Derniers Avis : Mektoub My Love : Canto Uno - Page 15
Mektoub My Love : Canto Uno
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Un visiteur
3,5
Publiée le 30 mars 2018
Lumineux et ténébreux, Amin est beau à tomber. Il est apprenti scénariste et photographe freelance à Paris. En cet été 1994, il descend à Sète, pour revoir famille et amis autour d’un café-restaurant lui aussi familial. Le lieu est fréquenté par les jolies filles que son cousin Tony, drague lourdement sur la plage... Et qu’il retrouve le soir dans la boite de nuit voisine, pour des plaisirs non-stop. Amin revoit aussi Ophélie, sa copine d’enfance plutôt gironde, qui ne qui ne laisse pas les garçons indifférents… Amin pourrait se lâcher, mais non. Parfois, il s’échappe même de l’exubérance pour photographier un agnelage dans la bergerie d’Ophélie. Et pour les filles, il laisse Dieu guider son destin (mektoub)… Le dernier film de Kechiche est une nouvelle ode à la jeunesse, dont il peint les élans et les émois mieux que personne. Mektoub est un conte d’été hédoniste, un hymne au désir et à la séduction. Un film sensuel et impétueux, cru et ardent. Beau mais long, avec des scènes étirées jusqu’au dernier grain du sablier. Cette dilatation extrême du temps pèse d’autant plus, que l’oisiveté des personnages s’accompagne de dialogues d’une platitude confondante. Parfois au bord du néant. Seul Amin en réchappe, car Kechiche en fait un héros nonchalant, spectateur étonné du vide existentiel du monde des apparences. Comme tous les acteurs, Shaïn Boumedine est excellent, comme si il jouait sa vie. Mektoub my love est le premier film d’une trilogie à venir. On espère que dans les deux opus restants, le cinéaste aura un peu plus à nous dire....
superbe film, le casting est parfait, je trouve ça personnellement génial de découvrir de jeunes acteurs. L'ambiance, les paysages, la lumière.. tout est magnifique. Un film contemplatif à aller voir pour passer un bon moment. On a l'impression d'avoir passé l'été avec eux !
Le cinéma d'Abdellatif Kechiche n'a jamais laissé personne indifférent. Et ce n'est pas maintenant que ça changera. Avec "Mektoub My Love : Canto Uno", le cinéaste adapte librement un roman de François Bégaudeau pour le transposer à Sète dans une autre époque de façon à le rendre plus personnel. Et le voilà qui, en près de trois heures, raconte l'été d'Amin, descendu de Paris où il écrit des scénarios pour revenir à Sète. Un été comme les autres donc avec des après-midi passées à la plage et des soirées dans les bars et les boîtes de nuit à se séduire les uns les autres, à se désirer. Le problème d'Amin dans tout ça, c'est qu'il est à fond sur Ophélie qui est en couple avec Clément mais qui couche avec Tony (ce qui donne lieu à une scène d'ouverture sacrément torride) et qui ne fait que de parler de lui. Amin, lui, passe à côté de ses conquêtes, n'en a que pour Ophélie ou éventuellement pour Céline qu'il se fait piquer aussi. Son cousin Tony, chaud lapin, brise le cœur de Charlotte tandis que la famille d'Amin l'encourage à sortir plus souvent et n'est pas dupe quant à certaines relations liant les jeunes entre eux. On a déjà vu ça plein de fois, me direz-vous ? Certes mais la force du film s'installe dans sa durée. En étirant chacune de ses séquences (il doit honnêtement avoir une trentaine de séquences seulement pour un film de trois heures), Kechiche installe un rythme lancinant qui finit par totalement nous entraîner dans la bande d'Amin dont on partage tous les secrets et les désirs. A ce jeu, le cinéaste est d'ailleurs très fort, n'hésitant pas à ouvertement caler sa caméra à la hauteur des fesses des actrices pour mieux se faire plaisir. Mais ce qui pourrait n'être qu'un procédé de mise en scène racoleur se révèle particulièrement cinématographique ici, en disant long sur ce qui anime les protagonistes. De scènes en scènes (dont la vérité s'extirpe au fur et à mesure qu'elles s'étirent), "Mektoub My Love : Canto Uno" nous plonge dans la langueur de l'été et nous fait virevolter de désir (ce qui est poussé à son paroxysme dans une scène de boîte de nuit hallucinante). Le jeu particulièrement naturel et intense des acteurs (dont on retiendra surtout Ophélie Bau) vient renforcer l'impression d'avoir vécu avec les personnages leurs émotions et nous fait basculer dans une torpeur tout à fait bienvenue.
Pas de scenario. Même si rendre l'ambiance était l'objectif principal (réussi), un petit minimum aurait été bien venu pour le spectateur. Et pourtant, il y avait plusieurs pistes qui auraient pu être exploitées. Je ne vois pas l'intérêt de démarrer les premières secondes avec cette scène; elle aurait pu arriver plus tard. Acteurs / Actrices très naturels; même si quelques tics deviennent à la longue dérangeants (mains dans les cheveux par ex.) J'avais aimé "La vie d'Adèle".
J'ai créé un compte Allociné juste pour témoigner de ma sidération totale sur ce film...Pour annoncer la couleur, 7 personnes de la salle ont eu le courage de prendre la décision de partir bien avant la fin..Le film est creux, sans aucun intérêt, du vide, du vide et que du vide ! Kechiche se rattrape en filmant quelques fessiers (c'est tellement facile). Une triste représentation de la jeunesse débile et idiote, une image consternante de la femme (jeune adolescente idiote, femme-objet), des dialogues dignes de la cour de récré en 4ème, spoiler: un accouchement de mouton qui dure 45 minutes montre en main .. et pour chapeauter le tout une transposition dans les années 90 qui n'est absolument pas réaliste (le langage des jeunes, les spoiler: soutifs des jeunes filles ...etc.). Nous sommes plongés dans une sorte de voyeurisme d'une bande d'ados débiles, d'acteurs qui jouent mal, sans musique ou très faible, d'un non-réalisme total. Je n'ai ressentie AUCUNE émotion (ni rires, ni pleurs, ni gémissements, ni surprises, RIEN..le vide intersidéral) un seul conseil : fuyez ou prenez le pari de venir assister à la plus grande merde du cinéma depuis un moment (et je pèse mes mots) ! Je n'ai jamais autant parlé durant un film, c'est vous dire !! Les spectateurs partaient, discutaient, regardaient leur téléphone...et au vu des autres commentaires que je vois ici, je pense que la note va bien chuter et qu'il ne restera pas plus d'une semaine à l'affiche ! (Et c'est TANT MIEUX).
Filmé par Harvey Weinstein : des culs et des paires de seins filmés à leur hauteur pendant presque 3h. Il y a quelque chose de vraiment étrange, pas loin de malsain, dans cette façon de montrer des femmes comme de la viande, certes belles, mais de la viande (les corps des hommes n'ont pas le droit à ce traitement de faveur). MAIS, ce film avant tout anthropologique (pas vraiment de récit), offre, malgré la gêne, des séquences d'un réalisme troublant (la force de Kechiche), d'une grande beauté (une basse lumière souvent sublime et des comédiens/comédiennes sublimes de fraîcheur). Son cinéma reste unique et va au bout du bout ici, ce que j'admire. A voir donc... au risque de s'ennuyer ou d'être gêné(e) surtout quand on est une femme.
Affligeant ! des scènes interminables, des acteurs qui ne savent pas quoi dire, et hélas ils parlent ! niveau des dialogues : cour du collège, une véritable épreuve pour le malheureux spectateur.
Mektoub My Love : Canto Uno est un film tout simplement beau ! Il est beau parce qu'il est incontestablement réaliste. Ce film sonne vrai. En effet, Kechiche a choisi de distribuer ses personnages à des acteurs encore inconnus. Et c'est cela qui rend le film réaliste. On entre dans la vie des personnages avec facilité, ils tiennent des discours simples comme la population parle dans la vie de tout les jours. Il nous révèle ainsi des acteurs formidables. Alors oui, les scènes sont parfois longues car c'est ce que le réalisateur veut nous montrer : comment nous nous comportons tous les jours. Merci donc pour ce pur moment.
Depuis le succès public et critique de La vie d’Adèle, sans compter toutes les polémiques qui ont suivi (et sans doute empêché un triomphe aux César 2014), on attendait Abdellatif Kechiche au tournant. Il revient aujourd’hui avec l'adaptation très libre de La blessure, la vraie de François Bégaudeau. Pour être franc, je n’en attendais pas grand-chose, n’ayant pas vu la bande-annonce ou lu quoi que ce soit sur le film (à part la durée 2h55, de quoi faire peur...), qui est sorti, il faut bien le dire, un peu en catimini. Contre toute attente, je n'ai pas vu le temps passer. J’aurais même bien continué de faire un petit bout de chemin avec Amin (mais il parait que la suite a été tourné dans la foulée). Pourtant cela ne commence pas très bien. Entre un jeu d’acteurs approximatif et un babillage de post-ados insignifiant, j’ai bien cru quitter la salle très vite. Et puis, presque insidieusement, sans prévenir et à ma plus grande surprise, l'histoire m’a happé et je me suis laissé prendre. Par le sourire angélique et enjôleur de Shaïn Boumedine (parfait pour son premier film, tout comme les trois jeunes actrices qui l’accompagnent), la beauté des jeunes filles, le soleil, la plage, l’amitié, la famille. Le temps d’un instant j’y étais. Voilà sans doute la plus grande force de Kechiche ici : nous faire attacher aux personnages, nous rappeler notre jeunesse (plusieurs scènes vécues, à part les brebis peut être...), nous plonger dans un récit où en fait il ne se passe rien. Mais où il y a tout. C’est l’été, il fait chaud, on s’aime, on fait l'amour, on rie, on boit, on mange, on danse. On vit. Plus qu’un hymne à la jeunesse, un hymne à la vie, voilà ce qu’est Mektoub my love. Lumineux, sensuel, attachant. Magnifique.
Extrêmement décevant. Autant nous avions aimé la vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche, autant ce fil nous a ennuyé et semblé médiocre. Les critiques dithyrambiques de la presse sont incompréhensibles. Snobisme intello ? ce n'est pas exlu. Scénario insipide, bande son calamiteuse : tout le monde crie et parle en même temps dans un bruit de fond assourdissant, mais c'est peut-être voulu car les dialogues sont indigents. Manière de filmer détestable : caméra à l'épaule sautillant comme le film de vacance super 8 d'un amateur débutant, gros plans quasi permanents. 3 heures pour montrer aussi peu de choses et aussi mal ? c'est difficile à croire. Il y a quand même une scène très belle : celle de la naissance des agneaux qui est une sorte de contraire de tout le reste du film : calme, silence, cadrage posé. Un film à oublier.
Un seul terme pour désigner ce film : scandaleux. Ce film est une insulte aux femmes, une incitation au harcèlement. En somme, "la vie révée d'Abdellatif Kechiche" ? La caméra ne filme que les fesses des actrices, une scène de plus de 30 minutes sur .. Des moutons ?! Des dialogues inintéressants, des personnes inintéressants. Que vont penser les gens en voyant ce film ? Que les femmes aiment se comporter comme des chiennes quand elles sortent en boîte de nuit, que des porcs de 50 ans peuvent se taper des filles de 20 ans quand bon leur semble et qu'elles seront toutes open pour se faire peloter par le premier inconnu venu (car à aucun moment dans le film l'une des filles refusent de quelconques avances). Ce film m'a dégouté.
Trois heures de plans plutôt réussis au niveau de la mise en scène, lumineux mais gênants par leur outrecuidance pornographique à tel point qu'on s'inquiète lorsque son voisin cherche son téléphone dans sa poche pour regarder l'heure. Parce que regarder l'heure, c'est ce qu'on a de mieux à faire devant ce scénario qui s'étale sans rien raconter, et ferait passer une saison entière des anges de la téléréalité pour un chef d'oeuvre. Les dialogues sont aussi vides q'un forum moins de 18 ans sur internet. Tout le film, essaie de créer une ambiguïté entre légèreté et profondeur, il ne réussi qu'à être vertigineusement arrogant et superficiel.
Alors que dire jeux de séduction de sourire niais de potiche .mee pas de beau paysage où une belle musique bref un film qui n apporte strictement pas d émotions pas de véritable histoire rien
Si certains trouverons ce scénario digne d'un porno, très excitant et sublimant, très peu pour moi. Sans parler d'une presse bobo-isé certainement envoutée par l'exotisme de tonton Said dans le sud.
Désolé, mais une paire de fesse ne suffit des fois pas à soutenir tout un film. Car, mise à pars ça... il n'y as rien.
Les vacances de l'amour à Sète ou Koh Lanta pour les plus sensibles.