Je vraiment aimé ce film même si j’ai préféré canto due. On partage cet été sans savoir où l’on va, on suit leurs vies et leurs désirs, leurs cheminements. La vie, quoi.
Un film solaire et contemplatif qui parlera notamment à ceux qui, comme moi, ont connu le lieu ou l'époque. Un plongeon nostalgique dans le passé donc, dans cette ambiance insouciante et chaleureuse des vacances, avec pour seul et unique bémol quelques longueurs...
Vu en peu de temps Canto Uno et Canto due. Je ne m'attendais à rien, sinon à être déçu suite aux polémiques dont je ne me souviens que du bruit. Et soudain, de la totalité du casting au montage en passant par l'écriture, du grand cinéma. Que ça fait du bien !
Quel pensum que de tenir 3H30 sur du vide. Autant j'avais modérément apprécié le "Canto Uno" que j'avais regardé jusqu'à la fin, autant j'ai attendu plus d'une heure 30 qu'il se passe quelque chose ici autre que les gros plans sur les "arrières trains" des actrices, puis, j'ai abandonné. Depuis "La vie d'Adèle", j'ai cette très désagréable impression que Kechiche "se masturbe" derrière sa caméra mais n'a absolument rien à raconter. Je suis bien curieuse de savoir quel est le fond véritable de ce film que j'ai trouvé d'un ennui mortel.
Ode à la beauté, à l'insouciance de la jeunesse... L'image est magnifique, mais quelques longueurs.... L'émotion passe moins que dans la vie d'Adele et il y a trop de bons sentiments pour que ce soit réaliste.
Après avoir reçu une palme d'or, Abdellatif Kechiche est revenu en 2018 avec "Mektoub My Love : Canto Uno". Ayant trouvé que son dernier projet était assez intéressant, sans pour autant l'apprécier pleinement, j'étais donc été assez intrigué par sa nouvelle proposition. Très rapidement, j'ai retrouvé ce que j'avais déjà aimé dans le style de ce réalisateur. Avec sa mise en scène très naturaliste, on sent que les échanges et le jeu des comédiens se font très vrais au sein du film. Cette volonté de laisser durer les plans et de privilégier l'improvisation offre donc un sentiment de réalisme très présent. À ce niveau, c'est donc toujours la patte du réalisateur qui s'exprime, et autant dire que c'est efficace dans les faits, car le naturalisme se marie parfaitement à l'envie de filmer la joie, la vie et l'amour. Maintenant, dans son fond, je dois dire que le long-métrage ne m'a pas autant plu. Si l'esthétique est plaisante, cela ne suffit pas, car un film doit également raconter quelque chose. Je sais que beaucoup de gens ont apprécié ce scénario très libre, où les sentiments sont bien plus importants que le déroulé classique d'une histoire, mais ce n'est pas mon cas. Durant ces deux heures, j'ai été réellement ennuyé de suivre les banalités dont discutaient les personnages, les répétitions fréquentes au sein des scènes qui développent toujours les mêmes sujets et le rythme extrêmement lent de l'ensemble. Peut-être que cela plaira à des gens, mais moi, même si j'aime l'approche visuelle, je ne peux pas apprécier un film qui développe autant de choses aussi plates. À aucun moment, le film ne m'a vendu du rêve, il n'a fait que tourner en rond dans ses sujets ou dans son développement. Entre le début et la fin, rien n'a changé, et c'est un comble pour un film aussi long ! Et en soi, je n'aurais pas plus de choses à dire. C'est peut-être très léger comme critique, mais que dire à part que l'idée du film ne m'a pas parlé ? C'est simple : soit on rentre dans le film, soit on n'y rentre pas. Honnêtement, je ne pense pas qu'il y ait d'entre eux. Et dans mon cas, je n'ai jamais accroché. Pour conclure, un film qui n'est pas pour moi.
Ahahah ce gr0s c0chon de Kechiche a de bon gouts malgré tout.
Hafsia Herzi n'arrive pas assez tôt.
Une pareille authenticité, des sourires et des rires si sincères, des interactions si réalistes, il faut bien avouer que c'est difficlie à trouver ailleurs.
Le problème reste toujours l'hypers€xualisation du corps des femmes, ce regard masculin très malsaint, la multitude de gros plans sur leurs corps...
Mais à coté le film arrive à faire du cinéma avec la banalité de la vie la rendant enivrante et la sublimant d'une manière assez inexplicable. Les chroniques sont un genre que je trouve inintéressant au plus haut point et Kechiche en est la seule exception.
Comment parler de Mektoub My Love sans parler du casting, quasiment tous de la plus honnête des justesses où chaque regard, chaque rire semble si vrai, on ressent leurs émotions, chaque visage devient un véritable tableau.
Vu en 120 fois par extrait d'1 minute 30 en réel insta, sur 3 ans, avec blockblast en même temps à coté. merci du conseil RDR soso !
Sète, 1994, le temps d’un été, Amin, installé à Paris est de retour dans sa ville natale, entouré des siens. Accompagné de son cousin Tony, il passe le plus clair de son temps dans les restaurants, les bars du quartier et à la plage. S’il reste en retrait, ce n’est pas le cas de son cousin qui succombe à l’ivresse des corps…
Abdellatif Kechiche (La Vie d'Adèle - 2013) adapte ici (et de façon librement) le roman "La Blessure, la vraie", écrit par François Bégaudeau et nous entraîne dans son sillage. Un voyage éreintant qui frôle les 3h et qui semble se complaire à brasser du vide.
Filmer la chronique d’un été sétois, entre beuveries, tchatches et dragues Iourdingues de gros beaufs, le tout, sur une durée aussi conséquente, cela relève de l’insouciance ou du masochisme. Passer près de 180 minutes à filmer des ɔuIs sous toutes ses formes et à vouloir à ce point là objectifier les femmes, c’est prodigieux.
L’ennui, c’est que le film ne raconte rien, il brasse continuellement du vent avec des scènes à rallonge, étirées à outrance et dont on se contrefout éperdument (et avec parfois des enchaînement totalement WTF, comme la séquence de 20min sur la naissance d’un agneau, suivie de 20min dans une discothèque).
Mektoub, My Love - Canto uno (2018) est un film hautement fatiguant et usant psychologiquement (beaucoup d’improvisation donnant droit à des dialogues d’une ineptie pas croyable. Alors certes, la photo est soignée et les actrices ont un certain charme, mais s’évertuer à filmer des ɔuIs pendant 3h pour ne rien raconter et qui plus, lorsque le temps ressenti avoisine le double, autant vous dire qu’il nous faut une bonne dose d’abnégation pour le regarder jusqu’au bout.
Avec Mektoub My Love : Canto Uno, Abdellatif Kechiche poursuit son exploration du désir, du corps et de la jeunesse avec une liberté formelle qui désarçonne autant qu’elle fascine. Après la densité dramatique de La Vie d’Adèle, il choisit ici une approche presque documentaire, flottante, comme s’il captait des fragments de vie sans jamais chercher à les organiser. Le résultat est à la fois hypnotique et frustrant : un cinéma très sensoriel, très tactile, qui refuse obstinément la narration classique.
Kechiche filme les visages, les peaux, les conversations de fin d’après-midi et les nuits de fête comme autant d’instants arrachés au réel. Cela donne des séquences d’une sincérité lumineuse, notamment lorsque les personnages se perdent dans la musique ou dans des discussions sans enjeu apparent. Ophélie Bau, révélation du film, dégage une présence magnétique sans jamais forcer son jeu ; elle apporte une douceur qui ancre le film et lui donne un véritable horizon émotionnel.
Mais Canto Uno souffre aussi des excès de son auteur. Les scènes étirées, les répétitions, les regards insistants sur les corps féminins divisent — certains y voient une vérité sensuelle, d’autres une complaisance qui affaiblit la densité du propos. Le film n’avance pas vraiment, il s’installe, il flotte, et cette absence volontaire de trajectoire séduira aussi bien qu’elle agacera.
Reste que Kechiche, qu’on l’admire ou qu’on le discute, propose un cinéma rare : un cinéma de présence, plus que d’histoire, qui parvient parfois à capter quelque chose d’indicible dans la jeunesse et le désir.
Mektoub My Love, c'est l'histoire d'Amine, une vingtaine d'années, installé à Paris avec le rêve de devenir scénariste et de retour dans sa ville natale du Sud de la France durant quelques semaines pendant l'été 1994. Il va y retrouver amis, famille...et faire quelques rencontres.
La virtuosité de Kechiche est de nous accrocher, voire de nous hypnotiser devant l'écran durant 2h50 de séquences pourtant très banales, pour ne pas dire ennuyeuses. Peut-être parce que les situations et les dialogues sont tellement naturels que l'on finit par se projeter dans le film, voir à s'identifier aux personnages (les situations frustrantes que vit le timide Amine avec son entourage féminin me rappellent beaucoup mes dernières années de lycée).
D'ailleurs le film prend soin, volontairement ou non, de ne pas nous exposer à des repères temporels pour mieux nous démontrer que les rapports entre les gens n'ont pas tant évolué. Si l'on excepte l'emblématique séquence de la boîte de nuit à la fin (au montage virtuose) et sa musique eurodance typiquement d'époque on oublie très facilement que l'action se déroule dans les années 90.
C'est juste dommage que Kechich semble mettre sa caméra uniquement au profit de sa vision masculiniste avec des femmes filmées d'une manière quasi exclusivement lubrique et qui semblent cantonnées à des clichés féminins (la mère protectrice, les ragots, la jalousie...)
Certaines séquences peuvent aussi mettre mal à l'aise à l'ère post-metoo, particulièrement quand on connaît les méthodes de travail de Kechiche...spoiler: je pense à la longue (et unique) scène d'amour qui ouvre le film mais aussi à la drague bien lourdingue du vieux gars sur la jeune Céline qui s'apparenterait aujourd'hui à une agression sexuelle.
C'est magnifique, les images, la musique, expriment de manière éclatante la beauté de la jeunesse, le désir de vivre et d'aimer. Filles et garçons, splendides, le soleil brille , les vagues éclaboussent, les corps se déhanchent , les rires fusent, les regards et les paroles s'échangent, pleins de promesses et d'attentes fiévreuses . On les écoute, on danse avec eux en discothèque jusqu'au bout de la nuit , et le temps s'arrête . Ce film est un chef d'oeuvre .
Certainement le meilleur film de Kechiche que j’ai vu pour l’instant. Quelle prouesse de proposer un nombre de personnages aussi élevé sans que le rythme en pâtisse et aussi de développer des scènes de dialogues aussi longues tout en restant captivant. C’est un très beau métrage de par sa photographie et son écriture. Ce réalisateur est décidément un génie pour diriger ses comédiens mais c’est pour moi Ophélie Bau qui vole le show. Je l’ai trouvée extraordinaire de naturel et de charme. Et gros coup de cœur pour le personnage de Charlotte.