Detachment
Note moyenne
4,0
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517 critiques spectateurs

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NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2012
Ahhh, Adrian Brody et ses rôles de personnages tristes et pessimistes... Il faut avouer que c'est dans cette "peau" qu'il excelle. Le film lui est plus décevant : le sujet n'est finalement traité qu'a moitié, j'attendais plus de profondeur et moins de "blabla" philosophiques. Une oeuvre sous exploitée donc, et marquée par un pessimisme ambiant et beaucoup trop pesant, qui nuit à toute lueur d'espoir... Comme si on nous racontait que pour ces jeunes c'est sans espoir et que rien ne pourra y remédier. La fin sonne comme une défaite, malgré les retrouvailles du personnage et sa petite protégée.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 février 2012
Tony Kaye a longtemps été le réalisateur d' "American History X", considéré comme l'un des films marquants de la décennie 90. En voyant "Detachment" on se rappelle à quel point Kaye optait déjà pour une vision à tout prix moralisatrice du cinéma, vision devenue avec le temps une véritable soupe d'effets grandiloquents du plus mauvais goût. Ici rien ne colle ; la substance déjà est en opposition avec le sujet. "Detachment" nous parle d'une Amérique perdue à travers une classe d'élèves indisciplinés, issus d'une classe sociale peu glorieuse. Mais justement où est cette classe sociale? Chaque étudiant est une caricature groupée de délinquance physique et verbale, et les parents d'ignobles petits monstres qui crachent à la gueule des enseignants. Mais, au-delà des faits, qui existe derrière ces masques de 'cinéma-vérité'? C'est de cela dont ne parle pas le film, pourtant prétentieusement dialectique. Les opprimés sont souillés par le point de vue angélique d'une domination intellectuelle et le film se réclame de plus d'une veine réaliste (voir les fausses interviews qui ouvrent le film, dispositif éculé s'il en est du pseudocufiction). La seule surprise du film intervient bien dans son chapitre final étrangement sombre et desespéré. Mais avant, tout y passe, de la relation tendre entre le prof héroïque et la jeune prostituée, à la jeune élève boulimique secrètement amoureuse, en passant par le grand discours de classe fédérateur et la romance entre enseignants. L'accumulation énorme de stéréotypes teinte le film d'un redoutable aspect de téléfilm trimballant ses grosses idées sur le monde sans subtilité ni originalité. C'est carrément l'horreur quand Kaye, à coup de gros plans vidéo, filme le suicide par empoisonnement, ou ose le parallélisme dans une même unité de lieu entre le visage jouissant d'Adrien Brody dans un bus et le mouvement de tête explicite de la jeune prostituée, jusqu'à ce que l'on saisisse le petit jeu de montage pervers ; Brody montre juste des signes de fatigue, alors que la prostituée est en train de se faire frapper par un vieux cochon à côté. Réussir à accepter émotionnellement un tel attrait pour le sordide lacrymal revient en général à oublier ce qu'il se passe véritablement dans un film, et c'est bien là l'insoutenable manipulation de l'objet. Le sujet, le vrai, n'existe pas plus que cette classe surréaliste où tout le monde est cruel et sacrément mal éduqué. La parole n'existe que dans un camp, celui des héros fatigués, et le spectateur doit compatir, non pas pour la victime d'une éducation perdue, mais pour un enseignant déprimé (on ne nous épargne pas le risible tableau de famille ; encore un prof à valise qui ne fait jamais l'amour à sa femme), ou encore une Principale qui part à la retraite et, bien sûr, boit pour oublier (car il va de soi qu'en plus de cela son couple n'est qu'une grande illusion de trente ans sans amour). Le rapport permanent entre la figure et la caricature semble tellement évident pour Tony Kaye que son film en devient obscène, voire déviant, autant dans ses effets que dans son approche nihiliste par le rejet d'une logique. Il y a les sales cons à jamais perdus, jeune génération sans espoir ni accroche, puis il y a les grands vacillant mais encore debout, héros d'une société qui rêve de donner des leçons. Malheureusement le constat du film est terriblement déphasé puisqu'il ne met jamais en lumière le lien social qui existe entre l'intérieur d'une classe - des élèves réunis - et l'extérieur - des vies séparées - . En revenant alors sur "Entre les murs", certes le film contenait sa part de démagogie, mais il exprimait au moins de manière bien plus franche cette existence de la relation et de la parole au sein d'un intérieur scolaire, et ce avec un réalisme bien plus crédible que le film de Tony Kaye qui s'y prétend mais n'y voit que l'occasion - ratée qui plus est - d'être malsain.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2012
Certe A. Brody est tres bon, mais je m'attendait a autre chose avec un sujet pareil.Enfin comme il y a une pluie de bonnes critiques, je trouve cela etonnant.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2012
Un film difficile, de par son sujet et sont traitement, très travaillé dans sa forme, jusqu’à écœurement bien souvent. Car ce qui fait l'originalité du film est au final ce qui énerve aussi : la volonté de transformer cette histoire relativement simple en essai pseudo philosophico-poétique ultra chiadé. Alors d'un coté ca marche, le film se détachant des autres qui abordent ce même sujet de l'éducation des jeunes qui se dégrade, mais l’ensemble est tellement pesant au niveau de l’atmosphère qu'on ne prend pas vraiment du plaisir à suivre cette histoire. En définitive l'idée était bonne mais un peu plus de retenue dans le montage et les effets de "mise en scènes" aurait été la bienvenue. Un film pesant à fuir si vous n'avez pas le moral !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 février 2012
Un film poignant, très bien joué par l'ensemble des acteurs. Adrien Brody parfait dans ce rôle de prof perturbé et mélancolique. Les élèves sont tous très crédibles. Le bémol que j'apporterais, est que ce film reste en permanence très sombre et pessimiste. L'ambiance est pesante. Et on ressort finalement un peu sur sa faim, car aucune amorce de solution n'est proposée pour tenter de redresser ce système scolaire en déclin. Le personnage principal Henry, semble finalement baisser les bras face à la situation actuelle : la démission des parents, des élèves qui ne s'intéressent à rien et des professeurs dépassés. A éviter absolument en cas de coup de blues ! Mais à voir tout de même car cela reste un sujet tout à fait d'actualité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 février 2012
Un film très sombre sans beaucoup d'espoir. Les parents ont démissionné, les enseignants sont à bout et les élèves monstrueux. Tout attendre de l'autre et en donner le moins possible en retour Pas très facile pour créer des liens sociaux et trouver sa place au soleil.... Déprimés s'abstenir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2012
Ce film dresse un portrait saisissant des travers de notre société, par le prisme de l'école, réceptacle de nos renoncements. Il s'attache particulièrement à disséquer la relation au corps, devenue tabou aux USA. L'abandon du lien au profit du paraitre y est violemment dénoncé.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2012
Depuis "le cercle des poètes disparus" on avait pas fait mieux,un vrai coup de coeur pour ce film très émouvant sans aucuns temps morts avec une vraie histoire qui tient la route et surtout admirablement servi part ses comédiens adultes et ados et qui a su éviter les eccueils du pato et du misérabilisme
Moi si j'ai un prof d'Anglais comme le charismatique Adrian Brody j'ai envi de retourner à l'école c'est sùr
Voilà une vrai bonne surprise comme les Américains peuvent en faire et ont aimerais plus souvent voir ce genre de film au cinéma ,je le recommande chaudement courez-y
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 février 2012
Sujet vous mettant mal a l aise, un peu vu comme un documentaire. J ai toujours du mal avec les films terriblement réalistes et de se dire que ses détresses et situations existent. Faut mieux être en forme si vous y allez et ne pas avoir envie d être prof et encore moins aux Etats Unis.
ml-menke
ml-menke

50 abonnés 551 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2012
Une adaptation troublante d'un roman qui se sert de sa poésie pour raconter son histoire. L'atrocité du monde d'aujourd'hui en fait baver à un professeur qui lutte contre le défaitisme de tout le monde en allant même jusqu'à recueillir un jeune chez lui. Mais les lois pour lui doivent être respecté et il est poussé à ne pas faire ce qu'il voudrait. Et ceci aura pour prix le destin d'une élève; dépassée par la vision des autres sur elle et qui l'affecte. De belles interprétations vraiment ! Et je n'ai pas parlé de tous les aspects abordés et intéressants donner par le film.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2012
Après un excellent premier film, American History X, qu’il a renié avant sa sortie et un deuxième film Black Water Transit juste passé à Cannes, l’excellent Tony Kaye réalisait Detachment, traitant du système scolaire américain.

Comme pour son premier long, le film de Tony Kaye possède un sujet très lourd, qu’il traite de manière assez subversive (on voyait la vie côté néo-nazi dans American History X, on passait de la couleur au noir et blanc dans une séquence d’illumination emprisonnée…), ici en traitant du système scolaire américain du côté des professeurs, à bout, laissés pour compte, pris pour des abrutis (la séquence de la présentation d’Isaiah Whitlock Jr., où il n’y a malheureusement pas sa marque de fabrique) avec des élèves absolument pas concernés car oubliés dès leurs premiers échecs. Pour se faire, on s’appuie sur une mise en scène divine, faite de plans granuleux, de gros plans vraiment marquants et surtout d’un narrateur qui apparait, gros plan à l’écran aux moments clés du film. Le tout agrémenté de petites animations qui montrent des dessins correspondants aux scènes se faire.

Hormis cette mise en scène parfaite, il y a l’excellence du jeu d’acteurs qui rend ce film passionnant : Adrien Brody est génial, mais Marcia Gay Harden, James Caan et surtout la très émouvante Lucy Liu sont absolument fantastiques. Les jeunes sont très bons aussi, dans la retenue, pour ne pas tomber dans le cliché des films estudiantins des USA. Le prof ne réussit pas forcément sa mission, il part sans se retourner, mais un message d’espoir (comme dans American History X) est distillé insidieusement.

Detachment est un film magnifique, une réussite incommensurable et le premier chef d’œuvre d’une année 2012 qui commence bien. Et puis, voir William Petersen devenir gros comme une loutre, ça ne se manque pas.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 février 2012
D'une rare puissance, on est tout de suite plongé dans le film. Bouleversant et prenant, le sujet y ait très bien traité, et magnifiquement raconté. La mise en scène, caméra à l'épaule, donne plus de crédibilité au film, et nous transporte en poésie. Quand au casting, Adiren Brody signe certainement l'une de ses meilleurs performances depuis le Pianiste, ainsi que le reste des acteurs qui ont un jeu de rôle incroyable. Un petit chef d'oeuvre, qui nous permet de voir le milieu dur des enseignant en zone difficile, raconté avec force et poésie. A voir en VO bien évidemment.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 février 2012
Je recommande chaudement ce film qui a l'intelligence d'apporter un certain regard sur les maux de la société sans avoir la prétention de fournir des solutions. Le professeur Henry possède une lucidité et une bienveillance qui fond chaud au coeur. Offrez-vous ce petit supplément d'âme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2012
Les critiques semblent faire de ce film un "tu l'adores ou tu le détestes!". Pourtant si je l'ai trouvé globalement bien (mais 4 étoiles pour la perf de Brody encore une fois extra charismatique en lointain cousin du Ryan Gosling de "Half Nelson") il ne se départit pas d'une sorte de bonne moyenne générale. Mais je n'y ai pas vu un échec du réalisateur. Au contraire j'ai trouvé tous les effets de style comme autant de preuves qu'il ne se prend pas la tête (à son âge c'est conseillé), fait ce qu'il sent au moment où ça arrive, avec justement une fraîcheur bienvenue, un espace libre aux improvisations artistiques. La morale ne casse pas des briques: si on épluche une vie humaine ne reste que l'amour, le sentiment, la tendresse partagée sincère, et tout ça, machin chose, etc. Et comme Brody rend bien le combat entre cela et le vide, que la mise en scène travaille à faire vivre le scénario, ce Détachement a scotché mon intérêt jusque la fin poétique qui prend un risque calculé en clôturant l'histoire agréablement.
La thématique du prof adulte qui sauve la pute ado était le truc casse-cou qui aurait pu faire too much, mais avec le naturel américain déconcertant de Kaye cela se noie dans la violence banale de la rue et toutes les motivations très émotionnelles des personnages.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 février 2012
Trop maniéré par sa mise en image et son montage. Un brin poseur. Le scénario apparait également un peu caricatural, tout comme les personnages stéréotypés. Ce qui gâche l'interprétation plutôt solide des acteurs et quelques bons passages. Finalement, j'ai le même ressenti que devant American History X, ça sonne faussement intello.
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