Tout n'est pas à jeter dans ce film où quelques dépoussiérages et adaptation a la société contemporaine fonctionnent, mais l'impression générale reste mauvaise dans ce film qui ne tient pas la comparaison avec ce qu'en a fait Brian de Palma.
D'abord le casting, Chloé Mortez est une bonne actrice, mais dont le physique n'est pas adapté pour le rôle. Elle insuffle a Carrie une trop forte empathie, faute à son allure encore trop enfantine pour le rôle et une bouille d'enfant certes un peu paumée mais sympa quand même, la ou Sissy Spacek était nettement plus ambigü.
Les seconds rôle sont corrects, à l'exception du cavalier de Carrie, qui dans l'adaptation de de Palma était une sorte d'ange blond, devenant très, trop fade et ruine toute la crédibilité que lui donnait le bal du diable, qui plus est pas aidé par une mise en scène qui ruine tout le prélude de la folie de Carrie en nous rappelant que "oulala c'est un méchant il prévient les méchants sur son portable en plein bal". Quand a l'acteur reprenant le rôle de Travolta, on a également beaucoup perdu au change.
Et c'est dommage, car oui, l'apparition des portable et de ce qu'ils apportent de cruel par les réseaux sociaux et la capture vidéo de moment qu'on aimerait oublier est bien évoqué et parvient a prendre une place centrale dans le film sans le dénaturer. C'est malheureusement une des seules bonnes trouvailles du film.
Carrie devient vite, trop vite une sorte de mage qui fait bouger tout ce qui bouge par la pensée, supprimant l'effet de surprise "bouquet final" de la fin, qui bien gagne en technique ce qu'elle perd en tension.
Les autres jeunes donnent un sentiment d'injustice en s'acharnant sur elle sans vrai raison, quand le bal du diable tirait une grande force du fait que justement, Carrie avait vraiment des allures de boulet antipathique. La fin est gaché par une dernière scène absolument dispensable, sorte d'appel du pied a un carrie 2 via un effet qu'on a déjà vu 300 fois dans à peu près tout les films d'horreurs de ces dernières années (coucou the grudge, scène finale de la douche pour ne citer que lui). Certaines scènes sont carrément malvenues, comme la préparation des étudiants au bal dont je n'ai toujours pas compris l'intérêt. Certains effets sont un ratage intégral (coucou, on voudrait marquer l'élément déclencheur de la folie alors on va vous passer trois fois le vidage du sceau au ralenti, des fois que vous seriez un peu trop stupide pour comprendre le pourquoi du comment).
Bref, on n'est pas passé loin d'un remake décent, mais les erreurs de casting et de mises en scène en font un film raté.