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Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2013
L’adaptation d’un livre ou d’une bande dessinée en film animé pour le cinéma n’est pas chose aisé. En effet l’un comme l’autre permet des choses que son adaptation ne peut pas. Par exemple, les détails d’un vêtement ou d’une pensé est très difficile à rendre à l’écran alors qu’à l’inverse, les personnages ou les lieux sont difficiles à être imagés dans un livre…
Mais certains s’en sortent plutôt bien en jouant la carte du «je m’en inspire mais raconte autre chose» ou bien simplement en passant complètement à coté de détails, de lieux ou parfois, en zappant 1 ou 2 personnages…
Les lecteurs d’«Harry Potter» ou du «Seigneur des anneaux» savent de quoi je parle lorsque le film leur tombe sous les yeux… Déçu ou pas, bien souvent, les 2 sont complémentaires… Et le film dont nous allons parler aujourd’hui l’est complètement…
Aujourd'hui, dans la rubrique "j'ai testé pour vous", j'ai testé pour vous: Aya de Yopougon!
L’Afrique… Ce continent aux milles merveilles à toujours fasciné et fait rêver… Longtemps, le cinéma s’en ai inspiré. Les paysages, la faune, la flore, les gens… Tout sur ces terres peut créer l’inspiration… Dans notre review du jour, ce sont les gens qui nous intéressent. Leur vie, leur culture, leurs bonheurs et leurs malheurs.
Aya à 19ans, elle habite un quartier d’Abidjan qui s’appelle Yopougon. Mais les locaux l’appellent «Yop-City» (pour faire comme dans les films américains). On est en 1978, et Aya à des préoccupations pour son avenir. Elle rêve de devenir médecin! Mais ses deux meilleures copines, Bintou la belle et Adjoua la simplette en ont d’autres; La fête dans les maquis, et la chasse au mari! De plus, Aya à un papa, Ignace, peu fidèle à sa femme, qui en plus travail beaucoup. Le patron d’Ignace, Monsieur Sissoko dirige d’une main de fer la brasserie de bières vitaminées avec son fils, Moussa. Moussa lui même un peu débile, fainéant et qui drague toutes les filles du quartier pensant que sa seule Toyota fera le travail à sa place. Bref, des personnages haut en couleurs, aux dialogues très imagés et aux sentiments eux bien réels…
Je dois dire qu’avant d’aller voir «Aya de Yopougon» j’ignorais totalement l’existence de la BD qui existe pourtant depuis 6 tomes. La bande dessinée n’a pas beaucoup de succès en Afrique, mais par contre elle est assez connue en France, surtout dans la communauté africaine. Alors, je ne parlerai ici que du film qui d’après ce que je sais, est l’adaptation du premier tome.
Le dessin animé est d’abord très drôle. L’accent y joue certes beaucoup car les dialogues y sont souvent ponctués d’expressions ivoirienne (et africaines en générales) toujours juste mais très figuratives! Les personnages sont très expressifs et le rendu à l’écran, même en dessin animé est très compréhensif. Les dessins sont beaux, plus proches des livres que d’un Disney. Par conséquent, ne vous attendez pas à une animation à 24 images secondes mais c’est très suffisant. Et puis notre attention est portée sur les situations souvent cocasses des personnages donc l’animation, c'est bien secondaire... Le rythme du film lui est bien celui du rythme africain! Rapide, dansant, on ne s’ennuie jamais et surtout, le film est ponctué de publicités ivoirienne d’époque et réels lorsque les personnages regardent la TV ce qui nous met encore plus dans l’ambiance!
L’ambiance justement, l’un des points fort du film. Pour moi, elle se résume surtout à la musique! Ah les bon vieux sons africains… La musique africaine du début des années 80 est ce qui se fait de mieux pour danser. C’est coloré, rythmé, les paroles sont belles et toujours positives! Bref le film en ai rempli, et c’est un vrai bonheur pour les oreilles! Une raison de plus pour lire les livres ET voir le film au cinéma.
En conclusion justement, je vous conseil vivement d’aller au cinéma vous changer les idées en regardant les aventure d’Aya et ses amies. Le film n’est pas très long et c’est un tel délice qu’on en redemande! Pour moi une excellente surprise et une très bonne découverte, j’espère sincèrement que vous tenterez l’expérience. Et puis des Super-man, Wolverine et autre super héros à 2francs CFA il y’en aura toujours, mais des projets comme «Aya de Yopougon», pas si sûr…
Vous savez « Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village » (proverbe africain)
Génial. Très actuel bien que des années 70. Excellent et la simplicité des dessins apporte beaucoup. Eh oui la 3D ne suffit pas toujours et n'apporte pas nécessairement !
Moment sympathique, de l'humour mais il manquait un petit quelque chose, je suis restée sur ma faim... Et en parlant de fin je ne m'attendais à rien mais sûrement pas à celle la...
Aya de Yopougon sonne comme quelque chose de frais que l'on aurait de découvrir. Comme l'a fait Joann Sfar avec Le Chat du Rabbin il y a deux ans, l'ivoirienne Marguerite Abouet adapte sa bande-dessinée au grand écran, un exercice périlleux. Elle nous raconte le quotidien d'Aya et de ses deux amies, jeune filles habitant à Yopougon, un quartier d'Abidjan.
Il est louable d'utiliser l'humour pour parler de sujets sérieux, délicats. Mais trop peu d'ambition dans un récit simpliste ternisse la qualité d'Aya de Yopougon. Le scénario est trop léger pour cette adaptation qui manque d'énergie, malgré sa fraicheur et sa bonne humeur communicative. On comprend l'envie de la réalisatrice de vouloir voyager dans son passé, en ajoutant à son film de nombreuses publicités ivoiriennes. Mais ces dernières ne collent pas vraiment à l'ambiance générale en étant décalées et sonnant assez faux.
Les doublures relèvent le niveau, à commencer par la voix d'Aya parfaitement incarnée par Aïssa Maïga (Poupées Russes, Bamako). Dommage cependant que l'on ne comprenne pas pourquoi l'on est choisi ce titre. En effet, ce film ne nous narre jamais les histoires d'Aya mais bien celles de ses amies et des gens qui l'entourent. Abouet réussit à se moquer de son pays de façon légère, mais l'ensemble manque de fantaisie pour que le spectateur partage sa vision.
Le rebondissement de la fin aurait pu donner un coup de fouet à cette histoire assez plate et l'emmener vers des territoires plus profonds, mais il n'en est rien. Aya de Yopougon se finit en eau de boudin, presque même bâclée, comme si les fonds étaient épuisés pour ajouter de nouveaux dessins. Si les ivoiriens n'ont pas été surpris par cette narration qui ne représente que leur quotidien, les Français eux, n'auront également pas pris de claque en voyant cette vie africaine. Mauvais signe.
Si au niveau de la forme, il n'y a pas grand chose à redire, le style du dessin est racé,osé et réussi esthétiquement je trouve. Sur le fond, il y a un vrai problème de scénario. Malgré des dialogues en sabir ivoirien, parfois peu intelligibles mais drôles la plupart du temps, les auteurs ne proposent aucune intrigue à proprement parlé. Juste une série d'instants de vie qui s'entremêlent sans réel fil conducteur, sans développement, ni dénouement. Du coup on finit un peu par s'ennuyer et une fois la fin arrivée ou ce qui sert de fin tout du moins, on se demande réellement quel était l’intérêt du film et ce qu'il voulait nous raconter.
J'ai découvert le dessin-animé sans avoir lu les BDs. La bande son est génial, on se croirait vraiment au maquis et les répliques fidèles aux expressions de l'Afrique francophone avec les "héé, ma soeur, mon frère"... C'est drôle et léger. Bref, j'ai adoré et je recommande !
Une narration que tout le monde n'aimera pas je pense, le rythme est particulier. J'ai trouvé la bande sonore formidable, j'avais envie de danser je sais pas pourquoi.
L'histoire est attachante et les personnages également.
A voir sans se prendre la tête, c'est un bon moment de détente.
Ce film d'animation est très agréable. 3 jeunes filles parlent de leur avenir mais une seule d'entre elles n'a pas envie d'avoir une vie ordinaire. Ce film raconte cette histoire ordinaire de 3 africaines ! Je vous le conseille.
J'avais entendu parler de la BD mais ne l'ai jamais lue.
Ce que j'ai apprécié: - La bande son, notamment les mélodies congolaises/zaïroises, me rappelle la musique que mes parents aiment écouter avec la nostalgie d'une époque plus légère en Afrique. - Les anciennes pubs de marques (pour la plupart congolaises/zaïroises également) que j'ai moi-même connues.
Pour le reste, l'animation est assez insuffisante par rapport à des Kirikou, Persépolis même. Elle aurait sans doute pu être de bien meilleure qualité même en respectant les traits de la BD. C'est du niveau des séries télé d'animation des années 90... Même Le Roi et l'Oiseau que j'ai revu récemment au ciné est bien mieux! Et il date de 1980.
Pour ce qui est des doublages, ayant vécu à Abidjan, je connais bien leurs expressions et interjections, les articles qui disparaissent... Mais le fait qu'ils soient fait par des personnes qui n'ont pas du tout l'accent je ne sais pas... C'est forcé, pas du tout naturel, ça en devient caricatural. C'est comme demander à un carolorégien de prendre l'accent marseillais ou à un parisien, l'accent québécois! Pour moi c'est rédhibitoire, ça m'a gêné durant tout le film.
L'intrigue n'est certes pas très riche mais ça reste divertissant. J'irai bien jeter un œil à la BD qui, comme souvent, doit être bien meilleure que son adaptation!