Il était une fois en Amérique
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2015
Ultime chef d'oeuvre de Sergio Leone, "Il était une fois en Amérique" est un film majestueux, d'une beauté rare et immaculée.
Après avoir vu ce film, on pourrait avoir l'impression d'en réalité, avoir vécu toute une vie ; car on ne regarde pas, mais on vit l'histoire de David Aaronson, dit "Noodles", interprété par un De Niro au sommet de son art. Même, on pourrait avoir l'impression que d'une scène à l'autre, l'époque est parfois atemporelle, que De Niro soit jeune, vieux, de par les décors sublimes, qui sont récurrents (le bar de "Fat" Moe, les rues, ...). Car le film matérialise la vie de Noodles en plusieurs périodes ; son enfance, son adolescence, l'âge adulte, et lorsqu'il est vieux.
Le personnage de Max interprété par James Wood se rallie parfaitement avec celui de Noodles. Ce sont deux entités, qui forment une symbiose, dans laquelle l'une peut détruire l'autre.

Mais ce n'est ni un simple film, ni une simple histoire ; c'est une leçon de vie, un tableau de l'Amérique déchue des années 20-60, qui est peint par ce personnage qu'est Noodles, un gangster à la vie ratée.

Outre ce pur génie scénaristique et cette histoire, la réalisation de Leone est exceptionnelle : certains plans sont d'une beauté extrême, d'une intelligence subtile ; ils sont d'ailleurs, comme dans la plupart de ses films, accompagnés de la musique magistrale d'Ennio Morricone.

Ce film, à travers les différentes époques, nous fait voyager. Mais pas seulement au niveau temporel ; en effet, le film aborde avec un génie inégalable un grand panel de thèmes, que sont l'amitié, l'amour, la loyauté, la fidélité, la trahison, la vengeance...mais surtout, le rêve (Max qui parle du rêve de quand il était petit, ou l'image du générique). Il nous questionne sur de nombreuses valeurs.
Je pense donc qu'"'il était une fois en Amérique" est l'oeuvre de toute une vie ; celle David "Noodles" Aaronson, mais aussi celle de Sergio Leone.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2015
La différence entre le talent et le génie n'est pas seulement dans la grandeur de l'oeuvre que l'un et l'autre sont capables de créer, mais dans leur influence sur les hommes. Sergio Leone et Ennio Morricone joignent leur génie dans cette oeuvre, ils la créent, ils nous influencent. Voir ce film est, pour beaucoup, un événement. On abuse de l'expression, mais elle est ici de rigueur : on ne sort pas indemne, on sort transformé, presque victime, attaché au souffle incroyable qui emporte la sensation, le rêve, l'imagination, l'esprit. Noodles (Robert de Niro), dans le rôle principal, semble regarder le spectateur pour faire impression sur lui de toute la charge d'histoire, d'amour, d'aventure, de tristesse et de volonté que contient ce long-métrage, et pour imprimer cette charge au fond de l'âme.
Difficile de comparer ; s'agit-il de l'un des plus beaux films de tous les temps ? S'agit-il du plus beau ? Cette question ne risque-t-elle pas de vulgariser la densité et le sublime de "Once upon a time in America" ? La misère humaine, le mal, la violence, la trahison sont filmées crûment, mais jamais on ne doute que l'être humain, malgré tout, vaut quelque chose. Les deux ingrédients de toute histoire qui touche y sont : l'amour, la mort. Mais ici le mal se glisse entre les deux : Noodles est amoureux de Déborah, qui le lui rend bien ; Noodles rencontre la mort de ses meilleurs amis ; et Noodles est toujours attaché à cette vie dans le crime, qui lui arrache son amour et qui lui arrache ses amis. Belle figure de l'homme lorsqu'il ne parvient pas à échapper aux vieux démons qui lui ôtent le bonheur.
Il ne faut pas aller voir ce film n'importe quand, n'importe comment, surtout la première fois. Sergio Leone n'y a rien fait au hasard, on ne doit pas le voir au hasard. Peut-être même que l'oeuvre a dépassé Sergio Leone, lui a échappé par un bout, nous disant des choses que le vieux maître italien n'avait pas prévu.
Shawshank Red
Shawshank Red

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2015
Après avoir vu tout les films de Sergio Leone, je n'ai aucune hésitation à dire que celui ci est son meilleur. La réalisation de ce film est l'une de celle qui m'a le plus chamboulé et on assiste ici aux meilleurs transitions et ellipse temporelle de l'histoire du cinéma. On passe d'une époque à une autre, avec à chaque fois une idée différente qui nous surprend. Comment peut on parler d'un film de Leone sans en évoquer la musique? Ennio Morricone offre ici, bien qu'un peu inférieur à Il était une fois dans l'ouest, l'une de ses meilleurs composition. J'ajouterai également que je n'ai absolument pas vu les 3h40 passer.
ManoCornuta

362 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2017
Toute la démarche artistique de Sergio Leone aboutit enfin dans ce grand film, exprimant à la fois sa nostalgie d'une époque, son cynisme et son désenchantement. Son sens du rythme fait encore une fois merveille, pesant ses lenteurs au trébuchet tout en alignant des plans magnifiquement travaillés, avec des interprètes on ne peut plus justes et une partition musicale encore et toujours d'un Ennio Morricone au sommet de son art. Leone démontrait ici qu'il pouvait sortir du confort douillet du western-spaghetti qu'il avait fait naître, en accouchant de ce film-testament à la puissance narrative formidable. De compositions remarquables en reconstitutions minutieuses et flamboyantes, une fresque majuscule sur l'Amérique et la pègre.
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2015
scotché sur le fauteuil pendant plus de 3 heures...
de niro et les autres au sommet.
inégalé. sans doute à jamais.
l'atmosphère de l'époque formidablement retranscrite, les retrouvailles finales avec son ancien ami qu'il croyait mort mais qu'il a volé... énorme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 janvier 2015
Alors,oui, ce film est long. Très long. Mais le génie et défunt Sergio Leone arrive à nous plonger dans cette ambiance, en trois parties (années 10, années 30 et années 60) dans cette fresque d'une rare qualité qui se fait oublier. La photographie est grandissime, la mise en scène est fascinante et troublante, et que dire de la BO.. Maestro Morricone à la baguette, Leone à la réalisation, De Niro comme personnage principal. Que demande de plus le peuple ? Un sombre et fabuleux chef d'oeuvre !
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2015
Un véritable chef d'œuvre pour l'histoire, les détails, le jeu des acteurs. On y trouve beaucoup de violence, de l'amitié, de l'amour, un peu d'humour de la trahison, de l'espoir des surprises... Le tout étalé sur 3 époques l'enfance, l'age mur et le début de la vieillesse. Magistral.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 février 2015
Il est incroyable de voir que Leone est capable de réaliser un tel chef-d'œuvre qu'est Il était une fois en Amérique en sortant de son genre de prédilection. Dernier volet de la saga sur l'histoire de l'Amérique, Il était une fois en Amérique se déroule durant la prohibition. Ce film est un véritable chef-d'œuvre du film de gangster. Porté par un Robert de Niro exceptionnel, un James Wood au top, et toute la team d'acteurs hors normes, le film s'étale sur près de 4 heures, sans jamais nous ennuyer. Il montre toute la vie du truand, Noodles, de son enfance à sa vieillesse. Sergio Leone a vraiment un style exceptionnel, avec une mise en scène sublime, des plans hyper travaillés et bien sûr un scénario en béton. Les personnages sont très bien écrits et sont à la fois attachants et repoussants ( surtout Noodles qui spoiler: est tout au long de l'histoire un personnage à qui on peur s'identifier, mais qui violera la femme qu'il aime dans une scène particulièrement horrible
). Leone alterne des séqunces de dialogues ( quelquefois un peu longues, mais bien écrites ), avec des séquences violentes ( massacre et viols ). Pour finir Ennio Morricone compose ici.....une des plus belle BO jamais écrite, il faut bien le dire, qui colle parfaitement avec le film : poétique et très mélancolique ( elle arrive presque à m'arracher des larmes quand je l'écoute ).
Bref Leone signe avec ce film testament un chef-d'œuvre qui traverse les âges. Un film à voir absolument.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 janvier 2015
Je sais pas ce qui me choque le plus dans ce film. Non mais sérieusement! Je suis le seul qui croit avoir vu un film pornographique non-avoué?Pour moi un film de gangsters qui dure 4 heures parle plus de gangsters que d'autre ( surtout le sujet non-avoué que je ne mentionnerai pas ici ). Franchement, après ses excellent westerns qui ont révolutionné le genre, je m'attendais à mieux de la part de Sergio Leone. Et la je parle franchement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2015
Il était une fois en Amérique est une superbe saga américano-italien réalisé par Sergio Leone, coécrite par Leonardo Benvenuti, Piero De Bernardi, Enrico Medioli, Franco Arcalli et Franco Ferrini d'après le roman The Hoods de Harry Grey (publié en 1952) qui parle de prohibition, d'amitié et de trahison ou on trouve comme principal Robert De Niro (excellent dans l'un de ses plus beau role) qui joue David « Noodles » Aaronson un gangster (d'origine Juive) de la prohibition qui va devenir un chef de gang.... On trouve a ses cotés James Woods (excellent) qui joue Maximilian 'Max' Bercovicz son meilleur ami... Elizabeth McGovern (excellente) qui joue Deborah Gelly son amie (et amour) d'enfance (Adolescente, elle est par la déjà trés talentueuse Jennifer Connelly dont c'est son premier role a l’écran) qui est devenu Une star Hollywoodienne... William Forsythe qui joue Philip 'Cockeye' Stein et James Hayden qui joue Patrick 'Patsy' Goldberg ses deux amis d'enfance et membre du Gang... Larry Rapp qui joue 'Fat' Moe Gelly le frere de Deborah et ami d'enfance de Noodles et Noah Moazezi qui joue Dominic l'ami d'enfance du groupe Mort Assassiné (en 1922)... Mais aussi Tuesday Weld (très bien) qui joue Carol la petite amie de Max, Joe Pesci, Burt Young, Danny Aiello qui joue le chef (corrompu) de la police Vincent Aiello, James Russo qui joue Bugsy le jeune caïd qui tue le jeune Dominic... Darlanne Fluegel qui joue Eve la nouvelle amie de Noodles (1933), Richard Bright qui joue Chicken Joe un homme de main et Treat Williams (excellent) qui joue James Conway O'Donnell un syndicaliste aux mains propres qui deviendra sénateur... A noter que l'intrigue du film ne suit pas un ordre chronologique. Elle alterne entre trois phases de la vie du protagoniste principal, (joué par Robert De Niro) : son adolescence en 1922 où il côtoie le milieu des petits voyous du quartier juif, qu'il habite avec sa famille, à l'âge adulte en 1933 et sa vieillesse en 1968... Que le film devait être a l'origine (en 1975) avec Gérard Depardieu qui devait jouer le rôle de Max et Jean Gabin jouant Max vieux. (entre autres car on parle aussi de Richard Dreyfuss et de Paul Newman)... Et que la musique est toujours composé par Ennio Morricone (sa plus belle B.O)... Ce superbe film qui est l'œuvre testamentaire du grand Sergio Leone (qui mourut cinq ans après sa sortie) n'est autre que le troisième volet de la grande saga portant sur plusieurs périodes-clés de l'histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l'Ouest, se situait à l'époque de la conquête de l'Ouest. Le second, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, et enfin Il était une fois en Amérique, revenait sur la période de la prohibition et l'avènement du gangstérisme... Un pur chef d'oeuvre du cinéma qui fait parti de mes plus beau film au monde.
sylvain b.
sylvain b.

5 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2015
Mon film culte , une histoire d amour et d amitié qui tourne mal , la mafia durant la prohibition, bref tout ce qui me plait ..
aragorn-cool
aragorn-cool

6 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2015
Si vous aimez les films de gangster vous aller surement aimer celui la si vous ne l'avez pas encore vu. bien sur c'est un film de gangster donc il est parfois assez violent.
au début, Sergio Leone prend son temps pour installer le début de cette histoire (qui est tres longue) et cela donne une sorte de beautée nostalgique. un gangster reviens a new york a cause d'une lettre qu'on lui a envoyé et dans un flash back il se souvient de sa jeunesse.
Comme je l'ai deja dit le début est un peu long mais cela laisse le mystere sur une histoire d'argent de trahison et de lettre envoyé par on ne sais qui. Peu a peu on commense a comprendre, l'intrigue commense a se dessiner et le long flash back arrive, tableau parfois cru et violent de la vie des gens et des gangsters en particulier au début du 20eme siecle dans un New york assez sordide
l'histoire est lancée et on se surprend a aimer ces jeunes voyous et a suivre leur destin de gangster au temps de la prohibition pour connaitre le fin mot de trahison dont le hero de l'histoire est accusé au début.
il était une fois en amérique est un véritable chef d'oeuvre orchestré par sergio leone avec la musique magistrale d'Ennio Moricone et robert de niro qui est parfait dans le role principal
Napoléon
Napoléon

183 abonnés 1 629 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2025
Malgré une longueur conséquente le film, plutôt crû, marque. La mise en scène est tout simplement magistrale avec des plans magnifiques et des scènes exceptionnelles. Les costumes et décors sont beaux. Le casting est une franche réussite. On suit le groupe avec grand plaisir, dans son évolution, dans ses idées et ses coups. Même si le scénario est un peu répétitif avec les fameuses affaires, certains moments sont surprenants et déroutants. Une dose d'émotions est régulièrement présente avec bien sûr une belle bande son.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2016
Once upon a time in America est une œuvre où le temps n’a pas de prise, mausolée d’une nostalgie immuable, où l’émotion s’affirme crescendo au rythme d’un opéra romanesque. Dans la vapeur d’un train en gare, à l’ombre des nuées misérables, au cœur de la brume extatique du port, les souvenirs s’évaporent, assiègent l’opiomane d’une plénitude malicieuse. A l’image d’un Martin Eden faubourien, Noodles s’évade dans la parabole de sa vie, débris fumeux d’une destinée ignorée, lorgnée par la rainure du spectre de l’enfance. Testament mélancolique du maestro spaghetti, Il était une fois en Amérique reflète l’ardeur du réalisateur envers son art, pulsions enivrées du souffle incandescent d’une pellicule fécondée.

Coucher mes émotions, témoigner mon oraison, l’incompréhension guette. Ce silence emphatique enferme mes pensées. La mélancolie résonne encore. Leone m’ensorcelle d’une oisiveté convulsive. La page blanche me taquine. Reflet du vide de ma pensée ou absence de jugement ? Leone aurait-il séquestré mon cœur dans son mirage rédempteur ? Son œuvre subsiste dans mon esprit. Impossible de m’en arracher. Le cliquetis de la pendule s’est arrêté.

Le silence règne. Les pas se font lourds. La marche du vertueux se mythifie. Un meurtre bestial, un passage à tabac, de l’hémoglobine tapissant notre incompréhension,… l’animosité galvaude l’image. La violence se fait silencieuse et l’agonie (in)visible. Les ombres frétillent. L’obscurité s’estompe dans la frivolité. Artifice palliatif du désespoir courant. L’appel du passé s’éternise. Un téléphone sonne. Au son anguleux du subtil mobile se dessine la réminiscence d’une fatalité erronée par les flashbacks précipités. La tension monte. Le calme s’installe. Une gare. Un billet. N’importe où. Une tonalité familière. Les espaces-temps s’étonnent. La fresque murale se modernise. Yesterday s’élève dans un sursaut irréel. Un visage flétri, Noodles s’admire dans le miroir de sa vie. Les souvenirs se matérialisent.

Au vieillissement apparent s’accorde la magie d’antan. Hier est aujourd’hui, aujourd’hui est hier. Les photographies illuminent Noodles du spleen indécis. Une trappe clichée. Un refuge dérobé. Un regard inchangé. L’immersion est totale. Fenêtre sur le monde, la déité apparaît, raffinée, remuant sa beauté au milieu des balais. L’effervescence de l’enfance succède à l’accalmie de l’averti. Premières amitiés. Premières complicités. Le vertige Proustien accapare les mouflets. La nostalgie s’empare du spectateur. Les premières larmes émergent. L’acerbe réalité s’abandonne sous les regards liés de ces forbans du pavé. Savoir apprécier la magie d’’un plan, d’une séquence transcendant toute rationalité, Leone en cultive chaque instant. La friandise, la charlotte, madeleine de Proust convoitée par Patsy, s’éclipse dans une scène d’une rare intensité, délectée par un spectateur prisonnier. L’épanouissement est d’autant plus absolu à l’écoute d’une symphonie élégiaque, adoucisseur de la morosité et remède à l’adversité.

Magnifié sous la caméra d’un Leone à maturité, Brooklyn transparaît de majesté (reconstitution stupéfiante de réalisme et d’éclat), à l'image de ce plan légendaire où ces « innocents » brigands déambulent dans un désert métallique, trompés par une Amérique monstrueuse et souveraine. Dans cet élan fataliste, la cruauté s’empare de l’enfance. Une note puissante. Un ralenti. Une fuite chancelante. Morricone fauche l’âme du spectateur, oscillant entre désarroi et impuissance, ensorcelé par une Flute de Pan exaltée. Les longs manteaux flottent dans le vent. Un refuge incertain. Une course torturante. Un sol embrumé. Bugsy se déchaîne. Dominic s’effondre. La faucheuse moissonne l’ingénuité. Noodles se redresse. Aucune échappatoire. Bugsy s’avachi, Noodles langui. Le lyrisme se fait malheureux, Noodles se perd dans les méandres d’une vie incomprise à l’image d’un cinéaste pulvérisé par le système dans lequel il navigue.

Les gangsters ont grandi. La violence et le crime rythment leurs journées. Max et Noodles s’enlacent, se retrouvent, s’apprivoisent. La femme idéalisée (une femme aimée qui ne vieillit pas : à jamais un souvenir, une image inaltérée de beauté) échappe sans cesse à Noodles. A la démesure romantique d’un repas enchanté, les corps s’enchaînent, s’expulsent, profanation de la pureté face au refus d’un amour désiré. Dès lors, la cruauté se fait jour, les souvenirs se dissipent, les regards se croisent ; une fureur mafiesque s’empare des protagonistes. Braquer, tuer, violer,… le temps est corrompu, mais à jamais une affaire de confrères. Frères jusqu’à la mort, loyaux jusqu’au parjure. Tout est une question de trahison, d’énigmes à l’interprétation voilée, altérant la perception du temps. Le crépuscule enfante l’aurore. Des souvenirs, rien que des souvenirs, découlent de Noodles : Max n’est plus qu’une image, une diapositive, un fantôme du passé,… une amitié indestructible que même le présent ne saurait dénaturer.

De ces nuances narratives résulte une fable hallucinatoire dépouillée de toute redondance, Extase artistique, Orgasme cinématographique, antéchronolgique, Leone honore le cinéma de son œuvre. Complexité et clarté se combinent dans un montage dynamique et dramatique, parsemé de raccords somptueux, d’un passé glorieux à un présent ténébreux. Leone émane de chaque morceau de pellicule, à travers des yeux acérés, un plissement de front, une lueur d’un Tuco ou d’un Eastwood dans un jeu de regards, dédicace lyrique du cinéma sur le cinéma. Tout n’est qu’émotion, poésie illusoire coulant dans nos veines, remuant une intensité inégalée, nostalgie d’une existence divinisée par la caméra de Leone. Un film. Une œuvre. Larme à l’œil. Toucher au sublime, côtoyer les anges, l’œuvre parfaite, insurpassable de générosité.

Dans un nuage de fumée, Noodles s’émancipe du factuel, fantasme la magnificence d’une amitié passée. La fumerie d’opium, symbole d’une temporalité figée, refuge des vestiges nébuleux de l’être. La fumée imprègne ses poumons d’une douce mélancolie, les souvenirs s’envolent en une spirale chimérique, enivré par la délivrance d’un cauchemar sous opium. Noodles balaye le Temps qui se dérobe à lui, jubile de l’éternité d’un passé incorruptible. Ses lèvres se dilatent à l’image d’un bonheur fuyant. Un sourire contemplatif. Enigmatique. Non, une évasion bercée d’illusions. Le spectateur se l’approprie, se déride, sourit avec lui. Le film ne fait plus qu’un avec son spectateur, habité par une sensibilité aérienne, hors de toute temporalité.

END CREDITS / FINAL CUT

Quatre heures sont passées. Ces précieuses secondes continuent de défiler, suspendues à l’écho émotionnel. Elles ne s’arrêtent pas. Le temps passe, se fige dans une beauté éternelle. Mes yeux se ferment. Le film éclaire mon esprit. Des bribes. Des images. Des bruits. Une Musique. Des gamins. Un pont. Un ralenti. Une flûte de Pan. Tant de motifs qui m’interrogent, s’entrechoquent, caressent ma sensibilité, ébranlée par ce spectacle d’illusionniste. Once upon a time in America est un souvenir à lui seul. Une expérience. L’essence même du cinéma. Se perdre dans un regard, s’enfermer dans l’irréalité passée, admirer la mélodie d’une vie, regretter les rêves de liberté, verser une larme pour ce chef d’œuvre passionné… la déchirure est telle, architecturale et fastueuse, statufiée par Leone dans sa beauté éternelle.

Tears, memories and daydream !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2014
l'un des plus grand films jamais realiser,robert de niro tient son plus grand role,la musique ennio Morricone est inoubliable et tout ca sous la direction du maestro Sergio leone.ce film est une œuvre rare
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