River of Grass
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traversay1

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2,5
Publiée le 9 septembre 2019
Et voici que débarque dans les salles françaises le premier long-métrage de Kelly Reichardt, près de 25 ans après sa présentation à Sundance et sa sortie américaine. Il est toujours intéressant de voir le premier essai d'un(e) grand(e) réalisateur(rice) et assurément, Kelly Reichardt en est un(e). Dès River of Grass ? Euh, disons qu'une partie de sa personnalité est bien présente, notamment sa mise en scène très spécifique et photographique, de même que sa vision aigre de l'Amérique des laissés pour compte. Le film souffre à l'évidence du manque de moyens et le scénario, qui reprend des éléments autobiographiques, se révèle pour le moins étriqué, cavale ratée d'un couple de fugitifs qui ressemblent à des Bonnie et Clyde d'occasion. Les deux personnages principaux ne brillent pas par leur charisme, c'est un euphémisme, et leur fugue est plutôt minable mais bon, il y a quelques scènes marquantes, un humour occasionnel et une atmosphère jazzy qui font oublier une voix off qui ânonne un texte tristounet. Pas de quoi se pâmer pour ce brouillon des films futurs de Kelly Reichardt (qui ne tournera son deuxième long qu'une décennie plus tard) qui pâtit beaucoup d'une interprétation assez faible. Un film à réserver de préférence aux aficionados de la cinéaste, désireux de connaître l'intégralité de son oeuvre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2023
Une femme qui rêve d’autre chose que son quotidien. Soyons honnête et allons directement du côté de la route de Madison.
La comparaison s’arrête au titre.
On peut aisément faire l’impasse sur ce film qui donne l’impression d’être des années 70.
C’est terriblement laid, les acteurs sont inintéressants également, le style n’est pas folichon. Une sorte de film d’art et d’essai des années 90 qui nous ennuie dès l’introduction….
A fuir……
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2019
un petit bijou d'époque...Tout y est l'esprit rebelle (eh oui) des années 90, les conflits de couple mais aussi l'amour et la douce folie d'être deux….Les personnages sont simples mais exaltants, presque comme Bonnie and Clyde….En plus poétique, en plus américain , mais américain paumé et qui ne sait plus quel sens donné à la vie...Ils sont forts pour ça les ricains, mais leur personnages sont diablement attachant, avec leurs grossières manies, leur accent et leur révolte contre le destin….Le film est un portrait d'une Amérique post sida, qui réagit en devenant violente moralement;. Le film lui ne contient pas de violence, ni d'hémoglobine, mais une sorte de déprime, comme sur la route, dans les motels...partir, il faut à tout prix partir, car le couple vit mal, dans la marginalité (quelques rencontres avec les flics, avec les propriétaires de motels, etc.….), c'est une quête morale qui doit tous nous toucher, celle de la fuite devant le système, même si, in fine, nous devons de nous intégrer...reconstitué en chapitre, 1, 2, 3 , 4, comme des flash back intemporels, le film est annonciateur d'une grande réalisatrice, qui sait raconter et poétiser l'univers dans lequel nous vivons, Je conseille vraiment
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 septembre 2019
Cozy s'ennuie. Elle est née et a grandi en Floride, s'y est mariée, a eu des enfants. Mais cela ne suffit pas à faire son bonheur.
Un beau jour, elle prend la poudre d'escampette avec Lee, un jeune tocard croisé dans un bar qui vient de trouver un revolver. Le propriétaire dudit revolver est à sa recherche. C'est Jimmy, le père de Cozy, qui travaille à la police.

Lorsqu'un auteur atteint un certain niveau de célébrité, on exhume ses œuvres de jeunesse. Il est de bon ton de s'en extasier. Soit qu'on les considère déjà comme des œuvres de génie injustement négligées. Soit qu'on y décèle, malgré leurs défauts évidents, les prémisses d'un génie en éclosion. C'est le cas des carnets de dessins de Van Gogh, des nouvelles inédites de Proust... et du premier film de Kelly Reichardt qui avait fait sensation à Sundance en 1994 mais qui n'avait aps trouvé de distributeur en France.

La réalisatrice s'est fait un nom dans le cinéma indé américain pour ses films minimalistes et réalistes, prenant souvent pour objet des vies minuscules dans les étendues désertes de l'Oregon : "Certaines femmes" (dont l'action se déroule au Montana), "Night Moves", "Wendy & Lucy", "Old Joy".... Elle est née au début des années soixante en Floride où se déroule le très autobiographique "River of Grass". Son héroïne a le même âge que la réalisatrice. Comme Jimmy dans le film, le père de Kelly Reichardt travaillait à l'identification criminelle.

Le problème est que "River of Grass" est couturé des défauts qui lestent les œuvres de jeunesse. Filmé à l'arrache (son son est à peine audible, son image est granuleuse), ce petit film d'une heure et quatorze minutes n'a guère d'autres qualités que sa modestie. Le couple formé par Cozy et Lee n'est ni drôle ni attachant. Ses infortunes peinent à retenir l'attention.

"River of Grass" n'intéressera guère que les fans de Kelly Reichardt attachés à pouvoir prétendre, sans être contredits, qu'ils ont vu tous ses films. Je ne suis pas certain qu'ils soient si nombreux et si prétentieux...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2019
Un premier film prometteur, où la réalisatrice filme sans empathie mais sans les juger des personnages de paumés dans la Floride profonde. Ces laissés pour compte, qui ont l'impression d'être passés à côté de leur vie jusqu'alors, partent pour un périple sans but, si ce n'est celui de quitter le comté où ils pensent avoir commis un crime. Intrigant et souvent désespéré, "River of grass" marque les débuts d'une cinéaste importante, dont l'oeuvre se déroulera toujours hors des sentiers battus.
Zorglubu
Zorglubu

3 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2021
Un film sur l'ennui, la fuite et la détermination sociale. Thèmes classiques. Pas de révolution dans River of Grass si ce n'est une forme de second degré. Un film bien construit et proprement mis en scène mais qui pèche parfois par manque de souffle.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2020
On peut s'étonner, voire s'offusquer, qu'un tel film ait mis 25 ans pour sortir dans les salles hexagonales. Film de 1994, il vient peu de temps après les 3 films qui nous ont fait connaitre Hal Hartley, "L'incroyable vérité", "trust me" et "Simple men". Eh bien, on est dans la même famille, que ce soit dans la construction du film que dans le jeu demandé aux comédien.ne.s. Ce qui signifie qu'on est dans la descendance du Godard de la grande époque. Un film qui, déjà, annonce la naissance d'une grande réalisatrice.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2021
Chronique désenchantée d’un jeune couple en fuite à travers l’Amérique rurale des laissés pour compte, desservie par un rythme très molasson.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2026
Ce premier long-métrage de Kelly Reichardt est une bizarrerie amusante, un objet pop de son époque qui évoque, dans une version plus fauchée et plus indie, plusieurs de ses illustres contemporains comme Pulp Fiction ou Sailor et Lula. River of Grass est en effet un road movie, mais en mode mineur, voire minable. Nos deux protagonistes n'incarnent en effet pas grand chose, ne sont ni attirants, ni véritablement dangereux, et pas même tellement rebelles. En cela, River of Grass fait visiblement du surplace, et propose donc une variation aussi amusante que grinçante sur le genre, qui donne habituellement à voir de grands espaces et d'interminables autoroutes. C'est aussi, étonnamment, un film en partie autobiographique, qui rend compte des inquiétudes de Reichardt au moment du tournage de ce film, sur les lieux de son enfance. Si River of Grass a des défauts évidents, dont une narration omniprésente et souvent gratuite, c'est un document d'époque divertissant, qui permet aussi de mieux saisir l'évolution esthétique et thématique de Reichardt : dans Old Joy, l'idée du duo revenait, mais cette fois-ci selon des modalités beaucoup plus fines et complexes.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2024
Quelques beaux moments dans ce film mais les 2 personnages ne suscitent aucun intérêt ni aucune émotion tant ils sont insipides, quant à la réalisation elle ne m'a pas semblé originale ni porteuse d'un intérêt esthétique particulier tant les acteurs sont sans la moindre énergie, et les images ßordides.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 juin 2023
Ennui, désœuvrement… une vie ou plutôt deux vies de ratés profonds qui entrevoient dans un road-trip minable une étincelle d’exaltation…vite éteinte. La première œuvre d’une réalisatrice – paraît-il - influencée par Godard. Aïe.
clement22
clement22

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2019
Il est toujours enthousiasmant de voir le premier film d'un.e cinéaste aujourd'hui confirmé.e. Celui-ci se révèle singulier et original dans sa forme. Une jeune fille devenue mère de famille se retrouve mêlée à une histoire (peut-être) de meurtre. En tout cas, un coup de feu a été tiré depuis le bord de la piscine et il se trouve que ce pistolet est celui que son père, policier, a perdu par inadvertance. Le personnage principal féminin se révèle une anti-héroïne hors norme...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2019
Une histoire d'amour et de meurtre sans amour ni meurtre. A l'image de la philosophie qu'il décrit, ce film est un long périple où chacune des actions des deux losers faisant office de protagonistes se révèlent inutile, et conduit à un retour à la case départ. Les deux interprètes Larry Fessenden et Lisa Bowman sont à la hauteur des deux personnages magnifiquement bien écrits par Kelly Reichardt, et les choix de réalisation de cette dernière s'accordent parfaitement avec l’ambiance du film (longs plans fixes, et motifs récurrents nous faisant ainsi comprendre que la vie est une boucle dont personne ne peut s'extraire).
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