Il était une fois en Amérique
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NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2017
Waouw, waouw, waoux... "C'est géant" ! Je ressors du troisième visionnage de cette oeuvre et c'est toujours la première chose qui me traverse l'esprit dès que survient le générique de fin, mais c'est aussi une impression, celle d'avoir vu passer toute une vie (ou bien des vies!) en 225 minutes... Sergio Leone, réalisateur italien, a déjà consacré la plupart de ses autres films à l'histoire américaine, filmographie hélas bien courte: la conquête de l'Ouest américain dans "Il était une fois dans l'Ouest", la guerre de Sécéssion dans "Le bon, la brute et le truand" (à savoir que ces deux films sont également deux films sur l'opposition de deux ou plusieurs personnages), la Révolution mexicaine dans "Il était une fois la Révolution" (que je n'ai toujours pas regardé à l'heure actuelle, honte à moi ! :( ), tandis que "Il était une fois en Amérique"... traite tellement de sujets. C'est un film qui parle de l'enfance, de l'amitié masculine, de l'opposition, le gangstérisme, et tout cela pendant la Prohibition, période noire dans laquelle la mafia s'est développée... L'histoire prend place dans trois différentes époques de la vie de David Aaronson, alias Noodles, de son enfance jsuqu'à l'âge adulte: entouré de ses amis Patsy, Cockeye, Dominic, Fat Moe et du mystérieux Maximilien, Noodles travaille pour Bugsy, trafiquant dans le quartir juif de New York dans lequel ils vivent. A côté, il est amoureux de Deborah, la soeur d'un de ses amis.
spoiler: Suite à un conflit opposant la bande de Noodles à celle de Bugsy, Dominic, le garçon le plus jeune de la bande, est tué par Bugsy, et Noodles par vengeance le tue à son tour avec un gendarme, ce qui lui vaudra la prison pour dix ans.
Sorti de prison, il retrouve Max et le reste de sa bande et s'unissent pour commettre différentes affaires pour Joe et Frank Minoldi, parrain de la Mafia. Enfin, parallèlement, le film montre la vieillesse de Noodles, ses troublantes retrouvailles avec Max après près de 35 ans de silence, et ses adieux et ses retrouvailles avec Deborah, la femme de sa vie... Mais Max pourra-t-il renouer l'amitié entretenue avec Max, son ami de toujours? Quel secret celui-ci lui cache-t-il? Tout d'abord, "Il était une fois en Amérique" est un film très symbolique. "Il aura fallu 15 ans au metteur en scène du légendaire 'Il était une fois dans l'ouest' pour réaliser ce film" disent-ils... Si vous vous rappelez bien, de mon impression au début de ma critique, c'est-à-dire celle d'avoir suivi une vie entière pendant 3h45 ; il s'agit de l'oeuvre testament de Sergio Leone, celle à laquelle il a consacré une grosse majorité de son existence, qu'il a travaillé et retravaillé jusqu'à trouver le résultat final, celui de la Perfection, avant qu'il ne trouve la mort tandis que parallèlement, il préparait un projet sur le siège de Léningrad, une autre grande partie de l'histoire américaine. L'intrigue de ce monument s'étend de l'adolescence du personnage magistralement intérprété par Robert DeNiro et de ses amis, témoins attentifs et railleurs de tout ce qui se passe autour d'eux, jusqu'à la majorité, à partir de laquelle
spoiler: commencent à disparaître tous ceux qui faisaient sa vie, à commencer par son amour de jeunesse, Deborah, interprétée par Elizabeth McGovern, qui s'en ira à Hollywood pour devenir comédienne et qui ne la reverra que 35 ans plus tard, ainsi qu'à la trahison de son ami de toujours: Max, interprété par James Woods ayant changé d'identité après s'être fait passé pour mort ;
l'intrigue est une succession d'événements fatals lancée dès la première demi-heure, et même avant que celle-ci s'achève on sait déjà que la suite va être du lourd et en effet, dès spoiler: le retour en arrière sur Noodles espionnant Deborah en train de danser
, celui-ci ne fera que le confirmer. Même si les 30 premières minutes du film sont un peu lentes on ne peut s'empêcher de lâcher l'écran, puisque visuellement, gros point fort, on atteint la perfection que ce soit dans la beauté des décors, les tenues des personnages, les différents environnements (la cultissime photographie du groupe de jeunes gens devant le pont de Manhattan) ou encore spoiler: la scène de la mort de Dominic au ralentit, survenant juste après le plan du pont. Brrr j'en ai eu des frissons ! ^^
Mais aussi, le film en lui-même est le symbolisme des différentes étapes de l'existence et de la déchéance morale à laquelle le héros est confronté. Ensuite, la distribution d'acteurs est d'une indéniable qualité: Robert DeNiro en grande forme, aussi adulte que plus âgé, un James Woods d'abord confiant puis peu à peu inquiétant, Elizabeth McGovern, Joe Pesci,... Leone réalise une véritable prouesse et met toujours très bien leurs visages en valeur et prouve que le langage non verbal, c'est à dire le regard peut apporter encore davantage d'émotion. Sinon, les enfants sont tout aussi convaincants ! Ils sont conformes à leurs alter-égos, aussi bien physiquement que mentalement. Il s'agit également du premier rôle de Jennifer Connelly, interprète de Deborah enfant, avant d'être popularisé par la suite par "Labyrinthe", "Requiem for a dream" ainsi qu'"Un homme d'exception". Enfin, le film contient bon nombre de répliques marquantes, et parfois mêmes des passages drôles spoiler: (celui de la femme se faisant passer pour morte dans le corbillard, dans lequel Max ramène son ami sorti de prison).
Mais ce qui marque avant tout dans le film, c'est la claque auditive que nous offre le grand Ennio Morricone, un atout majeur du film ; car non seulement elle est sublime (la plus belle perle de son compositeur, même bien au dessus de celles du "Bon, la brute et le truand" et "Il était une fois dans l'Ouest à mon goût), mais en plus on a beau entendre les quelques mêmes thèmes tout le long du film, on n'est lassé d'elles à aucun moment ! Car en plus de privilégier l'émotion visuelle, on y privilégie surtout l'expression des sentiments à travers la musique ! DeNiro, onze ans après le second volet du "Parrain" et huit après son rôle de charismatique chauffeur de taxi dans "Taxi Driver", réussit à nous livrer un personnage intéressant, attachant et émouvant, rien qu'avec la puissance de la musique et du visuel. Voilà j'en avais tellement à dire sur ce film qui est assurément l'un de mes préférés. Merci à tous ceux qui ont eu le courage de parvenir à bout de ce pavé, pour conclure, "Il était une fois en Amérique", dernier chef d'oeuvre de Sergio Leone est une oeuvre d'une puissance incroyable. 15 ans de préparation afin de nous prouver son immense talent et l'étendue de son génie à travers cette oeuvre poétique et intense ! Un grand moment de cinéma, allez-y les yeux fermés.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2016
C'est très difficile d'utiliser de simples mots pour parler de ce film, tant ce film est extraordinaire. Je n'ai jamais eu de telles émotions en regardant un film. Bref, 4 heures de pur bonheur !
Commençons cette critique en mettant en exergue la virtuosité dans la réalisation. La photographie est sublime notamment dans les passages de flashbacks où l'on voit le personnage de de Niro enfant avec ses potes. Cette séquence est peut être la plus belle que j'ai eu l'occasion de voir de tous les films que j'ai visionné ! C'est juste sublime. On retrouve dans tout le film la patte de sergio leone avec des moments de silence, de la violence rendue esthétique à souhait, des plans larges avec une longue profondeur de champs et des gros plans, étirement des longueurs. Mais le registre change, c'est un film de gangster, plus un western et Leone est obligé de changer certains codes. On retrouve évidemment quelques caractéristiques des films de gangster (envie d'argent et de puissance) mais ce film est plus sur l'amitié et il nous invite à réfléchir à ce sujet. De plus ce film est un magnifique hommage à l'innocence de l'enfance, ce qui rend ce film nostalgique à souhait.
Ragoutez à cela la musique extraordinaire d'ennio morricone et vous obtenez un chef d'œuvre, peut être le plus grand film que j'ai jamais vu !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2015
Un film super !! Je suis époustouflé par le réalisme et l'aventure de cette histoire infinissable. C'est un film de Robert de Niro, qui lui va tellement bien ! Une belle symphonie de liberté et de fraternité, le film tourne autour d'une amitié qui ne connaîtra sans doute jamais de fin tellement elle est inconcevable, à 13 ans avoir le courage de planter un mec armé, etc bref un film splendide je le conseille.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 septembre 2015
Que dire ? C'est un long film...rempli de longueurs. Misogyne jusqu'au bout des ongles et centré autour d'un personnage principal détestable.

Par contre on ne peut pas vraiment nier le côté artistique de la chose. Oui certains plans sont intéressants, oui la mise en scène est de qualité et surtout sublimé par la musique. Mais franchement tout ça ne suffit pas à rattraper les points négatifs.

A voir...une fois. Histoire de boucher les trous de sa culture cinématographique.
christophe117
christophe117

9 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2015
Long mastodonte dont la musique et les scènes clefs nous restent en tête longtemps après, le film brille par ses acteurs, son montage audacieux, et par son fond : l’Amérique de la première moitié du 20ème siècle.
Le film n'a qu'un seul défaut : il raconte la vie de gangsters ; c'est à dire en dernière analyse, une vie ratée, vide et abjecte, parsemée de regrets et qui finit généralement assez mal. Il y a des vies plus intéressantes à se voir compter en plus de 3 heures...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 septembre 2015
C'est un beau film mais je n' irais jusqu' a dire que c'est un chef d'oeuvre pour la simple et bonne raison qu'il y a un peu trop de longueurs à mon gout... On saluera le style épuré et le tournage chronologique en introspection qui en fait émaner toute sa beauté et tout son nostalgisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2015
"J'aime vraiment le cinéma", voila ce que je me suis dès la fin du film. Une claque, une vrai claque en pleine tronche, une réflexion sur l'homme, sur son enfance, passant par l'adolescence en prison, puis la vie d'adulte, mais finalement on se laisse surtout emporter par la forme que par le fond, la bande originale étant admirable tout comme la réalisation, certains plans sont en effet jouissif rien qu'à les regarder. Personellement c'est la première partie du film qui m'a le plus impressionné avec toute cette violence, mais qui étonnamment ne choque pas autant que ça. Il est aisément rentré dans ma liste de films cultes!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2015
Il était une fois en Amérique est, et personne ne pourra jamais le nier, le meilleur Sergio Leone de tous les temps!! Peut-être même le meilleur film de gangsters de tous les temps!!! Vous me connaissez (ou peut-être pas), je suis complètement gaga de films cultes, je suis un immense fan et j'apprécie chaque film original des meilleurs réalisateurs qui sort au cinéma!! Et comme beaucoup de monde, s'il y a bien un de ces films qui nous a tous marqué pendant de longues années, même encore aujourd'hui, c'est Il était uen fois en Amérique!! Alors, premièrement, l'image est époustouflante!! Avant tout grâce aux couleurs particulièrement maîtrisées et qui nous donnent une image resplendissante de l'Amérique ! Et comme dans chaque Leone, ce qui fait avant tout le charme des personnages, c'est bien entendu l'originalité et le style du costume, et c'est encore le cas ici!! Noodles est presque devenu un symbole pour chaque personne existant au monde! Qui d'entre nous ne pense pas à Noodles en parlant de Robert DeNiro ?! On s'intéresse à lui dès les premières secondes, et puis impossible donc de ne pas s'y attacher lui et ses copains quand ils sont enfants ! Et même adulte, son physique est impressionnant et lui aussi culte! Pour Deborah, bravo Leone! Vous avez réussi à me faire bander sur une fille dès mon enfance! Et américaine en plus!! Max a également un design culte, qui ne pense pas à Max en voyant James Woods ? Ce parti pris par Leone en fait un look brillant! Et pour les personnages secondaires, ils sont tous très riches en émotion! Comme Frankie, Joe, James ou encore Dominic ! Les effets numériques rajoutés à limage garantissent également le spectacle! Cela donne de magnifiques effets de lumières sur plusieurs plans ! Mais maintenant que j'ai traité de l'image, parlons du vrai, de l'énorme, de l'immense point fort d'Il était une fois en Amérique : la musique de Ennio Morricone ! Mais bon sang! Voilà la plus grande musique jamais composée pour un film de gangsters! Je me souviens de chaque morceau de chaque moment à chaque seconde! Tous les thèmes qu'a créé Morricone pour IEUFEA sont inoubliables! Tellement puissants et tellement forts en émotion!!!!!! Ce film est, si ça se trouve, la meilleure musique qu'a jamais composé Ennio Morricone! Et que dire des musiques! "Once Upon a Time in America" fait démarrer le film par un flamboyant meurtre et nous annonce immédiatement que ce film va tout repousser! "Friends" a un rythme d'enfer! "Poverty" est une chanson géniale! " Deborah's theme" est une chanson destinée à l'amour entre David et Deborah juste magnifique et parfaitement orchestrée! Et bien entendu, comment ne pas parler d'une des chansons les plus cultes du film : "Poverty"! Voilà une chanson qui mérite un succès aussi populaire! Grâce à son rythme endiablé et à sa mélodie bluffante d'inventivité, il est impossible de ne pas l'adorer à moins de n'avoir aucun goût ni aucune émotion! Une bande originale qui restera parmi les plus grandes de l'histoire du cinéma! Aucun souci côté doublages français! Jacques Frantz, Guy Chapellier, Michel Mella, Véronique Augereau, Boris Rehlinger, Paul Borne, Guillaume Orsat, Hervé Rey, Christophe Lemoine, Marc Alfos. Tous méritent d'être cités pour leurs performances exceptionnelles! Et en ce qui concerne l'histoire, l'humour et l'émotion, Leone ne nous a jamais autant gâtés! Grâce à des personnages très charismatiques: Noodles et Deborah forment un "couple" excellent, Max est un méchant tellement impitoyable et machiavélique qu'il en est incroyablement intéressant, Frankie et Joe sont 2 comparses inoubliables et tous les persos ont une posture et une carrure si fortes qu'ils sont captivants, un peu comme Tony Montana dans Scarface. Aucun problème sur les quelques touches d'"humour", Leone a su trouver le juste équilibre entre humour pour enfants et humour pour adultes, il y en an donc pour tout le monde! Mais on ne rira pas très souvent! Et on sera également très souvent la larme à l'oeil!!! Avant tout quand spoiler: Max se suicide en se jettant dans un camion de poubelles sous le yeux de Noodles
. J'ai fait le tour. Je pense donc (je suis même sûr) que mon avis est similaire à celui d'une immense majorité de spectateurs. En même temps, ceci est l'apothéose des films de Leone ! Il était une fois en Amérique a été, est, et restera à jamais le film drame/gangsters le plus brillant qu'on ai vu au cinéma!!
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2015
Maître du western-spaghetti, le réalisateur italien a mis près de 15 ans pour mener à bien le troisième volet de sa trilogie « il était une fois ». L’histoire d’une amitié qui unit une bande de jeunes voyous dans le quartier juif new-yorkais des années 20 jusqu’à leur fructueuse ascension, parsemée d’arnaques, de vols, de meurtres et de trahison, en pleine période de prohibition. De la flamboyante mise en scène aux splendides décors, de la musique mélancolique d’Ennio Morricone au jeu des interprètes, Sergio Leone nous offre 3h40 de vrai et pur cinéma. Une authentique maîtrise qui sublime chaque scène, qu’elle soit empreinte de poésie, de violence ou de sexe. Au même titre que sa lenteur narrative, le singulier montage des différentes époques - ma préférence allant à celle de 1922 - n’alterne en rien la fluidité du film, ni son intensité et encore moins sa densité. Cette fresque épique et historique d’une certaine Amérique jouit également d’une distribution royale, dominée magistralement par Robert De Niro et James Wood, qui trouvent ici l’un de leurs plus grands rôles. Incontestablement, l’un des chefs-d’œuvres du 7ème Art.
Psydered
Psydered

52 abonnés 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 août 2015
Il était une fois en Amérique fais parti de ses grande fresques historique ultra populaire, et aussi ultra surestimé. Le film dure 4h11, et pendant cette durée il n'y a environ que 2h de film utile, tout le reste aurait pu être coupé au montage que cela n'aurais rien changer au scénario. La partie ou l'on vois De Niro jeune s'attarde trop tard sur le film et du coup on ne profite pas assez de sa partie ou il est gangster enchéri. Le manque de dynamisme dans les scènes d'action m'a aussi surpris que le doublage des voix en version française. Un film ultra populaire oui mais ultra intéressant non, largement dispensable.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2015
"Once upon a time in America" est le testament cinématographique de Sergio Leone, qui signe son chef-d'oeuvre absolu. Une oeuvre d'une ambition et d'une ampleur quasi-inégalables, portée par le talent de conteur inouï du cinéaste et un casting d'exception (les mots manquent pour saluer le génie de De Niro). Le film est tellement sublime que je n'ai pas spécialement envie de l'analyser, de décrypter ses multiples interprétations possibles (Noodles délirerait-il son avenir sous l'emprise de l'opium ?). Je préfère me laisser envoûter par sa narration obsédante, ses époustouflants morceaux de bravoure (la mort de Dominic au ralenti est toujours aussi grandiose) et la partition de Morricone, absolument déchirante. Leone l'utilise avec une virtuosité confondante, n'hésitant pas à rendre son film le moins bavard possible pour renforcer l'intensité de tout ce qui se dit, tel l'inoubliable "Your mother is calling you", adressé deux fois par Deborah à Noodles. Le plus admirable dans tout ceci est que la stupéfiante maîtrise de chaque scène n'est jamais écrasante puisque l'immense sensibilité de Leone imprègne son oeuvre d'une émotion indélébile. Pour finir, un mot sur la version de 4 h 11 exhumée récemment: les scènes supplémentaires, plutôt belles, n'y sont pas décisives et alourdissent même un rien l'ensemble. Les 3 h 49 connues de tous sont donc idéales pour apprécier cette épopée somptueusement élégiaque qui constitue un sérieux prétendant au titre de plus grand film jamais réalisé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 juillet 2015
Pour tacher de comprendre vraiment la narration de ce film, il faut saisir que (de l'affirmation de Leone) le héros est sous l'emprise de la drogue et que les différentes sections s'entremêlent entre passé et présent... Il s'agit d'un rêve, de rêves, et ceux d'abord d'un petit italien fasciné par l'amérique, ce continent bâti sur le crime. Quand De Niro, aux toutes dernières images, se tourne vers la caméra, en contre plongée, c'est le même plan que celui de Jill dans "Il était une fois dans l'Ouest". Ce clin d'oeil nous éclaire : "je vous ai eu !"... Pas mal, mais des viols inutiles, des dialogues creux, un style académique viennent dégonfler l'ambition de l'entreprise.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2015
Vu lors d'une nuit "Il était une fois" au cinéma, dans des conditions assez exceptionnelles même si voir cette trilogie d'affilée est une épreuve en soit. Le film clôturait la soirée, et a donc été lancé à 2h du matin, autant dire qu'il s'agissait autant de plaisir que de torture. D'autant que nous avons eu droit à la version longue et originale, à savoir 4h10 ! Je dois dire que je me suis un peu ennuyé mais je pondère cela en raison de la fatigue, ce qui donne un 4. J'ai vraiment vu une fresque incroyable sur les Etats-Unis, et même si le film souffre de nombreux défauts, on ne peut pas s'empêcher de saluer le travail de Leone pour sortir son film ultime, le film de tous les excès. Tout y est, des années 20 aux années 60, la reconstitution est méticuleuse, on s'y croit vraiment. Le film est découpé chronologiquement, fait de flashback, ça permet de dynamiser un peu le tout, même si chaque période n'est pas indispensable. La meilleure partie me semble être l'enfance de Noodles, il y a une innocence incroyable qui se dégage de cette partie. Leone a tout compris de l'enfance et de l'amitié, c'est vraiment prodigieux. Et c'est à la sortie de prison que cela se gâte en fait, à part la scène de retrouvailles qui est une merveille. Mais ensuite le film se veut plus décousu, les personnages deviennent rapidement détestables, la politique se mêle à l'intrigue, des choses soit mal pensées soit dispensables en fait. Et les deux dernières heures se sont un peu transformées en calvaire, car la magie du début s'est envolée. J'ai beaucoup pensé au Parrain devant ce film, on a un peu les mêmes qualités et défauts, ce côté fresque, mais le Parrain arrive mieux à gérer son rythme, il n'y a pas une partie qui sort vraiment du lot. Pour ceux qui veulent le voir, faite le en 2 fois, afin de ne pas rencontrer les mêmes soucis que moi. Néanmoins j'aimerai le revoir un jour, dans des conditions moins particulières, mais avec plus de repos !
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2015
Une œuvre colossale d une beauté visuelle impressionnante. Il était une fois en Amérique est plus un film sur l amitié et l enfance perdue dans un film de gangster de haute volée. A l image d il était une fois dans l ouest, Sergio Leone fait un film contemplatif, on regarde une succession de tableaux de maître pendant plus de trois heures. Seulement à l inverse de son western on est parfois trop dans la contemplation justement et j ai été moins happé par l histoire (qui est cependant formidable). En revanche toute la partie sur l enfance est une pure merveille, parents absents c est la bande de copains qui fait office de famille, une famille pour qui on se sacrifie et qui est aussi le lieu de trahisons. Il y a aussi dans ce film une des meilleurs scènes qui m ai été donné de voir, quand un des membres de la jeune bande va voir une fille facile du quartier pour obtenir des faveurs en l échange d un gâteau à la crème et qu il l attend dans l escalier face à ce gâteau; un pur moment de magie cinématographique !
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2016
C'est évidemment un très bon film mais je dois avouer être en partie déçu de cet ultime film de Sergio Leone. Je m'explique. Globalement je lui reproche son format beaucoup trop long pour dire ce qu'il a à dire, ce qui donne un ensemble un peu inégal au niveau intérêt. En effet, je trouve que les deux premiers tiers, notamment quand la bande est enfant (bande à laquelle on s'attache), passent comme une lettre à la poste, avec une poignée de scènes mémorables et une petite touche d'humour pas désagréable, mais la dernière partie est plutôt ennuyeuse en soit malgré son côté indispensable car explicatif. Je conseille d'ailleurs fortement aux gens de regarder la version longue car sinon le scénario est assez nébuleux sur certains points et c'est dommage. Peut-être aurait-il fallu incorporer plus de clés de compréhension scénaristiquement parlant et s'employer d'avantage à l'ellipse sur certains autres pans d'aventure ? Tout de même, cela reste très bien écrit et particulièrement réaliste et précis (notamment dans la mise en exergue d'un certain nihilisme propre à l'univers du grand-banditisme, et plus précisément de ce groupe d'amis) mais il y avait moyen de faire quelque chose de plus court et intense au niveau de la dramaturgie dans cette ascension. Là Leone étire trop son histoire ce qui étiole la narration, ses enjeux, et ses thématiques fortes (comme les limites de l'amitié), en découle un manque flagrant d'émotion. A titre personnel, j'ai déjà pu voir des films sommes plus aboutis et denses dans le genre. Malgré tout on ressent très bien tout le travail nécessaire à cette fresque ambitieuse, exigeante et pleine de charme notamment dans la reconstitution sublime de l'Amérique des années vingt et de son contexte de prohibition et d'inégalités sociales. A part ça la direction d'acteur est géniale dans son entiereté avec un gros casting d'acteurs d'ailleurs, et la partition musicale d'Ennio Morricone est inoubliable. Quant à la fin je l'apprécie pour sa manière d'entrouvrir les portes et de laisser libre court aux interprétations dans un film de ce registre. A voir donc.
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