Il était une fois en Amérique
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2020
"Il était une fois en Amérique" clôt magnifiquement mais aussi bien trop prématurément la filmographie de Sergio Leone, mort en 1989 à seulement soixante ans. Enfant du Trastavere (quartier de Rome), fils d'un réalisateur de films muets (Vincenzo Leone dit Roberto Roberti) et d'une actrice (Bice Waleran), Sergio Leone est imprégné depuis l'Après-guerre du cinéma de genre américain et de ses stars. Après une carrière prolifique d'assistant auprès de cinéastes italiens reconnus (Carmine Gallone, Mario Camerini, Alessandro Blasetti, Luigi Comencini) puis américains à la grande période de Cinecittà (Fred Zinnemann, William Wyler), il accède à la réalisation via le péplum après le désistement de Mario Bonnard malade sur le tournage des "Derniers jours de Pompéi" (1959). En 1964, il profite de la mode toute récente du "western spaghetti" et réalise "Pour une poignée de dollars", une variation autour de "Yojimbo" d'Akira Kurosawa qu'il tourne en Espagne avec un acteur de série télévisée à la recherche d'un second souffle pour enfin lancer sa carrière cinématographique. A partir d'un bouche à oreille plus que favorable, le film devient un succès mondial et propulse Sergio Leone ainsi que son acteur principal, Clint Eastwood au rang de star. Deux suites sont aussitôt mises en chantier pour ce qui deviendra la "trilogie des dollars". Nous sommes en 1967 et Sergio Leone vient de lire l'autobiographie romancée d'Harry Grey ("The Hoods" édité en 1952), un ex-gangster repenti dont il apprécie particulièrement la narration que l'auteur y fait de ses années de jeunesse. Le projet d'en faire un film est désormais dans la tête de Leone et ne le quittera plus malgré les innombrables embûches qui entraveront durablement son rêve (difficultés pour acquérir les droits sur le livre, sociétés de production qui se dédisent, casting hésitant, montage et distribution américaine du film massacrée). Entre temps, Leone aura tourné "Il était une fois dans l'Ouest" (1968) et "Il était une fois la Révolution" (1971) puis refusé la proposition de la Paramount de mettre en scène "Le Parrain". Quand le tournage du film s'achève enfin, il se sera écoulé treize ans depuis la sortie d' "Il était une fois la Révolution". Sergio Leone dont la santé et l'hygiène de vie n'étaient pas compatibles dira : "Chaque tournage m'ampute de cinq ans de vie". Six ans plus tard en 1989, son cœur s'arrête de battre sans qu'il ait pu voir le nouveau montage qui rendait tout son sens et toute sa grâce à son ultime chef d'œuvre. Car même s'il est parfois jugé trop long, "Il était une fois en Amérique" est bien un véritable chef d'œuvre du septième art. Le réalisateur alors en pleine maturité et possession de ses moyens y délivre toute sa vision lucide de la condition humaine faite d'une lutte permanente entre le bien et le mal qui habite chacun d'entre nous mais aussi son lyrisme, sa poésie et surtout sa nostalgie de l'enfance, période de grâce où l'innocence est encore le moteur de l'action. Innocence illustrée dans cette très belle scène chaplinesque où un jeune garçon venant d'acheter une religieuse russe pour s'offrir les charmes d'une jeune fille du quartier monnayant ses prestations contre ces pâtisseries dont elle raffole, finit pas dévorer le précieux gâteau à force d'attendre sur le pallier que la porte du septième ciel s'ouvre à lui. Le scénario relate l'histoire de Noodles (Robert de Niro) et de Max (James Woods), deux gangsters du quartier juif du Lower East Side de New York sur trois périodes. 1922, année de jeunesse et d'apprentissage où se forme le gang, 1933 année d'apogée en pleine Prohibition et enfin 1968 quand Noodles vieilli après une longue cavale revient dans son quartier. Les allers-retours entre ces trois périodes sont distillés au gré de l'inspiration de Leone qui avait compris lors de ses rencontres avec Harry Grey que son livre autobiographique était pour une grande part fantasmé par son auteur qui s'inspirait en réalité des méfaits de gangsters plus célèbres que lui comme Meyer Lansky ou Bugsy Siegel. C'est donc dans ce même esprit que le film s'ouvre en 1933 dans une fumerie d'opium où Noodles se réfugie après qu'il ait dénoncé ses complices qui viennent d'être abattus. Les vapeurs opiacées plongent Noodles et le spectateur avec lui dans un voyage hypnagogique où se mêlent souvenirs et prémonitions du futur dans une confusion savamment entretenue par la mise en scène virtuose de Leone qui peut ainsi écrire la légende de l'Amérique de Noodles comme il l'a toujours rêvée lui-même, aidé par la photographie cotonneuse de Tonino Delli Colli et la musique élégiaque et nostalgique de son complice de toujours Ennio Morricone, composée avant le tournage. Asséchée des figures de style jugées parfois ostentatoires de ses westerns, sa mise en scène n'oublie rien de ce qu'elle doit aux films de gangsters des années 1930 et 1940 de la Warner qui produit le film et scande ainsi le film de scènes chocs qui marquent les mémoires, alternant avec les moments de pure poésie nous suggérant que les hommes peuvent être différents selon les périodes de leur vie. Noodles porte en lui la culpabilité d'avoir trahi ses amis d'enfance et trouve peut-être dans l'opium une rédemption possible via un futur bâti sur mesure qui l'amène à sourir dans la toute dernière scène du film alors qu'il sort doucement d'un rêve où il aura tenté de se reconstruire. Sourire d'un de Niro heureux de sa prestation, d'un Noodles soulagé de son fardeau ou peut-être même d'un Leone parvenu à la plénitude de son art? Allez savoir !
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2014
Une fresque temporelle magnifique, réalisée de main de maître par le grand Sergio Leone. Les décors sont à couper le souffle, rarement l'Amérique n'a été autant sublimée au cinéma...
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2014
Que dire encore sur la qualité des réalisations de Sergio Leone ? Rien que la mise en scène de l'intro est épatante, suivie peu de temps après par ce téléphone qui sonne alors que l'on est en pleine rue à l'époque de la prohibition. Le ton est donné. Les cadrages ingénieux permettent de se plonger dans ces atmosphères tantôt crasseuses tantôt insouciantes. Les reconstitutions des décors et costumes ne peuvent être plus réalistes. On y retrouve aussi ce qui a maints fois inspiré Tarantino : les flashbacks. On suit la vie tout aussi trépidante que dangereuse de Noodles avec avidité. Quel acteur, dans ce genre de film, aurait pu faire meilleure prestation que De Niro ? Toujours énigmatique, parlant peu mais pas pour ne rien dire. Leon a aussi trouvé le parfait complément à Noodles : Max (James Woods). Les 2 autres larrons de la bande ne sont pas en reste, même si un peu plus en retrait. La seule fausse note, c'est le passage de la contrebande à la politique. A l'instar de ce qu'il avait tenté dans "Il Etait une Fois la Révolution", ça devient légèrement brouillon et casse le rythme. Au bout de 3 heures de film passionnantes, on le sent passer. La confrontation finale entre Noodles et Max vaut son pesant d'or. "Il Etait une Fois en Amérique" est une véritable fresque qu'il est impératif d'avoir au moins vu une fois.
fasskinder
fasskinder

33 abonnés 304 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2011
attention, chef d'oeuvre du cinéma à ne pas rater ! une histoire grandiose, des acteurs magnifiques, des décors parfaits, tout est maitrisé genialement !
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2014
Chef d'oeuvre absolu, "il était une fois en Amérique" constitue pour moi, de très loin, le meilleur film de Sergio Leone, largement du niveau du Parrain de Coppola avec un scénario extraordinaire et deux acteurs au sommet de leur forme (James Wood est inoubliable dans ce film). Ce film est l'histoire de 4 garçons entrés dans le milieu de la pègre et leur évolution dans l'Amérique du 20ème siècle, on oubliera pas le destin brisé du personnage hanté par la culpabilité du personnage interprété par Robert de Niro, également exceptionnel.
Merci Messieurs Leone, Woods et De Niro!
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2015
Une œuvre colossale d une beauté visuelle impressionnante. Il était une fois en Amérique est plus un film sur l amitié et l enfance perdue dans un film de gangster de haute volée. A l image d il était une fois dans l ouest, Sergio Leone fait un film contemplatif, on regarde une succession de tableaux de maître pendant plus de trois heures. Seulement à l inverse de son western on est parfois trop dans la contemplation justement et j ai été moins happé par l histoire (qui est cependant formidable). En revanche toute la partie sur l enfance est une pure merveille, parents absents c est la bande de copains qui fait office de famille, une famille pour qui on se sacrifie et qui est aussi le lieu de trahisons. Il y a aussi dans ce film une des meilleurs scènes qui m ai été donné de voir, quand un des membres de la jeune bande va voir une fille facile du quartier pour obtenir des faveurs en l échange d un gâteau à la crème et qu il l attend dans l escalier face à ce gâteau; un pur moment de magie cinématographique !
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2013
"Il était une fois en amérique", ou le dernier chef d'oeuvre de Sergio Leone, est sans aucune contestation possible l'un des plus grands films du cinéma comme à chaque fois que Leone sort un film. C'est son dernier film, mais son premier hors western depuis "Le colosse de Rodhes" et sans doute celui dans lequel il s'est le plus investi, au point de s'en rendre malade du coeur. Cette gigantesque fresque a également nécessité 12 ans d'écriture, et ce soin maladif transpire à chaque image. Narrant le destin d'un gangster juif dans un new york en construction ( l'amérique ) via ses souvenirs et ses interrogations c'est finalement l'amérique que questionne Leone dans cette fresque désenchantée, son histoire et ses illusions. "Il était une fois en amérique" est également une superbe fresque épique, qui représente quasiment à lui tout seul le septième art à l'instar de "Citizen Kane". Toutes les formes narratives y sont employés. Toute l'intelligence du film par sa mise en scène et son montage complexe, laissant libre choix d'interpretation aux spectateurs, tout en étant le vecteur émotionnel du récit. Le travail sur les raccords est absolument génial, notamant lors des flashback/flashforward, la reconstitution est aussi belle que précise, les acteurs habités,les cadres Leonien semble transcendé et habité, la musique comme d'habitude signé Ennio Morricone mérite un oscar. Il y a tellement à dire sur ce film qu'une simple critique ne suffirait pas alors pour faire simple, "Il était une fois en amérique", troisième film sur l'amérique de Sergio Leone est une oeuvre somme au multiples niveaux de lecture à la fois à l'ancien hollywood et porté par une vision d'auteur qu'il serait criminel de raté.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2020
Le film nous immerge dans les bas fonds new-yorkais, on pense forcément un peu au film "Le Parrains II" (1974). Mais jouer avec le temps c'est aussi ouvrir en grand les écoutilles de l'âge. Le plus flagrant étant Deborah/Elizabeth McGovern qui n'a pas vieillie entre 1933 et 1968 ! Et pourtant... Casting impeccable, mise en scène parfaite, intelligence du montage... Un autre petit bémol toutefois sur des détails de cohérence, par exemple, comment expliquer que Noodles en 1968 n'a pas vu de photos dans les journaux du sénateur Bailey ?! La responsabilité ou non de Carol/Tuesday Weld, et jusqu'à quel point n'est jamais abordé... Des détails qui frustent un peu même si on reste comme hypnotisé par la mise en scène tout en subtilité de Leone.
Site : Selenie
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2011
Enfin vu ce film de 3h50, il était temps ! Je crois que c'est le film le plus long que j'ai vu pour l'instant, et ça ne m'a pas empêché d'adorer bien évidemment. Contrairement à beaucoup de gens, je ne classerais pas ce film dans un top 30 (à mon avis je ne regarderai pas ce film 10 fois) mais j'ai passé un excellent moment au ciné sans jamais m'ennuyer. Et pourtant, je ne suis vraiment pas fan des films de gangsters (mais vraiment pas du tout), donc ça veut dire ce que ça veut dire. Il était une fois en Amérique est long, très long, mais il passe plutôt vite et cette longueur est nécessaire afin de nous plonger véritablement dans l'histoire. Le film nous fait voyager à travers le temps au coeur d'un ghetto New-York, où on suit les péripéties de deux gangsters, Max et Noodles. Deux amis qui vont se perdre et se retrouver à plusieurs reprises pour différentes raisons, je ne vais pas décrire le film parce que j'en aurais pour des heures et que c'est inutile. J'ai personnellement préféré toute la partie sur la jeunesse des 5 garçons, la rencontre en Max et Noodles, leurs problèmes et l'événement dramatique qui va les amener à se séparer pendant une quinzaine d'années (événement qui surgit sans prévenir, sur une scène absolument magnifique au ralenti, sublimée par la musique d'Ennio Morricone). Le film est absolument génial dans son montage, pas très chronologique mais vraiment bien foutu et parfaitement compréhensible. Une époque prend la place d'une autre sans prévenir, de façon toujours justifiée et cohérente, ce qui n'est pas évident à faire lorsqu'on présente ainsi une fresque aussi longue (le film s'étale sur pratiquement 50 ans). Dès le début, j'ai été pris dans l'histoire même si on ne comprends pas tout immédiatement. Au début du film, pendant 20 bonnes minutes, on a droit à des images dont on ne saisit pas bien la signification mais qui prennent leur sens à la fin (la longue scène où on entend une sonnerie de téléphone se répéter en fond sonore est géniale). Pour le reste du scénario, concernant l'époque intermédiaire (alors qu'il ont environ 30-35 ans), j'avoue avoir été un peu moins passionné. La qualité du scénar est toujours là mais sans décrocher, j'ai ressenti plusieurs fois un léger ennui. Ce fut toujours de courte durée et ça ne m'a pas gâché le visionnage, puisque ça contribue au rythme du film qu'il ne faut pas rompre. Si du côté réalisation on est assez loin des westerns de Leone (je trouve), il n'empêche qu'on reconnait bien la patte du réalisateur avec les gros plans soudains, et les scènes quasi muettes que j'ai savouré (je pense particulièrement au passage où Noodles fait tourner son café avec une cuillère et que tout le monde le regarde sans broncher, j'ai adoré). Concernant les personnages, la plupart sont attachants, mais pas tout le temps. J'ai adoré toutes les scènes issues de l'époque la plus vieille (où Noodles a environ 60 ans), car elles sont très nostalgiques, belles, pleines d'émotion et qu'on s'attache vraiment au personnage principal. Par contre, pour l'époque moyenne, je ne me suis pas particulièrement attaché aux personnages qui sont quand même de sacrés enfoirés, notamment à l'égard des femmes. C'est un peu ce que je déteste dans les films de gangster et qui, encore une fois, est très présent dans le film : la place réservée aux femmes est quasiment scandaleuse (même si je n'accuse absolument pas Leone d'être sexiste). Les scènes de viol m'ont gêné un peu, j'ai parfois eu l'impression qu'elles n'avaient absolument rien à foutre là. Voilà pourquoi côté personnages, je n'ai réussi à les prendre en affection qu'à la toute fin du film, lors d'une scène vraiment magnifique, qui ne m'a pas (du tout) tiré de larmes mais qui apporte quand même un certain lot d'émotion. La fin du film se veut un peu "twist" mais elle ne m'a pas tellement surpris. La "révélation" finale n'a pas été pour moi le point fort du dénouement, j'ai plutôt préféré les répliques et dialogues vraiment savoureux, ainsi que les images (notamment le superbe flashback accompagné de la musique intense). Bref, c'est une gigantesque fresque plutôt magnifique avec des décors de fou (la reconstitution du New York ancien est bluffante), soutenue par un casting vraiment excellent. Robert De Niro m'a ému à plusieurs reprises, James Woods est excellent, ainsi que des acteurs comme Larry Rapp qui a une bonne tête. J'ai particulièrement adoré le casting jeune, qui montre un énorme souci de cohérence et de ressemblance entre acteurs jeunes/vieux. J'ai aimé voir Jennifer Connelly à ses débuts dans le rôle de Deborah jeune, même si on la voit pas beaucoup. La distribution est au top niveau, permettant ainsi à Leone d'exploiter les jeux de regard, omniprésents (quelque chose que j'adore et que Leone dirige à merveille). Pour conclure, j'ai bien évidemment adoré ce film, mais comme ce n'est pas exactement mon genre de films j'admets que je ne prendrai peut-être pas plaisir à le revoir trop souvent.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2014
Peut-on rêver à un meilleur film qu'"Il était une fois en Amérique" pour achever une filmographie ? Sergio Leone livre ici son testament, un chef-d’œuvre qui va peut-être encore plus loin que tout ce qu'il avait pu faire auparavant. L'histoire est simple et pourtant écrite avec un rare talent, accumulant des personnages magnifiques et profonds dont les destinées sont bouleversantes au plus au point. Leone filme tout cela avec maestria, la forme étant d'une perfection absolue, alternant les époques avec fluidité et cohérence, de façon à ce que le poids du passé soit toujours présent à l'esprit du spectateur et que la nostalgie l'accompagne partout. La sublimissime musique d'Ennio Morricone participe grandement à cette atmosphère contemplative, suscitant joie et tristesse aux moments opportuns.
Comme les deux films le précédant – et qui forment avec lui une sorte de triptyque – "Il était une fois en Amérique" narre la fin d'une époque et les bouleversements qu'elle entraîne sur une poignée de personnages. Comme d'habitude, le résultat est d'une finesse et d'une justesse sans égales. Comment ne pas avoir les larmes aux yeux en se remémorant le baiser entre Deborah et Noodles, la rencontre de ce dernier avec Max, Patsy ne pouvant s'empêcher de manger la pâtisserie censée payer sa première relation sexuelle, la scène de danse dans le restaurant en bord de mer, la visite au cimetière ou encore le génial dernier plan, spoiler: avec ce sourire de Noodles aussi beau et énigmatique que celui de "La Joconde"
?
Peut-on d'ailleurs rêver à un meilleur plan pour conclure une filmographie aussi ambitieuse et mythique que celle de Sergio Leone ?
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
J'aurais pu mettre cinq étoiles tant ce film est magique. Un film de gangsters quasi-proustien, avec cet attachement tout "Léonien" pour les hommes et leurs rêves qui, même perdus, reviennent les hanter. La mise en scéne est absolument époustouflante, la narration tire parti au mieux des possibilités qu'offre le cinéma, les acteurs sont habités. Et les moments d'émotion sont trop nombreux pour être comptés ( la scéne du baba au rhum dans l'escalier, le vieux Noodles montant sur les W.C décrocher la brique du mur d'où il espionnait Deborah, le démaquillaque de cette dernière agée,....).
Certes la fin laissera certains perplexes mais elle ravira les fans de Borges et de K.Dick.
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2022
Sorti seize ans après le mythique premier volet "Il était une fois dans l'Ouest", "Il était une fois en Amérique" clos à la perfection l'une des sagas les plus reconnues du septième art et demeure l'oeuvre testamentaire du génie Sergio Leone, décédé cinq ans après la sortie de la pellicule. Noodles, jeune homme courageux né à l'aube de la première guerre mondiale, côtoie le milieu des petits voyout du quartier juif avec sa famille. Dès son plus jeune âge il intégrera une bande dont il n'est pas prêt de quitter. Se déroulant chronologiquement sur près de soixante ans, cette frasque sur les gangsters ne se regarde pas mais se contemple et condense tout le savoir-faire de l'un des plus grands metteur en scène du cinéma. La narration assez complexe se déroule sur trois fronts différents : les années 20 où nous découvrons l'enfance houleuse de Noodles, les années 30 qui relatent l'ascension de la bande au seinf de la prohibition et les années 60 où Noodles en quête de rédemption, se confronte à son passé. Construit rigoureusement, le scénario brille par son intelligence et son habileté grâce à notamment de nombreux flashbacks placés très astucieusement. La reconstitution est exceptionnelle, les décors, les costumes, les maquillages sont parfaitement adéquats et nous happent littéralement à l'époque où les gangsters faisaient la loi. D'ailleurs les gangsters sont magnifiés grâce à la sublime musique d'Ennio Morricone ainsi que par les acteurs éblouissants de talents. "Il était une fois en Amérique" est à la flûte de Pan ce que "Il était une fois dans l’Ouest" était à l’harmonica. Mais la richesse de la bande originale ne se limite pas à la flûte de pan, elle est omniprésente durant les quatre heures de bobine et fait jouir nos tympans, c'est clairement l'une des meilleurs compositions de son auteur. Le casting est lui aussi quasi parfait : Robert DeNiro signe une prestation hallucinante, tout comme ses comparses : James Woods, Burt Young et Treat Williams. Seule petite ombre noire au tableau : on ne voit Joe Pesci que pendant la durée d'une scène, ce qui m'a profondément déçu car je me faisais un plaisir immense de retrouver cet acteur terrifiant. Ainsi, "Il était une fois en Amérique" est une frasque indescriptible, magnifique à tous les niveaux et à tout moment. A consommer sans modération ne serais-ce que pour la partition dantesque d'un Sergio Leone inspiré.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2011
Cette fresque sur un groupe de jeunes délinquants juifs à New-York au début du 20éme siècle est une extraordinaire façon pour Sergio Leone de mettre fin à sa trilogie des « Il était une fois… ». Sa mise en scène mêlant les souvenirs, le passé et le présent, sa photographie et le travail fait sur la psychologie des personnages évoluant à travers le temps en font une épopée lyrique et terriblement pessimiste. La réussite vient également de chacun de ses acteurs qui y sont excellents dans leurs rôles de voyous divers, de ces personnages que le cinéma a su rendre mythiques. Ce film, dont on ne pourra reprocher que la durée, est à jamais une référence à la fois en matière de films de gangsters et de tragédie.
SpiderGogo
SpiderGogo

54 abonnés 118 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2014
Il était une fois en Amérique est incontestablement un grand chef d'œuvre de cinéma. Sergio Leone livre ici son meilleur film. C'est simple tout est maîtrisé à la perfection! L'histoire est magnifique,les musiques sont sublimes et Robert De Niro est bouleversant,sa performance est incroyable. C'est clairement l'un de ses meilleurs rôles. Le film est très long et pourtant on ne s'ennuie pas un seul instant. En conclusion, Il était une fois en Amérique est un pur bijou de cinéma. Merci Sergio Leone pour ce film magistral.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2014
Une fresque historique unique réalisé par le maître Sergio Leone. Ce dernier film du réalisateur est parfait de bout en bout. Il est maitrisé parfaitement sur toute la ligne. Rares sont des films comme celui-ci.
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