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1,5
Publiée le 20 mars 2021
Le problème avec Detachment pour moi était le scénario. Les dialogues et les personnages ne sont tout simplement pas crédibles. Les explosions soudaines des élèves et leurs conversations aléatoires sont tout simplement bizarres. Le sexe dans le bus cracher et menacer un professeur sans répercussion tout cela manquait de réalité et de crédibilité. Ce professeur est un remplaçant qui est détaché de toute émotion en raison du suicide de sa mère. Il a pitié d'une prostituée mineure et la prend sous son aile. Les prises de parole directes face a la caméra et l'impression de caméscope tremblant n'ont pas aidé a ce que j'apprécie cette histoire. En regardant ce film vous pourriez envisager de vous asseoir dans un coin pour réfléchir à la façon dont la vie peut être mauvaise puis de tout rejeter sur les parents sans vraiment essayer de comprendre la situation. Encore une fois ce n'est que mon opinion prenez la pour ce qu'elle vaut...
Un film essentiel qui nous met le nez dans une réalité bien froide. Cependant, j'ai du mal avec les films manichéens, malgré l'intention louable du réalisateur. Autant de tristesse sans échappatoire, c'est particulier.
Dommage....il y avait tout le potentiel pour faire un film "parfait": un bon casting et une bonne idée. Malheureusement la réalisation rate totalement le coche et plombe son propos par des effets lourds et hors sujet!! Musique intempestive, effets de montage, échos... on est totalement coupé, sortis du film, lors de moments qui auraient pu être des sommets de réalisme assez intenses. Les artifices noient la force de l'histoire. Le même scenario avec un traitement plus sobre et naturel aurait donner quelque chose de puissant....mais on se retrouve à la place avec une désagréable impression de bancal.
Je devrais paraphraser Bertrand Blier dans Tenue de soirée.spoiler: "On est tous en cellule. Toi, moi, tout le monde. Et la plus terrible de toutes car pour s'en évader il faut passer l'arme à gauche. Ce n'est pas la peine d'appeler au secours. En liberté, il n'y a pas de gardien. Personne vient. T'es tout seul avec ta honte. Les professeurs et les élèves sont tous logés à la même enseigne. Et confrontés à des problèmes allant au-delà de l'instruction : mal-logement, abus sexuels, dépendance des parents, prostitution, suicide, solitude. Ça fait beaucoup. J'ai eu l'impression après avoir vu Detachment que rien n'est possible. Que tout est voué à l'échec. Qu'il faudrait tout raser et recommencer. Car ces jeunes n'ont aucune ambition, n'ont aucun courage, aucune volonté. Ils se fichent de tout. Autant de leurs professeurs que d'eux-mêmes. Et que leurs parents ne valent guère mieux. Barthes a lui aussi ses propres démons à exorciser. J'ai souligné l'inhumanité de son environnement. Au contraire, lui est une sorte de phare au milieu de la mer. Et le pire, c'est que ça en est suspect. C'est dire le niveau de la société dans laquelle on vit si on en vient à traiter de pervers un prof tentant de consoler une de ses élèves. Le seul d'ailleurs à réussir à répondre à son appel à l'aide. Je ne pense pas que la réalité est aussi noire. Je ne suis pas enseignant. Quand bien même. Si un élève arrive à dire merci à la fin, c'est bien que ça en valait la peine non ?
Ce film est de 2012 ? j'ai eu l'impression de voir un film indépendant américain des années 80... J'avoue que je n'ai pas beaucoup accroché à toute cette misère humaine, je n'ai pas bien compris ce que le film cherchait à montrer. Ce n'est pas tant un film sur l'école, c'est plutôt un film sur un prof remplaçant tourmenté (joué par l'impeccable Adrien Brody) marqué par un évènement tragique de son enfance. Il y a quelques beaux passages, mais la réalisation est déprimante, et les scènes avec les autres profs sont soit grotesques soit obtuses.
Film qui accumule un peu les clichés d une jeunesse perdue. On a un prof torturé au grand coeur qui comprend et sait parler aux jeunes. Sortez les violons, un peu les mouchoirs. Moi je sors de la salle. Je ne reconnais pas la patte du réalisateur d'American history X.
Magnifique. Un VRAI beau film sur l'enseignement (certes américain) mais juste. Il y a tellement de choses que je pourrais citer de ce film qui est valable chez nous. Puis c'est beau et filmé avec justesse.
En gros, si vous êtes prof et que vous aimez votre taf, regardez. Les autres, regardez aussi. Sublime.
Tout n est pas excellent dans ce long métrage du réalisateur de American history x . Le meilleur vient de l interprétation de tous les comédiens et surtout Adrien Brody qui prouve une nouvelle fois que c est un acteur intense qui devrait tourner beaucoup plus par contre le rythme est sans arrêt stoppé par ce montage en faux documentaire qui ne sert pas à grand chose à part nous laisser en suspens sur l histoire qu' on tente de nous raconter . Bien sûr certaines scènes sont dures mais justement la réalisation caméra à l épaule ne sert pas le sujet et les gros plans sont en trop .
Revue une seconde fois depuis sa sortie- detachment : franchement toujours incroyable ça ne change pas rebondissement sur rebondissement et catastrophe sur catastrophe , le fait est que la vie est tellement cruelle et que le film raconte bien comment se passe la vie réellement (en gros) , que le système est pourri et que la vie et belle et bien aussi pourri !!
C’est un film intéressant mais avec un sentiment d’inachevé. Les qualités des acteurs n’est pas à remettre en cause bien au contraire c’est plutôt la réalisation qui laisse perplexe. Le rythme du film est assez particulier et le mets pas assez en valeur les différents moments dramatiques du film.
Film noir où pointe quelques nuances optimistes,et qui exprime les différentes souffrances que rencontre les profs, les élèves et les personnes dans leur vie. le film est fait d'une façon hachée avec quelques passages pleins de sagesse et de philosophie, et d'autres où on ne peut que constater l’impuissance a cheminer sans souffrance. Le héro principal est interprété magistralement, évoquant une profonde mélancolie cachée derrière un pseudo "détachement".
A la vue du réalisateur Tony KAYE, affublé d’une longue barbe façon chanteurs texans du groupe ZZ TOP (bien qu’il soit britannique) et qui a introduit son film (au festival du film américain de Deauville en 2011) uniquement par une chanson accompagnée à la guitare sèche, j’étais très inquiet. Erreur ! le film est un petit bijou de sensibilité et de finesse, constamment sur le fil du rasoir et porté à bout de bras par l’acteur principal, Adrien Brody. L’histoire est simple : un enseignant de littérature américaine fait un remplacement de 3 semaines dans un lycée difficile de banlieue (excellent aussi James Caan dans le rôle d’un prof désabusé). Il vit seul, souffre du suicide de sa mère quand il était enfant et s’occupe de son grand-père en fin de vie. Raconté ainsi, ça ne donne pas envie d’aller voir le film ! Et pourtant ! Malgré le contexte, ça n’est pas un film sur le système éducatif américain (rien n’a changé depuis « Graine de violence » (« Blackboard jungle ») de Richard Brooks en 1955 !) mais sur la difficulté de vivre, la condition humaine. Albert Camus est d’ailleurs cité.
Hé ! c'est pas un peu trop là ? Bienvenue dans un monde où le héro est accablé de tous les maux possibles et imaginables : spoiler: Les élèves sont stupides (au mieux), insultants (souvent), violents (parfois), suicidaires (une fois), les parents sont incontrôlables ou s'associent à leur chiard pour mettre sur le museau des enseignants qui du coup, font des burn out ou deviennent alcooliques (mais restent blagueurs). La direction confond éducation et plan immobilier, les enfants déscolarisés se prostituent et attrapent (peut-être) le SIDA et les personnes âgées perdent la boule. Sans compter que le héro lui-même est orphelin d'une mère suicidaire car violée par son père. Il ne manque plus que la torture animal ! Ha mais si puisque qu'on a droit à une mise à mort d'un chaton dans un cartable à coup de tournevis!) Voilà, voilà ça vous pose bien la subtilité des deux heures que vous allez suivre. Alors bien sûr on a de la peine pour notre prof favori (et on comprend l'impériale nécessité pour lui de garder ce "détachement" qui lui évite de sombrer lui aussi) mais franchement ça manque de finesse et de réalisme pour vraiment convaincre. Ô l'intention est louable : dénoncer le système éducatif américain et une jeunesse en perdition mais il est aussi catastrophiste et franchement démago ! D'autant que le tout est emballé dans une réalisation WTF indigne du réalisateur d'American History X. On se tape toute la panoplie des effets de style nazes : les zooms ratés, les confessions-vérités en gros plans et les flash backs couleurs pastels arrosés d'une soundtrack folk mélancolique. Tony Kaye pensait visiblement que son sujet manquait de pathos... Un film désabusé qui à son corps défendant fait prendre conscience de la chance d'être né dans un milieu "normal" et ne donne clairement pas envie d'aller se risquer de l'autre coté du périph.
Sous un pitch presque classique, un prof remplaçant qui arrive dans un établissement scolaire difficile, on ne s'attend pas à un déroulement de cet ordre. C'est une vraie chronique dans le monde de l'adolescence et de l'enfance en difficulté. Mais c'est surtout un introspection dans le monde de la psyché des traumatismes liés à la mort. Adrian Brody y joue merveilleusement bien (mais pourquoi je précise ça moi?!?) et le casting autour de lui est très solide. On partage les émotions de chacun des protagonistes et on en redemande à la fin. Un film fort par le réalisateur d'American History X.
Après "American History X", une autre excellente réalisation de Tony Kay. Ce film violent et profond, nous apporte une véritable leçon de tolérance, une profonde réflexion sur la solitude et l'éducation. Le scénario nous propose des situations périlleuses, des scènes chocs et des dialogues percutants ; il nous montre un climat social très dégradé, une ambiance dans laquelle l'humaniste Henry Barthes tente de sauver ceux qu'il peut. Le jeu des acteurs est très brillant: les jeunes : Betty Kaye dans le rôle de Meredith et Sami Gayle excellente dans celui d' Erica. Les profs ne sont pas en reste avec James Caan et Lucy Liu la CPE. Quant à Adrian Body, il est tout simplement phénoménal dans ce rôle de prof philosophe. Le pitch : Henry Barthes est prof d'anglais remplaçant. Il est appelé pour un mois dans un lycée ou les ados ont de gros problèmes.