Derniers Avis : Il était une fois en Amérique - Page 15
Il était une fois en Amérique
Note moyenne
4,5
28610 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
927 critiques spectateurs
5
653 critiques
4
164 critiques
3
48 critiques
2
33 critiques
1
14 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2018
L'un des plus grands film de tout les temps avec De Niro toujours au top quel acteur incroyable et la musique d'Ennio Morricone tellement légendaire et époustouflante elle apporte tellement au film j'aime beaucoup aussi les décors.qui sont également fabuleux. Quel grosse claque ce chef d'oeuvre de Sergio Leone vraiment c'est un film a voir absolument au moins une fois dans sa vie. Malgré la longueur du film qui est de 4h on ne s'ennuie devant cette fresque, une leçon de cinéma tout simplement. Un immense chef d'oeuvre du cinéma et cette affiche du film qui correspond tellement à cette oeuvre, a voir et revoir simplement génial 5/5.
"Il était une fois en Amérique" clôt magnifiquement mais aussi bien trop prématurément la filmographie de Sergio Leone, mort en 1989 à seulement soixante ans. Enfant du Trastavere (quartier de Rome), fils d'un réalisateur de films muets (Vincenzo Leone dit Roberto Roberti) et d'une actrice (Bice Waleran), Sergio Leone est imprégné depuis l'Après-guerre du cinéma de genre américain et de ses stars. Après une carrière prolifique d'assistant auprès de cinéastes italiens reconnus (Carmine Gallone, Mario Camerini, Alessandro Blasetti, Luigi Comencini) puis américains à la grande période de Cinecittà (Fred Zinnemann, William Wyler), il accède à la réalisation via le péplum après le désistement de Mario Bonnard malade sur le tournage des "Derniers jours de Pompéi" (1959). En 1964, il profite de la mode toute récente du "western spaghetti" et réalise "Pour une poignée de dollars", une variation autour de "Yojimbo" d'Akira Kurosawa qu'il tourne en Espagne avec un acteur de série télévisée à la recherche d'un second souffle pour enfin lancer sa carrière cinématographique. A partir d'un bouche à oreille plus que favorable, le film devient un succès mondial et propulse Sergio Leone ainsi que son acteur principal, Clint Eastwood au rang de star. Deux suites sont aussitôt mises en chantier pour ce qui deviendra la "trilogie des dollars". Nous sommes en 1967 et Sergio Leone vient de lire l'autobiographie romancée d'Harry Grey ("The Hoods" édité en 1952), un ex-gangster repenti dont il apprécie particulièrement la narration que l'auteur y fait de ses années de jeunesse. Le projet d'en faire un film est désormais dans la tête de Leone et ne le quittera plus malgré les innombrables embûches qui entraveront durablement son rêve (difficultés pour acquérir les droits sur le livre, sociétés de production qui se dédisent, casting hésitant, montage et distribution américaine du film massacrée). Entre temps, Leone aura tourné "Il était une fois dans l'Ouest" (1968) et "Il était une fois la Révolution" (1971) puis refusé la proposition de la Paramount de mettre en scène "Le Parrain". Quand le tournage du film s'achève enfin, il se sera écoulé treize ans depuis la sortie d' "Il était une fois la Révolution". Sergio Leone dont la santé et l'hygiène de vie n'étaient pas compatibles dira : "Chaque tournage m'ampute de cinq ans de vie". Six ans plus tard en 1989, son cœur s'arrête de battre sans qu'il ait pu voir le nouveau montage qui rendait tout son sens et toute sa grâce à son ultime chef d'œuvre. Car même s'il est parfois jugé trop long, "Il était une fois en Amérique" est bien un véritable chef d'œuvre du septième art. Le réalisateur alors en pleine maturité et possession de ses moyens y délivre toute sa vision lucide de la condition humaine faite d'une lutte permanente entre le bien et le mal qui habite chacun d'entre nous mais aussi son lyrisme, sa poésie et surtout sa nostalgie de l'enfance, période de grâce où l'innocence est encore le moteur de l'action. Innocence illustrée dans cette très belle scène chaplinesque où un jeune garçon venant d'acheter une religieuse russe pour s'offrir les charmes d'une jeune fille du quartier monnayant ses prestations contre ces pâtisseries dont elle raffole, finit pas dévorer le précieux gâteau à force d'attendre sur le pallier que la porte du septième ciel s'ouvre à lui. Le scénario relate l'histoire de Noodles (Robert de Niro) et de Max (James Woods), deux gangsters du quartier juif du Lower East Side de New York sur trois périodes. 1922, année de jeunesse et d'apprentissage où se forme le gang, 1933 année d'apogée en pleine Prohibition et enfin 1968 quand Noodles vieilli après une longue cavale revient dans son quartier. Les allers-retours entre ces trois périodes sont distillés au gré de l'inspiration de Leone qui avait compris lors de ses rencontres avec Harry Grey que son livre autobiographique était pour une grande part fantasmé par son auteur qui s'inspirait en réalité des méfaits de gangsters plus célèbres que lui comme Meyer Lansky ou Bugsy Siegel. C'est donc dans ce même esprit que le film s'ouvre en 1933 dans une fumerie d'opium où Noodles se réfugie après qu'il ait dénoncé ses complices qui viennent d'être abattus. Les vapeurs opiacées plongent Noodles et le spectateur avec lui dans un voyage hypnagogique où se mêlent souvenirs et prémonitions du futur dans une confusion savamment entretenue par la mise en scène virtuose de Leone qui peut ainsi écrire la légende de l'Amérique de Noodles comme il l'a toujours rêvée lui-même, aidé par la photographie cotonneuse de Tonino Delli Colli et la musique élégiaque et nostalgique de son complice de toujours Ennio Morricone, composée avant le tournage. Asséchée des figures de style jugées parfois ostentatoires de ses westerns, sa mise en scène n'oublie rien de ce qu'elle doit aux films de gangsters des années 1930 et 1940 de la Warner qui produit le film et scande ainsi le film de scènes chocs qui marquent les mémoires, alternant avec les moments de pure poésie nous suggérant que les hommes peuvent être différents selon les périodes de leur vie. Noodles porte en lui la culpabilité d'avoir trahi ses amis d'enfance et trouve peut-être dans l'opium une rédemption possible via un futur bâti sur mesure qui l'amène à sourir dans la toute dernière scène du film alors qu'il sort doucement d'un rêve où il aura tenté de se reconstruire. Sourire d'un de Niro heureux de sa prestation, d'un Noodles soulagé de son fardeau ou peut-être même d'un Leone parvenu à la plénitude de son art? Allez savoir !
2017, c'est en 2017 que je me suis enfin décidé à regarder ce film. Ce film est vieux et j'ai repoussé un nombre incommensurable de fois son visionnage car je n'avais pas le courage de me farcir un vieux truc hyper long. J'ai finis par prendre mon courage à deux mains, en me forçant, et comme bien souvent, c'est quand on ne s'y attend pas qu'on est transporté. Ce film est un chef d’œuvre, je n'ai pas vu le temps passer. Le scénario est excellent avec ses multiples temporalités et ses rebondissements inattendus, les personnages sont attachants, leur histoire est passionnante. Difficile d'en dire plus, les chefs d’œuvre ne nécessitent pas de long discours ils se visionnent. Je range ce film au même rang que le parrain, un incontournable.
Pur chef-d’œuvre d'élégance. Quintessence d'une certaine vieille école d'un cinéma sobre et classique. Un superbe conte initiatique pour adulte, qui rappelle les histoires de l'age d'or d'Hollywood en noir et blanc. Une magnifique fresque "familiale", où le terme "grandiose" n'est à aucun moment galvaudé. Et où on est régulièrement soufflé par la beauté des images, et la virtuosité de beaucoup de plans. Une éloge de la lenteur nécessaire et totalement maitrisé. Un classique d'une splendeur subtile. Et pourtant imposante et absolument inégalé. Un ton et des propos, d'une violence et d'une vulgarité parfaitement cru. Raconté cependant, avec un brio littéraire et un grand raffinement. Un film osé, qui n'aurait jamais put se faire de cette façon à notre époque. Sans compter la célèbre alliance esthétique magique du duo de Leone et Morricone. Même si la bande-son se veut plus discrète et conventionnelle qu'a son habitude, n'en demeure pas moins un éternel morceau de flûte de Pan. Ainsi que cette magnifique musique symphonique d'introduction aux souvenirs des années 20, qui illustre si bien la nostalgie du temps perdu. Et bien sur, le très fameux et somptueux Deborah's thème. Mais par dessus tout, ce que je ne comprendrais jamais, c'est comment Leone a réussi l'exploit de faire un film aussi long, qui à aucun moment, malgré un rythme résolument calme, posé, et contemplatif, ne fasse jamais paraitre le temps long. Même Les Dix Commandements n'arrivent pas à approcher l'exploit. Les plus belles et les plus courtes 3 heures 50 de ma vie. Du très grand cinéma comme j'aime. Jamais je n'oublierais ce croisement de rue, où ce gang d'adolescents insouciant traversent, avec le pont de Manhattan pour paysage lointain. Sergio Leone. Cet authentique auteur, grand magicien du cinéma à grand spectacle et à grosse émotions... Comme j'aurais adorer voir son Leningrad...
Superbe, du vrai cinéma, pas de la téléréalité. Emouvant, intelligent, beau, vivant, vibrant, grand écran. Esoufflée, j'en redemanderais et la bande son, c'est vrai, sublime.
Sergio Leone nous livre avec son ultime film sa vision des Etats Unis en forme de testament et c'est prodigieux. De Niro, Woods, la jeune J Connely....contribuent à cette tragédie qui reflètent toute la noirceur de l'être humain mais qui constituent un pays, des hommes des vrais (ou non d'ailleurs) . pour E Morricone et sa composition musicale.
A mon goût, un film clairement surestimé, probablement car c'est le dernier film d'un réalisateur ultra connu. Le film est bon dans l'ensemble, mais beaucoup trop long (au moins 1h de trop, en scènes inutiles et ennuyeuses), quelque bizarreries dans le scénario difficile à comprendre (sans spoiler, l'explication, à la fin, n'a aucun sens, quel intérêt aurait-il eu à faire ça? Aucun, du moins aucun expliqué).
La scène du début ne correspond pas à la fin, et n'a aucun sens (spoiler: pourquoi un gangster qui n'a pas bossé depuis de 30 ans serrait poursuivit, jusqu'à tuer pour le trouver? ) Des petites erreurs -si on peut dire - qu'on est étonné de voir chez un tel icône du cinéma.
Cela étant dit, les acteurs sont bons et le scénario tient globalement la route, Avec un peu plus d'action (c'est très très lent), un film plus court et un peu plus d'attention portée sur le scénario, on aurait pu avoir un chef d'oeuvre.
Ultime chef d'oeuvre et testament cinématographique de Léone,dont se sera le dernier film... Les gangsters ont trouvé leur odyssée dans cette grande fresque sur une bande de copains juifs,qui font les quatre cents coups avant de passer à la vitesse supérieure,au moment de la prohibition. Le film parcourt les époques,passant,par le biais d'une construction en flash back, du ghetto juif new Yorkais des débuts du XXème siècle au New York des sixties,en s'attardant sur le long épisode de la prohibition,dans les années 30. Film de gangsters,avec la violence qui va avec,mais aussi grande fresque mélancolique sur une amitié trahie,un grand amour raté...le ratage d'une vie,finalement et les regrets. Avec pour l'accompagner,la magnifique partition du vieux complice de Léone,Ennio Morricone...
J’en ai vraiment marre de ces films qui durent plus de 3h30, c’est vraiment,f dommage Il était une fois en Amérique commençait bien, mais la longueur est venu tout gâcher. Malgré ces magnifiques caractéristiques techniques, notamment le scénario et les interprétations, le film demeure moyen. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Le voici,le chef d'oeuvre de son réalisateur.Pour moi c'est le meilleur film de gangster de tout les temps. Et Robert de Niro crève l'écran dans le rôle de Noodles. Après, ce film fait environ 4h15 ce qui fait de lui l'un des films les plus long de l'histoire du cinéma.
Un Classique ce film comme la plupart de Robert de Niro à voir absolument !!! Ce film ne vieillit pas, il y a une belle histoire et on ne s'ennuie pas meme pour 3h de film avec un scénario incroyable et des prise de vue époustouflante. Le jeu d'acteur est juste hollywoodien merci Sergio Leone
L'ultime film du grand Sergio Leone est une œuvre crépusculaire rendant hommage au grand cinéma américain. Il dépeint le portrait de David "Noodles" Aaronson, de sa jeune enfance dans les quartiers juifs de Brooklyn à son ascension dans les plus hautes sphères du crime organisé de New York. Le premier élément faisant la force narrative d'"Il était une fois en Amérique" est son montage non-chronologique : l'histoire alterne entre 3 timelines, l'une se déroulant pendant les années 20 lors de l'enfance de Noodles et la formation de sa bande, l'autre en 1933 après sa sortie de prison, là où il se trouve au sommet du monde de la pègre, et une dernière en 1968, où, ayant reçu une mystérieuse lettre qui lui prouve qu'il n'est pas totalement tombé dans l'oubli, il revient à ses quartiers d'origine qu'il avait quitté 35 ans auparavant pour échapper à ceux qui voulaient venger ceux qu'il a trahi.. Le film est alors un voyage à travers la vie et les tourments de ce gangster qui, hanté par un acte de trahison, va mener une enquête sur son passé pour comprendre pourquoi il refait brutalement surface. Les transitions d'une époque à l'autre sont intelligemment mises en scène par des effets visuels ou sonores qui ne perdent jamais le spectateur. Au-delà d'être un simple film de gangsters, "Il était une fois en Amérique" est une gigantesque fresque de 3h40 (4h11 pour la version définitive disponible en blu-ray) reflétant l'histoire des Etats-Unis à travers la vie de cet homme d'un point de vue romanesque et même pessimiste.. L'Amérique dépeinte par Leone est un système corrompu où les puissants profitent sans vergogne des plus faibles spoiler: (en témoigne la fameuse scène ralentie où le jeune Dominic se fait froidement abattre devant le pont de Brooklyn, comme si le rêve américain était un cauchemar nécessitant de cruelles injustices) avec une galerie de personnages obnubilés par des rêves de grandeur. Ces personnages sont le théâtre d'une véritable épopée urbaine où la violence qu'ils sèment finira tôt ou tard par les rattraper, telle une tragédie grecque. Il y a assez peu d'action au final dans cette gigantesque épopée de près de 4h au rythme plutôt lent, mais le peu de violence qui apparaît fait ressortir toute la cruauté qui peut émaner d'un être humain. Les personnages féminins du film, dont le traitement a beaucoup fait polémique, en sont souvent réduits à de simples objets sexuels, à l'exception de Deborah qui incarne une sorte de pureté et d'innocence qui fait rêver le personnage principalspoiler: (en témoigne sa toute première scène dans le film, véritable déclaration d'amour au spectacle et la fin du film où elle semble ne pas avoir pris une ride, comme si sa beauté s'était figée dans le temps) dans ce monde chaotique. Pleine de lyrisme noir et de mélancolie, cette aventure baroque est portée à l'écran par une mise en scène absolument sublime reproduisant la New York de la Prohibition de manière plus vraie que nature, des images toujours cadrées à la perfection et un casting absolument divin (porté par la légende Robert de Niro qui donne à son personnage toutes les subtilités voulues sans oublier James Woods et Elizabeth McGovern, tous 2 justes du début à la fin) et une bande-originale d'Ennio Morricone superbe en tous points (composée 10 ans avant le tournage du film !).. Au final, plus qu'un classique, "Il était une fois en Amérique" est une épopée baroque tragique et romanesque sur l'amitié d'enfance, l'amour, la luxure, l'avarice, la trahison et les relations brisées, et une gigantesque fresque sur une Amérique qui inspire le cinéma depuis des décennies..
Un film de la taille du grand Sergio Leone. Tout ce qui constitue le cinéma que ce soit l'action, la passion et tout ce qui constitue les émotions est présent dans ce film. Une réalisation bien mise en œuvre avec des détours dans le passé, présent, futur.
'Il était une fois en Amérique' n'est pas exempt de défauts - récit parfois un peu confus, quelques effets un peu trop voyants - mais il possède un souffle et une beauté propres uniquement aux chefs d'oeuvre. De Niro et McGovern sont remarquables dans des rôles pourtant troubles et émotionnellement complexes.