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fabrice d.
44 abonnés
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2,5
Publiée le 13 juillet 2024
C'est un film honnête, bien exécuté, basé sur un scénario contemporain qui tient la route, mais ça reste un peu plat et il n'y a pas de petites étincelles ou de petits frissons qui se déclenchent en voyant ce film. Si vous voulez aller passer vos vacances dans l'Ardenne belge, ce film montre quelques beaux paysages que nos deux jeunes aventuriers, un peu Tanguy sur les bords, explorent à défaut d'aller plus loin avec leur mobile home. C'est une comédie sympa avec Gouix et Dupont. A signaler le personnage du père d'A. Dupont joué par J. Berroyer.
Un premier film tendre avec un air et une ambiance plaisante, qui se laisse regarder mais qui ne laissera peut-être pas un souvenir impérissable. C'est un film avant tout sobre et qui ne se donne pas d'autres ambitions que de nous raconter une histoire simple. Sans jamais être totalement drôle, certaines scènes font sourire et le jeu des comédiens est juste, naturel, donnant le ton à ce premier long métrage. Arthur Dupont, dans un rôle d'adulescent un peu genre "bourgeois blasé" très à contre-emploi des rôles dans lesquels on a pu le découvrir auparavant ("Nos 18 ans", "Bus palladium"...), est remarquable. Son pote, Guillaume Gouix, dont le jeu m'a jusqu'alors toujours laissé indifférent ("Jimmy Rivière", "Poupoupidou"), étonne tout autant par la composition faite de son personnage, quelqu'un d'extrêmement timide qui semble cacher certaines blessures. Après, la fin est belle et, comme l'a dit très justement un jeune homme à l'avant première hier au Cinéma La Clé lors des débats avec l'équipe, elle a le mérite de n'être ni triste ni belle... Juste une fin ouverte qui clôt un faux road movie rempli d'une certaine tendresse et de la nostalgie de la fin de l'enfance. C'est d'ailleurs le ton du film: la fin de l'enfance et le refus de la vie d'adulte et de ses responsabilités.
Voilà un film que tous les parents d'ados ou de jeunes adultes mal embouchés devraient voir. Les portraits sont sans concessions et plutôt méchants, mais tellement tendres, drôles et réalistes qu'on se régale vraiment.
François Pirot est un natif d’Outre-Quiévrain qui pour son premier film en qualité de réalisateur (il a scénarisé auparavant deux films pour Joachim Lafosse) se penche sur cette période passionnante mais aussi impitoyable où l’adolescent doit basculer dans la vie d’adulte. Simon et Julien sont deux amis d’enfance qui n’imaginent pas leur vie future autrement qu’ensemble. Rêve que beaucoup d’entre nous ont un jour illusoirement caressé. L’appel de la liberté est plus fort que tout pour ces deux jeunes hommes qui voient dans l’achat d’un camping-car la matérialisation d’une vie nomade à travers l’Europe entrelardée de petits boulots comme nos sociétés en proposent de plus en plus. Les étapes seront autant d’occasion de se frotter au sexe opposé qui quoiqu’on en dise reste toujours un mystère surtout pour Julien à la nature introvertie. Mais il n’est pas si facile de s’arracher à ses racines malgré l’appel du large notamment Julien qui s’occupe de son père malade depuis la mort de sa mère. Les deux complices n’ont pas encore compris que tout naturellement leurs chemins vont se séparer au moment même où ils envisagent de devenir inséparables. La vie va se charger de le leur apprendre. François Pirot qui n’est pas si loin d’avoir vécu ces moments de grande rupture avec le monde de l’enfance puis de l’adolescence rend de manière très subtile le lent travail qui s’opère alors que Simon et Julien n’ont pas encore réussi à partir d’un point de départ qui se transformera finalement en point d’arrivée, chacun devant dès lors mener sa vie comme il l’entend et goûter seul à d’autres expériences. Par sa fraîcheur et son réalisme « Mobile Home » n’est pas sans rappeler «Le péril jeune» de Cédric Klapisch (1994). Les deux jeunes acteurs Guillaume Gouix et Albert Dupont sont confondants de naturel, formidablement secondés par leurs parents interprétés par le toujours réjouissant Jackie Berroyer, Claudine Pelletier et le regretté Jean-Paul Bonnaire, acteur suisse disparu peu après la sortie du film
Les espoirs d’évasion de ses deux jeunes rêveurs sans avenir coincés dans la lointaine campagne belge étaient un bon point de départ pour faire un road-trip à résonnance social, mais le scénario va plus loin en les mettant face à des difficultés financières allant cruellement compromettre leur vie de bohême. Le duo d’acteurs nous propose un jeu mitigé, Arthur Dupont, par exemple, est moins convaincant dans ses dialogues attendrissants que quand il hausse le ton. Cette divagation douce-amère et pleine de vie est un petit plaisir qui souffre tout de même du peu de travail sur les personnages secondaires et d’un essoufflement dans la dernière demi-heure. Elle reste une bien belle métaphore d’une génération qui semble condamnée à tourner à rond.
Mobile Home est un film plein de fraîcheur. Le film raconte l’histoire d’un trentenaire qui vient de quitter sa petite amie et de rentrer chez ses parents. Il entraîne un ami d’enfance sur les routes. Pour celà, il achète un camping car avec l’argent que ses parents lui ont donné, une avance sur l’héritage. Enfin, ce qu’il pensait être la route se transforme en camping sur un parking de supermarché à côté de chez eux. L’humour vient des contraintes, et des tracas que les deux jeunes hommes vont rencontrer. La condition sociale, la difficulté à trouver du travail et le manque d’argent, tous ces sujets difficiles ne viennent en aucun cas attrister ce film plein d’humour. Mais ce voyage “immobile” va amener les deux hommes à se poser les bonnes questions, à réfléchir et à trouver leurs voies.
Les deux interprètes principaux sont excellents. Arthur Dupont et Guillaume Gouix incarnent deux amis d’enfance plein de rêves et d’envies. Ils forment un duo attachant et joyeux. Jean-Paul Bonnaire est parfait, il incarne avec tendresse un père qui fait tout pour retenir son fils. Jackie Berroyer est lui aussi savoureux.
Ce film devrait plutôt s'appeler "Immobile home"... cela manque un peu d'action et même si les deux acteurs principaux sont excellents, on eut aimé un peu plus de mouvement... reste donc un film gentillet mais les intentions du réalisateur demeurent obscures...
Quelque part en Wallonie. Deux adolescents attardés et passablement irrésolus. Il serait temps qu'ils fassent quelque chose de leur vie, non ? Parcourir le monde à bord d'un Mobile Home ? C'est une idée. Qui va tourner court. Leur rêve est une impasse, le film de François Pirot, hautement sympathique certes, n'est pas loin d'en être une aussi. C'est assez mou, ça tourne en rond, ça n'avance guère. Comme un road-movie immobile. Il y a la spontanéité des deux interprètes principaux, quelques saynètes qui penchent du côté du burlesque mais la mécanique s'enraye vite. Les seconds rôles sont un peu sacrifiés, le scénario est vite en panne d'inspiration. C'est dommage, on les aurait bien suivi dans leur périple, ces deux trentenaires au carrefour de leur existence. Si leur route avait connu plus de paysages et ne s'était pas arrêtée dans un no man's land.
C'est bon enfant, mais ça ne casse pas des briques. Franchement long à décoller, "Mobile Home" finit pas trouver sa vitesse de croisière aux alentours de la demie-heure. Puis on se laisse porter par les états d'âme de ces deux troublions. Et sans prétention.
Si vous cherchez un peu d’humour, de l’air frais et de l’évasion, ce film a pas mal d’atouts….Le jeu des acteurs servis par des dialogues réalistes est assez accrocheur de même que le petit côté, « on s’en fout , on se fait plaisir » sont vraiment très agréables….autant vous le dire, pendant le film le camping-car (ce n’est absolument pas un mobile home tel qu’on l’entend) reste au même endroit , car les jeunes gens ne sont pas pressés et veulent des sous et quelques filles ….belles lumières et plans soignés, c’est le genre de film qui apaise l’âme, par son propos et son désir de liberté, par la marginalité des personnages qui renvoie le spectateur à ses propres rêves ……La bande son a de beaux moments, les sentiments ne sont jamais vicieux, cela se passe à la campagne , se dégage une poésie et un apaisement non dénùé de réflexion pour tous ceux qui cherchent une certaine évasion au cinéma….J’ai aimé…..
Ce film est d'un ennui mortel... il ne se passe rien du tout. On voit deux jeunes cool partir sur les routes en caravane et voilà tout !! Ils rient, ils draguent, ils picolent, ils se disputent... aucun fond, aucune histoire profonde... et voilà comment s'ennuyer pendant 1h30 !! J'ai encore du mal à m'en remettre.
Road-trip annoncé avec nos potes Arthur Dupont & Guillaume Gouix mais oubliez tout de suite la perspective de découvrir de splendides paysages car il n’y aura pas beaucoup de routes parcourues à bord de ce Mobile home. Il n’y a pas forcément besoin d’aller bien loin pour se découvrir et les 2 personnages sympathiques que sont ici Simon & Julien vont en faire l’expérience. Le duo fait preuve d’une belle entente, il est juste regrettable que cette sensation de sur-place du premier long-métrage de François Pirot soit aussi prégnante. Un petit film discret et qui a toutes les chances de le rester mais avec lequel on passe tout de même un agréable moment.
Une sympathique comédie, tendre et drôle où 2 amis hésitent entre rêves de voyages et réalité de leur terroir. Tout juste sortis de l'adolescence mais pas encore véritablement adultes chaque personnage va prendre un petit chemin de traverse personnel pour revenir très vite retrouver l'autre dans ce road movie immobile.