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Christian B.
20 abonnés
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3,5
Publiée le 31 août 2013
ILs fallait oser faire un film de ce genre , et le rendu du film est superbe , un film jouant sur la perversion et le voyeurisme , un jeu de chat et de souris ; trés subtilement dosé , et Fabrice Luccini , rien à redire , toujours égal à lui même
C'est un bon film, scenario et mise en scène originale ou réalité et fiction se confondent. On ne s'ennuit pas et on se demande comment cela va se finir. Cependant les personnages sont un peu tous dans le stéréotype : la famille aurait pu être un petit peu plus approfondie, la mère qui ressemble à une Mme bovary, le fils un peu benet et le père qui ne se rend compte de rien. Fabrice luchini est toujours fabrice luchini. Le personnage principal est interessant mais manque un peu de profondeur.
certains y verront un film malsain moi j'y vois une réalité que Ozon décris parfaitement une bo a coupé le souffle et des acteurs incroyable de justesse et de sincérité vraiment un grand moment de cinéma ... pour les amoureux de la littérature et de la poésie encore une fois Francois Ozon MERCI
ps : " jeune et jolie " du meme réalisateur est aussi phénoménal
Impossible de s'ennuyer dans cet excellent film qui nous tient en haleine du début à la fin. Les acteurs sont exceptionnels (surtout luchini). L'histoire est simple et la mise en scène soignée aux petits oignons. A voir absolument!
Ozon fait partie de ces rares réalisateurs français qui, tel un Woody Allen, sont capable de sortir un film tous les 1/2 ans maximum tout en maintenant un niveau certain de qualité. Cru 2012, Dans la maison est d’ailleurs plutôt à classer dans le haut du panier. Thriller littéraire original et plutôt prenant, le film met en opposition un jeune talent brillant (Ernst Umhauer) et un Fabrice Lucchini qui lui seul pouvait jouer le rôle du professeur de français (l’acteur n’hésitant pas d’ailleurs à nous refaire un petit poème de Lafontaine…). Il est vrai que la plupart des personnages, aussi bien littéraires que réels, sont plutôt caricaturaux, et que le film contient malheureusement quelques passages à vide, mais l’ensemble reste quand mm de très bonne qualité et est brillamment mis en scène (aussi bien du point de vue de la réalisation que de la Bande Son). Surtout, Ozon réussit à se jouer du côté voyeur du spectateur pour l'emporter dans son histoire et le piéger lui aussi, le laissant seul face aux mystères subsistants à la fin du film. Frustrant et jouissif, Dans la Maison reste l'une des meilleures production française de 2012...
Attend, mais attend, quelle est donc cette rumeur selon laquelle le cinéma français connaîtrait une période difficile ? Arrête... comme pour tous arts : en fouillant bien on risque de mettre la main sur le pactole. Dans la maison, de François Ozon, est un bon thriller français. Un bon thriller français au scénario original (bien qu'issu d'une pièce). Un professeur de français écrivain raté et passionné de littérature, révèle le meilleur du talent d'écrivain qui sommeil en un lycéen qui déborde un peu trop d'imagination et de voyeurisme (ou n'est-ce pas plutôt le contraire, Germain ne s'alimente-t-il pas des récits de Claude ?). Les acteurs sont convaincants : à commencer par le jeune acteur prodige Ernst Umhauer. Un charme troublant, une présence ; il n'a pas besoin de sortir un son de sa bouche pour faire passer quelque chose. Tout passe par les yeux et l'aisance chez ce jeune homme.
Ce film est tout bonnement génial Le récit de Claude nous emporte dans cette triste maison où chaque banalité est rendue intéressante, haletante, il s'y dégage une atmosphère très particulière qu'il nous transmet par ses visions des choses. la progression est bien rythmée, on suit le déroulement des évènemments de plusieurs point de vues, je n'ai jamais voulu que ce film s'arrête.
évidement on pense a Pasolini et a Théorème (1968) ,ozon le fait dire a Lucchini par ailleurs dans une des scènes du film mais au delà de cette référence évidente on tient ici un très beau film d 'auteur sans prétention ni esbroufe
Lucchini et les personnages qui l 'entoure sont ici désossés, décortiqués par le jeune Claude , énigmatique a souhait , inquiétant , mi ange -mi démon , personnage a la limite de l'enfance et de l 'age adulte dont la froideur , et l ' analyse microscopique sans concession de la gent humaine qui compose son univers fait froid dans le dos le spectateur, le lecteur dans le cas des personnages clés du film (Lucchini et Scott Thomas) semblent par moment s'inventer eux même ce que nous voyons a l 'écran ozon , hitchcockien en diable nous manipule et nous entraine dans un labyrinthe (le nom de la galerie d'art Dans le film )
Excellent film. On se retrouve mélangé entre fiction et réel, si bien que l'on n'arrive plus bien à faire la différence, notre esprit est quelque peu embrouillé. L' écrivain nous emporte dans son histoire, on est près des personnages, près de cette famille, comme si finalement on était nous aussi dans cette maison. Pourtant en même temps, on se sent à la fois dedans et dehors, comme si on ne devrait pas être là. Comme si on était intrus. Ce sentiment gênant. Comme si on les espionnait justement, comme si on les observait "par le trou de la serrure"... Quant aux acteurs, Ernst Umhauer excellent dans son personnage de Claude, c'est une vrai révélation ! Il vole presque la vedette à Fabrice Luchini. Egalement une très bonne bande son.
Une narration intelligente et originale, une histoire accrocheuse et des acteurs très à l'aide dans leur rôle. La tension monte monte monte, on attend la fin de l'histoire pour savoir de quoi il retourne exactement et....paf, ça tombe, mais surtout ça retombe car je suis en effet un peu resté sur ma faim dans les 5 dernières minutes. L'ensemble est un très bon thriller à la française mais vraiment la fin manque de punch et c'est bien dommage.
C'est un film qui nous présente des personnages forts qui sont très intrigants. En effet le personnage joué par Fabrice Lucchini incarne à merveille les sentiments du spectateur : étonné, admiratif, impatient puis effrayé et enfin ébloui. Certes, si on n'adhère pas à l'histoire, ce film peut sembler plat, vide. Mais si on rentre dans la ronde, on y découvre de nombreuses couleurs différentes, intrigantes et parfois même, effrayantes.
En nous faisant pénétrer Dans la maison, Ozon nous transforme en voyeur... et cela pour notre plus grand plaisir. Nous voulons savoir, comme Luchini la suite de l'histoire, mais en allant toujours plus loin dans l'intimité, dans la vie même des Rafa. Après nous avoir fait prendre part à ce jeu dangereux le réalisateur s'amuse du spectateur, peut être trop, le film connaît d'ailleurs un petit trop d'air avec la confusion entre rêve et réalité. Mais rien de grave, et la fin, remet tout en place.
C'est vrai que pour certains, ce film peut paraitre plat et sans action ni but, et pourtant, je n'ai pas décroché une seule fois. Les personnages arrivent sans mal à nous faire entrer dans l'histoire, nous donnant l'impression de pouvoir être au près d'eux. Notons d'ailleurs, que Luchini est au meilleur de sa forme, ne commettant aucun impaire, ni ne prenant le rôle du personnage principal.
Être auteur, acteur et spectateur de la même histoire ? Dans la maison y est parvenu, avec un brillant récit sur Claude, un élève de seconde rendant régulièrement des écrits à son professeur de littérature. Alors que cela ne devait être qu'un banal sujet de rédaction au départ, les deux personnes se plaisent à se retrouver pour discuter des travaux de l'étudiant, jusqu'au jour où la fiction est rattrapée par la réalité.
Mensonge ou réalité ? Voici tout le problème de la littérature et de l'art en général avec ses innombrables auteurs s'inspirant plus ou moins de leurs vécus. L'histoire de Claude est simple : il aide un camarade de classe en maths, Rapha. Pour cela, il va tous les jours dans sa maison et décrit tout ce qu'il y voit (son quotidien, ses parents et ses loisirs). Cette famille est banale mais c'est là où la magie du cinéma apparaît : les écrits de Claude intéressent et finissent par nous passionner. Luchini et Kristin Scott Thomas, captivés également, parlent-ils du roman ou de la vie de l'adolescent ? Ils sont comme nous, embarqués dans cette histoire aux accents malsains.
La mise en scène d'Ozon alterne récit (volontairement caricatural avec ces décors sortis tout droit d'Ikéa et cette famille sentant le stéréotype à plein nez) et réalité avec une fluidité exemplaire. Dans ces rédactions, ce n'est pas tant les personnages qui passionnent que leurs figures classiques d'antihéros. Il y a en fait la construction d'un roman à l'intérieur du cinéma, une mise en abîme du voyeurisme (les spectateurs observent Claude, et Claude observe cette famille) avec cette image de l'étudiant très troublante, voulant partager l'intimité des autres.
L'ampleur du scénario devient de plus en plus intense et dangereuse. Comment cette histoire aux traits autobiographiques va t-elle se terminer ? Tout le monde va t-il s'en sortir indemne, ou n'est-ce finalement que de la littérature, simplement ?