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Arkab Prior
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3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Quand on aime Fabrice Luchini, on est comblé, car le voir en professeur de français s'arrachant les cheveux devant des classes de jeunes écervelés est grandiose. Jusqu'au jour où une copie et son auteur attirent son attention. S'ensuit une trouble relation prof/élève où ne sait pas qui manipule qui. Histoire assez vénéneuse.
François Ozon joue avec le spectateur dans un thriller à l’ambiguïté palpable où règne manipulation entre un professeur de français et un de ses élèves sur fond de voyeurisme. S’il ne parvient pas à instaurer une ambiance particulière, le film vaut surtout pour l’habileté du réalisateur à brouiller les cartes entre réel et imaginaire et par une interprétation de qualité.
Tout commence assez classiquement: un professeur de français qui aide un élève à rédiger son devoir. Mais plus le film avance et plus ce devoir devient réel. Ce réalisme, au fur et à mesure, et nuancé dans des scènes où on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Cette ambiguïté devient oppressante, gênante, elle a un don pour mettre de plus en plus mal à l'aise face à une situation qui n'est pas normale, dont on aperçoit tout le caractère pervers. L'ambiguïté dans la relation entre les personnages est captivante, le professeur s'oubliant pour permettre à l'histoire de vivre, mais en même temps, restant le plus lucide sur la situation au cours du film jusqu'à la fin spoiler: où il semble sombrer finalement après avoir tout perdu.
Des acteurs avec un jeux simple mais extrêmement persuasif, c'est vraiment bien fait.
Dans ce film, Ozon a rarement atteint ce degré de confusion des désirs, des rivalités et des valeurs. Si je crois comprendre assez bien le couple formé par Lucchini et Scott Thomas, si je crois comprendre assez bien Rafa (Bastien Ughetto) et sa famille « de la classe moyenne », le jeune Garcia (Ernst Umhauer) reste pour moi bizarrement énigmatique et me met mal à l’aise. Est-il simplement cynique, voire pervers ? Il me fait un peu penser au Stavroguine de Dostoïevski.
Un thriller au scénario bien retors, ou se joue manipulation, possession, mais on est habitué avec François ozon qui n arrête pas à chaque film de nous etonner voire épater. pour la plupart de ses films on retrouve ce procédé, tel que jeune et jolie qui m avais époustouflé. Je cite ce film car François ozon aime se projeter dans un de ses personnages dans ses films, dans jeune et jolie, on pouvait le deviner dans le personnage du petit frère de l héroine, dans ce film on retrouve du ozon dans ce jeune lycéen David garcia brillant mais assez étrange, et intriguant qui va se lier d amitié avec un camarade pour s introduire dans cette famille, cela ne va pas gêner ce professeur de français désabusé interprété de fort belle manière par Fabrice lucchini. Ce professeur va inciter ce jeune homme d écrire ses aventures dans cette famille en y risquant d être manipuler. Ce film est un plaidoyer à l imagination, à la création, on navigue entre fiction et réalité, ou est la vérité ou est le mensonge. Un très bon film, dont ozon laisse le spectateur interprété la conclusion.
"Dans la maison" est un film assez réussi. Il tient en haleine jusqu'au bout et propose une fin intéressante. Cependant, les faiblesses des personnages et le jeu d'acteur parfois maladroit nuisent à l'implication du spectateur. C'est un film simple, avec peu de personnages, ce qui facilite leur identification. Le flou entre fiction et réalité reste l'un des aspects les plus plaisants, même si j'aurai aimé un traitement plus approfondi des personnages.
François Ozon signe avec "Dans la maison" une intrigue délicieusement tordue. Le film se construit comme une mise en abyme où chaque mot écrit semble influencer le destin des personnages. L’humour noir et l’ambiguïté morale qui imprègnent l’œuvre captivent autant qu’ils dérangent, et l’alchimie entre Ernst Umhauer et Luchini joue habilement sur les dynamiques de fascination et de manipulation.
Bon ben pour moi c’est le meilleur Ozon. J’étais peut-être fatigué quand je l’ai vu… C’est pas un navet loin de là. C’était peut-être Luchini que je n’aime pas trop. Voilà c’était peut-être le casting dans l’ensemble qui ne m’a pas emporté. C’était peut-être l’histoire narrée qui ne m’a pas intéressé. Ce film est tout de même une œuvre signée Ozon il n’y a pas de doute : on retrouve beaucoup de thèmes qui lui appartiennent.
Malgré de talentueux acteurs, Le film ne mène nul part. Seul intérêt, son paradoxe : donner un cours pratique sur la construction du récit, tout en ne réussissant pas lui même à conter. Morale de l’histoire : il ne suffit pas de juxtaposer quelques règles pour subjuguer.
"Dans la maison" de François Ozon, sorti en 2012, est un thriller psychologique captivant qui plonge le spectateur dans une intrigue fascinante sur les limites de la curiosité et de l'intrusion. Le film met en scène Germain (Fabrice Luchini), un professeur de français désabusé, et son élève talentueux Claude (Ernst Umhauer), dont les rédactions détaillent ses incursions dans la maison de son camarade Rapha.
Ozon explore brillamment les thèmes du voyeurisme et de la manipulation créative. Claude, encouragé par Germain, transforme sa curiosité en une forme d'intrusion littéraire, brouillant la frontière entre réalité et fiction. Fabrice Luchini excelle dans le rôle du professeur intrigué et moralement ambigu, tandis qu'Ernst Umhauer livre une performance impressionnante en tant qu'adolescent mystérieux.
La mise en scène d'Ozon, avec ses cadrages serrés et sa lumière froide, crée une atmosphère de tension constante. La musique, subtile mais efficace, renforce l'intensité des moments clés du film. "Dans la maison" est un film qui interpelle et laisse une impression durable, grâce à sa narration intelligente et à ses performances solides.
En conclusion, "Dans la maison" est un thriller psychologique réussi, à la fois dérangeant et captivant, qui mérite une note de 4 sur 5. Il pousse le spectateur à réfléchir sur les implications de la curiosité et le pouvoir des mots.
Chronique drôle et inquiétante d'une manipulation subtile, à double sens, entre un professeur de français et un élève surdoué qui met en pratique le fameux théorème de Pasolini, avec un Luchini insensible, au regard clinique, face à ceux qui l'entourent, y compris son épouse trash, indifférent à la mise en danger d'une famille, de gamins et de son propre couple.
un film un peu énigmatique, qui ne correspond en rien à la bande annonce (je m'attendais à une comédie loufoque) on est un peu perdu, on ne sait pas trop où ce film veut nous emmener ... bof
J'adore tout dans ce film : l'histoire, la manière de filmer, le choix du casting. Je l'ai revu plusieurs fois et il ne m'a jamais lassé. Je recommande !