film de Ken Loach qui me plaît ! Dans le scénario, on est plus proche d’un Kaurismaki que du Loach des années 90, puisque pour une fois, le propos social ne passe par une démonstration lourde et pleine de pathos, de manichéisme et de désespoir. Au contraire, Loach offre de l’air à ses personnages, il leur ouvre des destins possibles au lieu de les enfoncer toujours plus comme il a pu le faire ailleurs. Il y a ici ce qui m’a toujours manqué chez ce réalisateur : un récit construit et des personnages qui existent vraiment, indépendamment de toute démonstration politique. En bref, il y a enfin du cinéma (même si la réalisation reste toujours assez plate, dans un style réaliste qui n’est pas ce que je préfère).
Une comédie sociale sur de jeunes délinquants Écossais s'initiant aux plaisirs du Whisky grâce à un éducateur rencontré lors de leur travaux d’intérêts généraux. Des acteurs non professionnels mais d'autant plus crédibles, un scénario léger et sympathique pour un film qui mérite largement le détour. Ken Loach nous délivre un message positif et humaniste. Un joli voyage en écosse.
En Ecosse, Robbie, jeune papa et délinquant en cours de repentance est condamné à 300 heures de travaux d'intérêts généraux. Il y rencontre d'autres paumés dans son genre et un "éducateur" Henry qui l'initiera à l'art du whisky. Robbie y découvrira la part des anges, celle qui s'évapore des grands crus et celle que l'on vole aux plus riches pour s'offrir une nouvelle vie. Ken Loach, fidèle portraitiste de la classe ouvrière, utilise ici le registre de la comédie pour dire les difficultés de la vie au Royaume-Uni. Avec cette nouvelle histoire de pieds nickelés, il dose parfaitement entre comédie et film social. Ses comédiens, à l'accent écossais à couper au couteau, sont une fois encore excellents. Un Ken Loach plus léger que d'habitude mais pas moins efficace. http://zabouille.over-blog.com
Ce n'est certes pas le meilleur film de Ken Loach mais cette comédie dramatique est vraiment une très belle réussite, parce qu'elle est à la fois touchante et très réaliste. Les acteurs tous quasiment inconnus de ce film jouent comme des comédiens chevronnés mais avec une légèreté incroyable même si certaines situations sont franchement embarrassantes...
Ce film raconte la rédemption de Robbie, jeune délinquant au passé violent et qui a du mal à s'en extirper, à qui un éducateur, Harry, va faire découvrir un don caché qu'il ignorait : un "nez" et un "palais" exceptionnels de goûteur de whisky. Avec trois autres comparses au passé aussi tordu que lui, Rhino, Albert et Mo, il va tenter et réussir un "coup" qui va lui permettre de se remettre modestement le pied à l'étrier en compagnie de Léonie, la jeune mère de leur fils, Luke. Ce film est très bien fait, très amusant par moments, et les personnages sont attachants. Mais il est grave aussi parce qu'il montre à quel point il est difficile de revenir dans le "droit chemin" une fois qu'on l'a quitté... La fin du film laisse présager une suite heureuse pour cette jeune famille. Film visionné en VO : j'avoue que les sous-titres étaient les bienvenus, parce que l'accent écossais est souvent TRES difficile à comprendre.
Quelle bonne surprise que cette Part des Anges ! Etant peu connaisseur du cinéma de Ken Loach (je n'ai vu que Looking for Eric et I.Daniel Blake), je me suis intéressée à son précédent film, prix du public à Cannes en 2012. Toujours teinté de social, le film suit les aventures que 4 jeunes délinquants dont l'un deux aidé par un membre d'une association de réinsertion par des travaux d’intérêt généraux, va se trouver un talent d'oenologue du whisky (Ecosse oblige). La force de Ken Loach est de rendre ses personnages, à la base peu recommandables, attachants et sympathiques. Le scénario est bien écrit, l'humour bien dosé et le rythme particulièrement bon et les acteurs, tous inconnus excellents ! Pas de longueur, pas d'ennui, le film se visionne très vite. Un vrai plaisir !
Deux doigts de comédie. Ça commence comme un drame social, comme un film de Ken Loach. Rapidement, les situations compliquées deviennent drôles. En gros, c'est l'histoire de quelques paumés dans le nord de l'Angleterre, condamnés à se retrouver ensemble pour quelques heures de travaux d'intérêt général. Ils sont malgré eux introduit dans l'univers des collectionneurs de whisky, huppé et mondain. La suite ne sera que scènes hilarantes et revanche des défavorisés sur les maîtres du monde (éthylique). Bien sûr, le film n'a pas la force et la charge émotionnelle des autres œuvres de Loach mais c'est une vraie bouffée d’oxygène, optimiste et souriante. A noter la très chouette prestation de ces acteurs amateurs et la richesse musicale de leur parler (à voir en VO of course).
Ken Loach a fait son petit effet à Cannes cette année, où il présentait son dernier film, repartant avec le prix du jury. L'histoire est basée sur de jeunes assignés à des travaux d'intérêt général dans la banlieue de Glasgow qui vont devenir en peu de temps des spécialistes du Whisky. Sur un ton toujours très léger, le réalisateur oscille entre drame et comédie avec une grande efficacité, pour nous conter sa petite histoire portée par de jeunes et très bons comédiens. S'il manque d'ampleur pour marquer durablement, « La part des anges » est un film aux personnages attachants, assez juste, qui fait du bien. Du cinéma social, sincère et plaisant.
Un bon cru de Ken Loach, drôle en plus et, pour une fois, optimiste. Pas un chef d'oeuvre mais une oeuvre délicate, humaniste et pleine de réalisme social comme toujours chez cet auteur, avec d'excellents acteurs. Du pur plaisir, même si le propos semble un peu court dans le récit.
Un film drôle touchant et attachant, à l'approche réaliste comme sait si bien le faire Ken Loach, qui nous emmène cette fois chez les catégories populaires écossaises.
La part des anges est une expression courante pour les connaisseurs ou producteurs de spiritueux qui caractérise les premières vapeurs d d'alcool qui s échappe suite à une ouverture des fûts vieillissant. Dans ce film de l inevitable ken loach avec son fidèle scénariste paul laverty met en scène l histoire de ses jeunes écossais délinquant, qui doivent faire des heures d intérêt général sous peine d d'emprisonnement, surtout robbie jeune papa qui veut s en sortir mais rencontre d inextricables problème qui le maintient hors de cette société. Avec sa bande ils ont l idee de voler un fût remarquable qui peut valoir 10 ans de salaire moyen, vont ils réussir? Je retrouve avec plaisir les film pur jus de loach qui est avec guediguian, kaurismäki un réalisateur qui filme cette classe défavorisé sans commisération, avec justesse et un amour indéfini qui mérite un très grand respect. Prix du jury à cannes 2102 bien mérité, un très bon film avec un réalisme toujours stupéfiant.