Voici un film. Enfin un film sans trop de budget à la Hollywood, et avec une histoire, un scénario très bien écrit. Félicitations à M. Luchini et son jeune co-acteur. Pendant plus d'une heure ils nous ont fait vivre une histoire vivante. Ils ont su incarner et lui l'enseignant, et lui l'élève. Ce n'est plus Fabrice Luchini que l'on voyait dans le film, mais le professeur de français. Des leuriers pour ce film, à voir et revoir.
Embarqué dans l'histoire du début à la fin. Un récit pervers et superbement réalisé (de beaux plans/couleurs) qui nous donne envie de pousser le vice à notre tour. La prestation professorale de Luchini, la présence de Scott Thomas, et le diaboliqe Umhauer donne au film un rythme intense à travers des dialogues et des mises en scènes habillement maniés par Francois Ozon. Coup de coeur de Novembre pour le moment A voir
Dans la maison est une petite merveille cinématographique c'est un film passionnant avec un Luchini et des acteurs plus qu'interressants, pendant tous le film Ozon arrive à nous tenir en haleine. Bravo à ce film.
un petit chef d'oeuvre. félicitation pour l'interprétation. le scénario génial. les dialogues de haute volée. du suspense. de l'humour. que dire.... Bravo !!!! et on l'espère, A suivre...
Film au thème original, servi par des acteurs parfaitement bien dans leur rôle, on rentre vite dans l'histoire, on se prend d'affection pour les personnage du film, on aime la satire présente de l'art contemporain (enfin moi je me suis régalée!), on ne comprend pas toujours ou F Ozon veut nous emmener exactement mais il nous emmène. Mais cette fin! Ah lala.. je l'ai trouvée vraiment ratée, trop fort trop vite, trop loin, on n'y croit pas une seule seconde! (le film aurait gagné à s’arrêter environ 10 min plus tot).spoiler: A moins alors là qu'on envisage une deuxième lecture en rapport avec le livre écrit par le prof quelques années auparavant mais dans ce cas ce serait capillotracté et surtout bien mal amené. Bon je trouve globalement que le film est réussi, il surprend, il est bien interprété, on ne s'ennuie pas vraiment, spoiler: mais dans le film il est dit d'un bon bouquin que "sa fin doit surprendre mais qu'en meme temps ça ne pouvait pas finir autrement", là clairement le film aurait pu se finir de 1000 autres manières que de cette façon.
François Ozon ne s’est jamais attaqué de front au cinéma de genre classique qui l’obligerait à respecter les codes attendus par les adeptes. Au contraire il aime puiser dans chacun d’eux pour offrir au spectateur un patchwork où il pourra retrouver les bonnes recettes éprouvées par les grands succès. « Huit femmes » par exemple mélange le genre policier avec la comédie et le film musical, ainsi d’un coup seul coup Ozon peut rendre hommage à Hitchcock, Agatha Christie, Stanley Donen ou George Cukor le cinéaste des femmes. La recette est toujours surprenante, jamais banale même si quelque fois la sauce ne prend pas. Mais parmi tous les genres, le suspense est celui qui parfume les films d’Ozon de manière récurrente de « Sitcom » à « Swimming Pool » en passant par « « Sous le sable » et maintenant "Dans la maison". Cette jolie fable sur la création littéraire emprunte le chemin escarpé qui délimite la frontière entre la comédie et le suspense. C’est ce mélange assez savoureux qui fait tout le charme du film, on se demande en effet jusqu’où va aller cette relation pour le moins atypique entre le professeur écrivain manqué et son élève, jeune homme doué de sa plume dont les écrits intriguent jusqu’à finir par inquiéter. Le jeune homme solitaire en manque de repères familiaux a vite compris l’influence de sa prose sur Germain qui s’ennuie à mourir à enseigner à des jeunes dont l’imaginaire a été formaté aux jeux vidéo et dont l’usage de la langue se limite à écrire leur SMS. Quelle part de lui-même l’écrivain met-il dans ses écrits ? Cette question peut se poser pour toute création artistique. Pour n’avoir pas su faire la part des choses et rassurer son épouse, Germain va se laisser embarquer bien trop loin, vivant trop intensément par procuration la fièvre de la création. Comme souvent Ozon manie fort habilement l’ambiguïté ce qui lui permet de manipuler à sa guise l'imagination de ses spectateurs mais peut aussi les laisser au final un peu sur leur faim. Que vont devenir ces deux-là ? Est-ce une écriture à quatre mains qui commence ? A chacun de prolonger l’histoire comme il le souhaite. Luchini sous la houlette d’un directeur d’acteur patenté livre un mélange subtil de retenue et d’embrasement et les deux actrices sont comme toujours chez Ozon magnifiquement mises en valeur. Le jeune Ernst Umhauer se sort fort bien d’un rôle difficile car c’est sur ses jeunes épaules que repose la part de mystère qu’Ozon aime délivrer dans chacune de ses œuvres.
Excellemment joué par des acteurs de haut vol mais film lent et Ozon en rajoute trop, ça devient petit à petit peu crédible. Réellement fan de F. Lucchini dont j'ai vu tous les spectacles parisiens, j'ai été absolument CHOQUEE que deux acteurs tels que lui et JF Balmer puissent prononcer, de plus représentant proviseur ET prof' de français, on hallucine, "vous n'êtes pas sans IGNORER", cette expression qui fait partie des plus grosses fautes de français qui existent, deux négations s'annulant comme en mathématiques, cela veut dire qu'il ignore, l'expression étant "vous n'êtes pas sans SAVOIR". Comment peut-on répéter cette phrase du scénario sans avoir demandé à la corriger ???? et encore une fois Balmer ET Lucchini.... Je n'ai pas retenu que cela dans le film mais incontestablement, cela m'a ébranlée, conitionnée pour la suite.... Je suis donc très nuancée dans ma critique.
Bon film français, agréable à regarder. Bons acteurs et bonne histoire. L'histoire d'un fou qui ne le sait pas encore. Dans un sens, on est peut être tous un peu fou sur les bords.
Très bon film de François Ozon qui sort au moment de l'exposition Hopper. Le lien entre les images du film et le peintre est évident. Lucchini est bien dirigé et son côté professoral permanent et insupportable est parfait pour le rôle. Scénario à l'aboutissement inattendu, allusion aux égarements pédagogiques portés par un Jean-François Balmer en proviseur dans le sens du vent et clins d'oeil savoureux. A voir absolument.
Bon film bien traité sur les limites de l'imagination et de la réalité Les acteurs jouent à la perfection et notamment le tout jeune prodige Ernst Umhauer
Avec comme support un scénario hétéroclite, François Ozon nous plonge une nouvelle fois dans son cinéma singulier. Un professeur de lycée va petit à petit voir son univers familial et professionnel voler en morceaux et ses frustrations d’auteur raté refaire surface par le biais d’un de ses élèves relativement doué pour l’écriture et la manipulation. Les thèmes abordés dans ce film sont nombreux, souvent disparates mais l’ensemble fonctionne bien et, grâce au talent du réalisateur, ne souffre pas d’incohérence. Mais comme parfois dans le cinéma d’Ozon, le brio fige le résultat final.
Je m'attendais à bien mieux de la part de ce film, dont j'avais put lire tout le plus grand bien ! Mais après il est très bon : de très bon acteur (Luchini en tête, Ernst Umhauer est très dérangeant, les second rôles correct, voir bon (Kristen Scott Thomas, Emmanuelle Seigner, Denis Ménochet...) La mise en scène de François Ozon est vraiment bien, et certains moment, assez drôle. En fait, le problème du film, c'est qu'il met profondément mal à l'aise. Le scénario est par moment incompréhensible/insensé/improbable. Un garçon comme celui que joue Ernst Umhauer, au bout de cinq minutes je le fait interner. On ne laisse pas un psychopathe pareil en liberté ! Mais un psychopathe intelligent, qui berne tout le monde, y compris le public ! Sous un fond habile de littérature, ce film arrivera à nous embarquer facilement dans la maison. Problème : au bout d'un moment, j'ai eu envi d'en sortir ! On ressort du film avec un sentiment d'étouffement, et la fin est assez étrange. La musique enrobe le tout.
Bref, malgré tout, "Dans la maison" est un film unique en son genre, de temps en temps, c'est bien de voir du cinéma français qui ose, mais le côté dérangeant du film m'a empêcher de profiter pleinement du visionage. Bilan mitigé. Je conseil tout de même.
C'est un film dont j'ai ouï dire qu'il mettait mal à l'aise. Il m'a, au contraire, plutôt intriguée ; peu importe, après tout, de savoir ce qui est réel, fictif. L'intelligence du metteur en scène est subtile, et le jeu de l'ensemble des acteurs, incroyablement juste.