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Un visiteur
4,5
Publiée le 10 novembre 2013
La meilleure fin de film que je connaisse. Les musiques sont bien. Les meilleures dialogues de films car j'adore les phrases longues et interminables. Les disputes à la fin j'adore mais je déteste le coté enfantin de cette comédie musicale. (J'aime bien le contenu des paroles mais pas la façon dont elles sont dites. Chacun ses gouts) Le personnage du professeur Higgins est un modèle de travail de culture et de droiture. Audrey HJepburn joue également très bien le role d'Elisa. Bref les 8 Oscars de ce film sont amplement mérité. Ce film n'est pas d'actualité mais il est selon moi incontournable pour ses dialogues.
Les musiques ne sont pas prenantes et ne font pas avancé l'histoire, le doublage est terrible, on ne comprends pas tout. Enfin les remarques sexistes sont présentes du début à la fin et à chaque minutes c'est très dérangeant !
J'ai toujours réussi à passer entre les mailles de ce film réalisé par George Cukor à qui l'on doit bon nombre de spectacles d'envergure de la machine à rêve hollywoodienne dans son plus bel âge d'or mais étant dans un cycle Audrey Hepburn, je n'ai pas pu y couper. Eh oui, malgré les critiques élogieuses et les nombreuses récompenses, je suis toujours un peu hermétique aux comédie musicales. Et puis l'histoire ne m'emballait pas non plus plus que ça. Celle d'une fleuriste "vulgaire", presque à la rue, qui prend des cours avec un chercheur en phonétique un peu excentrique ainsi que son ami colonel avec qui il fait le pari d'en faire une Grande Dame (une bourgeoise quoi). Et très honnêtement, la première partie donnait un peu raison à mes craintes. Je trouve en effet que la première heure est souvent dans le surjeu avec une Hepburn qui doit surjouer la "bouseuse" et ça se traduit par énormément de cris, des deux côtés d'ailleurs. L'humour dans cette première heure a d'ailleurs un peu vieilli (forcément, le film date de 1964) et puis, encore une fois, c'est très théâtral ; même dans la manière de bouger etc., comme si le film n'osait pas vraiment de se démarquer de la pièce avec Julie Andrews dont il est adapté. Malgré tout, ce n'est pas non plus irregardable, heureusement, mais on est quand-même assez loin - pour moi en tout cas - du chef-d’œuvre annoncé. Et puis, au cours de la deuxième heure, tout se décoince. En fait, dès qu'Audrey Hepburn retrouve une phonétique normale, elle peut redevenir une icône. Non pas qu'elle jouait mal avant mais, encore une fois, le surjeu fatiguait. Là, on retrouve une actrice qui n'a besoin que d'un regard rêveur et malicieux pour faire passer une multitude de sentiments et faire fondre son spectateur. C'est dans cette partie que l'on retrouve de majestueux costumes qui se succèderont jusqu'à la fin du film. À partir de cette seconde partie également que le film développe davantage les relations entre les personnages en les complexifiant et en les développant. Pour la faire courte, le film met en scène un glow-up comme on en retrouvera par pelleté dans les teen movies des années 90/2000 ; l'exemple le plus probant étant "She's All That" à la qualité.... discutable disons. Bref, on a donc déjà tous les codes du genre avec la "fausse moche" (une belle actrice enlaidie dans la première partie du film), les étapes pour l'embellir qui passent par le maquillage, la coupe, l'habillement et ici la phonétique, et enfin la révélation. Dans les teen movies, c'était souvent la scène où la fille descend les escaliers pour rejoindre son cavalier l'attendant sur le pas de la porte pour aller au bal de promo ; souvent découpée par une caméra dirigée par le male gaze. Eh bien ici, il est amusant de constater que c'est déjà le cas ; sauf qu'elle ne se rend pas à un bal de promo bien-sûr mais un bal tout court ! Bal qui sera d'ailleurs une des scènes les plus belles du film, tant au niveau du scénario et du tournant que cette scène représente que des costumes et des décors. Notons également une excellente maitrise de la mise en scène et de très bonnes idées, comme ces nombreux moments arrêtés, construits alors comme des tableaux. Bref, si je ne revisionnerai probablement pas "My Fair Lady" de sitôt, force est de constater que le film reste un monument des années 60 et a définitivement fait entrer Hepburn dans la légende.