La société américaine va mal, les repères qui fondent la vie commune des individus disparaissant les uns après les autres. L’éducation est à la mauvaise place à qui désormais on demande tout, les parents ayant démissionné depuis un moment de leur rôle éducatif (cf. les films de Larry Clark). C’est l’état de déliquescence du système scolaire s’adressant aux masses populaires que décrit Tony Kaye, cinéaste anglais atypique venu du monde de la publicité, remarqué en 1998 pour « American Story », film sur la dérive néo-nazie d’un étudiant de bonne famille. Henry Barthes (Adrien Brody) professeur intérimaire débarque dans un lycée du Bronx où tout semble partir à veau l’eau, de la directrice bientôt virée, au corps enseignant en passant par les élèves et leurs parents. Pour noircir encore un peu plus le tableau déjà presque apocalyptique du lycée où débarque Barthes, le scénariste Carl Lund ajoute un lourd passé familial spoiler: (son grand-père serait aussi son père) au professeur à l’allure christique qui comble de malheur va croiser une très jeune prostituée qui va s’en remettre à lui pour se sortir la tête de l’eau. Malgré une difficulté évidente à communiquer qui l’amène à chuchoter en permanence, Barthes parvient à trouver une certaine forme de respect auprès de ses jeunes élèves sans doute interdits par le détachement qu'il montre face aux provocations les plus brutales. Mais Barthes qui n’est qu’un remplaçant comme il se plait à le répéter ne semble pas avoir vocation à terminer ce qu’il commence. C’est comme ça qu’il confiera Erica la jeune prostituée (Sami Gayle) à un foyer et qu’il n’aura pas su répondre à la détresse de Meredith (Betty Kaye), une de ses élèves, spoiler: qui finira par se suicider sous ses yeux . Tony Kaye mélange de manière assez confuse un réalisme qui voudrait se rapprocher du documentaire à des digressions mystiques et poétiques qui si elles sont parfois touchantes ne contribuent pas à l’aboutissement d’un quelconque message sur les causes réelles du malaise ou sur sa solution. A moins que ce ne soit le détachement de Barthes comme l’indique le titre du film que Kaye veuille promouvoir comme seule réponse à cette violence, ses autres collègues plus investis que lui finissant par rendre les armes (Lucy Liu) ou se réfugier dans le cynisme (James Caan). Pas très clair tout ça ! Une chose est sûre, le temps du « Cercle des poètes disparus » de Peter Weir qui en 1989 érigeait le professeur en démiurge tout puissant semble révolu.
Une critique amère du monde actuel des ados et du système éducatif. L'histoire se déroule aux Etats Unis mais pourrait sans problème être transposée en France.
Encore une occasion de méditer cette sage réflexion de Talleyrand, "tout ce qui est excessif est insignifiant". Et je ne vise pas seulement le propos, remplis de clichés et de situations non exploitées, qu'on a lu 50 000 fois dans la presse réac française (pléonasme), mais également la forme : photo et mise en scène sont - volontairement ! - d'une laideur à faire fuir. Les profs et leur noble et dur métier - s'agit pas de nier les problèmes, attention - méritaient mieux que cette purge prétentieuse.
pénible de suivre cette évocation d'un lycée difficile et de ses professeurs. la multiplication de petites histoires rend l'ensemble superficiel et brouillon, certaines sont même inutiles, voire naïves. un film presque raté sur un sujet délicat. la musique est parfois trop présente et le maquillage trop prononcé par moment.
"Detachment" du génial mais trop rare Tony Kaye (à qui l'ont doit le cultissime « American History X », qui traitait déjà d'un sujet sociétal plus que brûlant) est, entre autre chose, une fresque social brillante dénonçant les absurdités du système scolaire américain, mais également une relecture assumé du célèbre "étranger" d'Albert Camus. Adam Brody campe un jeune enseignant remplaçant qui ne crois plus en lui même et tente d'échapper à sa propre humanité pour se protéger des tourments qui assaillent son âme, tentant tant bien que mal d'enseigner la littérature à des élèves tout autant désabusés que lui.
L'interprétation proposé par l'acteur virtuose du « pianiste » de Polanski est absolument excellente et on ressent parfaitement les émotions, ainsi que les enjeux que le réalisateur a voulut faire passer à travers ce film d'une profondeur rare. La mise en scène est excellente, de petits dessins ou « visions » poétique viennent entrecoupé l'action avec brio, en vérité, il est plus facile d'énumérer lister qualités de ce film que d'en trouver les défauts...
Énumérer les thèmes abordé par cette oeuvre s'avère fastidieux tant ce petit bijou est riches en réflexions diverses et variées sur la société et les individus qui la compose, le film ne parle pas que d'enseignement, loin de là. Un seul mot cependant vient à l'esprit après visionnage: « chef-d'oeuvre ». Courez le voir les yeux fermé, pour peu que cela soit possible sans aller droit dans le mur, à l'image du système qu'il dénonce.
Intense et maladroit...mais intense. Voila comment on peut définir cet objet filmique rare aussi passionnant que ampoulé. Au moins, ce film a quelque chose à dire, sur la transmission (ou son absence), sur les repères titubants de la société, sur le rôle primordial que peut parfois avoir un professeur sur ses élèves...le tout sans offrir une image lugubre du monde dans lequel on vit. La mise en scène est saisissante, à vif, hyper réaliste et Adrian Brody livre une partition tout en intensité, on y revient. Un discours prenant, volontaire.
Journée un peu grise, pas trop le moral: évitez Detachment! Le film m'a mis une bonne claque parce que très réaliste. Le constat est loin d'être réjouissant voire même déprimant, je n'ai pas senti d'espoir à la fin du film, ça m'a laissé un goût négatif que j'ai rarement ressenti à la fin d'un film mais c'est justement ce quyi fait son originalité, son authenticité, sa sincérité. Il dit les choses telles quelles sont réellement même si ça fait mal. Pour appuyer son propos, Tony Kaye a devant lui un grand acteur: Adrian Brody qui est on ne peut plus crédible, il laisse ressortir le malaise de son regard, de son attitude comme personne. Il utilise peut être un poil trop d'effet de style et flirte avec le pathos très souvent mais l'ensemble tient la route et pour un énième film sur le malaise ado à l'école, il s'en sort très bien et apporte un message loin de ce qu'Hollywood nous pond habituellement. Rien que pour ça, le film vaut le coup d'oeil.
Un constat accablant sur l'état du système éducatif américain. Les enfants comme les professeurs, personne n'est épargné dans ce pseudo-documentaire. La façon de filmer n'est franchement pas innovante. Je mets tout juste la moyenne pour le jeu des acteurs.
Autant le dire tout de suite, le synopsis de départ ne représente pas vraiment l'histoire de Detachment. En effet alors qu'on était en droit de penser que l'histoire serait centré sur la relation entre un prof et ses élèves il s'avère que c'est une toute petite partie du film. On suit plutôt la vie d'un homme désabusé et perdu dans un monde en décalage avec lui. Le résultat est vraiment bizarre car on se retrouve avec une succession de scènes et de dialogues sans but et qui n'ont pas vraiment de sens alors que les réactions des personnages elle sont assez irréaliste. Tout les sujets sont survolés et ça part dans un peut tout les sens. On ne comprend pas vraiment on le scénariste à voulu en venir. Les élèves parlent aux profs d'une manière très cru et à la fin ils le respectent alors qu'on ne sait même pas le comment du pourquoi. Et que dire de la réalisation de Tony Kaye (Monsieur American History X quand même!) très amatrice et pas très agréable même si les dessins sur le tableau noir sont une bonne idée. C'est dommage car le casting était sympa avec en tête d'affiche Adrien Brody. Malgré tous ses défauts deux, trois passages s'avèrent franchement réussi avec une petite touche d'émotion grâce à beaucoup de sincérité. D'ailleurs l'ambiance du film est vraiment spécial avec un ton assez triste et désespéré dans un New York sombre. Mais cela ne suffit pas pour vous conseillez ce film qui s'avère au final tout juste moyen.
C'est un très bon film qui permet de réflechir sur la vie et qui fait se remettre en question par rapport aux choix que l'on a pu faire dans notre vie.
Un film particulièrement sombre sur un professeur remplaçant dans un lycée difficile. Que dire de ce film à par qu'il est juste magistral et je ne me suis pas ennuyé une seconde en le regardant. Tout l'intérêt de ce film c'est que pour une fois ce n'est pas les élèves qui sont forcément jugé parce qu'ils ont du mal mais le système en lui même des professeurs jusqu'au système scolaire tout entier ... J'ai particulièrement aimé le coté presque documentaire voir même un peu télé réalité avec ces commentaires face caméra dans une pièce sombre. Adrien Brody est vraiment très convaincant et à le mérite de vraiment faire retranscrire les sentiments de ce professeur bien particulier qui aime son travail mais semble complètement à la masse dans sa vie personnel. Un bon film donc à voir même si je pense qu'il ne plaira peut-être pas à tous dans sa réalisation mais si vous tenez le coup vous ne devriez pas passer un mauvais moment.
Un excellent film plein d'émotions, touchant et triste. C'est avec ce genre de film qu'on continue de garder un peu de foi en l'humanité. Adrian Brody est vraiment un excellent acteur. Petit bémol à la réalisation avec des plans de zoom sur les visages un peu énervants au début mais vu le reste du film ce n'est qu'un détail ! Un bon 4/5