Quand on lit son interview dans le Monde Magazine, c'est à se demander si Kechiche se rend compte du caractère problématique de ses prises de position sur le mouvement #Metoo. Le film vient confirmer nos inquiétudes : un regard exclusivement masculin sur des corps de femmes, à un point qui confine à l'obsession. On en sort déçu, mal à l'aise. C'est un échec.
Un très beau film, plein d'ivresse et de joie de vivre telles que le soulignaient les critiques presse. Enivrant, drôle sans jamais tomber dans les clichés, Kechiche réalise un de ses plus beaux films. Quand d'autres auraient fait de cette histoire un film sans profondeur, Kechiche livre une chronique de la jeunesse pleine de justesse. Les 3h passent à toute vitesse, on en s'ennuie pas devant des plans tous plus beaux les uns que les autres et plus, on en redemande. Bonne chose qu'une suite soit en cours!
Pourquoi tant d'engouement pour ce film? Les acteurs ont un jeu très naturel mais les personnages sont creux, les dialogues sont toujours répétés trois fois et d’une telle pauvreté que ca finit par être lassant… Et en 3h on a largement le temps d’être lassé. L’histoire ? Les méandres amoureux d’une jeunesse qui se cherche… Si le sujet est intéressant, le résultat est à la hauteur de ce que nous avons tous vécu, beaucoup de blabla pour pas grand chose. Par ailleurs, le film est quasiment entièrement filmé avec une lumière de couché de soleil… Alors oui c’est estivale, ca met la jeunesse des acteurs en valeurs, mais au delà de l’esthétique, ca raconte quoi ? Enfin, on retrouve le regard insistant du réalisateur sur les femmes qu’il dénude. Le problème n’est pas la nudité mais le regard qu’on porte sur elle. Les plans aller-retour entre le visage et les fesses ne représentent pas le regard d’un réalisateur sur son personnage, c’est un regard voyeur sur le corps qu’il désire. C’est en trop et esthétiquement disgracieux… Le désir de Kechiche pour ses actrices est palpable et perturbe la narration de l’histoire.
C'est quoi l'idée ? A part de la minette qui s'agite dans l'eau ou sur le dance floor ça n'a jamais fait un scénario ! Par contre ça flatte un certain voyeurime que doivent aimer les critiques qui voient ce film comme une réussite. Et dire qu'on nous annonce une suite ! Pas pour moi merci je me suis suffisamment ennuyé durant les scènes interminables.
Consternant et révoltant. Le film est deux fois trop long, il tourne en rond et répète sans s'arrêter des dialogues vides accompagnés par une caméra voyeuriste. Mais surtout, il enchaîne cliché sur cliché, nous fait assister à trois heures de harcèlement (verbal et gestuel), sans jamais le dénoncer ! Tout est pris à la légère, au premier degré, on en rigole, de ces hommes qui sont le cauchemar quotidien des femmes qui prennent la parole autour de #Metoo. C'est un film irresponsable.
Ce film est une purge cinématographique. Le scénario est pauvre, et le film trop long. En tant que spectatrice je me suis sentie tres mal à l 'aise, cette façon de regarder , de filmer les femmes est malsaine.
Il faut croire que la Palme d’or est montée à la tête d’Abdellatif Kechiche. En effet, il semble avec Mektoub, my love : canto uno qu’il ne ressent plus le besoin de couper quoi que ce soit à ses films. Alors que La Vie d’Adèle, malgré sa durée et une première heure trop longue, n’ennuyait pas car il avait une histoire forte à raconter, Mektoub, my love : canto uno étire ses scènes à l’infini alors qu’elles n’ont souvent pas grand intérêt. Kechiche possède toujours un véritable talent de directeur d’acteurs et amène ces derniers à des prestations d’un grand naturel mais son obsession des gros plans lasse cette fois-ci car il ne s’accompagne pas d’une narration puissante et surtout les séquences sont la majorité du temps remplies de choses inutiles. Ainsi, le film aurait beaucoup gagné à être diminué au moins de moitié, ce qui aurait sûrement donné de l’intérêt à cette histoire. Mektoub, my love : canto uno est donc un film d’une heure ou d’une heure et demie étirer sur trois heures sans aucune justification véritable si ce n’est de satisfaire l’ego de son réalisateur. Interminable et très décevant.
Comme le proclamait le titre d'un film (plutôt nul) de 2001 : les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels. Ou plus exactement, ils peuvent considérer comme graves des choses qui ne le sont que sur le moment, surtout au temps de la jeunesse. Mektoub my love (canto uno), nouvel opus d'Abdellatif Kechiche, est entièrement dévolu au marivaudage et à l'exaltation des corps et des sentiments, sous le soleil exactement. Il est vrai que le réalisateur aime particulièrement les beautés callipyges et que sa caméra baladeuse semble parfois maniée par un voyeur impénitent. C'est un peu beaucoup et la toute première scène ne s'imposait peut-être pas car on aurait malgré tout compris que le désir est une composante essentielle de Mektoub my love. Exact également que le film ne s'appuie quasiment sur aucun scénario, à part la circulation des emballements amoureux d'un personnage à l'autre. A ce propos, Amin, le héros ténébreux et à l'écoute est sans aucun doute le plus intéressant, de par son recul sur ce petit monde dont il semble principalement spectateur et auditeur. Le film, c'est une bonne habitude chez Kechiche, séduit par son traitement singulier du temps, son sens du naturalisme et une direction d'acteurs époustouflante. Comment dire : il ne se passe presque rien et pourtant, l'on ne ressent aucun ennui devant des dialogues simples qui sonnent juste et grâce à une mise en scène limpide qui rend les extérieurs lumineux et ses interprètes d'une invraisemblable beauté. C'est peu dire que Kechiche a peu sinon pas d'équivalent aujourd'hui dans le cinéma français. Cela n'empêche pas de trouver des défauts à Mektoub comme à La vie d'Adèle et à La graine et le mulet mais au final, il y a ces moments d'épiphanie, comme ici un agnelage où même la brebis semble être sous le charme du cinéaste.
Le dernier film de Abdellatif Kechiche est un hommage aux belles filles et un festival de poitrines et fesses opulentes, très bon casting où l'on retrouve Hafsia Herzi dans un second rôle (La graine et le mulet). Bon presque 3 heures c'est un peu long pour des plans drague mais agréable à regarder surtout si le temps est maussade. Ah, j'oubliais, c'est aussi un festival de bikinis donc à voir pour préparer l'été ;)
Film magnifique. Les acteurs sont très sensuels et sont tous très beaux. Ça fait plaisir de retourner dans les années 90 où on ne voit pas de téléphones portables et où on peut fumer dans les bars. Le jeu des acteurs est d'un naturel incroyable. Je suis restée fascinée du début à la fin sans jamais décrocher de l'histoire. Abdellatif Kéchiche est un très grand réalisateur.
Je m’y suis ennuyée et j’ai attendu tout le long qu’il se passe quelque chose.... Je n’ai pas aimé le son du film. Pas du tout convaincue . Je suis très perplexe : donnez moi le mode d’emploi !樂邏邏