Detachment
Note moyenne
4,0
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cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2012
Une critique du système éducatif, le film est percutant et émouvant. Adrien Brody nous gratifie d'une belle performance.
1ou2mo
1ou2mo

11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2012
Même en regrettant le choix du metteur en scène quant à l'interpréte de ce professeur plein d'abnégation (le perpétuel nonchalant A Brody), il faut reconnaître que ce film dressant un tableau sombre du milieu scolaire est tout à fait prenant. On vient à se demander si c'est le reflet d'une réalité ou si l'exagération ne vient pas prendre le pas sur des situations et faits ponctuels. Des élèves paumés et vindicatifs, le sujet a déjà été traité au cinéma mais l'angle choisi par les auteurs est assez original. L'analyse de ces travers de l'éducation à partir d'une désespérance personnelle pleine de retenue . On a le plaisir de revoir des vedettes rares à l'écran comme James Caan et Lucy Liu de la série télé Aly Mc Beal.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 448 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2012
La comparaison de ce film avec « Entre Les Murs » qui avait sucité l’admiration de l’élite cannoise est fort intéressante. Là où la soit disant élite avait perçu une explosion de réalisme, la plupart des enseignants y avait vu une overdose de simplification démago caricaturale. Là où la même élite avait vu de l’originalité sobre dans la mise en scène, les honnêtes cinéphiles n’y avaient vu que fadeur et vacuité artistique. Dans « Detachment », nous avons un vrai film d’auteur, avec de vrais jeunes acteurs talentueux, une vraie intrigue, qui colle tellement à la réalité, qu’on s’y croirait. On a aussi une stylisation magnifique, quasi onirique de la mémoire individuelle, de la détresse collective des jeunes et de l’encadrement pédagoqique. Et bien malgré tout cela, la pseudo élite critique cinématographique joue les Marie-Chantal en faisant une moue maniérée, sur ce qui aurait dû être acclamé comme un nouveau petit chef d’œuvre, certes bien noir, de Tony Kaye, qui nous avait déjà totalement emballé, avec « American History X »
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 février 2012
Encore un film pour faire le procès du système éducatif ? Encore un film pour souligner l’héroïsme des professeurs confrontés chaque jour à la pire racaille de l’univers ? Oui et non. Si l’on nous convie bien à une plongée vers cet enfer moderne qu’est l’école, ce n’est pas cette fois pour en mettre en valeur les effets burlesques, ni pour tenter de la sociologie rappeuse (rappelez vous Esprits rebelles et Gangsta’s paradise), encore moins pour dessiner à traits fins un monde dépassé (comme dans le brillant Entre les murs) mais bien pour un voyage violent et éprouvant vers la fin de l’humanité. Rien que ça.

Car dans le monde du réalisateur Tony Kaye, l’école est un film d’horreur. On pensait avoir déjà tout vu jusqu’à la caricature et le voyeurisme, mais ici, la vision sans compromis dépasse toutes les limites. Les élèves crachent sur les profs, les violentent en toute impunité, ne semblent s’intéresser à rien. Les parents sont à leur côté dans la lâcheté, l’ingratitude et l’hystérie. Les profs sont dignes, au mieux, complètement dépassés la plupart du temps et tournent aux antidépresseurs entre deux pétages de plomb. On ne comprend pas très bien pourquoi utiliser l’école pour refaire Apocalypse Now, mais c’est bien cela le fond de l’histoire. On ne peut presque plus parler de cliché, tout étant plutôt outrancier et exagéré.

C’est dans ce charmant décor que le réalisateur lâche Adrian Brody et sa nonchalance pour un remplacement de quelques semaines. Et le regarde se dépatouiller avec une ado dépressive amoureuse de lui, et quelques caïds qui le mettent à l’épreuve. Plus le film avance, et plus le parti pris totalement nihiliste s’impose, et l’on regarde doucement couler le corps éducatif et ces élèves qui ne feront pas grand-chose de leur vie. Tout le monde hurle : à l’école, dans les couloirs, chez soi, sur une pauvre infirmière. Le monde s’écroule, semble-t-on nous dire, et personne n’y changera rien.

La mise en scène est au diapason, lourde, appuyée, remplie d’effets, de tunnels de voix-off, comme pour mieux embaumer ce collège d’une odeur de fin du monde. On pourrait saluer l’ambition formelle du film, mais il est le plus souvent tape à l’œil et surtout, il tourne à vide. Car sans point de vue sur ce qu’il montre, Tony Kaye se perd rapidement dans les méandres d’une histoire qui tourne en rond, comme s’il voulait cacher le fait qu’il n’a finalement pas grand-chose à dire.

On reconnaîtra au réalisateur d’avoir un sacré carnet d’adresses, ce n’est pas le premier venu qui peut rassembler un casting pareil (dont Bryan "Wlather White" Cranston qui passe jouer une courte scène), ce qui permet parfois de faire passer la pilule. Autre rayon de soleil, la belle histoire à la fois dure et tendre entre Adrian Brody et cette jeune prostituée. Sorti des murs de son école, le film trouve un rythme, une patte, et crée des personnages, des enjeux, des sentiments. C’est ce film là qu’on souhaiterait voir, il serait magnifique.

Peine perdue, puisque Tony Kaye revient entre les murs pour un épilogue noir à souhait, pas très loin d’une fin du monde programmée. Mais au moment de finir son film, il offre au spectateur un dernier et magnifique rayon de soleil. Belle mais maigre consolation devant ce film curieux et hors normes. A défaut d’être prenant, ou même réussi.

http://dh84.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 février 2012
Vraiment puissant, touchant, ce film m'a bouleversée, nous étions moins d'une dizaine dans la salle (c'est sur que c'est pas le film idéal pour la saint valentin) et avions pour la plupart les larmes aux yeux en sortant. Des moments durs, une souffrance que l'on garde tous en nous. Et surtout il dénonce une réalité pour laquelle il n'y a pour le moment aucune solution mise en place. De plus les acteurs sont vraiment bons, ce film est enivrant.
Toutefois si vous souhaitez voir un film joyeux ou si vous voulez une happy end à l'américaine n'allez pas voir ce film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 février 2012
Pas toujours d'accord avec les cahiers du cinéma mais là je suis sur la même longueur d'onde!! A fuir!
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2012
Je viens de le voir au cinéma, et ce film est un vrai régal ! Il ne traite pas seulement de la relation qu'il peut y avoir entre un professeur et ses élèves, ça parle aussi du mal-être, de la société dans laquelle on vit (et c'est triste à voir)... de la vie en général. C'est un excellent film de société, qui parviendra certainement à vous marquer, et peut-être même à vous interroger sur le système éducatif et sur l'éducation. Adrien Brody à enfin retrouver un rôle à la hauteur de celui du 'Pianiste'. Bouleversant ! Aller le voir, car il mériterait d’être plus connu. Pendant que des daubes comme 'La Vérité si je mens ! 3' sont surmédiatisées et cartonnent au box-office, il y a des films comme 'Detachment' qui peine à trouver son public alors que ceux sont des véritables chef-d’œuvres... Triste société dans laquelle on vit !
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2012
Étant moi même enseignant, c'est avec intérêt et curiosité que je suis allé voir ce film. Parmi les points positifs, on peut dire qu'il retrace assez fidèlement la psychologie des professeurs, leurs interrogations, leurs doutes ... Par contre, il y a selon moi beaucoup trop de passages invraisemblables et racoleurs, ce qui ternit la portée du message. Dommage !
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2012
Le public avait laissé Tony Kaye sur le brillant American History X, à la paternité controversée (réalisateur « éjecté » en plein montage, supervisé ensuite par Edward Norton). En somme chef d’œuvre du cinéma des années 90 mais projet abouti dans la souffrance pour Kaye. Après 3 long-métrages passés inaperçus et un documentaire sulfureux, Lake of Fire, Tony Kaye revient au-devant de la « toile » avec Detachment, film dramatique, s’il en est. On retrouve alors l’effervescence visuelle de Kaye qui avait contribué au succès d’American HIstory X.
Tony Kaye est un personnage à lui seul, si bien que l’on s’étonne (et se réjouie) de son retour au cinéma, artiste touche-à-tout, photographe talentueux, Kaye a toujours voulu être totalement en marge du système Hollywoodien.
Par le sujet même du film, l’échec du système scolaire aux Etats-Unis, il confirme l’approche documentaire que le cinéaste porte en lui. Detachment, par certaines envolées de style, mêle touches artistiques et réalisme de mise en scène. Œuvre sombre, noire obscure voir nihiliste sous de légères nuances d’espoir. Le réalisateur ne se contente pas de dessiner une Amérique, il l’ausculte, l’ouvre de l’intérieur et la pousse à son paroxysme. Seule la lumière (photo) blanche du film porte ce dernier vers des tonalités apaisantes, le reste n’est que négation et constat flagrant que la société laisse les plus faibles sur le bord de la route, désarmés, démunis, détruits, à peine « éclos ».
C’est dur, extrême mais à le mérite de ne pas laisser indifférent.
Ce qu’on peut reprocher à certains réalisateurs, fonctionne chez Tony Kaye. Une stylisation de chaque instant vient parsemer le film, de manières formelles et différentes. Ces expositions, lâchées par parcimonie, insufflent un tempo régulier au film. Certains stopperont net leur élan immersif, d’autres se laisseront porter par cette vague stylisée. Radicale de fond et de forme, Kaye ne laisse que de rare respirations visuelles, indispensables cependant tant son film baigne dans une marée noire et négative.
Cette lecture clinique d’un certain système scolaire outre-Atlantique donne le la d’un échec politique et social. Kaye est conscient d’appuyer là où le mal est facile à déceler, mais cette lecture presque documentaire n’en est que plus véridique par l’électrochoc qu’elle provoque ; même si radicale, elle est nécessaire, le spectateur comprend de lui-même l’essence même du film.
Mais Kaye n’est pas qu’un metteur en scène habité (et nombriliste ?), il donne à ses comédiens un espace de liberté immense et une direction de mise en scène soignée. Adrien Brody peut à nouveau exprimer son talent à la mesure du rôle qu’il doit composer. Comédien talentueux, il n’avait depuis des années pas de rôle à la mesure de son jeu. Il est ici en parfaite mesure de ce rôle de professeur « itinérant ». Personnage ne trouvant sa place ni intérieurement, ni formellement.
Le reste du casting jouant le jeu entre la performance et le caméo est éclectique et parfait. Les vieilles canailles adoubées, William Petersen, James Caan, Marcia Gay Harden, les stars de séries TV, Bryan Cranston, Christina Hendricks ; tous viennent contribuer à la photo de classe que tend à capturer Tony Kaye. Sous un aspect de film choral, chacun est vecteur d’un point particulier que Kaye tend à dénoncer.
Detachment n’est pas de ces films, consensuels, léchés, objectifs. Nous sommes plus du côté d’un miroir réflectif, où l’extrême démontre par sa force tendue, par sa mise en scène artistique et documentée, une volonté propre de dénoncer. Sans choquer, sans voyeurisme mais jusqu’au-boutiste Kaye provoque un mal être nécessaire dans ce genre de cinéma. On n’en ressort pas indemne, où l’on refuse ne serait-ce même que d’y entrer. Pour qui se laisse porter par cet élan, l’extrême devient nécessaire et donc utile.
http://requiemovies.over-blog.com/
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2012
Detachment est une peinture au vitriol du système éducatif américain et des nombreuses carences qui lui sont liées. Adrien Brody est remarquable dans son rôle du prof humaniste, plein de désillusions mais prêt à se battre malgré tout. L'ensemble est très pessimiste (trop), les élèves sont décris comme des débiles violents, sans limite, n'ayant d'avance aucun avenir, les profs sont montrés comme dépressifs, au bord de l'asphixie. Ca fait peu crédible quand même si une part de vérité ressort inévitablement.
Il en reste un film plaisant sur le mal de notre société, les difficultés à se construire dans la vie, les dérives liées à la déliquescence des repères traditionnels. La réalisation est assez bonne en plus.
A voir...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2012
Adrien Brody est l'acteur parfait pour incarner ce professeur présent pour les autres mais absents pour lui-même. Un film assez triste mais qui révèle bien la cruauté de la société et la déchéance de l'homme. Il fait presque pleurer.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 février 2012
Ouf on a éviter le pire, je m'attendais a un enieme films dans a ligne "d'esprit rebeles", l'honneur est sauf, le film évite les melodrames, et se contente de livrer une version terrfiante du systeme éducatif américain, on peut reproche raux films de dresser un cataogue de scénes larmoyantes, et desesperées,
Detachment peut agacer par ses parti pris visuels parfois pompeux et arty, mais il n'en demeure pas moins un film rare et profond, qui vaut a adrain brody de revenir a son meilleur niveau, pas totalement reussi, mais totalement honnete, et c'est siffisament rare pour le souligner.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2012
Film sombre, presque déprimant, mais admirablement interprété et tourné. Toutes les interrogations ne sont pas traitées, le film pose plus de question qu'il n'en résout, cela étant l'univers glauque de la vie de systèmes éducatifs dans les "zones", de la vie de "pommés" est bien campé. Le réalisateur montre bien que les accidents de la vie nécessitent un certain détachement, une certaine forme d'espoir pour que la vie soit supportable, mais bien évidemment, ce n'est facile pour personne ... de surmonter ses angoisses, ses échecs et le manque d'affection que cette société bâtit autour de nous.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2012
"Feel-sad movie" déprimant, "Detachment" surprend par la facilité avec laquelle Tony Kaye tricote son film avec des histoires pourtant souvent traitées ; le défaut du film demeure peut-être dans le fait qu'il y en a peut-être un peu trop, et que certaines (le passé du grand-père, notamment) viennent juste un peu plus accabler le spectateur sans que le besoin ne se fasse ressentir. Kaye opte pour une caméra à l'épaule, des zooms intempestifs, des images parfois floues, des flashbacks en Super-8 (un air de déjà vu) et des courts passages animés (bien pensés) : Kaye fait tout pour que le spectateur rendre dans son film et en ressente les nombreuses émotions. Car "Detachment" est effectivement un film qui ne laisse pas insensible au sort de ses personnages qui, s'ils répondent évidemment à des stéréotypes (le prof, la proviseure, la jeune prostituée, la fille obèse...), ont le mérite de ne pas tomber dans la caricature. C'est surtout l'occasion pour Adrien Brody d'incarner magistralement le rôle de ce professeur, qu'on voudrait voir comme un héros moderne, mais qui malgré ses efforts, ne peut pas faire de miracle. Les seconds rôles ne déméritent pas : Lucy Liu (comme on n'imaginait pas la voir un jour), les jeunes Sami Gayle (impressionnante de maturité) et Betty Kaye (fille du réalisateur, dans un rôle difficile) valent le détour. Un film d'une certaine puissance.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2012
Je ne sais si François Begaudeau a apprécié ce film, mais c'est vrai qu'on est obligé de penser à "Entre les murs" (que j'avais beaucoup aimé) en le voyant. Sauf que là on est dans l'émotion, dans un sentimentalisme que certains peuvent trouver déplacé (nombres de critiques sont lamentablement réfractaires à ce genre de cinéma!)... Adrien Brody est formidable. Je n'ai qu'un conseil à donner; aller voir ce film, il est magnifique!
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