Noé
Note moyenne
2,6
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elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2014
Le réalisateur controversé Darren Aronofsky réussit son pari de faire une grande aventure biblique de cette libre adaptation de l’épopée de Noé. Portée avec sérénité et humilité par Russell Crowe et Jennifer Connelly, l’histoire est captivante mais discutable évidemment. Les effets spéciaux numériques sont tantôt réussis (le Déluge), mais parfois médiocres (l’arrivée des animaux dans l’Arche). Mais ce sont la tragédie familiale et le message environnementaliste qui emportent tout sur leur passage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 avril 2014
J'attendais ce film comme pas possible pour plusieurs raison. Déjà, quand on voit Russell Crowe (Les Misérables), Jennifer Connelly (Un Homme d'Exception), Emma Watson (The Bling Ring), Logan Lerman (Percy Jackson 1 & 2) et Anthony Hopkins (Le Silence des Agneaux) réunis dans le même long-métrage, on se dit forcément "putain de casting 4 étoiles!". Ensuite, bien que Noé de Darren Aronofsky n'ai rien avoir avec Gladiator de Ridley Scott -hormis le héros épique-, j'adore les péplums et il faut dire que j'avais été convaincu par le divertissement Pompéi et par par 300 : Naissance d'un Empire sortis peu de temps avant ce film fantastique/d'aventure. Pour finir, avec le réalisateur de Black Swan et de Requiem for a Dream aux commandes, j'étais curieux de voir le travail qu'il allait faire sur ce projet qui ne ressemblent en rien à ce qu'il avait fait auparavant ; j'avais également peur de cela car Darren Aronofsky avait déjà été rattaché à deux autres blockbusters avant Noé qui sont Man of Steel, le reboot de Robocop et Wolverine : le Combat de l'Immortel. Je me suis donc dis : veut-il juste réalisé une superproduction pour le fric ou a-t-il vraiment quelque chose à apporter au projet ! Et heureusement, il s'agit de la seconde supposition ! La force de ce long-métrage est probablement le fait que le réalisateur est resté fidèle à lui-même et par conséquent à son travail quitte à ce mettre le studio à dos et à affronter la censure. Un scénario basé sur une bande dessinée, c'est risquée ; ça l'est d'avantage lorsque celle-ci est elle-même basée sur un écrit biblique. Le script de Noé écrit par le réalisateur et par le talentueux scénariste John Logan (Skyfall, Lincoln, Hugo Cabret Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street) n'a en effet presque rien à voir avec la bible spoiler: (excepté l'Arche, certains personnages, le déluge et l'évocation de la création de l'homme, du jardin d'Eden, d'Adam et Ève et des pêchés/de la méchanceté humaine)
et diffère même de la BD (que j'ai feuilleté) sur certains points. Il faut donc voir le film comme une vision purement inventée de l'histoire de l'Arche de Noé et non comme l'adaptation d'un récit biblique (d'ailleurs, si vous pensez ça, il est sûr à 100% que vous allez détester le long-métrage) ; petit avis perso : je sais ce que la version d'Aronofski est totalement fausse et du moment que je ne me sens pas volontairement provoqué par un artiste, son imagination débordante -même si certaine idées me paraissent étranges- ne me dérange pas ; mes croyances ne m'ont donc pas empêchées de voir ce long-métrage que j'attendais depuis environ un an. En gros, j'ai beaucoup aimé les idées du scénario qui au passage est bien ficelé. Pour une première réalisation à gros budget, je ne m'attendais pas à être autant conquis par les effets visuels qui sont à couper le souffle (une vraie claque à ce niveau là) ! Au passage, je me demande si la 3D est utile (pour moi une 3D impressionnante = jaillissements + volume + profondeur + bon contrôle de la luminosité). Les décors naturels sont tout simplement magnifiques, très bonne idées d'avoir tourné sur les splendides terres d'Islande (je suis fan des paysage de ce lieu depuis que j'ai vu la scène d'introduction de Prometheus, un autre film de Ridley Scott) ! La photographie est quant à elle très bien maîtrisée. Il faut ajouter que les animaux sont extrêmement réalistes ! Comme je l'ai insinué plus haut, les acteurs sont irréprochables : Russell Crowe est comme à son habitude parfait dans son rôle, un rôle hyper sérieux ; Jennifer Connelly m'a tellement surpris que j'ai envie de découvrir d'avantage sa filmographie ; après Le Monde de Charlie, Emma Watson nous prouve d'avantage qu'elle est capable d'être très touchante et ainsi de faire quelque chose de différent que dans Harry Potter ; Logan Lerman a vraiment gagné en crédibilité ; Douglas Booth est aussi bon que Lerman, il n'y a rien à dire sur la prestation d'Anthony Hopkins qui pète grave la forme et Ray Winstone est génial. De plus, les personnages sont très charismatiques : spoiler: Noé est évidemment pour nous le héro du film (sauveur de la terre) mais lorsqu'on se place du point de vue de sa famille, il apparaît à certains moments comme un antagoniste. Naameh est très touchante avec son instinct maternel, l'histoire Ila est très émouvante car triste, on s'attache à la sagesse de Mathusalem, on comprend ce que Cham peu ressentir, on comprend également que Toubal-Caïn veut survivre lorsqu'il prend conscience de la fin du monde
ect... donc même si Noé est psychologiquement plus approfondi que les autres (normal, le film porte son nom), aucun personnage n'est zappé même si Sem et Japhet sont assez en retrait. Une chose que je ne pensais pas qu'elle me marquerait, c'est la direction artistique ! Entre le design de certains protagonistes spoiler: (aspect de pierre et de lumière des anges déchus et aspect jaune brillant/lumineux d'Adam et Ève)
, les styles visuels spoiler: (comme les images qui défiles à toutes vitesse pour montrer que le temps passe ou la scène où l'on voit les personnage tout en noir un peu comme dans le film d'animation français de Michel Ocelot Princes et Princesses)
et j'en passe, elle est vraiment superbe ! Il faut ajouter que spoiler: ce à quoi ressemble le ciel n'a rien à voir avec l'image du notre
, on peut donc faire l'hypothèse que le film suppose que le paysage de notre monde était différent avant le déluge. J'adore ce que fait le compositeur Clint Mansell ("Lux Æterna" "Nina's Dream" sont pour moi des musiques cultes) et sur Noé, on peu dire qu'il a fait un très bon boulot avec un cocktail musicale : il y a des sons propres aux blockbuster, des sons plutôt touchants et des sons accentuant le registre parfois sombre. En parlant de registre sombre, c'est un des points qui peu choqué le spectateur -croyant ou non- car même si c'est une des caractéristiques des réalisations de Darren Aronofsky, on ne s'attend pas à ce que l’atmosphère soit quelque fois assez noire spoiler: (la jeune fille qui se fait piétinée par les gens, la chèvre qui se fait dévorer vivante, quand on entend des humains hurler car ils ne veulent pas mourir noyé, certaines scènes un peu sanglantes ect...)
et à ce que le personnage biblique Noé soit si inquiétant ; mais moi j'ai adoré cela ! D'ailleurs, au même titre que Black Swan et Requiem for a Dream -qui sont beaucoup plus viscérales-, il y a une scène lors de la fin qui fait surgir en nous beaucoup de tensions ( spoiler: va-t-il tuer les jumelles ou pas ?
question qui peu paraître débile certes mais certains réalisateur tel que Lars von Trier n'aurait pas hésité à faire une fin aussi immorale). Comme dans Gravity sortit l'année dernière, il y a des métaphores, précisément deux spoiler: ("on a toujours le choix", "si on nous a laissé une seconde chance, ne la gâchons pas en créant un monde corrompue par la méchanceté et ne respectant pas les innocent tels que les animaux)
; ces dernières ne sont trop pas inattendues, la seconde se transforme même en cliché sur l’écologie (d'ailleurs, ce ne sont pas les seuls clichés) mais globalement, elles sont belles (les messages cachés, c'est toujours intéressant). La seule chose qui m'a gênée est un problème de montage dans les 15-20 premières minutes (suffisamment gros pour qu'on le remarque) avec des scènes trop courtes, différentes mais qui semblent répétitives, avec une absence de raccord lors des ellipses mais hormis ça, je n'ai rien à signaler de négatif, le film se rattrape sur les autres points cités plus haut. Bref, je comprend tout à fait qu'on puisse ne pas aimer, et je ne dis pas ça hypocritement, je le comprend vraiment ! Personnellement, j'ai adoré !!!!! Darren Aronofsky ne m'a pas déçut, il nous a pondu un blockbuster qui se démarque réellement des autres par ses idées, son univers séduisant, ses personnages profonds et sa richesse en émotion en plus des scènes d'action et un peu dark. Les critiques de la presse et des spectateurs sont finalement largement moins bonnes que je le pensais mais quand je vois celle de la suite d'Iron Man (légèrement plus hautes), je me dis que ce n'est pas grave, ce ne sont pas tout le temps des référence ; de plus j'assume entièrement ma note qui est de 5/5 !!!!!
gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2014
Noé est un objet cinématographique quelque peu hybride pétri de bonnes intentions mais plombé par certaines maladresses (d'écriture et de mise en scène). Les acteurs sont pour le coup tous excellents. Emma Watson, notamment, est étonnante car son rôle est plutôt difficile et à des années lumières de ce qu'elle a pu faire auparavant. Il y a un message fort et les thèmes du film ont vraiment le potentiel de résonner en chacun. Malheureusement le film aurait gagné à être un peu plus subtil et moins manichéen. Le réalisateur de Black Swan a parfois l'habitude de tomber dans le grand guignol et c'est encore le cas ici. Dommage donc car il aurait vraiment pu réaliser un chef d'oeuvre s'il avait réussi à éviter le kitsch et le mauvais goût.
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2014
Réalisé par Darren Aronofsky, auteur de films cultes comme Requiem for a Dream et Black Swan, Noé était l’un des films les plus attendus de l’année 2014. Ce blockbuster biblique porté par un impressionnant Russell Crowe et possédant d’incroyables effets spéciaux constitue un excellent divertissement. J’ai vraiment accroché à ce film, ce qui n’est pas le cas de tout le monde avec des critiques plus sévères que ce que j’attendais et elles ne sont pas aussi élogieuses comme nous l’annonçait l’attente et les bandes-annonces. Alors que l’humanité est en train de détruire la planète, Noé a des visions de désastre imminent détruisant toute vie sur Terre. Persuadé d’être inspiré par le Créateur, il entreprend de construire une arche destiné à préserver les espèces animales. Mais son projet excite la convoitise de Tubal-Caïn qui, lui, veut privilégier l’espèce humaine. La fin du monde n’est que le commencement. Cela faisait quinze ans que Darren Aronofsky rêvait d’adapter la courte histoire de Noé au cinéma. En 2011, le réalisateur de Black Swan et son scénariste Ari Mandel ont adpaté leur scénario sous la forme d’une bande-déssinée. Aujourd’hui, en 2014, le rêve du réalsiateur est devenu réalité puisque sa bande-déssinée est devenu un film ou plutôt un blockbuster à 125 millions de dollars de budget hors promotion. Après avoir effectué un très gros démarrage aux Etats-Unis avec environ 44 millions de dollars de recettes pour son premier week-end d’exploitation en salle et avoir été le plus gros démarrage aux Etats-Unis de son acteur principal, Russell Crowe, qui retrouve le chemin du succès, Noé est bien parti pour être un des succès de l’année 2014 au box-office et ce malgré son interdiction dans les pays du Moyen-Orient. Le film de Darren Aronofsky était au départ qualifié de péplum biblique alors qu’en fait il n’en est pas forcement un. Un péplum c’est un film où il y a un très grand nombre de figurants, des couleurs, des décors gigantesques et des morceaux de bravoures titanesques comme dans le film Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille avec Charlton Heston, symbole culte du péplum biblique. Ici avec Noé c’est différent car ce n’est pas un véritable péplum à proprement parler. C’est un film qui traite d’un évènement de la Bible avec un nombre d’acteurs plus réduit que dans un péplum, aux décors certes grandioses mais sans couleurs chaudes mais froides, aux morceaux de bravoures impressionnants mais en effectif réduit et enfin à l’ambiance noire et parfois angoissante. A ma grande surprise j’ai trouvé le film très fidèle aux écrits de la Bible alors que l’on pouvait s’attendre à une version plus inédite et nouvelle de l’histoire de l’arche de Noé contée dans Le Livre de la Genèse. Darren Aronofsky est donc, dans son film, très fidèle à la Bible car nous retrouvons les visions d’apocalypse de Noé, les membres de sa famille, la construction de l’arche, l’arrivée des animaux, le Déluge et l’ivresse du personnage à la fin du film. De plus le film met en avant ou plutôt prône l’idée de la Création, que c’est Dieu qui aurait crée la Terre, les animaux, l’homme et la femme. On retrouve aussi le mythe du Jardin d’Eden avec Adam et Eve ainsi que l’épisode de la Pomme avec le serpent,… bref le film met en avant un côté créationniste auquel croient les personnages. Et le problème du film c’est son aspect religieux trop présent et qu’il semble nous imposer cette croyance, nous sommes obliger de croire en la Création, et cela pourrait déranger certaines personnages qui ne sont pas croyantes, pas chrétiennes ou qui ne sont pas d’accord sur le débat de la création de notre monde par Dieu. Le film impose une croyance créationniste auquel on devrait croire avec des images et ne met pas en avant l’aspect de l’évolution de l’Homme, aucun personnage ne vient contredire Noé, peut-être à part Tubal-Caïn qui, lui, veut privilégier l’Homme pour survivre au Déluge au lieu des animaux. Certes il y a peut-être ces différentes questions existentielles, religieuses et scientifiques qui peuvent amener des débats différents mais moi j’ai regardé le film d’Aronofsky comme un objet cinématographique, à savoir un blockbuster grand spectacle très divertissant, qui en met plein la vue et qui amène des réflexions comme nous l’avons vu si dessus, ce qui peut poser problème à certains je le consoit. Mais moi je ne m’attarderais pas sur ces réflexions, je laisse faire les personnes qui ont plus de connaissances sur le sujet et je ne suis pas trop croyant. Alors parlons cinéma ! Comme je le disais le scénario du film est très fidèle aux écrits de la Bible mais Aronofsky et son scénariste ont rajouté des moments de fiction pour enrichir l’histoire de Noé qui tiendrait en à peine une page. L’histoire qui tourne autour de la lutte entre notre héros et Tubal-Caïn permet de complexifier l’intrigue et de la rythmer. De plus des éléments du fantastique ou de merveilleux ont été intégré à l’histoire, je pense aux géants de pierre, qui ont soigneusement été effacé de la bande-annonce pour ne pas révélé trop de choses sur le film et laisser la surprise. C’est aussi le cas pour la deuxième partie du film dans l’arche et durant le Déluge, plus encrée dans le drame famillial et psychologique que dans un film guerrier épique teinté de religion comme on nous le vendait si bien avec les trailers. L’histoire est au départ très simple, un homme a des visions d’apocalypse et entreprend de sauver l’espèce animale en construisant une arche pour permettre de tout recommencer à zéro, et elle s’épaissit grâce aux éléments scénaristiques rajoutés par Darren Aronofsky. La bataille grandiose et violente où Tubal-Caïn et son armée attaque l’arche où se cache Noé et sa famille est juste démente et très musclée jusqu’à ce que arrive le Déluge avec des geysers immenses qui jaillissent du sol et une vague gigantesque qui vient ravager tout sur son passage et emporte l’arche dans un océan infini. Une vision d’apocalypse terrifiante d’une noirceur sidérante et qui souligne en même temps l’impuissance de l’Homme face à une telle catastrophe. Et en effet en parlant de noirceur, je ne m’attendais pas à ce que le film soit aussi noir et violent, ce qui est peut-être la cause de l’interdiction d’exploitation dans les pays de religion musulmane après tout ? En tout cas le film possède une ambiance noire, même oppressante parfois avec les moments dans l’arche où la tension et la peur gagnent les personnages et cet aspect sombre est amplifié par les magnifiques paysages désertiques de l’Islande qui créent une sensation de solitude et de vide. Darren Aronofsky a donc réalisé un blockbuster destiné au grand public qui est très noir, assez violent tout de même et qui montre une vision très sombre de la Bible. De plus la superbe bande originale de Clint Mansell avec des sons dignes des Batman et d’Inception de Christopher Nolan viennent augmenter la gravité et le ton très sérieux du film. Ensuite le film, en plus d’être très divertissant dans sa première partie, l’est d’autant plus dans sa deuxième partie que j’ai dit plus encrée dans le drame famillial où la psychologies des personnages évolue fortement, surtout celle de Noé, ce qui donne des moments de tension entre eux, je pense à la volonté de Noé de tuer l’enfant d’Ila pour ne pas détruire tout son travail pour que le nouveau commencement se fasse sans l’homme car c’est selon lui la cause de la destruction du monde et de la volonté du Créateur de détruire ce monde. Noé est donc un film de divertissement mais très complexe de part ses réflexions religieuses, écologiques aussi avec la protection des animaux, mais aussi grâce aux psychologies humaines du film, l’un des points les plus intéressants du film, brillamment mise en scène par les acteurs. Russell Crowe qui joue Noé, l’acteur va devenir un habitué des rôles de guerriers dans des films type péplum ou de temps reculé comme dans Gladiator ou Robin des Bois mais c’est pas grave puisque l’acteur y est excellent a chaque fois et qu’il s’implique dans ses rôles comme jamais ! Crowe livre un Noé bien loin des représentations que l’on a avec la toge blanche bien propre, ici Noé est un homme puissant, musclé, crâne rasé avec une barbe imposante, qui combat à l’arme blanche et qui est prêt à tout pour protéger les siens. Mais c’est la pychologie qui emporte le pas ensuite puisque le personnage de Crowe va finir par être aveuglé par sa croyance en le Créateur jusqu’à en oublier ceux qu’il aime et vouloir commettre un acte violent sur des enfants. Le personnage de Noé est ici un homme qui prône la survie du monde par la destruction de monde finalement, il suit les « consignes » du Créateur, ne laisse aucun homme pénétrer dans l’arche pour que les animaux soient seuls et que le nouveau monde se fasse sans l’homme qui l’a détruit par la violence. Et de l’autre côté nous avons la vision opposée de celle de Noé, c’est le méchant, Tubal-Caïn, interprété par un génial Ray Winstone qui lui veut que l’espèce humaine survive au Déluge et veut donc s’emparer de l’arche, on peut voir en lui un certain humanisme en fait mais interprété par un homme de pouvoir, de guerre et assez autoritaire. Ensuite le casting du film est porté par la superbe Jennifer Connelly, par Emma Watson qui prouve qu’elle peut jouer autre chose que le personnage d’Hermione Granger de la saga Harry Potter et se révèle être une excellente actrice, après il y a le très bon Douglas Booth, Logan Lerman qui a un rôle essentiel à l’intrigue et enfin le vétéran Anthony Hopkins qui a prit part à l’aventure de Noé dans le rôle de Mathusalem, l’arrière grand-père du personnage. Pour conclure sur le film, je l’ai trouvé excellent, j’ai été prit aux tripes jusqu’au bout grâce aux excellents acteurs, au scénario même s’il y a plus complexe c’est vrai, aux formidables effets spéciaux, à la musique géniale et grâce à la réalisation d’Aranosfky qui a apporté du rythme à l’histoire biblique de Noé. Un film qui était très attendus par beaucoup de monde, par moi-même et qui ne m’a pas déçus. Maintenant il ne reste plus qu’à discuter sur les différentes réflexions et questions que pose le film à propos de la religion : Est-ce un film créationniste ? Fait par des créationnistes ? Dieu existe-t-il réellement ? L’arche de Noé a-t-elle existée comme le personnage ? Bref autant de questions fascinantes se posent après le visionnage de ce blockbuster plus intelligent que la moyenne.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 avril 2014
Autant être franc tout de suite : je ne suis vraiment pas friand du tout de cinéma fantastique, et encore moins de tout ce qui touche aux récits mythologiques. Pire, je crois que de tous les mythes, ceux issus des religions monothéistes sont ceux qui m’intéressent le moins. Mais bon… Derrière ce « Noé » il y avait Darren – le grand Darren ! – et je me disais qu’avec sa caméra, je pourrais au moins peut-être me régaler de belles images et me laisser prendre par de belles envolées. Et bah même pas… Mais merde qu’est-ce que c’est moche ! Les choix de photo sont à mes yeux assez immondes : les images de synthèses font vraiment toc ; et quand à la réalisation, elle sombre trop facilement dans le grand spectacle bon marché à coup de « money shots » hideux et de bruitages assourdissants. Pauvre Clint Mansell d’ailleurs, qui coule d’ailleurs avec l’Arche alors que d’habitude, son talent lui permet toujours de surnager... En vient alors la grande question : mais qu’est-ce que l’ami Darren est allé se foutre là-dedans ? Certes, depuis ses premiers films, il a toujours démontré à quel point le judaïsme était un élément clef de ses préoccupations et de son imagerie ; mais jusqu’à présent il avait toujours réussi plus ou moins à transfigurer tout ça, même dans « The Fountain » dans lequel il faisait pourtant parfois preuve de lourdeur. Mais là… Entre des producteurs qui lui lient les mains et surtout l’un des mythes les plus casse-gueule de l’Ancien testament ; j’ai l’impression que l’ami Darren à cherché à se flageller. Parce que même au niveau de l’intrigue et du propos, le film sombre totalement. J’avoue pourtant qu’au début j’y ai un peu cru. Entre les étranges créatures mythiques ; ce minerai fantastique et ces anges prisonniers des rocailles ; je me disais qu’à défaut d’être formellement beau, au moins le film serait audacieux dans son traitement du mythe… Seulement voilà, ça ne dure pas longtemps. Très rapidement, la carcan moral très rigide de ce mythe s’abat sur l’intrigue et l’emprisonne dans des valeurs et des péripéties dans lesquelles je peine à me retrouver. L’humain est mauvais ; il doit se soumettre ; battre sa coulpe ; ne pas avoir l’audace de penser ni de vouloir… Et dans ce merveilleux petit monde les femmes sont des ovaires sur pattes ; des biens qu’il est légitime de réclamer ; tandis que les vrais bonhommes sont des… Russell Crowe. Non mais franchement… En 2014 ??? Ce genre de propos à ras les pâquerettes peut encore interroger quelqu’un aujourd’hui ? La crise des mentalités en est à ce point ??? Et que dire quand le récit entend se conclure sur cette ouverture balourde : « Oui, mais bon… Y’a l’amour… » …Pardon ? Je suis sensé rire ? Ce film était-il une blague ? Après tout peut-être ! Cela expliquerait sûrement pourquoi Darren Aronofsky transforme progressivement Noé en chef de village de Stargate tandis que Jennifer Connelly reste toujours aussi fraiche et bien peignée, qu’importent les années ! Peut-être que cela expliquerait aussi pourquoi Darren conclut son récit en rappelant que le monde entier descend de deux jumelles blanches qui vont se faire tringler à répétition par leurs oncles ! Mais comment imaginer qu’on puisse encore aujourd’hui se dire que ce genre de mythes puisse être porté à l’écran avec sérieux et premier degré ? Quelle fainéantise intellectuelle que de limiter ses innovations et son audace qu’à la simple image et de laisser de côté cette question de la modernisation du récit ! Quelle désolation que de se cacher derrière le sacré des mythes anciens pensant qu’ils sont suffisants pour apporter du fond et de la profondeur d’âme à un film que qu'il soit ! Moi, je suis désolé, mais ce « Noé » est parvenu à réveiller en moi des sentiments et des pensées totalement contraires à ce qu’il espérait peut-être animer. Non seulement je me suis dit que les vieux mythes monothéistes étaient définitivement d’un autre âge, mais qu’en plus de ça, un artiste ne gagne jamais vraiment à trop se prosterner face au sujet qu’il traite...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 avril 2014
Une overdose d’effets spéciaux saupoudrés de prêchi-prêcha bien lourdingues qui n’en font pas un film. C'est tout simplement aussi mauvais insupportable. Les commentaires lus ça et là m’ont tout de même apporté une réflexion stupéfiante : on ne peut pas traiter de la mythologique biblique comme on traite de la mythologie gréco-romaine ou nordique, parce qu’il y a des gens qui croient encore au déluge au premier degré… Quant aux commentaires du réalisateur que je cite : "J’étais fasciné par cette idée de recommencement et de rédemption pour les êtres humains, ou cette prise de conscience environnementale avec la sauvegarde des espèces." Morte de rire !
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 juillet 2014
La Bible ne sort pas grandie de cette transposition........ cela me renforce dans ma suspicion envers l'Ancien Testament, guerrier, misogyne, sans compassion envers les humains en attendant le Nouveau Testament et les grandes leçons humanistes...... Une bien mauvaise interprétation de l'épopée de Gilgamesh et l'on voit que la Bible ressemble en tous points aux autres légendes grecques et romaines...... scénario trop orienté, trop religieux à mon goût limite sectaire limite propagande........d'après le film, Dieu serait un écolo végétarien anti humanité extrêmement rancunier et qui extermine tous ceux qui ne lui ressemblent pas ou qui ne lui obéissent pas, un sacré retour en arrière...... point positif, les images de synthèses sont belles, c'est peu et puis merci au Seigneur des anneaux.......... Un vrai déluge...............j'ai préféré le film 2012 dans le genre...............
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 avril 2014
Après moi le déluge disait Louis XIV. En fait, il n'avait même pas vu le film, car après le déluge, il y a tout de même deux choses, la rage d'avoir perdu son temps et le regret d'avoir gâché ses sous.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2014
"Noé" de Darren Aronofsky raconte l'épopée du personnage biblique Noé connu pour avoir sauvé les êtres vivants du Déluge grâce à son arche. Le film est en vérité une relecture assez surprenante de la Bible, oscillant entre de nombreux registres. On ne pouvait pas s'attendre à un blockbuster classique avec le réalisateur de "Black Swan" et de "Requiem for a Dream", et c'est bien le cas. Le film d'action succède au film fantastique succédant lui-même au film d'aventure le tout aboutissant sur le drame familial. Cependant, la scène d'ouverture présente les événements pré-diluviens à la manière d'un film historique. C'est donc un peu le fouillis, on a parfois du mal à s'y retrouver. Néanmoins, il existe des points communs que l'on retrouve tout au long du film et que Darren Aronofsky met bien en évidence : la lutte du Bien contre le Mal, l'existence potentielle d'une puissance divine, le rôle de l'homme sur Terre. Au milieu d'un casting parfois décevant, Russell Crowe incarne avec magnificence le héros biblique, ici troublé, hanté par un Dieu qu'il ne parvient pas toujours à comprendre. Si le début du film ose de nombreuses extravagances scénaristiques montrant la prise de risque de Darren Aronofsky pour ce blockbuster hors-normes, la toute fin se révèle décevante, s'écartant largement de la Bible et perdant un peu en cohésion avec le reste du film, elle est d'autre part un peu bâclé. Malgré son côté fantastique souvent éhonté avec par exemple la présence d'anges de pierre, le réalisateur a choisi la juste mesure d'effets spéciaux. "Noé" est un blockbuster que l'on peut largement apprécier en tant que divertissant et même un peu plus que cela. Il n'est certes pas vraiment abouti, mais il est original, surprenant, et le héros est particulièrement séduisant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 avril 2014
Cette critique sera très brève. Sûrement ne parlera-t-elle même pas de cinéma.
Elle se limitera presque à ces quelques phrases, rapidement formées et publiées : Noé constitue le degré zéro de l'exégèse. Noé affiche un créationnisme et un spécisme dé-complexés. Qu'une telle partie du public cautionne le propos nauséabond de ce film ré-gressif, pourri jusqu'à la moelle, me sidère.
La Création représentée, remake stylé du clip de "Right Here, Right Now", n'est à au-cun moment remise en cause dans son principe. La seule réplique intelligente, bien que maladroitement formulée, revient à l'irrécupérable descendant de Caïn : l'homme se gouverne par sa volonté.
Darren Aronosky piétine donc des siècles de pensée, et en profite pour ramener Emma Watson à un ovaire sur pattes qui crie comme une truie. Qu'il se mette la tête dans le sable et qu'il reste ainsi longtemps, très longtemps ; qu'il se relève et se fasse piétiner, à son tour, par un Ent.
À moins qu'il ne finisse au bûcher pour avoir délivré une interprétation si miteuse de la Bible. Vive le sens critique.
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2014
Déconcerté, tel était mon état d'esprit, hier en sortant de la salle de cinéma. Darren Aronofsky livre une adaptation Biblique surchargée, presque bordélique. "Noé", le film que tout le monde attendait en ce mois d'avril 2014, s'avère décevant... Le film adapte plus ou moins fidèlement la Génèse, et décrit Noé comme un être torturé et obstiné, qui cherche tout le temps à "bien faire", ce-dernier est certain qu'il faut faire disparaître l'Homme... Bon, il est très difficile de critiquer "Noah", car premièrement, c'est une adaptation Biblique, peu conformiste, et qui peut être contesté par toute une (voire toutes les) religion(s)... Deuxièmement, ce film est difficile à cerner, il peut être pleins de choses à la fois ; un blockbuster aux effets spéciaux ahurissants, une adaptation Biblique bornée, une fable écologique intelligente mais anti-humanité, un film épique portant un pseudo-discours philosophique... Donc ce film a pleins de raisons d'être, mais pas mal de raisons de ne pas être aussi ! Parlons un peu de la forme pour commencer... Tout d'abord, le casting 5 étoiles n'est pas pleinement satisfaisant ; Russel Crowe porte le film, mais "plane" par moments, mais il reste très crédible, Jennifer Connelly assure mais en fait des caisses, Emma Watson est un peu trop hallucinée et ne sait pas trop quelle attitude adopter, ce rôle ne lui convient pas entièrement, et les deux fils ne sont pas dans leurs assiettes (surtout Douglas Booth). Seuls Anthony Hopkins et Ray Winstone sont parfaits, ils gèrent à fond leurs rôles et incarnent de manière intelligente leurs personnages. Côté mise en scène, ça manque de fluidité par moment, certains plans sont magnifiques (les paysages Islandais, les transitions spectaculaires sur l'Évolution, que ce soit animale ou humaine ; quand ils s'entre-tues... etc) mais d'autres sont moches et vide de sens (les plans "2D" où l'on voit Noé marcher avec sa famille et le "veilleur"...). Tiens, parlons-en des dit-veilleurs ! Ce sont des anges enfermé dans du Roc après avoir essayer de sauver Adam, des persos un peu "WTF" mais qui apporte une touche d'originalité bienvenue. La photographie n'est pas mauvaise, en fait sublime. La musique de Clint Mansell est (pour ma part) peu prenante, trop tire-larmes et trop pompeuse. Et les effets spéciaux sont parfois dégueulasses, notamment quand Aronofsky nous montre des animaux ; mais quand il s'agit de nous montrer le déluge, c'est vraiment très crédible et assez beau ! Bon, globalement, on a droit à un joli travail sur les effets spéciaux, mais attention, trop d'effets spéciaux tue l'effet spécial !!! Maintenant, j'aimerais parler du fond, des messages, de la philosophie et de la psychologie. Le personnage de Noé est bien retranscrit, en lui ajoutant des touches plus psychologiques ; son combat moral, existentiel, son combat vis-à-vis du "Créateur" et vis-à-vis de sa famille. Donc il y a cette question, "est-ce que les Hommes méritent de disparaître ?", présente tout au long du film, mais malheureusement, Darren n'y répond pas vraiment ; il essaie de faire passer un message écolo qui est malheureusement englouti face à une flopée d'autres discours pseudo-réfléchis... Justement, le plus gros problème de ce film, c'est qu'il essaie de TOUT critiquer, il pose énormément de questions sans répondre à l'une d'entre elles... Ce film hésite entre pas mal d'arguments, pour finir sur celui qu'il critiquait en premier lieu ! Et puis la dimension religieuse du récit est très floue, il se peut que ce film soit anti-religieux, comme pro-croyant ! En définitive, "Noé" est un film quelconque, pas inintéressant, mais beaucoup trop floue. Il y a un important manque de crédibilité par dessus le marché, rajouter des petits "plus" fantastique était une mauvaise idée car cela rend le film encore plus balourd. Le film se décompose en quatres parties pas très distinctes : la première, raconte très brièvement la Génèse et présente Noé (partie intéressante mais trop floue), la deuxième montre le périple de Noé et de sa famille jusqu'à la construction de l'arche (partie chiante au possible), la troisième partie conte l'attaque de l'arche, les préparatifs du départ, la critique de la misère humaine (partie magistrale et passionnante), et la dernière partie se passe dans l'arche (partie la plus déconcertante et la plus psychologique). "Noé" est au final plus un film métaphysique qu'un péplum ou qu'un conte Biblique, ce film se cherche, mais ne se trouve pas. Dommage.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2014
Alors qu'on ne compte plus les adaptations cinématographiques de passages des Mythologies grecque ou romaine, les films sur la Bible se font bien plus rare. Pourtant la Bible reste toujours aujourd'hui le livre le plus lu au monde et de nombreux passages pourrait donner lieu à des blockbusters au scénario passionnant. Peut être est ce la peur de contrarier de nombreux fidèles qui rebutent les grands studios Hollywoodien mais il semblerait que le succès de la série TV La Bible vient d'ouvrir les yeux des producteurs avec deux projets prévus pour cette année : Noé de Darren Aronofsky et Exodus de Ridley Scott.

Descendant du troisième fils d'Adam & Eve, Noé vivait paisiblement avec sa femme et ses trois enfants loin des autres hommes qui passent leur temps à défier leur créateur. Une nuit, Dieu lui envoie en rêve un message : le monde entier va être englouti sous les eaux. Noé est chargé de réunir un couple de chaque espèce animale et d'embarquer avec eux à bord d'une arche pour échapper au déluge.

L'histoire de Noé a trotté dans la tête de Darren Aronofsky depuis l'âge de 13 ans où il en avait écrit un poème. Des années plus tard il ambitionné déjà d'en faire son second long métrage après Pi mais l'ampleur du projet l'a freiné. C'est finalement sous la forme d'une bande dessinée qu'il développe réellement pour la première fois sa version de l'arche. Un projet qu'il ne tarda pas à nouveau à relancer sur le grand écran.

Dans la Bible, l'histoire de Noé ne tient qu'en quelques pages, pas assez en vérité pour en faire un long métrage de deux heures. Avec sa bande dessiné puis le film qui en est tiré, Darren Aronofsky a étoffé cette histoire quitte à prendre de grandes libertés avec ce récit. Il développe un background qui donne une raison à la colère de Dieu, développe un conflit entre Noé et les autres hommes qui refusent d'être condamné et leur donne même un redoutable chef qui assurera la dose d'action nécessaire à tout blockbusters qui se respectent.

C'est la première fois que Darren Aronofsky se retrouve à la tête d'une superproduction. Le budget de 115 millions de Dollars lui permet de donner vie à sa vision qui s'inscrit dans la lignée de son troisième film The Fountain avec ses passages ésotériques et des scènes vraiment originales. Même si au final, le long métrage parait plus sage que la BD dans son rendu, on a parfois l'impression de vraiment voir des planches de BD prendre vie un peu dans la lignée de 300 de Zack Snyder.

Le rôle de Noé est interprété par Russel Crowe avec qui Darren Aronofsky souhaitait déjà tourner The Fountain. C'est un retour au Péplum pour l'acteur australien devenu superstar avec Gladiateur. Son épouse est jouée par Jennifer Connelly qui retrouve le réalisateur dans un rôle bien moins éprouvant que celui qu'elle tenait dans Requiem For A Dream. Emma Watson n'a qu'un second rôle comme fille adoptive de Noé et parmi les trois enfants on retrouve Logan Lerman, le héros de la saga Percy Jackson. Anthony Hopkins tient le petit rôle de Mathusalem et dans le rôle du bad guy on retrouve Ray Winstone. Un beau casting qui donne ajoute à la qualité de la mise en scène.

Ce qui est surprenant dans ce film, c'est le choix de Darren Aronofsky de ne montrer quasiment aucun animaux de tout le film. Une nuée d'oiseaux et des tonnes de reptiles sont montrés mais peu de plan sur les autres animaux. Ils sont tous immédiatement endormi une fois arrivé dans l'Arche et c'est limite si on ne les oublierais pas. Le réalisateur préfère centrer son intrigue sur Noé et ses relations avec sa famille. Curieusement, Darren Aronofsky semble vouloir faire de son héros un personnage pour le moins antipathique et guerrier qui dénote de tout ce qu'on nous a raconté jusque là.

Adaptation très personnelle de l'histoire de l'Arche de Noé, le film de Darren Aronofsky pourra décontenancer les spectateurs par son point de vue qui désacralise un personnage mythique. La grande qualité de réalisation et d'interprétation fait tout de même de Noé, un très grand spectacle divertissant qui mérite le détour.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 avril 2014
En fait il n'y a pas grand chose à dire je m'attendais à au moins plus de spectacle. Les seules scènes sympas visuellement reste la parti ou Néo deviens fou ^^ Sinon je me suis gravement ennuyer tous le long du film.
thierry T.
thierry T.

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2014
La première heure offre son lot de spectacle et parvient à nous tenir assez en haleine pour se dire que c'est bon si toutefois on parvient à faire abstraction de quelques idées fantasques comme entre autres ;
- l' endormissement des bestioles de la taille d'un éléphant à l'aide d'une espèce végétale en combustion mais aux vertus très sélectives puisque elle n'est d'aucun effet sur ceux qui l'utilisent ...
- la force de cet homme en plein apocalypse, qui parvient en quatre coups de hache à faire un trou de la largeur de son anatomie dans la paroi de l'arche... bâtiment dont la construction a pourtant nécessité dix années d'assemblage de rondins d' au minimum cinquante centimètres de diamètre...
Bref... ça foisonne de ce genre de fantaisies toutes aussi risibles les unes que les autres et quand on découvre les veilleurs (ces anges déchus incarnés par les hommes rochers) on se demande presque si Gandalf, le magicien du seigneur des anneaux, n'est pas derrière tout ça ! .
Puis, comme si le film avait été réalisé par deux personnes différentes, le vrai "décrochage" se produit durant la seconde moitié de l'histoire. C'est à bord de l'arche que l'histoire, en effet, s'enlise magistralement et là on a envie de sortir les fusées de détresses !! S'enchaînent alors des longueurs affligeantes, des dialogues téléphonés et moralisateurs sur les gentils et les méchants et de nouvelles scènes qui frisent le ridicule autour d'un drame familial du registre "amour, gloire et beauté".
spoiler: Puis la terre retrouvée, on ricane sur cette image de Noé, qui accablé de remords et de culpabilité en relation avec ses propres choix, se saoule, à la piquette, confectionnée avec deux grappes de raisins trouvées en chemin (quelle chance ce raisin, rien de mieux pour se coller une bonne cuite!!). Noé frôle donc le coma éthylique à poil étendu sur le sable à l'ombre d'une grotte et sous le regard navré de ses enfants, tandis qu'un autre de ses fils gavé par le cirque de son paternel, se fait la mâle en équipement de rando (et je vous le dis, il a bien raison de se tirer, j'en aurais fait autant !!) . Pendant ce temps le reste de la famille tente de reconstruire un habitat avec les restes de l'arche échouée (petite piqure pour les nostalgiques de la petite maison dans la prairie) même que les animaux sauvés ont déjà eu le temps de se reproduire. Enfin, tout ce beau monde se réconcilie autour de la confection d'un potager, comme dans un vieux disney, puis se rassemble sur un gros rocher pour le mot de la fin avec en toile de fond l'image d'un horizon retouché
. Bref on se dit que le film aurait mieux fait de se terminer au moment où l'arche se mettait à flotter pour nous épargner ça, et pour laisser notre imaginaire faire le reste du boulot (à défaut de respecter les écrits), car ça n'aurait de toutes façons pas pu être pire...
NEAMTSU
NEAMTSU

6 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2014
Une grande déception pour ce film que j'attendais depuis des mois. On regrette "Black Swan" le réalisateur a voulu faire un film gros budget, il en fait un film documentaire pour les cours de catéchisme. C'est très dommage vu les moyens et les acteurs engagés. Une bonne demi-heure retirée aurait été la bienvenue, ainsi que ces gardiens de pierre qui en font un genre de "transformers" ! Cela nuit au film.
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