Mektoub My Love : Canto Uno
Note moyenne
3,5
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305 critiques spectateurs

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MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2018
Encore une réalision exceptionnelle de Abdellatif Kechiche,un retour pendant l'été 94 très poétique avec de très belle lumières mais aussi de belles fesses et minois faut dire!L'atmosphère de ce film est le gros point fort,Kechiche à fait attention aux petit détails pour nous ramener dans les années 90 comme le style des parasols sur la plage,les maillots de bain ou même la clope dans les bars et boites, la bande son aussi est géniale surtout sur la fin.Le réalisme intrinsèque au film de Kechiche est la la plus que jamais,les acteurs jouent tous super bien, c'est vraiment d'un naturel bluffant.La ou je suis moins élogieux c'est sur la durée de ce film qui quand même je trouve bien trop étirée, certaines scènes sont bien trop longues par rapport à ce qu'elles apportent au film et même par rapport à l'histoire de base...Alors après je suis quand même rentré dans l'histoire de ce groupe et j'en ai apprécié la beauté esthétique est le coté humain qu'il s'en dégage mais il ne pas pas scotché non plus comme l'avais fait "La vie d'Adèle" par exemple.Je conseille quand même à voir une fois si on est amateur de ce que fait Kechiche.3/5
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2018
Amin, le héros principal, le début de la vingtaine, arrive au mois d'août 94 à Sète pour passer ses vacances au bord de la mer.
Il y retrouve sa mère, sa tante, des amis et des amies d'enfance et fait connaissance avec deux jeunes touristes.
On va suivre toutes ces personnes pendant un mois, sur fond de quotidien, de sorties, de baignades, de drague, de flirts, de relations sentimentales, de relations familiales, de relations amicales, de jalousie, de frustrations, de questionnements.
J'ai beaucoup apprécié ce film à la fois captivant et très juste dans certaines réactions (réactions d'Amin, de sa mère et de la jeune fille tourmentée et délaissée qui s'appelle Charlotte).
J'ai tout de même deux reproches à faire au film : 1/ il est beaucoup trop long, une durée de 2 h aurait largement suffit, 2/ ce n'était pas nécessaire que le réalisateur filme pratiquement tout le long les poitrines et les fessiers des demoiselles, alors évidemment elles sont au bord de la mer en maillots de bains ou en tenues légères mais il y a franchement trop de gros plans et cela devient lassant et agaçant.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2018
A partir d'une très vague intrigue, Kechiche a réalisé, si ce n’est son meilleur film, son plus radical à ce jour : une intrigue minimaliste (en apparence) racontée dans une durée hors norme de trois heures… pour cette première partie seulement, puisque ce « canto uno » devrait être suivi d’au moins un autre film.« Mektoub my love » ne tient et ne se justifie que par sa mise en scène naturaliste, attachée jusqu’à l’obsession à retranscrire la vérité. Kechiche est le cinéaste contemporain le plus doué pour capter le réel, et il n’y a rien de plus fascinant qu’un film qui disparaît sous nos yeux pour devenir du réel. Voilà donc comment à partir d’un scénario qui semble inexistant, le cinéaste atteint par la grâce de sa mise en scène à des émotions, des sentiments et des sensations que rarement le cinéma ne réussit à faire éprouver, surtout avec une telle évidence. Que ce soient des discussions sur la plage ou des danses en boîte de nuit, les scènes s’étirent et s’étirent… mais sans que la durée ne provoque à un quelconque moment l’ennui. La vérité de ce qui se joue à l’écran, par son pouvoir de fascination, a absorbé la notion de temps pour le spectateur.
Jean-Luc G.
Jean-Luc G.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mars 2018
aucun intérêt, hormis des textes "ca vat et toi ca vat ". de la longueur dans les scènes qui lassent, aucune sensualité, rien rien.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2018
Avec un casting incroyable, le cinéaste, encore meilleur à chaque film, signe un chef-d’œuvre qui célèbre la jeunesse, la sensualité et une certaine nostalgie de l’insouciance.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2018
Dès le commencement du film, deux citations mises en exergue (l’une extraite de l’Evangile selon St Jean, l’autre du Coran) mettent l’accent sur la lumière. Abdellatif Kechiche a réalisé une œuvre baignée de lumière, un film solaire et, fidèle à son style, composé de scènes qui s’étirent avec démesure (sans jamais cependant entraîner de lassitude). Pour corser le tout, on a affaire à un film presque dénué de ressorts dramatiques. Certes, il est bien question, pendant une partie de l’œuvre, d’une histoire d’amour déçu provoquant quelques larmes, mais l’essentiel est ailleurs. Kechiche a fait un film sur le bonheur de vivre, sur la beauté des corps, sur l’exaltation du vivant, ce qui donne lieu à quantité de scènes superbes, la plus belle de toutes étant, sans nul doute, celle qui s’attarde sur deux brebis mettant bas leur petit, tandis qu’Amin (Shaïn Boumedine) les prend en photos.
Qui est-il, cet Amin qui a quitté Paris, où il réside habituellement, pour venir passer l’été auprès des siens, à Sète ? On apprend rapidement qu’il écrit des scénarios et se passionne pour la photographie et que, donc, ses ambitions sont artistiques. On le devine heureux de retrouver sa famille et ses amis et, cependant, tout au long du film, on ressent sa différence. Sa mère le lui reproche lors d’une scène où elle le surprend en train de regarder, dans l’obscurité, un film russe du temps du muet, au lieu de profiter des joies de la plage et du soleil. Amin se résout à aller à la rencontre des autres, de son cousin Tony, dragueur incorrigible, de son amie Ophélie, voire même de Céline et Charlotte, deux estivantes croisées sur la plage. Mais, tandis que tout ce monde profite allègrement des joies de l’été, tandis que, sur la plage, on se livre sans compter à des jeux débordants de sensualité, tandis que l’on s’adonne volontiers à des marivaudages, Amin, lui, semble toujours rester un peu en retrait, comme un observateur ou comme quelqu’un qui n’a plus tout à fait sa place à cet endroit.
N'est-ce pas précisément le rôle dévolu à l’artiste ? Être avec tout en ne participant pas pleinement aux plaisirs d’autrui… On peut même supposer qu’il y a une part d’autobiographie dans le film, Amin étant, en quelque sorte, l’alter ego du réalisateur. Quoi qu’il en soit, avec son indéniable talent de metteur en scène, Abdellatif Kechiche a réussi un film superbe et lumineux (qui sera probablement suivi d’une deuxième partie puisque ce film-ci est désigné comme « canto uno »).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2018
Super film sur l’insouciance de la jeunesse, l’Amour, le désir. On ne voit pas le temps passé. Chaque acteur joue sublimement bien ! Ce film mérite d’être vu et la suite est attendue avec impatience !
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2018
La bande annonce de ce film est souvent passée au cinéma ces temps-ci et elle donne envie d'aller voir ce film.
En même temps je craignais que ce film soit trop superficiel et sans intérêt.
Bon le début, la première demi-heure, je me suis un peu inquiétée en me disant que cela démarrait mal et puis finalement on se laisse carrément embarquer dans l'été du héros principal, le jeune homme qui revient voir sa famille et ses amis à Sète en août 1994.
Alors oui il y a des choses superficielles dans ce film, notamment le réalisateur s'attarde beaucoup trop sur le corps des femmes (fesses, seins) et puis certaines scènes de plage ou de restos ou de boîtes de nuit sont trop longues.
Cependant, on trouve fort heureusement de la profondeur dans cette histoire (le héros principal qui observe tout cela et qui reste sérieux, la fille qui s'appelle Charlotte et qui est plus sérieuse et intelligente que les autres filles, certains dialogues, et aussi et surtout l'élevage de chèvres et de brebis).
De plus, il y a quelques scènes vraiment drôles malgré elles.
Ce film montre bien la différence entre les êtres humains au niveau amours, sentiments, relations, drague, famille (certains sont plus sérieux, timides, d'autres plein de bagout, frivoles, infidèles).
Aussi je tiens à ajouter qu'en 1994 j'avais le même âge que cette bande de jeunes (22 ans précisément).
Malgré de la superficialité inhérente à ce genre d'histoires, j'ai passé un très bon moment.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2018
Kechiche ose à la fois une grosse prise de risque, avec un film "sans" intrigue et reste dans sa zone de confort en misant énormément sur les acteurs, qu'il sait diriger à merveille. En effet, chaque rôle est juste et j''ai l'impression d'avoir déjà croisé tous ces personnages dans ma vie tant ils sont réalistes. Certaines critiques indiquent que les dialogues sont inintéressants et répétitifs, je pense qu'ils sont réussis parce que très bien interprétés : les voix hésitent, les paroles se chevauchent, on fait répéter une question mal comprise, on change de sujet, on fait semblant de ne pas entendre... C'est sur ces détails que les propos prennent toutes leur saveurs ! Le réalisateur choisi aussi d'omettre certaines scènes pour les faire exister seulement par les dialogues des personnages ; Quand Ophélie parle du regard qu'à Charlotte sur elle, quand Charlotte parle de ces rendez-vous avec Tony ou qu'elle indiqué à Amine qu'elle a changé de lieu de résidence. D'ailleurs, le réalisateur se sert souvent des ignorances du spectateur pour le tenir en haleine. Au début déjà, on ne sait pas qui est Amine pour les personnes qu'il observe, et puis, on est perturbé de renter dans l'intimité de personnages dont on ignore tout. Néanmoins, le spectateur apprend très vite à les connaître comme s'il était lui même un vacanciers qui faisait de nouvelles rencontres, le temps d'un été. L'effet est renforcé par une caméra très libre, qui bouge beaucoup et qui expérimente de nombreux points de vus. La caméra n'hésite d'ailleurs pas à adopter le regard de différents personnages: dans la boîte de nuit, on adopte les yeux d'Amine, quand on rencontre la tante pour la première fois, on prend la place de Charlotte, qui assiste impuissante à des discussions où elle n'a pas vraiment sa place. Bref, Mektoub my love est vraiment un film de personnages, ils influencent le scénario, la mise en scène, les cadrages (très serrés), les dialogues. Rappelons que la plupart des acteurs jouent leur premier rôle, c'est impressionnant !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mars 2018
Catastrophique, ce film n'a aucun intérêt , on n'a en images que le faux cul d'Ophelie qui se balance sans arrêt pour exciter .... au lieu de balancer son porc les nasnas devraient revoir leur comportement ! quelle déchéance !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2018
Très bon film , époustouflante Ophélie avec son troupe vous amène en vacances de vos souvenirs sous la direction de ce Realisateur hors paire .je vous conseille vivement de courir voir ce film pour vivre ce grand moment de beauté et d’emotion . Mention spéciale pour cette actrice Ophélie bau
Tomlapin
Tomlapin

45 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2018
Je viens de voir « Mektoub my love : canto uno » de Abdelattif Kechiche. J’en sors ébloui et heureux.
Ébloui car ce film plein de lumière, de chaleur, d’amour de l’humanité, de très belles et parfois minuscules choses de la vie (l’accouchement d’une brebis, un sourire fracassé par un amour déçu, des corps qui exultent de joie ou qui frémissent de plaisir...), de sentiments trop grands qu’on noie dans des shots de vodka par peur de les assumer, m’a enchanté pendant trois heures.
Heureux car j’ai vu du cinéma français comme on n’en voit plus beaucoup (plus du tout ?), du vrai cinéma, de ce Cinéma qui m’a donné envie d’en faire quand j’étais adolescent.
Pour moi, depuis la mort d’Alain Resnais, Kechiche est le plus grand cinéaste français vivant.
Je l’ai toujours vu comme le digne héritier de Maurice Pialat et de Claude Sautet.
De Pialat pour ce qui est du réalisme : dans ses films on a l’impression que les acteurs ne jouent pas mais qu’ils vivent, que la vie n’est pas reproduite mais qu’elle est là, à l’état brut, sur l’écran encore plus vibrante et juste que dans les plus beaux des documentaires.
De Sautet pour son amour des gens, cette manière de capter leur beauté même dans le trivial et le pathétique, de savoir saisir l’ambiance d’un bar, de filmer une conversation simples entre des femmes d’âge mûr sur une plage ou le délire alcoolisé de jeunes dans un boite de nuit, sans jamais les regarder de loin ni de haut, mais avec le respect constant de leur humanité bien souvent chancelante.
Il y a en plus dans son dernier film une ode à l’hédonisme, à la légèreté de façade des années quatre-vingt dix, qui fait du bien dans une époque où plus personne ne sait filmer le bonheur, où plus personne ne semble même en avoir encore envie.
Kéchiche fait du cinéma quand les autres réalisateurs français font seulement des films.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 mars 2018
Ce que le réalisateur pouvait faire de plus raté (au vu des reproches de "male gaze" qu'il avait déjà pu essuyer à propos de ses précédents films), il l'a fait. On ne saurait lui reprocher, en soi, de filmer des corps féminins. Mais on peut par contre lui reprocher de les filmer d'une certaine manière. Or dans ce film, les femmes sont systématiquement balayées du regard de haut en bas (en bas plus qu'en haut), implicitement présentées (par le regard même de la caméra) comme de simples supports pour le désir des hommes. Il y avait pourtant matière, autour d'un tel sujet, à faire un film libérateur, émancipateur, évoquant la réappropriation de leurs désirs par les femmes. Mais il aurait fallu pour cela prendre au sérieux ces désirs, leur accorder une véritable place, se donner les moyens d'en saisir la genèse, les complexités. Mis à part pour spoiler: l'amour déçu de Charlotte
, rien de tel. L'attirance des femmes pour des machos "séducteurs" (traduire : carrément lourds) est posée comme une évidence, la bisexualité est traitée à la légère (tant que ça permet de faire fantasmer les hommes), et les personnages féminins présentent presque systématiquement leur "liberté" comme celle de satisfaire les désirs masculins. Désirs qui, à mesure que le film avance, en viennent à devenir oppressants. Car si leurs corps ne sont jamais filmés de la même manière que ceux des femmes (là où on voit un sein où une fesse pour elle, on voit un visage pour lui), le film est indéniablement marqué par l'omniprésence des manifestations du désir des hommes (et de celui, à peine voilé, de Kechiche), qui touchent, retiennent, scrutent ou repoussent les corps des femmes. Et le public rit de les voir toucher, retenir, scruter et repousser. C'est à vrai dire assez inquiétant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 mars 2018
Je suis atterrée. Le traitement des femmes me pose trop de problèmes, je suis sortie choquée par la violence d'un propos si rétrograde.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 mars 2018
Quand on lit son interview dans le Monde Magazine, c'est à se demander si Kechiche se rend compte du caractère problématique de ses prises de position sur le mouvement #Metoo. Le film vient confirmer nos inquiétudes : un regard exclusivement masculin sur des corps de femmes, à un point qui confine à l'obsession. On en sort déçu, mal à l'aise. C'est un échec.
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