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cineccita
64 abonnés
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3,0
Publiée le 14 octobre 2012
Un bon casting et des dialogues recherchés c'est surtout ce qu'on remarque, pour le coté thriller dramatique il faudra repasser. On reste dans le raisonnable. Le réalisateur avait les clefs pour le thriller de l'année. On reste sur notre faim.
la bande annonce prometteuse n'était pas trompeuse, enfin pas vraiment...le film commence bien, mais pourquoi, au milieu, brusquement, saisi par l'ennui, on se dit que ça pédale un peu dans la choucroute, et que ça n'amène pas à grand chose...si au moins ce sujet au début léger aboutissait à un vrai drame, mais même pas...les protagonistes n'ont finalement pas plus d'épaisseur que le fond du roman écrit par ce jeune garçon. tous les acteurs ne sont pas très bons, sans vouloir faire de délation...ou alors ils surjouent pour nous faire comprendre qu'il y a une difference entre réalité et fiction ? bref, à moitié réussi, ou à moitié raté, c'est selon !
François Ozon esquisse un thriller psychologique plutôt original, avec une réalisation dynamique et un suspense maîtrisé. Un professeur de français tente de pousser le potentiel d'écriture d'un de ses élèves; mais la situation devient de plus en plus embarrassante, car l'adolescent rapporte des faits réels et s'immise dans la vie privée de son camarade de classe.
L'ambiance toute particulière entre la réalité et la fiction emporte le spectateur dans un étrange voyeurisme. La voix-off du jeune garçon utilise un ton souvent inquiétant et médisant, qui permet à quelques dialogues de se démarquer. En effet, le mélange entre le discours romanesque et cinématographique est le parti-pris d'une mise en scène audacieuse.
Mais où le film nous emmène t-il vraiment? Alors que le côté mystérieux est assez bien construit quand on le découvre sur le coup, le scénario possède par contre des limites. Le réalisateur multiplie des pistes artificielles et profite du thème de la fiction pour s'excuser de tout: la caricature des personnages, une fin qui se cherche, des rebondissements moins pertinents que prévus... Le film n'a pas de sens profond.
Finalement, tout l'enjeu du film et de son appréciation semble aussi se fonder sur le jeu des comédiens et l'approche des personnages. L'interprétation participe à la vision du film, avec un Fabrice Luchini qui se complaît au rôle du prof de français. Le jeune acteur Ernst Umhauer offre une prestation inégale: il fait exister avec force son personnage, mais ne le rend pas crédible pour autant. Chacun possède son trait de caractère plus ou moins exaspérant, mais tout le monde se prête bien au jeu.
Un "thriller" français esthétique, bien construit et atypique.
Autres critiques des films du moment sur: http://cineglobe.canalblog.com/
(...) En découle un drame réalisé avec soin qui ravira les amoureux du genre. Certainement pas le meilleur film de son réalisateur, Dans la Maison n’en reste pas moins un excellent exercice de style dirigé d’une main de maître.
Avec "Dans la maison", François Ozon signe son meilleur film. Luchini joue son plus beau rôle depuis "Tout ça pour ça". Ce thriller romanesque et pervers nous plonge dans un univers encore jamais étudié au cinéma : la faille entre la réalité familiale et la fiction divertissante. Ce coup de poing dont on ne sort pas indemne devrait permettre à Ozon de repartir avec, au moins, un césar ! A la fois pour l'ensemble de son oeuvre mais aussi pour ce film plein de qualité et de prestige
François Ozon est capable du pire comme du meilleur. Malgré une promo très tardive, Dans la Maison s'est rapidement révélé, au fil de ses multiples participations à mains festivals, comme l'un des produits français les plus prometteurs de 2012. Exagération ? Point du tout. Partant d'une idée plutôt bien pensée (relation entre un prof de français et un élève – cet élève rendant des rédactions où il décrit ses visites chez un ami), Ozon arrive à sublimer son propos notamment avec la présence à l'écran de deux acteurs : Fabrice Luchini, décrochant ici l'un de ses rôles les plus aboutis, et le jeune Ernst Umhauer qui livre lui aussi une excellente performance (révélation du film). Ozon réalise son film avec classe, élégance, et surtout intelligence. C'est toujours très beau, c'est terriblement bien pensé, et surtout, ça dérange. A travers ce récit qui oscille entre conte social et thriller terrifiant, on sent parfois des relents de l'excellent Harry, un ami qui vous veut du bien. Ici, on traite une sorte de voyeurisme avec un certain décalage (le film est parfois froid), mais ça participe au charme du nouveau Ozon et finalement ça fait de Dans la Maison un film marquant. Grosse boule au ventre à la fin de la séance, suspense mené de main de maître et scènes d'une incroyable construction. Si la fin qui traîne en longueur (malgré un bon aboutissement) pourrait faire partie des choses à critiquer, on n'en tient pas compte et on se dit qu'au final, on vient d'en prendre plein la gueule par l'une de ces perles de la filmo de Ozon. Ce qui est le plus incroyable dans Dans la Maison c'est aussi l'attachement qu'on porte aux personnages, au lien étroit qui les unit, leur façon d’interagir, notamment la famille « Rapha ». Car si Ozon réussit bien une chose même dans ses plus mauvaises productions c'est bien l'attention portée à chacun de ses personnages. On est pas devant le film de l'année – car malgré l'aspect technique, artistique et scénaristique en forme parfait, comme on se l'ai déjà dit, la fin un peu trop longue laisse un peu sur notre faim – et au final on est déçu qu'Ozon qui était bien parti pour livrer son meilleur film n'ait pas encore fait mieux. Césars ? Sans doute – Luchini, Umhauer et surtout j'espère des prix pour la mise en scène et le scénario indéniablement excellents. En espérant que ça ne soit pas Omar Sy pour Les Seigneurs qui ramène une nouvelle fois le prix. Dans la Maison peut rappeler au final Huit Femmes – une construction du récit incroyable et une interaction entre personnages bluffante, avec cet aspect pervers qui vous ne lâche pas tout le film. Et au final qu'est-ce que c'est Dans la Maison ? Une réflexion sur le rôle de spectateur – sommes nous tous des pervers, à épier des gens du commun, à critiquer cette personne, ou ces personnes car elles nous font envie ? Si on peut parloter des heures entières sur le message de Dans la Maison (qui se permet au passage de se foutre royalement de la pomme de la notion d'Art), on ne peut que saluer la mise en scène audacieuse d'Ozon et le casting irréprochable. Pas le thriller du siècle – encore moins le meilleur thriller de l'année (quoi que – et le terme thriller est mal choisi) – mais une pure claque qui va en dérouter plus d'un.
Jubilatoire, intelligent et drôle, le film nous mène dans les méandres de la création avec délice et un suspense hitchcockien. Luchini au top, Kristin Scott Thomas, sublime comme d'hab et la révélation le jeune Ernst Umhauer, adorable et diabolique, à ne pas faire rentrer dans sa maison !!!
Les images du début et de la fin sont intéressantes, les mises en abyme, parfois mais pas toujours, sont intéressantes. Mais le film va au petit bonheur la chance et on se demande où il va justement... Long, trop long et ennuyeux trop souvent... Ozon se regarder filmer...
Un film français oppressant et très réussi ! Les acteurs sont impeccables, entre un Fabrice Lucchini dans le rôle d'un professeur à la fois intrigué et perdu, et un qui joue merveilleusement bien cet adolescent très difficile à cerner. Rentrer dans une maison pour pouvoir écrire, observer minutieusement les gens, leurs comportements, regarder tous les détails de cette maison, manipuler pour rester encore et encore, créer des conflits pour pimenter cette rédaction, cette histoire... C'est le but de Claude. On peut comparer son envie de s'immiscer chez les gens par une drogue. La manipulation de Claude est omniprésente, parfois l'on croirait que c'est un garçon plein d'innocence, et parfois on sent qu'il manipule tous les gens autour de lui, par des comportements, des regards... J'ai beaucoup aimé cet effet de mise en abyme tout le long du film : nous regardons une fiction, et dans cette fiction s'en trouve une autre, celle de la rédaction de Claude. D'ailleurs, plus le film avance, plus l'on se demande si ce que Claude a écrit dans sa rédaction est bien réel ou n'est-ce que de la fiction ? (Sachant que les deux possibilités restent de la fiction cinématographique) Nous sommes en quelque sorte manipulés, nous aussi. La scène où son ami Raph se pend par exemple est bien de la fiction, tandis que le baiser entre sa mère et Claude est bien de la réalité, tout se confond. La fin est assez troublante car Germain a consacré tout son temps à la rédaction de Claude qui l'intriguait de plus en plus, quitte à devenir une obsession et à commettre une faute dangereuse au sein de son lycée. Il finit par perdre tout, son travail, sa femme, voir même sa santé mentale... Et pourtant, il reste obsédé par Claude et son talent de l'écriture. Ce film est très oppressant, enivrant, voir angoissant et la manipulation est exercée à merveille. Toutes mes autres critiques sur cinephile-critique.over-blog.com
Attend, mais attend, quelle est donc cette rumeur selon laquelle le cinéma français connaîtrait une période difficile ? Arrête... comme pour tous arts : en fouillant bien on risque de mettre la main sur le pactole. Dans la maison, de François Ozon, est un bon thriller français. Un bon thriller français au scénario original (bien qu'issu d'une pièce). Un professeur de français écrivain raté et passionné de littérature, révèle le meilleur du talent d'écrivain qui sommeil en un lycéen qui déborde un peu trop d'imagination et de voyeurisme (ou n'est-ce pas plutôt le contraire, Germain ne s'alimente-t-il pas des récits de Claude ?). Les acteurs sont convaincants : à commencer par le jeune acteur prodige Ernst Umhauer. Un charme troublant, une présence ; il n'a pas besoin de sortir un son de sa bouche pour faire passer quelque chose. Tout passe par les yeux et l'aisance chez ce jeune homme.
un Ozon de bon aloi, mais pas sensass non plus. Luchini fait encore et toujours du Luchini (en un peu moins cabotin, tout de même). j'avais la nette impression de regarder un téléfilm. un bon téléfilm, certes.
J'ai passe un tres bon moment de cinema ! Je ne suis pas le plus grand fan des films d'Ozon mais celui-la , j'ai adore ! Scenario impeccable , on surpit tout le long du films ! Cote acteurs un Fabrice Luchini comme on l'aime ! Et que dire de Ernst Umhauer , juste incroyable , il joue mieux que Luchini c'est dire ! Franchement je pense qu'il pourrait aller tres loin ! Ce film a une ambiance un peu malsaine et fait presque peur et j'ai trouve ca ''exitant'' ! Il y a vraiment des moments forts dans le film , le film reste dense tout le long du film ! Mais la fin ma helas un peu decu , pas a la hauteur du film en lui-meme , j'avoue aussi n'avoir pas tres bien comprit cette fin ... Sinon , pour les personnes desirant passer un exellent moment de cinema et reflechir a ce film en sortant du cinema et encore y penser le lendemain , aller le voir , vous ne le regretterez pas ! Par contre les autres , les ''abrutis '' sans cervelle , desirant ne pas reflechir une seconde et oubliez le film en sortant directement de la salle de cinema , allez voir Ted --" ou autres conneries et passez votre chemin .