Un film français un peu fouilli, voir même vraiment confus par moment. Plusieurs histoires qui s'entremêle et que rende le film lourd à digérer. Dommage car le duo Auteuil/Kassovitz est vraiment au top, et le scénario en lui même à de quoi tenir en haleine le spectateur mais les changements de situations consécutif donne un gout indigeste à ce Thriller.
un bon début on dit qu'on va se régaler, puis on sombre dans l'ennui,dans l'incompréhension d'un scénario mal ficelé. et les invraisemblances s'enchainent , c'est bien dommage car le casting était alléchant.
Un policier comme on nous en sort souvent en France. La bande annonce en dit peut être trop, la seconde partie reste un peu trop inexpliquée et le dénouement est quelques peu raté. On passe tout de même un moment agréable mais on est loin du très bon Romanzo Criminale que nous as fait Placido.
"Le guetteur" est un polar qui démarre sur les chapeaux de roues. (Expression grotesque qu'on ne peut vraiment employer que si Madame de Fontenay se fait chouraver sa bagnole, mais bon.) Bref. Un braquage tourne mal ; tout y est : acteurs qui ont sobrement de la gueule, mise en scène efficace, images bien léchées. C'est après que ça se gâte. Spoilers ahead, comme on dit outre-Atlantique. A vouloir courir deux lièvres à la fois, le scénario devient totalement invraisemblable. (Le médecin chez qui se réfugient les braqueurs est un serial killer psychopathe qui séquestre des jeunes filles au fin fond de la forêt. Roule, ma poule.) Les clichés et les coïncidences ridicules s’amoncellent. (Parce qu'en fait, le tireur d'élite chef des braqueurs, il aurait tué le fils du commissaire quand tous les deux étaient en mission en Afghanistan. Fonce, Alphonse.) Et Michele Placido se voit forcé d'employer des ellipses hallucinantes pour masquer les failles gabarit Grand Canyon de son scénario. Du grand n'importe quoi bien fichu, du coup, la question se pose : Placido serait-il un genre de Michael Bay franchouillard ? On peut le penser.
Une équipe de la PJ trace une bande de braqueurs et les piègeà la sortie de la banque. Mais un sniper épaule les malfrats, et fait un massacre parmi les flics, pendant que ses complices s'enfuient. Le commissaire n'est pas content. Mais alors pas content du tout...
Le guetteur est un film étonnant de bout en bout, et pas toujours dans le bon sens. Quand les trente premières secondes d'un long métrage sont exactement identiques à celles de sa bande annonce;, on flaire déjà les ennuis. Pourtant, le prolongement de ce premier échange entre flic et tueur semble normal, au moins dans la mise en place: un commissaire laminé, un sniper mutique, puis un docteur assez louche qui apparaît après la fusillade. C'est à ce moment que le polar se démarque, en refusant de se concentrer sur la trajectoire du tueur solitaire plein de secrets, et en laissant de la place aux trois protagonistes principaux.
Cela aurait pu être une bonne idée avec la densité scénaristique suffisante, mais c'est surtout le début de la déroute. Lancé comme une locomotive, le réalisateur Michele Placido enchaîne alors les invraisemblances dans la confusion la plus totale, sans jamais arriver à trouver un tempo convenable, ni dessiner correctement des personnages qui ne font que passer comme des ombres. Cela pourrait donner du rythme ou de la tension, mais avec les grands trous dans la raquette que comporte le scénario, l'ensemble donne une franche impression de brouillon pas terminé. Impression confirmée par de gros problèmes de montage, on sent qu'il y a eu de la pression pour rester dans les 90 minutes, car plusieurs scènes sont franchement coupées à la hache.(La recherche d'identité du personnage "supermystérieux" de Kasso dure bien dans les 3-4 minutes...)
On lâche donc vite l'affaire et on laisse nos trois joyeux lurons gesticuler dans des décors de téléfilm d'horreur assez ratés (je pense que Placido adore les sous bois, quelqu'un se dévouera pour lui dire que c'est démodé depuis Le projet Blair Witch ? ) Reste les scènes de fusillades et les plans larges sur la capitale qui sont probablement ce qu'il y a de moins raté, sans être mémorables pour autant. On aura donc un peu d'indulgence pour Auteuil, Kassovitz et Gourmet, pas très à l'aise non plus, et très loin de l'impact qu'ils peuvent donner à ce genre de film.
Une indulgence qui touchera à ses limites lors d'un épilogue (involontairement?) burlesque, facile et bâclé avec un face-à-face-à-face des plus ridicules. Un triste ratage, avec pourtant un bon pitch, qui donne presque envie de modérer le (léger) enthousiasme soulevé par Romanzo criminale, le film précédent du metteur en scène. Et qui oblige à se porter la question : après plusieurs années jonchées de catastrophes industrielles ou artistiques, et si c'est Kasso qui portait la poisse ?
Tout est si beau sur le papier ... D’où vient alors ce fumet persistant de navet ? Foin de suspense, du scénario. Affolant de penser que personne n’a pensé à le relire. L’exagération tragique est poussé à un point si absurde, que l’âpreté du face à face disparaît pour un ridicule grand-guignolesque qui en laissera plus d’un sceptique ou franchement amusé. Comme dans une pièce de Wajdi Mouawad on ignore la mesure et on cultive la coïncidence dramatique. Et la récolte est belle. Trop belle. Pour plus de détails : http://franglaisreview.com/2012/09/10/le-guetteur/
Pas beaucoup d'originalité dans un scénario convenu, mais des scènes d'action plutôt bien filmées, des comédiens maintenus dans la retenue voire l'ellipse. On pourrait se satisfaire d'un bon polar qualité France (et Italie!), on aimerait avoir eu le souffle coupé par le suspense, être bluffés par les virevoltes de la caméra ou les habiles enchaînements de champs-contrechamps. On reste toutefois sur sa faim. Le scénario arrive à nous mixer tous les fantasmes du jour, du tireur d'élite envoyé en Afghanistan au serial killer façon Dutroux, du flic solitaire mais honnête-et-travailleur, du médecin qui opère les bandits malchanceux sur un coin de table de cuisine, jusqu'au Gitan cruel! Trop c'est trop quand on n'a pas tout à fait le talent de Melville. Appeler le flic Mattei ne suffit pas pour capter la force du Cercle Rouge!