Il semble qu'à chaque nouveau film de Tim Burton, on se pose la question de son retour au premier plan. La meilleure chose à faire serait d'accepter que le cinéaste ne fasse plus de films du niveau de "Batman" ou de son chef-d'oeuvre "Edward aux mains d'argent" et que l'on regarde ses nouvelles inventions en espérant au mieux voir de très bons divertissements, ce qui en soi serait déjà satisfaisant. Et pendant une heure et demi environ, je dois dire que "Miss Peregrine" est un excellent divertissement, la preuve directe que Burton a intégré une logique certes commerciale (ce qui n'est pas un problème, on ne l'a pas reproché à Miller avec son génial "Fury Road" l'an dernier) tout en misant sur l'intelligence et sur la sensibilité du spectateur. Le film prend le temps de poser son histoire et ses personnages, d'instaurer les rapports entre eux et de problématiser la position de Jacob avec les récits de son grand-père, mort d'une façon étrange. Soucieux de savoir si on lui a menti ou bien si la maison de Miss Peregrine existe bel et bien, Jacob ne va pas faire le deuil de son aïeul mais se situer dans une continuité de ses exploits antérieurs; il n'est plus le petit garçon qui se fait border en écoutant des histoires fantastiques mais va devenir acteur d'un univers qui n'était jusqu'à alors qu'un fantasme. Burton le sait, ce qui fait la beauté de son cinéma, c'est cette capacité à épouser ses monstres et donc leurs croyances, leur propre monde. C'est pour cette raison que toute la partie de l'intégration de Jacob dans la maison des enfants particuliers est si belle, parce qu'il ne se passe presque rien sinon l'explication dans les moindres détails d'un mode de fonctionnement et de sa survie (magnifique scène où Miss Peregrine remonte le temps). Jamais illustratif dans la présentation de ces enfants étranges mais au contraire extrêmement intelligent et synthétique dans le dévoilement de leurs particularités, qui seront décisives dans la partie finale, le film incarne sa dimension merveilleuse dans un univers singulier et harmonieux, jusqu'à ce que le Mal s’immisce et entraîne les enfants dans un combat contre les sépulcreux et leur leader Barron. Cette opposition très schématique occupe la dernière demi-heure du film, plutôt académique dans son côté "film d'aventures" et trop calibré dans son rythme et son fil narratif; "Miss Peregrine" perd alors en inventivité et se centre sur une histoire d'amour, dont on connaît très bien le dénouement, banale et sans émotion. Tim Burton réalise un beau film, qui aurait pu être davantage que cela sans un final trop mécanique.
Bon film. Aillant lu les livres j'ai été quelque peu déçue d'avoir vu des incohérences. On ne retrouve d'ailleurs pas l'esprit de TIM BURTON, son univers... N'importe quel réalisateur aurait pu le réaliser il manque juste la petite touche personnelle de Tim Burton et c'est ce que j'attendais et je ne l'ai pas trouvé.
Pour son nouveau long-métrage, Tim Burton nous propose une attraction à sensation mêlant grand huit et train fantôme. Entre une atmosphère délicatement étrange et un style plutôt "entertainment", il y en a pour tous les goûts dans "Miss Peregrine et les enfants particuliers". Le spectacle est original, inédit même. Ravissant, à défaut d'être complètement fascinant. La mise en scène de Burton est irréprochable, de même que la gestion des effets spéciaux, un hommage évident au père de ceux-ci, Ray Harryhausen. Les comédiens, aussi jeunes soient-ils, sont tous impeccables. L'histoire s'avère surprenante, bien qu'un peu manichéenne, le scénario manquant d'un peu de profondeur (le personnage incarné par Eva Green est beaucoup trop rapidement brossé). Quoi qu'il en soit, Tim Burton se l'approprie exactement comme il l'entend. Les boucles temporelles permettent au maître de jouer avec les codes du cinéma fantastique et de la fiction traditionnelle - certes, parfois un peu à tort et à travers -, exposant ainsi tout son imaginaire sans le moindre complexe. Burton reste actuellement l'un des seuls réalisateurs outre-Atlantique à donner de l'âme et de la personnalité à ses œuvres, qu'elles soient étiquetées art et essai ou grand public, chose rarissime de nos jours à Hollywood. Il signe un film sombre et enthousiasmant, bien qu'un chouïa superficiel dans son fond.
sublime, pour les enfants comme pour les plus grands, une histoire à cheval entre le compte pour enfants, le drame de guerre, et les histoires d'orphelins monstrueux,
des scènes d'action originales superbement réalisée
attention pour les plus petits : les scènes de gobage des yeux peuvent choquer
Bon film, bon divertissement. C'est un peu du style Alice au pays des merveilles, si vous n'avez rien à faire et que vous voulez aller au ciné, ce film se laisse regarder
Une partie de moi qualifie ce film de chef d'oeuvre burtonien quand une autre partie regrette qu'un de mes réalisateurs préférés ne se décide pas à sortir de sa zone de confort pour prendre quelques risques. Oui Miss Peregrine est un excellent film, les acteurs sont formidables, l'univers est magique, l'histoire est prenante et bien rythmée, la musique joue un rôle important dans l'ambiance, bref c'est du Burton de A à Z. Pourtant, je regrette le manque d'originalité et surtout l'absence de surprise, Miss Peregrine nous offre tout ce que sait faire Tim Burton, mais ni plus ni moins, c'est un peu comme si le réalisateur s'était contenté de faire le service minimum.
L'histoire est pourtant très riche, elle nous raconte l'histoire d'un jeune garçon tout ce qu'il y a de plus ordinaire qui découvre à la mort de son grand-père dont il était très proche qu'il est en réalité un enfant unique aux dons incroyables. La mort de cet être cher va être le déclencheur d'une succession d'aventures qui va faire voyager notre héro à travers le monde mais aussi dans l'histoire. La rencontre entre Jacob et Miss Peregrine est le point central du film. Entre ces deux personnages un lien spécial s'établit. Cette dernière protège un groupe d'enfants similaires à Jacob de créatures malfaisantes qui veulent leur mort. Jacob décide d'utiliser ses pouvoirs pour sauver les enfants et Miss Peregrine lors d'une folle aventure.
Eva Green est comme à son habitude parfaite dans ce film, ce n'est pas la première fois qu'elle est dirigée par Tim Burton et cette fois encore, l'actrice est hypnotique. Pour lui donner la réplique c'est Asa Butterfield qui a été choisi. Si l'on peut regretter l'absence d'Helena Bonam Carter (récemment divorcée de Tim Burton), on apprécie en revanche l'arrivée de nouveaux acteurs dans l'univers burtonien : Samuel L. Jackson, la grandissime Judi Dench et l'inimitable Allison Janney.
Comme dans chaque Tim Burton on appréciera, les effets spéciaux ultra réussit, les décors, les costumes et les maquillages qui donnent à chacun de ses films un univers bien particulier. La musique signée Danny Elfman est comme toujours parfaite.
On pensait Tim Burton à bout de souffle, que nenni ! Il revient en force avec une adaptation particulièrement inspirée pour une histoire passionnante qui se met en place tranquillement. Drôle et soigné, c'est un retour gagnant.
Film plein d'idées où l'on reconnaît bien l'univers de Burton. J'aime beaucoup les histoires où il est question de boucles temporelles et de voyage dans le temps. J'ai bien apprécié le film mais il m'en reste un goût de pas assez. Je crois qu'il est adapté d'un roman que je n'ai jamais lu donc je fais pas comparaison.
Je trouve dommage que certains personnages ne soient pas plus mis en avant et que Miss Peregrine n'ait pas un rôle plus important que ça. Ensuite, dans une histoire où il est question de voyage dans le temps, il n'y a pas assez de conséquences en lien avec ça. De plus, le cadre de la Seconde Guerre Mondial n'apporte pas grand chose. Peur de choquer ? Je ne sais pas, peut-être que pour certains il serait mal venu de choisir ces évènements dans un film fantastique.
Mon problème c'est que je n'ai pas éprouvé suffisemment de sympathie envers les personnages. Il y en peut-être trop.
Cependant, le film reste agréable, plein de créativité avec cette poésie macabre dans l'ambiance et les décors qui sont chers à Tim Burton.
Tim Burton est et restera un grand réalisateur, qui laissera à plusieurs générations de grands moments de joie et d'émerveillements. Cela dit, il semblerait que la pente sur laquelle est engagé Burton soit impossible à remonter. Miss Pérégrine, est un film agréable à regarder, divertissant, mais jamais merveilleux. A force de s'être enfermé dans son univers à la Alice au pays des merveilles le réalisateur peine à sortir du terrier du lapin blanc. A force d'avoir trop insister avec Johnny Deep, marqueur de la nostalgie de Edward aux mains d'argents, Burton peine à trouver un nouveau souffle pour ses créations. Si il ne sort pas très vite de ce mauvais pas, il s'agira très probablement de la fin de Tim Burton en maître du fantastique.
Ce film est intéressant au point de vue Du scénario et aussi Du jeu d'acteur. Cependant je trouve qu'il y a des passages assez "hard" pour les enfants, alors que ce film est classé dans la partie "familial".