Autiste et surdoué en mathématiques (parce que les deux vont avec, forcément), Nathan a tendance à être refermé sur lui-même en particulier depuis la mort de son père. Sa mère a du mal à communiquer avec lui et il semble ne s'intéresser qu'aux maths. Avec l'aide d'un professeur atteint de la sclérose en plaques, Nathan va participer aux prochaines olympiades de mathématiques. L'occasion pour lui de s'ouvrir aux autres et au monde... Autant le dire tout de suite, ''Le monde de Nathan'' est un film qui nage dans le cliché. L'enfant autiste qui découvre l'amour, la mère seule, le professeur malade, la mort du père, autant de scènes et de personnages que l'on a déjà vu des centaines de fois et qui nous paraissent d'autant plus maladroits que la mise en scène de Morgan Matthews manque d'originalité et de subtilité. Malgré tout, l'émotion parvient à l'emporter, notamment grâce aux seconds rôles (Sally Hawkins est superbe, Rafe Spall excellent et Eddie Marsan irrésistible) et à la prestation d'Asa Butterfield qui parvient à donner corps à un personnage peu facile d'accès.
On prend le prétexte d'un concours de maths pour nous présenter l'itinéraire d'un ado atypique qui fait ses premiers pas dans un monde "social" loin de sa famille. En tout cas ce n'est pas le génie des maths qui nous intéresse, c'est davantage l'éveil à la vie d'un autiste. Le jeune est assez touchant dans sa fragilité. Le film montre aussi que le chemin vers une vie "normale" est très long. Assez intéressant car cela touche aux sentiments profonds.
Quelque part entre Rainman et Will Hunting, ce film suit un peu un chemin tout tracé, passant par tous les incontournables du genre : le gamin spécial, la tragédie, la mère aimante mais tenue à distance, l'original qui lui vient en aide, la fille qui lui permet d'éprouver des sentiments… Malgré ce côté très calibré, le film est touchant et l'interprétation du jeune Asa Butterfield est bluffante. Dommage que l'on ne voit pas un peu plus la mère et le prof de maths, des personnages très intéressants.
Un film léger et positif plein d'émotions, très bien écrit et agréable à regarder, qui adopte comme personnage principal un ado autiste. On pourra reprocher d'en avoir fait un autiste très léger (on se demande parfois s'il n'est pas simplement maladivement timide) mais tout le charme de cette histoire c'est d'en faire justement un portrait d'ado comme les autres, avec ses questions, ses premiers amours, ses relations avec les autres, et d'emballer le tout dans une histoire de championnat de maths (le gamin est doué pour cette matière) qui apporte un contexte sympathique et un peu original.
En dépit d’une construction narrative un peu trop classique « Le monde de Nathan » s’avère être un film délicat et sensible bénéficiant d’une excellente direction d’acteurs pour retranscrire toute la difficulté de s’exprimer et de s’intégrer lorsqu’on est différant.
Traiter du problème de l’autisme au cinéma peut se révéler gagnant si cela est fait avec sensibilité comme dans l’immense « Rain Man ». A contrario certains peuvent ne pas aimer lorsque c’est fait de manière plus démonstrative et versant dans la sensiblerie comme dans « Sam, je suis Sam » avec Sean Penn et Michelle Pfeiffer. Le réalisateur Morgan Matthews évite la majorité des écueils inhérents à cette différence en prenant comme héros un autiste léger, un garçon victime du syndrome d’Asperger. On évite donc les tics et les tocs trop poussifs qui auraient pu emmener le film vers les clichés ainsi qu’une interprétation poussive de l’acteur principal. En cela, Asia Butterfield est ainsi confondant de justesse et n’en fait jamais trop. On est face à un récit d’apprentissage qui prend principalement comme contexte un concours de mathématiques international où le jeune héros fait ses classes et apprend la vie, l’amour, l’amitié et les rapports humains en général. Un cadre intéressant et inédit où l’on ne tombe pas les travers de ce genre de compétition. C’est donc une jolie histoire qu’une bande originale belle et douce tire vers le haut. Le long-métrage a le mérite d’être beau sans être larmoyant même si, notamment lors de la scène finale, on ne peut s’empêcher de verser quelques larmes. C’est réalisé avec simplicité et délicatesse et c’est pétri de charme. Dommage que la relation entre le jeune adolescent et son tuteur ou mentor de professeur ne soit pas plus développée par la faute d’un scénario qui les séparent une bonne partie du film. En revanche, les rapports avec sa mère sont originaux et terriblement émouvants dans leur évolution. « Le monde de Nathan » est donc un agréable film sur un garçon légèrement autiste et non un film sur l’autisme en tant que tel. C’est la bonne nouvelle d’un projet sympathique à défaut d’être inoubliable.
Ce film est un des rares qui met en scène un personnage atteint d’autisme, même s’il ne traite encore que d’une forme de cette maladie, à savoir le syndrome d’Asperger, forme qui se révèle très cinématographique du fait de la prédisposition de ces personnes à développer de grandes compétences, parfois pas loin du génie, dans un domaine particulier. Ici, le personnage de Nathan qui présente donc tous les traits de ce symptôme : manque de compétence sociale, maladresse et dépendance face à la routine et aux manies obsessionnelles, s’avère un génie des mathématiques. Le réalisateur issu de monde du documentaire, a, en outre, décidé de s’intéresser aux Olympiades Internationales de Mathématiques qui voit s’affronter les lycéens les plus brillants dans ce domaine de chaque pays. Il construit autour de ce personnage et de cette thématique un drame intéressant et, dans la relation mère-fils, parfois émouvant. Il montre de façon intéressante les problèmes que ce handicap provoque dans la sphère sociale quand Nathan se retrouve hors de ses habitudes où qu’il doit faire face à des émotions (l’amour évidemment) qui sont déjà déstabilisantes pour un ados normal et qui pour lui sont donc totalement incompréhensibles. J’ai aimé aussi que le film montre que ce syndrome ne provoque pas que des réactions positives et que la grande intelligence (de ceux qui sont dit normaux) ne met pas à l'abri de comportements discriminatoires et de l’intolérance (aux travers du personnage de Luc qui atteint du même handicap que Nathan, provoque, lui, des réactions hostiles de la part ces camarades mathématiciens). Un long-métrage pas exceptionnellement passionnant, mais qui offre un drame touchant sur l’autisme avec une interprétation d’Asia Butterfield vraiment très émouvante et réussie. À voir.
Film sur un garçon autiste comme finalement quelques autres celui-ci ne se démarque pas forcément de la masse. Le championnat de mathématique est une bonne matière mais celui-ci est finalement assez peu abordé. En outre le film perd grandement de son intérêt avec ce stage en Chine qui s'étire sur de trop longues minutes et l'ennuie nous guette assez vite.
Reste un fin sympathique un casting plus qu'honorable et une réalisation soignée pour nous faire passer un assez bon moment
Un film très bien réussi qui nous surprend du début jusqu'à la fin avec des scènes inattendues ! Des bons jeux d'acteur qui rendent l'histoire attachante et enrichissante. Ce n'est pas qu'un film avec des scènes, c'est aussi une mise en lumière sur le monde de l'affection dans le milieu de l'handicap et qui amène à la réflexion autour de la norme. Si vous hésitez, ne vous posez plus de questions, foncez !!
Un très bon drame et excellemment joué. Un film didactique sur les autistes surdoués mis habilement en image ici. Également un focus sur les "accompagnants". A voir ! 3.5/5 !!!
De sa faible expérience, Morgan Matthews livre un film assez pauvre cinématographique mais intéressant et très juste sur le sujet qu’il traite : l’autisme, l’intelligence et la différence avec la société. Le scénario est bon, c’est très crédible et frappant de réalisme. L’autisme est traité à merveille, et Asa Butterfield, excellent, est promis à une grande carrière. En revanche derrière, il est dommage de se demander l’intérêt de certaines scènes (en comparaison à d’autres excellentes), d’avoir un rythme un peu lent surplombé d’une musique quelque peu mievreuse et d’une fin qui laisse un gout d’inachevé. Un film à voir pour son sujet plus que par sa qualité générale.
Quel beau film! Sans effets spéciaux, sans "3D", sans trucages. Rien qu'un bon scénario et des acteurs qui savent ce que c'est que de transmettre de l'émotion. Mention spéciale à Asa Butterfly. Ce gamin a du génie. Un pur bonheur de cinéma en somme.
Le monde de Nathan est un film au sujet sensible et de ce fait vraiment touchant. Le jeune Asa Butterfield interprète son rôle avec admiration. Son regard et la mesure de ses mots forcent le respect. Sa mère Sally Hawkins étonne aussi. Habituée aux comédies, cette dernière parvient à nous toucher. Mère fragile, sensible et aimante elle ne peut que susciter l’empathie. Pourtant, il ne faut pas croire que le film cherche à nous faire pleurer. Le ton est réellement juste. C’est un divertissement mais aussi un film à débat. Le monde de Nathan nous a séduits et il ne déplaira qu’à peu. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
« Le monde de Nathan » est un film étonnant qui dépeint avec pudeur et réalisme l'univers d'un adolescent frappé de troubles autistiques. Le jeune réalisateur anglais Morgan Matthews, dont c'est le premier film, ne cherche pas à faire dans le mélodrame à tout prix mais s'attache plutôt à coller au plus près de la réalité. Il parvient ainsi à mieux nous faire comprendre cette maladie étrange et un peu inquiétante, d'autant qu'on a du mal à en cerner les symptômes et les graves répercussions qu'elle peut avoir sur la famille et l'entourage. Le scénario, simple mais intelligent, se révèle immédiatement passionnant et on est tout de suite immergé dans le monde ultra codifié des mathématiques pour lesquelles se passionne notre jeune héros. La qualité des acteurs est impressionnante et la prestation du jeune Asa Butterfield est à signaler tout particulièrement tant il porte le film sur ses épaules. Voilà donc un drame attachant et d'une grande authenticité dont on ne peut que ressortir bouleversé (les personnes un peu sensibles apprécieront sans doute la proximité d'une boite de mouchoirs). Une très belle expérience que je vous conseille sans réserve !