1110 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
153 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
68 critiques
3
59 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juin 2012
Excellent films avec un excellent acteur que le commissaire Ce film présente aussi la triste réalité de la situation féminine dans le monde arabe et la soumission de la femme par les dogmes religieux
Un film dur, âpre, parfaitement dénonciateur de la condition féminine en Egypte. Un récit puissant, sans concessions qui, malgré quelques côtés prévisibles et un peu clichés, réserve de l'émotion et une réflexion grâce au talent des trois actrices principales.
Film passionnant, révoltant et courageux sur la condition de la femme en Egypte !!! Les scènes d'harcèlements sexuels m'ont indigné et j'ai adoré suivre le combat de ces 3 femmes très différentes face à la misogynie ambiante !! Un beau film qui défend de belles idées.
"Les Femmes du Bus 678" est un film nécessaire, courageux, sur un sujet grave, mais relève en même temps d'un certain cinéma populaire. La condition féminine en Egypte est évidemment évoquée sans chichi, tout en évitant les clichés, même si la démonstration peut parfois paraître appuyée. Je retiendrai la prestation des trois actrices principales du film, mais aussi de l'inspecteur, qui amène une dose d'humour raffraichissante. On regrettera néanmoins des hasards et coïncidences trop grossières qui ne servent pas le sujet du film.
Récemment, Jacques Audiard avait dit, à propos de son De Rouille d’os, qu’il avait souhaité inscrire son film dans une époque, de sorte que l’on se souvienne de comment on vivait en 2012. Ces propos décrivent on ne peut mieux ce qu’est Les Femmes du bus 678, ce premier film qui s’inscrit d’office dans le patrimoine égyptien. En effet, en plus de raconter l’histoire de trois femmes plus ou moins confrontées aux agresseurs sexuels, Mohamed Diab est parvenu à concentrer les mœurs d’une époque avec cette figure féminine hautement sous-estimée, ainsi que ce régime de l’âge de pierre qui fronce volontiers les sourcils lorsque l’on prononce le mot « parité ». Un constat cruel qui s’avère pour le moins révoltant. Si les évènements relatés dans ce film datent d’il y a quatre ans, ce n’est qu’après les évènements du Printemps arabe que l’histoire n’aura pas eu à subir l’éventuelle censure du déchu Moubarak. Film choral sur trois femmes bien décidée à changer un gouvernement, Les Femmes du bus 678 décrit donc merveilleusement bien cet Etat où la gente féminine se voit incapable de marcher dans la rue, prendre un bus, sans que cela ne parte en couilles (dans tous les sens du terme). De fait, il est difficile de ne pas se montrer révolté en assistant à un tel spectacle, tant le comportement des ces messieurs semble à des années lumières de notre réalité. En dépit de cela, le film reste très touchant. On se souvient notamment de trois excellentes actrices, qui sont très bien parvenues à capter la tonalité profondément dramatique qu’un tel sujet nécessite, tout en le retranscrivant superbement bien à l’écran. Mis à part l’histoire, Les Femmes du bus 678 peut aussi compter sur une jolie musique de fond, dépaysante, qui parvient tant bien que mal à nous immerger dans l’univers du Moyen-Orient (avec les décors et les acteurs, naturellement). Aussi, les seconds rôles s’avèrent brillants. Malgré tout, il y a certaines choses que l’on peut regretter, notamment un trop plein de volontés de la part du réalisateur, qui se traduisent parfois par quelques longueurs ; sans que le film se soit « chiant » pour autant. Néanmoins, il y a ces passages où l’on sent un certain bouillonnement – très certainement issu d’un sentiment de révolte de la part de Mohamed Diab –, sans que cela n’explose réellement et, pour le coup, l’ensemble paraît brasser de l’air. Bien entendu, cela reste insuffisant pour enlever aux Femmes du bus 678 son indéniable charme. En conclusion, Les Femmes du bus 678 m’aura permit de faire un peu connaissance avec un cinéma que je ne connais pas des masses – si ce n’est deux ou trois films égyptiens vus –, tout en apprenant bon nombre de choses concernant ce pays dont le présent m’était presque inconnu avant le visionnage de Tahrir, place de la Libération et les évènements du Printemps arabe. Un long-métrage qui s’inscrit dans sa génération de sorte qu’il représente un pays et ses états d’âme.
La plus grande force de ce film est indiscutablement son propos. Le réalisateur parle de machisme et dénonce le harcèlement sexuel dont sont visiblement souvent victimes les femmes en Egypte (le film étant inspiré de faits réels). Il imagine trois personnages féminins dont les récits croisés ont tous quelque chose à voir avec la défense des droits des femmes et leur combat, instructif, trouve une résonance particulière pour le spectateur. Les rôles titres sont campés par trois actrices convaincantes, plus que la mise en scène en règle générale. Quelques scènes sont bizarrement filmées et la présentation des personnages à travers des récits croisés est un peu moins habile que la suite du film, où le propos prend véritablement corps. En définitive, un film éclairant qui manque quelquefois un peu d'émotion ; on voudrait lui reprocher son manichéisme (les hommes égyptiens sont-ils tous des pervers ?) mais si les choses sont ainsi, alors saluons l'audace du réalisateur d'avoir osé traiter de ce sujet sans faire de détours...
une très bonne surprise pour ce film aux destins croisés , de femmes qui subissant des attouchements et abus sexuels dans les transports , la rue! basé sur des faits réels , le film est touchant , jamais dans le pathos et même amusant avec le personnage de l'inspecteur de police .Plutôt que d 'aller voir une daube sans nom montez dans ce bus et ce sera un petit pas pour l'humanité et l'égalité .
Un sujet fort qui est encore tabou dans les sociétés patriarcales où les frustrations sont exarcerbées par la religion et les traditions. Le montage est nerveux, et malgré quelques facilités scénaristiques et un aspect un peu brouillon, ce film est un habile thriller sociologique qui montre qu'être une femme libérée c'est pas si facile, surtout quand la pression sociale est aussi forte que dans les pays musulmans, où la notion d'"honneur" est primordiale. Dès que l'on dit ça sur un forum en tant qu'occidental, on se fait traiter d'intolérant ou de raciste par certains adeptes du politiquement correct alors que c'est un simple constat. Et il est courageux et nécessaire que les cinéastes de ces pays en parlent de manière non détournée, sans se voiler la face. Il y aussi des bimbos en Egypte, n'allez pas croire que le puritanisme a tout envahi. Voici le synopsis d'un documentaire récent: "Le Caire, avec ses vingt millions, est l'épicentre d'un nouveau phénomène qui secoue le Moyen-Orient : la «bimbomania». Une nouvelle génération de stars plantureuses de la pop arabe a émergé en quelques années. Clips torrides, attitudes lascives font désormais débat dans un monde où le rigorisme religieux prend de l'ampleur". Comme quoi, toute répression génère son contre-poison (pour le pire et le meilleur)... Je leur déconseille quand même de prendre le bus 678, la plupart des hommes ne sont pas encore prêts à contrôler leurs pulsions. Mais le film de Mohammed Diab contribuera à faire avancer les mentalités
Le film croise des destins à la manière d'Iñárritu en dessinant des récits parallèles, intenses. C’est nerveux, tendu, parfois violent, interprété avec une belle énergie par les trois femmes (et avec une belle humanité par le commissaire de police). Mais dans sa légitime volonté de dénonciation, le réalisateur manque un peu de rigueur : Le scénario est parfois maladroit, et le plaidoyer un peu confus dans sa narration. Film juste et fort qui pèche dans sa réalisation par son désir de bien faire. A voir.
Après le printemps arabe, le printemps des femmes arabes serait-il en route ? Un film intelligent construit intelligemment. Les trois actrices principales sont excellentes ainsi que l’inspecteur de police, qui sous son air débonnaire se révèle un fin limier. Et dire qu’il a suffit que ces trois femmes se révoltent pour faire (un peu) bouger les choses en Egypte. Le climat à fleur de peau et une musique soutenue ne font qu’accroître l’intensité de ce très bon film. La chute est très justement ficelée. Quatre étoiles.
Une riche idée de faire un film dénonçant le joug qui pèse sur la gente féminine dans ces lieux où l'homme est roi. Même si quelques défauts ici où là se font ressentir dans la mise en scène, la démonstration de cet harcèlement larvé est bien retranscrite de par le jeu des trois excellentes interprètes. Nous les hommes dont le machisme est paraît-il l'apanage devraient réfléchir un chouïa en visionnant ces petits incidents sans importance du bus 678, ou d'ailleurs (métro,etc..) qui ne sont pas si graves que ça dans l'esprit de beaucoup de "mâles " régnant en maîtres. Le film s'inspire dit-on de faits réels on n'a pas de peine à le croire. Chacun de ces trois épisodesde vie mal vécus par ces jeunes femmes sont criants de vérité. Une mention à l'acteur jouant le rôle du débonnaire inspecteur se retrouvant dans une pénible situation.
Des qualités pourtant: le choix du sujet d'abord, qui peut apparaître, presque dérisoire...après les "révolutions arabes" mais qui constitue en soi, une révolution nécessaire, en Égypte et ailleurs... La description de la société cairote et ses tabous qui "invitent" les femmes à taire, ce harcèlement sexuel quotidien est à mes yeux, ce qui est réussi. Le jeu des comédiennes et de ce policier décalé, intéressent. Bonne idée d'avoir décrit 3 personnages féminins, différentes. L'agitation, la foule, la poussière, le climat de la mégalopole nous sautent au visage. Avant de le vérifier, j'aurais parié qu'il s'agissait d'un film de femmes, et bien non !. Alors d'où viennent mes réticences ? J'espère que ce n'est pas ma condition d'homme ? Non je crois que c'est souvent le défaut des films à thèse: un peu pesant, trop démonstratif et surtout attendu !!! Je n'ai jamais été vraiment surpris et au cinéma, c'est important.
Ce n’est un secret pour personne l’égalité entre l’homme et la femme est encore une belle utopie et cela est d’autant plus frappant dans certains pays où la gente féminine est considérée comme rien d’autre que le sexe faible. Inspiré d’un réel fait-divers qui aura fait jurisprudence en Egypte et qui considérera enfin l’agression sexuelle comme un délit ; Les femmes du bus 678 est un constat édifiant sur un malaise sociétal sur lequel certains préfèrent fermer les yeux. Pour cela, ce sont les destins de 3 femmes qui vont se croiser dans une mise en scène parfois mal amenée mais qui se rattrape par la conviction de ses comédiennes. La mission était de dévoiler la vérité aux yeux du monde, cela est réussit.
Tout commence par trois histoires sur trois femmes différentes, elles ne le savent pas encore mais leurs destins vont s’entrecroiser. Mohamed Diab filme la première partie de son film tel un film d’Alejandro González Inárritu. Les trois histoires de ces femmes s’entrecroisent, se relient pour au final n’en faire plus qu’une. Le réalisateur arrive à nous immerger complètement dans son film, en le filmant caméra à l’épaule. Au lieu de filmer les évènements avec une certaine neutralité, comme on l’a déjà vu pour des films basés sur des faits réels, Mohamed Diab, lui, prend clairement position et se fait l’avocat de ces femmes. D’ailleurs les trois actrices Nahed el-Sebai, Boushra et Nelly Karim sont superbes, et livrent de très belles performances. Une pointe d’humour est ajoutée à tout cela avec la présence du personnage de Maged El Kedwany, qui joue l’inspecteur de police en charge de l’affaire. Le tout est poignant, saisissant, troublant et ne laissera aucun spectateur indifférent. A voir absolument !
Plus de critiques ici => http://masemainecinema.wordpress.com/