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Un visiteur
2,5
Publiée le 11 octobre 2013
Peu réceptif au cinéma d'Ozon, j'ai trouvé ce film artificiel à force d'être déshumanisé : les gens s'ennuient dans un intellectualisme compassé et le spectateur finit par être solidaire.
Pas le meilleur film de Ozon mais le scénario est bien présent et c'est déjà beaucoup! On s'y ennuie parfois, trop de longueurs à la fin mais l'ensemble se laisse voir facilement pour les acteurs!!!
Un film réussi, bien filmé, original. Les acteurs sont bons. Le scénario accroche dès le début. Même si certaines scènes sont un peu rocambolesque, le scénario parvient à les justifier de façon satisfaisante. Quelques scènes s'étirent vers la fin mais rien de grave. à voir sans souci !
Le film n'est pas mauvais mais je ne peux pas mettre plus car je n'ai pas aimé la tournure que prend le film à la fin. C'est pas possible; et c'est fort dommage puisque l'histoire est bien racontée, la musique est superbe, Luchini est parfait mais je me répète, la fin nous laisse sur notre faim.
Encensé par la critique « Dans la maison » de François Ozon avait modérément suscité mon enthousiasme et j’ai mis un peu de temps à avoir envie de le regarder. Mais, comme souvent pour les films du réalisateur, j’ai pris beaucoup de plaisir à le voir. Alors, le film est loin de la légèreté de certains de ces prédécesseurs dans la filmographie de Ozon, comme « Huit femmes » ou « Potiches » ; on y retrouve pourtant certains thèmes récurrents pour Ozon, comme le trouble du désir ou la manipulation. Ici tout le jeu consiste à savoir qui manipule qui… Est-ce Claude jeune homme à l’intelligence séductrice qui manipule son professeur et la gentille famille ou Germain avec ses airs de bon samaritain voulant aider un jeune homme doué pousse-t-il celui-ci dans une conduite douteuse. Le film se garde de donner une réponse à cette question et les passages entre fiction et réalité d’abords plutôt clairs deviennent au fur et à mesure de plus en plus interchangeables rendant la réponse à la question précédente de plus en plus ardue à trouver. Pendant une heure trente le réalisateur ménage avec brio ce suspens, mais voilà il faut tôt ou tard fournir une fin à son histoire, malheureusement celle de « Dans la maison » n’est pas à la hauteur de l’ensemble et sombre, à mon humble avis, dans un n’importe quoi un peu insuffisant. Reste que le duo entre l’expérimenté Luchini et le prometteur Umhauer fonctionne à merveille dans un jeu de miroir un peu perturbant. Un film vraiment bien écrit à la mise en scène très bien en place qui ne pêche que par une fin assez faible. À voir pourtant sans hésitation.
Un scénario qui attrape les trippes donnant envie de lire, des images douces et calmes mais toujours en gardant un rythme captivant. Complété par un jeu d'acteur parfait et une bande son qui colle aux sentiments que l'on ressent , ce film est une véritable réussite ! Bravo.
Un grand bonheur. Le scénario est simpliste, mais il en ressort une grande humanité et Ozon est le génie incontesté de l'intrigue Luchini tout simplement le maitre de ce film.
Bon moment passé avec cette petite adaptation dont je me suis laissé tenté par la note plutôt alléchante que lui attribué tout les spectateurs, j'avoue m'être lancé sans attente particulière de ce film et j'ai été agréablement surpris (on apprécie d'autant plus le film), on s'attache a chacun des perso et on a envie d'en savoir un peu plus sur cette petite famille on est a la place du prof, un peu comme si il écrivait cette histoire pour nous, on reste accroché tout le film, malgré un scénario plutôt plat, mais je pense que le réalisateur à porté plus d'importance au personnage. Un jeux d'acteur pas toujours impeccable mais rattrapé par Luchini égal à lui même ( j'adore ce type ). Enfin si vous voulais passé un bon moment devant un film français au langage imper, je vous prévient c pas les visiteur!!!! ;)
Fabrice Luchini décrit le film comme "un pur moment de jubilation". Si on lui avait demandé ce que ses paroles signifiaient précisément, il aurait sans doute cité Rimbaud en répondant "j'ai voulu dire ce que cela a dit, littéralement et dans tous les sens". Le thème du film est celui du voyeurisme. Luchini joue le rôle d'un professeur de français qui s'habitue à lire les récits voyeuristes de son élève. Le jeune lycéen en question, séduisant et talentueux, s'introduit dans la demeure d'un de ses camarades de classe et, sous prétexte de lui donner des cours particuliers, vient assouvir sa curiosité. Il écoute, observe, espionne, fantasme puis rapporte ce qu'il a vu dans ses rédactions. Si l'on revient sur les propos de Luchini sur le film, on peut se risquer à penser qu'ils revêtent plusieurs sens. Pour qui est-ce un pur moment de jubilation? Pour le personnage du lycéen, qui se nourrit de ce qu'il voit "dans la maison"; pour le professeur, qui se régale des récits de l'étudiant; pour le spectateur, qui n'est finalement rien d'autre qu'un voyeur qui lui aussi veut voir et connaître la suite des évènements. L'histoire est prenante, bien ficelée et la fin correspond à ce que doit être, selon la vision du professeur Germain, une fin de récit digne de ce nom: le spectateur est surpris, mais l'on se dit finalement que l'histoire ne pouvait finir autrement. C'est la deuxième collaboration de Luchini avec François Ozon. On espère que ce n'est pas la dernière.
De prime abord, un film sur l'écriture d'un roman peut paraître risqué. Mais en présence d'acteurs talentueux comme Ernst Umhauer qui incarne merveilleusement son rôle d'adolescent précoce et manipulateur, au point d'en être effrayant, et avec une histoire dont la frontière entre fiction romanesque et réalité perd de sa netteté au fil de sa progression, j'estime que ce film est réussi.
Pas mal mais insuffisant. Le scénario n'est pas mauvais, mais j'aurais aimé un peu plus de rythme et de tension croissante. Le rôle du professeur était fait pour Fabrice Luccini car c'est un amoureux de la langue française. Le gamin n'est pas mauvais non plus. Je reprocherais principalement à ce film son manque de prise de risques, son manque d'épaisseur. On vire vers quelque chose de malsain, mais ça ne s'étoffe pas. C'est dommage.
J'ai toujours eu du mal avec le cinéma de Ozon, et notamment sur ses intentions lorsqu'il sort un film. Ainsi, j'avoue sans honte que pour "Swimming pool", j'avais eu besoin d'une explication de texte à l'issue du visionnage pour saisir les tenants et les aboutissants, comprendre la symbolique du film et accorder un certain crédit à son auteur. Je retrouve ici la même perplexité, dans la mesure où je ne saisis pas vraiment où Ozon veut en venir avec "Dans la maison" : est-ce un thriller? un film sur la création artistique, le voyeurisme? une critique sociale? Sans doute tout ça à la fois, mais perso je suis ressorti plutôt frustré : tout ça pour ça? Alors OK, Ozon est un metteur en scène doué, Lucchini et Scott-Thomas de bons acteurs. Mais "Dans la maison" ne tient pas ses promesses à mon humble avis.
(...) Subtilité et beauté se conjuguent dans un regard bleu océan où l’on perd tout contrôle. Les violons ouvrent la danse. On fait un premier pas, puis un second. La marche devient plus rapide, la cadence s’accélère. (...) Luchini excelle dans un rôle qui lui sied parfaitement au teint. Imbu de curiosité, il devient le Pygmalion de l’élève Claude Garcia. Il donne du vent à sa plume, le pousse au plus profond de l’écriture. Imagination ou voyeurisme ? La limite est moindre et disparaît au fur et à mesure des chapitres. (...) Il ne reste plus qu’à votre tour, de vous asseoir sur ce banc, au côté de Monsieur Germain et Claude, de regarder les fenêtres et de vous demander : Mais que va t-il se passer ?