(...) En découle un drame réalisé avec soin qui ravira les amoureux du genre. Certainement pas le meilleur film de son réalisateur, Dans la Maison n’en reste pas moins un excellent exercice de style dirigé d’une main de maître.
Le plaisir d’imaginer, celui d’écrire et de raconter tient en alerte le spectateur pour le réduire en lecteur. Les schémas classiques, préconçus qui parsèment 9 productions sur 10 sont balayés dans ce film qui prend les virages dans le sens inverse de la marche. Catalyseur de suspens, capteur d’attention, Luccini, en chef d’orchestre, distribue l’intrigue comme on joue avec le feu. Sans aucun doute le film français le plus plaisant de ces derniers mois.
Plongée troublante et prenante (surtout dans la première partie) dans l'esprit pervers et malsain d'un ado voyeuriste, porté par un casting impeccable. 3,25
Assez décevant. Ça commence bien, très surprenant avec un génial Luchini et une sublime Kristin Scott-Thomas. Par contre, je m'attendais à une fin beaucoup plus déroutante et du coup ce film m'a globalement bien déçu.
Dans la maison me réconcilie avec François Ozon que j'avais quitté en très mauvais terme pour Potiche. Ozon à revue sa copie, et cela est plaisant, très plaisant. Depuis le temps qui reste en 2005, je n'avais plus pris mon pied en regardant du Ozon. Scénario exquis et finement bien joué. Luchini séduisant, Ernst Umhauer une grande révélation, Emmanuelle Seigner une éternelle redécouverte. Je dis chapeau! On ne décroche pas une seconde, il fait partie, et on oublie très souvent de le souligner, des films au suspens dévorant qui manquent aujourd'hui dans le cinéma moderne.
Le film commence avec une vrai histoire pour finir très dilué, une bonne surprise quand même avec un Luchini sobre, lui que je n'aime pas habituellement. Malheureusement je continue à chercher la fin, celle qui surprend. Ozon (à suivre)
Dans la maison: Sans mur maître! Pour commencer on va être gentil, y a un tout tout petit côté "le limier", sur le jeu de manipulation et la mécanique narrative; pour le reste, comme souvent chez Ozon, y a beaucoup de fausse provocation et beaucoup de préciosité. Adapté d'un roman espagnol, (ce qui explique son prix au festivl de san sebastien certainement); j'imagine facilement Ozon s'identifier au gamin voyeur et "écrivain". Cet indicible soupçon de perversité. le pouvoir de l'écriture, la fascination de l'incendie, de l'immolation collective dasn un mépris soi-disant sublimé puisque nommé... Mon cul! Luchini, cabot et singe savant, ne sachant que jouer son reflet dans le miroir.. Et comme disait Cocteau "Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer leur image..."
On peut quand même dire qu'il y a une micro réflexion sur l'art, sa nécessité, sur la lutte des es aussi pendant qu'on y est... Ce dit en passant, ça fait film de petit bourgeois qui veut s'encanailler... La maison au bout du compte n'a aucun mur maître, elle s'écroule sur elle-même...avec ses occupants...
C'est tout le casting qui est à côté de la plaque, l'ado "écrivain" a autant de carrisme qu'Harlem Désir; même Menochet, si bon, est ici, insipide. Ozon a beau prendre des acteurs de premiére division (genre Thomas), il les dirige (encore une fois) comme Harlem désir a de l'autorité au PS.
Fabrice Lucchini, Germain, est un prof de français blazé et usé de devoir enseigner à des ados si peu intéressé par la littérature. Sa femme, Kristin Scott Thomas, dirige une galerie d’art et forme avec son mari un couple plan-plan embourgeoisé. Un peu de sel ; cette rentrée scolaire met dans les pattes de Germain un élève intelligent, doué pour l’écriture mais sacrément troublant et manipulateur. Le thriller diabolique débute le jour où l’élève rend une copie d’une qualité littéraire exceptionnelle pour un jeune de son âge mais sur un sujet plus que dérangeant. Dans cet écrit, il explique comment se faire inviter par un camarade de classe pour franchir la porte de « sa maison ». Une fois entré, il se nourrit de tout ce qu’il voit chez lui tel un vampire pour mieux s’en moquer, l’avilir et le mépriser ; et toute la famille du camarade de classe passe au scalpel. La première rédaction du prodige manipulateur se termine comme une mauvaise sit com (tiens c’était déjà un film d’Ozon) : « à suivre » et d’autres suivront avec la même conclusion. Le prof tient son ballon d’oxygène avec enfin un élève érudi ; finit-il vraiment par ne voir que le prodige et par oublier le procédé malsain du jeune homme pour alimenter ses écrits ? Qui est le manipulateur des deux : le maître ou l’élève ? Où le jeune homme est voyeuriste ou joue-t-il de la fiction ? La vie de la famille dite « normale » de son camarade de classe est-elle pure fiction ? Ozon joue une nouvelle partition sur le voyeurisme malsain et sexuel après l’excellent « Swimmingpool ». Ici, le film est ultra référencé : - pour le suspense voyeuriste : Hitchcock et son « Fenêtre sur cour » - pour les dialogues fournis et pétillants et un suspense sophistiqué : Woody Allen, l’affiche de « Match point » apparaît même dans le film - pour la moquerie des bourgeois pris dans des intrigues policières : Claude Chabrol - pour les relations ambigus sur trame d’enquête : De Palma Ozon nous perd donc sans cesse entre réalité et fiction et c’est jouissif. L’outil de la manipulation est la création littéraire et quoi de mieux que le roman (outil utilisé par l’élève) pour mêler le vrai au faux, apporter aussi une part de fantasmes personnelle à l’histoire,… Exploration intéressante des mécanismes de la production littéraire. L’idée est enthousiasmante et nous emporte rapidement et facilement, mais malheureusement au bout d’une heure on tourne en rond. Le film ne parvient pas ensuite à explorer de nouvelles pistes bluffantes soit dans la relation maître-élève, mari-femme, élève-camarade,… Toutes ces relations vont se trouver perturbées dans la seconde moitié du film mais avec moins d’ampleur que l’entame du film. Manque un vrai second souffle.
Déroutant en général, ce film mêle l'imagination et le réel dans une optique de perversion. Des personnages attachants, véritables, sans aucune prétention ni exagération, à travers des acteurs grandioses. On s'emporte dans l'imaginaire et on suit le chemin aléatoire mais inconsciemment prévisible. Film à voir de par son originalité et sa complexité, entre autres.
Un excellent film! De très bons acteurs, un scénario très original et captivant, beaucoup de suspens et de mystère! L'acteur Ernst Umhauer interprète très bien son rôle! On ne s'ennuie pas une seconde, et on se demande comment cela va-t-il finir jusqu'à la dernière image! A voir!!!
Quel film ennuyeux ! j'ai abandonné au bout de 45 minutes. Hormis un climat malsain dû au voyeurisme de cet adolescent (bon nombre d'hommes vont s'y retrouver et aimer ça) et la récupération de Lucchini, il ne se passe rien. J'avais détesté Huit femmes, décidément Ozon c'est pas pour moi. Dégoûtée .....
C'est avec un réel plaisir que l'on suit les pérégrinations malsaines et manipulatrices de l'élève de Luchini (excellent!) qui emmène son professeur et le spectateur dans un piège imparable. On aime le scénario tordu et la mise en abîme permanent. A voir !