Un très bon film français.Beaucoup de nostalgie que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Les personnages paraissent très juste et l'époque semblent bien rendue.
Très joli film, tout en nuances, des mômes qui jouent juste, des situations amusantes et émouvantes, plein de petits clins d'oeil imaginatifs. Un excellent moment.
Comme le signalait Henri Laborit dans l'Eloge de la Fuite, le problème c'est qu'on confie l'éducation des enfants à des adultes. Pire, ce sont en général leurs parents qui s'en chargent ! Comment s'étonner alors qu'ils ne passent le reste de leur vie à se débattre, dans un tintamarre de casseroles solidement accrochées à leurs névroses, pour exister malgré tout, entre des interdits rassurants et des désirs honteux qui ne sont même pas les leurs. Heureusement, certains ont la chance d'avoir été emmenés dès leur plus jeune âge chez la psychologue par une mère inconsciente de son propre désir de thérapie, mais qui permit ainsi à sa progéniture de valider son intuition première : « Ils sont fous ces adultes », et de dépasser ainsi le stade de la culpabilité inhérente à la sujétion à l'amour parental par un bras d'honneur libérateur, auquel leur aspect potelé confère une innocente apparence, alors qu'il s'agit bel et bien d'une révolte salutaire. Peu de parents savent d'ailleurs en tirer parti pour leur apprendre l'autonomie par le travail, la confection de tapis de soie par exemple, ou tout autre activité dans laquelle leurs doigts menus et leurs yeux perçants feront merveille.
Ainsi, grâce à ces séances de garderie médicale, Agnès Jaoui, mère juive un peu empâtée mais pas tout à fait caricaturale, trouve-t-elle l'équilibre nécessaire à l'épanouissement de sa fille Rachel sans avoir besoin de régler son compte à sa propre mère ni de prendre un amant, un tour de force que seuls une profonde apathie et un abus de boulettes de couscous permettent de réaliser sans danger imminent pour l'entourage. Et le père dans tout ça ? Comme c'est Denis Podalydès qui l'interprète, on sait d'emblée qu'il a lui même oublié de grandir mais qu'il finira en héros d'une manière ou d'une autre parce que c'est toujours ainsi dans les livres de la bibliothèque verte dont il se dispute encore la possession avec son frère. Tandis que Rachel apprend la vie en espionnant sa maîtresse d'école dans ses ébats extra-conjugaux, il bricole chez (chez, pas dans, je vous en prie) la sublime Isabelle Carré, dont la voix à tomber par terre et le regard à transformer un cénobite en cheval fougueux lui font passer de bonnes soirées, mais sans exagération, parce que l'action se passe en 1981 et que si la rose était éclose, la couvrir de baisers demandait déjà une imagination que l'on trouve rarement chez les cuisinistes dont il - le père, suivez un peu – a embrassé la profession, faute de mieux. De quoi parle ce film dont les couleurs sont issues de la palette de Smoby et les clins d’œil en arrière plan semblent dus à la malice de Bruno Podalydès à son époque tintinophile ? De l'enfance ? De la résilience extraordinaire des moutards qui jamais ne sombrent dans la dépression malgré l'acharnement conjoint d'une école adepte du formatage et du gavage insipide alliée aux préceptes anti-individuation très en vogue ces derniers milliers d'années dans les familles des deux hémisphères (terrestres, pas cérébraux, une famille n'a pas de cerveau puisque c'est une cellule mononucléique) ? [...] la suite et d'autres critiqus absurdes sur http://ad-absurdum.eklablog.net/du-vent-dans-mes-mollets-a55737189 [...]
C'est certainement très mignon mais ça ne mène pas à grand chose. Les comédiens sont bons et notamment la petite Juliette Gombert, très marrante, mais cela n'en fait pas pour autant une comédie réussie. On sourit mais c'est finalement l'ennui qui nous gagne.
En voilà un joli titre quand il est associé à l’enfance, frais, empli de poésie.
Ce film est adapté d’une bande dessinée et d’un roman éponymes de Raphaële Moussafir, que je n’ai pas lus, ce qui m’a fait découvrir le film d’un œil neuf à l’exception de la bande annonce.
Ce petit film n’est pas exempt de défauts, mais j’ai envie de les chasser de mon esprit comme de légers nuages. J’ai très envie de l’encourager, de le pousser comme cette petite fille qui grandit et se trouve à l’étroit dans divers carcans, à commencer par un amour maternel étouffant, puis des souvenirs paternels à tendance indigeste et culpabilisante, et des tonnes de principes dont elle aurait très envie de n’avoir jamais cure.
Oui, ce film est plein de bons sentiments, d’émotions, mais ils sont joliment montrés dans un décor du début des années 80 qui nous fait revenir en arrière avec nostalgie (81 est l’année de ma naissance, ceci explique peut-être cela !).
Décidément, la nostalgie imprègne nombre de films actuellement (cf Camille redouble, critique à venir).
La suite de la critique (et bien d'autres) sur: http://clairedanslessallesobscures.over-blog.com/
Je ne savais rien de l'intrigue avant d'aller voir ce film. J'ai fait confiance au casting trois étoiles et au titre énigmatique et poétique. Un bon moment, une bulle d'oxygène alors que la petite héroïne en manque singulièrement, elle, à cause d'une mère omniprésente, étouffante, d'une autre époque. Des dialogues souvent désopilants, décalés voire trash dans la bouche de deux fillettes qui vont s'apprivoiser, se compléter et s'enrichir mutuellement. La fin est-elle justifiée ? J'en doute. Mais bravo aux deux petites comédiennes incroyablement à l'aise et naturelles qui volent la vedette à leurs aînées ! Et ce film démontre, même si ce n'était pas l'un de ses objectifs, que le temps est assassin pour les actrices qui ne vieillissent pas forcément très bien à l'instar d'Agnès Jaoui. Mais cela n'enlève rien à son immense talent et c'est le principal...
moi j'ai complètement adhéré et adoré. incapable de dire si c'est bon ou pas, mais j'ai retrouvé mon enfance, les situations, la vie de l'époque, et tout ça nimbé d'une certaine nostalgie poétique. mis à part qu'en 1981 on n'avait jamais entendu parler de Jean luc lahaye (ceux qui écrivent quelquefois devraient vraiment faire gaffe à ce genre de détails qui tuent quand on les connait) pour le reste, un sans faute, un film adorable, frais, joli...qui fait du bien
J'aime beaucoup Agnès Jaoui, c'est pour ça que je suis allée voir ce truc. Carine Tardieu n'a absolument pas progressé depuis son premier film, 'La tête de Maman' que j'avais vu par je ne sais plus quel malheureux hasard. Elle écrit toujours aussi mal : situations totalement invraisemblables, et hou la la les dialogues... C'est dommage car il y a quand même une ou deux bonnes idées, et on se dit qu'avec un tout petit peu plus de finesse et de rigueur dans l'écriture, on aurait pu avoir un film presque regardable.
film adorable avec une magnifique histoire d'amitiés ce qui est le plus touchant, malgré quelques longueurs dans le film.... également la crise de couple des parents de la petit est bien menée, tous les acteurs sont excellents... C'est la fin biensur qui est trés émouvante et bouleversante....