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Rockman
2 abonnés
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2,0
Publiée le 10 juin 2026
Detachment est un film brut, sans concession sur le système éducatif, mais également sur la misère humaine. C'est un film sombre, personne n'est épargné par la détresse, ses problèmes personnels, que ce soit les élèves et les professeurs. Le réalisateur Tony Kaye signe un portrait de société très dure, avec Adrien Brody dans le rôle du professeur Henry Barthes qui veut se détacher de toute cette misère, mais celui-ci est sans cesse rattrapé par son passé qui ne cesse de le hanter, et son présent qui n'est guère mieux. Les mouvements de caméra peuvent donner mal à la tête, trop de saccades, de zooms, de flous parfois, peut-être que c'était pour créer un effet de style mais c'est raté, cela donne plutôt l'impression que ça a été filmé avec les pieds. Ce n'est pas un long métrage positif, il n'y a quasiment aucun espoir. Certaines scènes sont choquantes, Detachment n'est pas à mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s'abstenir, idem si vous êtes en dépression, ce film pourrait vous y mettre encore plus. Néanmoins il y a tout de même quelques réflexions intéressantes, avec un côté philosophique, mais clairement ce film manque de positivité, les bons moments sont très rares, la noirceur est très, trop présente, ce qui est dommage
En lançant Detachment, la crainte était de tomber sur une énième version du film du “prof miracle” à la Esprits rebelles. Heureusement, le film prend le contre-pied total de ce cliché et propose une vision beaucoup plus sombre et réaliste.
Cependant, malgré cette approche intéressante, l’ensemble peine à convaincre. Le film manque de direction claire et donne souvent l’impression de ne pas vraiment savoir où il veut aller. Cette absence de structure rend une grande partie du récit assez ennuyeuse et laisse une distance émotionnelle, empêchant une véritable implication.
La seule véritable réussite émotionnelle réside dans la relation entre le personnage principal et Erica, la jeune fille qu’il héberge, qui apporte une vraie touche d’humanité et de sensibilité.
La prestation de Adrien Brody est en revanche remarquable et porte le film à elle seule.
Au final, une idée intéressante et une belle performance d’acteur, mais un film qui laisse globalement froid et qui déçoit par son manque d’impact.
Un film où l’on suit le quotidien d’un professeur remplaçant empli d’une forme de tristesse. Le long-métrage de Tony Kaye dépeint avec une certaine force les faiblesses d’un système éducatif en se centrant sur les failles de ces enseignants, offrant par la même occasion Adrian Brody l’une de ces plus belles prestations.
Film très très noir et sombre du début a la fin ça s'arrête pas. Il peu être très interessant mais il faut s'accrocher parce que le propos défile vite et en bascule rapidement entre les arcs narratifs, qui sont cependant tous bien mené. Pour comprendre le tout il faudra également prendre le temps de réfléchir, pour certains ça semblera être juste une bouillie de noirceur, peut être trop. Parfois on a de l'empathie, parfois ça semble un peu forcé, mais globalement le tout fonctionne sans problème et avec efficacité.
Très bon film, touchant, renversant. Adrien Brody est juste excellent, bien sûr on ne peut que se sentir toucher par la vie de Henry, qui a ses problèmes mais qui essaye de ne pas craquer et même d'aider les autres à avancer. On peut deviner son envie d'aider les autres (notamment les filles) par le regret de ne pas avoir pu protéger sa mère lors de son enfance... mais va t'il parvenir à sauver tout le monde ?
Le monde universitaire et scolaire en général, est impitoyable. Berceau de la construction des filles en futures femmes et des garçons en futurs hommes, c'est le lieu clé de l'apprentissage. Lorsque Henry, un professeur remplaçant s'engage pour un petit contrat dans un établissement difficile de New York, il arrive avec le détachement nécessaire pour faire face. Le système est en détresse, les élèves sont incompris et les professeurs condamnés à la souffrance éternelle, au désengagement progressif d’une voie qu’ils ont pourtant choisi par passion. Henry ne peut réellement faire face, même avec le détachement dont il fait preuve, car il a lui-même ses propres démons. Son conflit intérieur croise la route d’une jeune prostituée qu’il prend sous son aile. Cet amour, détaché mais protecteur qu’il lui confère, n’est que la réponse à son recul délibéré des autres. Pour autant, il ne manque pas de compassion envers ses élèves ou ses collègues, mais il a bien compris que cela pouvait nuire à sa propre personne. Henry est donc un personnage tragique, un héros moderne qui navigue contre vents et marées dans un radeau déjà branlant. Il ne peut s’en sortir qu’en acceptant ses propres problèmes. Le long métrage trouvera ses faiblesses pour certains dans une certaine récurrence à écumer les poncifs du film d’auteur américain. Mais Tony Kaye, le réalisateur, fait preuve de beaucoup d’engagement envers ses personnages et nous pousse à véritablement les considérer, les apprécier, se montrant empathique à leur égard. Un formidable tableau sur le système scolaire, qui en dit sur tous les rapports humains.
Detachment est un film qui aborde des sujets profonds sur l'éducation ou plutôt les problèmes de l'éducation aux US (seulement là-bas ?) ainsi que le mal-être et les tabous familiaux. Mais il reste extrêmement poétique et "détaché" de tout cela.
De plus, le rôle principal est parfaitement fait pour pour A. BRODY. (est-ce SON rôle ?). Et le reste du casting créé une ambiance, un jeu quasi parfait. L'histoire étant mêlée de plusieurs parcours individuels, ce film est un bon exemple de ce que l'équilibre du jeu peut produire. On a vraiment l'impression d'avoir des personnages construits, réels.
Très bon film qui explique la société d'aujourd'hui avec la détresse des professeurs qui effectuent un des métiers les plus nobles pour une reconnaissance presque nulle. Performance XXL d'Adrian Brody au passage !
Rien d'exceptionnel, j'ai trouvé que le format filmé à la the office collait mal avec le côté tragique du film (trop explicite à mon goût d'ailleurs). Le scénar est pas grandiose mais fait le taff, adrien brody est très correcte et certains autres acteurs surprennent aussi.
L’agonie du système scolaire public américain ne sert, dans Detachment, que de prétexte à un exercice de style abject qui se repaît des maux qu’il représente, filme en gros plan la violence multiforme pour mieux brosser le portrait de victimes et de héros du quotidien qu’une société rejette ou ignore. Voilà une pornographie de la misère comme l’était déjà 21 Grams (Alejandro González Iñárritu, 2003) et comme le sera Capharnaüm (Nadine Labaki, 2018), soit un regard complaisant et « détaché », sans que ce détachement ne se raccorde à la compassion ou à la préservation défendues par Henry Barthes dans le long métrage ; il s’agirait plutôt d’indifférence voire, pire, d’un sentimentalisme gluant et écœurant. Lorsque le générique de fin apparaît enfin, nous sortons avec une impression de démonstration incapable de clarifier son propos et de défendre une thèse qui tienne la route : qu’est-ce que tout cela nous dit ? quelles portes le film ouvre-t-il sur un avenir entre nos mains ? Rien, sinon les égarements intérieurs d’un personnage qui donnent lieu à une obsession de la forme stérile, pleine de caméra à l’épaule avec son cadrage amateur, de longues marches nocturnes mélancoliques et de réflexions sur l’écriture et sur l’art qui témoignent de l’incapacité du réalisateur à se faire artiste. À éviter à tout prix.