Derniers Avis : Mektoub My Love : Canto Uno - Page 10
Mektoub My Love : Canto Uno
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fooker95
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4,0
Publiée le 28 janvier 2023
Kechiche produit une nouvelle fois l’œuvre d’un artiste, humble et ambitieux. Quel est son secret pour que ses comédiens aient toujours le même naturel ? Il ne faut pas chercher de grands mots dans les dialogues, creux et banals, mais se laisser bercer par leur légèreté, qui traduit si fidèlement la réalité de nos propres dialogues. Que la vie est bien représentée par Kechiche, avec quel naturel, quel sens du détail ! Ce film en particulier est l’hommage d’un artiste à la lumière : lumière du soleil à son zénith, lumière du crépuscule, lumières d’une boîte de nuit, et lumière de la naissance. Merci à l’artiste de nous donner à vivre ce moment de légèreté
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil dans ce film de Kechiche. On croirait une pub de l'office du Tourisme Tunisien pour nous presenter le peuple le plus sympa autour de la Mediterrannee. Bon on connait. Cela fait des annees que les producteurs Americains nous font prendre des vessies pour des lanternes avec des types pas beaux mais sympas (cousins du producteur) qui emballent des gonzesses grave blondes et magnifiques. Ici, c'est pareil. Tous les sympathiques acteurs d'origine Tunisienne (comme le realisateur) font tomber toutes les filles, surtout les Europeenes. Pas de probleme. On y croit pareil. Bon a part ca, il ne se passe rien dans ce film. On suit les peripeties de tout ce joli monde comme si on y participait. Cest lent, tres lent. Ca dure longtemps, longtemps. Mais les acteurs sont sympas: Shain Boumedine creve l'ecran. Il est beau et gentil, on l'aime. Ophlie Bau aussi: joli sourire et souriant derriere (on voit BEAUCOUP son derriere a Ophelie) mais on l'aime aussi - je parle d'Ophelie, pas de ce qui la suit partout. Bref, un film qui aurait pu arracher avec une veritable histoire et un film soutenu. Parfait pour ceux qui ont grince des dents en regardant les Kairas et leurs Algeriens pas reluisants. Vive la Tunisie ou tout le monde et beau, tout le monde et gentil. Et ou il n'y a pas l'ombre d'un barbu genant.
J'ai aimé les discours et le jeu d'acteur d'un naturel incroyable, si bien qu'on pourrait croire a un documentaire en caméra caché. Mis a part ca ... l'histoire est a dormir debout.
Kechiche nous ressort un film où il tente un copier coller des films un peu sensuels voire sexuels tels que Ken Park, Kaboom, mais évidemment, pour traîner un film de 2h55, il fallait bien meubler. Et une chose certaine, c'est que, au termes de ces éprouvantes heures, le film tangue par sa lenteur, là où les scènes sont particulièrement longues alors qu'elles n'ont aucune incidence sur le film. Les plans de Kechiche nous rappellent à quel point il veut surfer sur le sulfureux, mais quand même qualitativement réussi de La Vie d'Adele mais sans véritable magie. Dans les films sur les histoires amoureuses des adolescents / et des jeunes, le juste milieu entre mélange de séduction, naïveté et de non apparition de clichés est préconisé et là, c'est totalement loupé pour le coup pour Mektoub My Love où même les acteurs n'arrivent pas à trouver leur rythme à cause d'étonnantes redites dans les dialogues ("c'est mon cousin, il est beau / c'est mon cousin, c'est un bon gars / vous êtes magnifiques les filles").
Un film qui s'inscrit dans la droite lignée des romances estivales de Rohmer, ou l'art de magnifier l'anodin, s'incruster dans des discussions frivoles ou de percer l'insondable désir de l'autre, à la fois simple et complexe. L'âpre douceur de vivre selon Kechiche.
Même si le film vous est offert gratuitement, fuyez! les "navets" sont à coté des merveilles du 7 ieme art. Film réservé aux intellos parisiens du lmilieu des critiques de presses et autres biens pensants. prions pour que l'échec commercial de ce film empêche son réalisateur de commettre un nouveau délit cinématographie. Au passage chapeau bas pour la vision sur les femmes en phase avec l'actualité, du tout faux sur la ligne. Pour déjà oubliez jusqu'au titre...
Ce nouveau film fleuve du réalisateur controversé Abdellatif Kechiche est pour le moins ambigu dans ses intentions. Il filme admirablement bien les esprits de jeunes gens en proie aux désirs des amours d’été, tout comme il filme magnifiquement l’émotion suscitée par la naissance d’un agneau dans une étable… Pourtant, on ressent un certain malaise sur le regard porté sur ses amis par l’interprète principal, remarquable acteur Shaïn Boumedine, sans nul doute inspiré par la jeunesse du réalisateur. Le regard de Kechiche semble parfois malsain plus que contemplatif, notamment sur les corps des jeunes Ophélie Bau et Lou Luttiau…Ce "Canto Uno" beaucoup trop long évoque par moments par ses dialogues creux les pires séquences de la télé-réalité d’aujourd’hui, alors qu’il était censé évoquer la douce nostalgie de l’été 1994 à Sète. Y’aura-t-il un "Canto Due" ? Les critiques dithyrambiques de la Presse unifiée me laissent perplexe cette fois.
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film. D’un côté, je suis encore une fois impressionné par la capacité de Kechiche à transcender le réalisme pour en tirer quelque chose de presque onirique. On retrouve ce pouvoir dont il a le secret, celui d’immerger complètement le spectateur dans la matière de ses films. D’un autre côté, Mektoub m’a laissé un petit goût d’à-quoi-bon, avec ses personnages sans grand intérêt, sacrifiés au nom de la fascination pour les corps et de la volonté de proposer une fresque plutôt qu’un récit. En plus, pour un film qui s’ouvre sur deux citations à propos de lumière et qui se passe l’été dans le sud, j’ai trouvé la photographie assez terne, bien en-dessous de n’importe quelle scène de La Vie d’Adèle. En tout cas, J’espère que Kechiche ne finira pas, comme Terrence Malick, par tomber dans le formalisme et l’auto-caricature. Mektoub reste dans un entre-deux qui me laisse curieux et inquiet de voir la suite.
C'est long, c'est surnoté mais ça se laisse regarder sans déplaisir, comme la chronique simple de la vie d'un groupe d'amis pendant quelques semaines d'été. J'ai quand même été stupéfait du rôle donné aux hommes dans ce film: dragueurs sans aucune finesse (très lourds quoi...), caricatures du séducteur méditerranéen sûr de lui et imbu de sa personne, ils n'inspireraient dans la vraie vie aucune sympathie, mériteraient quelques baffes mais pourtant toutes les filles sont sous le charme dans le film. C'est sans doute la vision des relations (côté drague) hommes/femmes chez Kechiche et soit c'est dépassé (s'il a vraiment vécu des situations de ce genre), soit c'est une représentation de ses fantasmes dont la réalité est assez éloignée. Au milieu de ces personnages sans intérêt, Shaïn Boumedine qui joue le rôle d'Amin tire largement son épingle du jeu.
Une retenue de 2H55 pour se soulager du temps passé et réalisé par Abdellatif Kechiche mettant en scène sa philosophie, ses personnages romantiques et coquins, de la contemplation des paysages pleine de douleur naturelle, je me suis sentie bien par moment puis rebelote pour la longue continuité ennuyeuse qui fait avancer minutieusement l’aiguille de la montre, il y a comme un air de « la vie d’Adèle » pour enfin conclure correctement, c’était mi figue mi raisin comme première partie de film.
D'une durée de près de 3h, ce film n'évite pas certaines longueurs mais bluffe de par la radicalité de son dispositif. Car ce long-métrage est bien celui d'un réalisateur affranchi de beaucoup de contraintes, liberté certainement acquise par une moisson de César ces dernières années et une Palme d'or gagnée en 2013 pour La vie d'Adèle, qui consacra Abdellatif Kechiche comme un cinéaste majeur. Ambitionnant de capter des moments de vie spontanés et sans artifice, le film enchaîne des séquences dont les durées peuvent être vertigineuses, embarquant ses jeunes acteurs tous excellents dans un tourbillon corporel et sensuel ensoleillé et festif. Ode aux corps (des femmes en particulier) autant que film sur la jeunesse et ses désirs, Mektoub my love sait être simple sans jamais être simpliste
Qu’il est agréable de ressentir la sensation de pouvoir être surpris par une scène qui semble si anodine et qui va déclencher des émotions subitement. Un véritable vent de fraîcheur émane de ce film par ces interprétés et par sa mise en scène solaire. Comme le départ en boîte et les jeux de regard durant le film. Je pensais, assez naïvement que seul Michael Mann avait ce don de savoir filmer les boîtes de nuit avec temps de classe et un sans du cadre incroyable. La suite sur Boulevardducinéma.com
Merci pour ce long moment inoubliable et profondément touchant. NB: Je ne suis pas sentimentale/mélancolique pour un sou, enfin CA c'état avant de voir ce film :)