François Ozon est un cinéaste conceptuel, veut toujours le prouver en mélangeant Pasolini et Hitchcock tout en adoptant le point de vue narratif de on-ne-sait-pas-qui, du prof ??? de l'élève ???... Il y a de quoi se lécher les babines avec ça... Mais entre le cinéaste inégal mais joyeusement risque-tout et poil à gratter de "Sitcom" et celui d'aujourd'hui ben... Disons qu'Ozon est tombé dans la bobo attitude prenant des poses auteuristes (dans le sens péjoratif du terme !!!), se moquant (de l'art contemporain, de la classe moyenne...!!!) mais sans avoir jamais le courage d'aller jusqu'au bout, adoptant une pose froide parce que ça fait bien maintenant d'adopter une pose froide au lieu d'insuffler de l'émotion... Bref beaucoup de prétention pour pas grand-chose... Mais allez pour terminer sur quelque chose de positif, dans ce pas grand-chose il y a quand même Luchini parfait en prof raté et qui se sait raté et quelques moments vraiment prenants ainsi qu'un concept intéressant mais dont la structure est nettement plus audacieuse que le contenu.
Pour moi, c'est un chef d'oeuvre, un film à la Hitchcock, qui sort de l'ordinaire avec un Luccini en état de grâce et un ernst umhaueur très bon que je ne connaissais pas.
Le film fait l’état d'une rédaction qui tourne entre réalité et fiction interprété d'une façon magistrale, on est à fond du début jusqu'à la fin. Je pense que ce genre de film soit on aime soit on aime pas, moi je l'ai dévoré.
Ozon a osé mélanger hitchcock palma pasolini avec les pires défaut du cinéma francais ; clichés en rafale , intrigue prévisible , effets télephonés , dans un ennui mortel . La classe moyenne n'a pas de maison de ce style , les femmes de prof n'ont pas de galerie d'art comtemporain etc.. evidemment le "beauf" avec moustache obligatoire , la maitresse de maison s'ennuie sur son canapé , le jeune homo est laid , et le pervers est beau ; le prof a des lunettes et une veste en velours Pauvres acteurs Lucchini toujours genial , scott thomas idem mais que penserons nous de ce genre de film dans 20ANS . Sponsorisé par TELERAMA un bon film pour vous degouter du cinema de la bobocratie
Pas mal mais comme dans Swimming Pool ou Ricky, François Ozon se contente d'un bon point de départ et se délite hélas par la suite, ployant sous le poids des facilités... Ici le prétexte à la stylisation de personnages de la classe moyenne justifie qu'on en fasse des personnages bien trop caricaturaux pour nous faire vibrer. Dans l'esprit "création et mise en abime" je préfère encore Adaptation de Spike Jonze (malgré ses faiblesses). Dans la veine polar sur un jeune écrivain de talent dont le roman devient l'objet de toutes les convoitises, je préfère encore le DOA de 1987 avec le couple Quaid/Ryan. Chacun à sa façon tellement plus frais et modeste dans ses ambitions...
Ce genre de petit film français qui savent se révéler très intéressants Un contexte simple : le milieu scolaire, mais une histoire originale et passionnante. Le tout loin d'être cul-cul la praline et tombant même dans un sérieux délire malsain. Le tout n'est pas mal mais on peut finir par se perdre et il n'y a pas vraiment, ici, d’échappatoire claire. Donc, Attention !
Bien aimé ce film qui étonne, charme, manie une ironie légère et cruelle, mêle réalité et fiction, avec sa petite dose de suspense et qui se veut aussi un film sur la création littéraire...Fabrice Lucchini n'en fait pas trop et reste parfait dans son rôle de Pygmalion bien aidé par le jeune Ernst Umbauer..les autres acteurs sont au diapason... bon moment de cinéma
Luchini porte une partie du film à sa manière et c'est plutôt bon. Le début est prometteur. Pourtant plus ça avance, moins il est difficile de rester réceptif. Pas mauvais en soi mais manque de consistance, ça paraît surfait.
Voyeurisme malsain, engrenage funeste, escalade psy : dans ce film de François Ozon sorti en 2012, Fabrice Luchini retrouvait un rôle proche du "Confidences trop intimes" de Patrice Leconte 8 ans plus tôt. Prof de français au lycée Gustave Flaubert, Germain, amoureux des belles lettres, a perdu foi en son métier, accablé par la médiocrité de ses élèves et l'indigence intellectuelle des copies qu'il corrige. Epanchant sa frustration auprès de son épouse, il tombe un jour sur un devoir dont la singularité le réveille. L'auteur, Claude Garcia, 16 ans, y livre le récit de son week-end dans la famille de Rapha, un ami de sa classe qu'il aide en mathématiques. Le style est brillant, la teneur ambiguë... L'intérêt aiguillonné par ce troublant devoir conclu sur un énigmatique "à suivre", Germain va chercher à en savoir plus. Dès lors, une relation de dépendance réciproque s'installe entre le prof, écrivain raté, qui fait un transfert et prodigue des conseils d'écriture à cet élève surdoué ; et l'élève, à la personnalité inquiétante, qui s'immisce de plus en plus dans la vie de la famille de Rapha, racontant l'intime copie après copie. Dans ce jeu dangereusement pervers où l'un se nourrit de l'autre, le spectateur observe les fils du réel et du fantasmé se rapprocher, s'entrecroiser puis se confondre. Thriller psychologique servi par d'excellents dialogues, "Dans la maison" fait monter la tension cran par cran sans toutefois parvenir à maintenir l'effet cocotte-minute jusqu'au bout. L'histoire pâtit de passages à vide et l'on regrette le choix d'une fin trop sage quand le sujet portait justement à lâcher la bride avec plus d'audace. Résultat : on reste un peu sur sa faim. Sinon, côté interprétation, rien à redire. Tour à tour admiratif, excité, fiévreux, dépassé puis effrayé, Luchini, toujours excellent, joue la partition des sentiments avec brio. Auprès de lui, Kristin Scott-Thomas interprète son épouse avec toute la classe et la justesse qu'on lui connaît. Quant au jeune Ernst Umhauer, insaisissable à souhait, il excelle entre perversité et angélisme.
Un bon film de François Ozon. on est maintenu en haleine par un scénario bien ficelé. Fabrice Luchini et Kristin Scott Thomas forment un tandem convaincant et Luchini reste parfait dans ses répliques savoureuses.
François Ozon fait moins le sordide que précédemment mais nous livre une belle relation élève - prof entre amitiés ambigües, amours interdits et littérature française. Il sait nous raconter une histoire avec talent et une verve digne d'un Woody Allen. Quand à L'interprétation elle est soignée comme toujours.
François Ozon, réalisateur des très bons "8 femmes" et "Swimming-pool" ou encore du sympathique "Potiche", déçoit quelque peu avec "Dans la maison". D'abord très intriguant et surtout étrange, notamment dans la description très schématique de ses personnages et dans des dialogues hyper travaillés, le film finit par tourner à vide. Le scénario qui paraissait élaboré se révèle finalement banal, avec une résolution de l'intrigue étonnement simpliste. Les fans de Luchini y trouveront tout de même un soupçon d'intérêt, mais on en ressort extrêmement déçu. En résumé, peu d'inventivité pour beaucoup de paresse.